Récit de la course : 100 km de Saint-Nazaire-les-Eymes 2004, par fredou

L'auteur La course
Kikoureur : fredou
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fredou
Course : 100 km de Saint-Nazaire-les-Eymes
Date : 13/3/2004
Lieu : St Nazaire Les Eymes (Isère)
Autres récits : il y a 21 autre(s) récit(s) de cette course dans la base.
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Distance : 100 kms
Objectifs : Pas d'objectif
salut à tous mieux vaut tard que jamais. voici mon . jsuis l'dernier....?

Vendredi 12 mars. 18h le TER entre en gare de grenoble. Je retrouve un petit comité d’accueil, et nous voilà 3 coureurs, une coureuse et notre charmante hôtesse dans une petite voiture direction saint nazaire. Petites discussions sur le cent bornes et son parcours. Nous faisons connaissance les uns et les autres. Je suis à coté d’une grande pointure de l’ultra : Dominique Provost, sélectionné en équipe de France de 24h, il peu parcourir 240 kms en deux tours d’horloge. Pfiou on se sent tout petit, ce week end s’annonce riche en évènements.

18h40 arrivée au gymnase.

Retrouvaille avec les ufos et rencontre de nouveaux.
Ma logeuse vient me trouver et le temps de revenir à la salle tout le monde est déjà en train de manger. On me fait une petite place à la table de Petitcoureur et de Laurent. L’ambiance est excellente et les bénévoles se démènent pour satisfaire les exigences des coureurs en hydrates de carbonne. Mais il faut penser à se coucher après un petit bonjour à la table de Bruno où MMI nous fait une démonstration de technologie cyber je rentre faire dodo.

Discussion avec mes logeurs, et me voilà au lit, il est 23h.

4 heures. Debout. Je m’habille, quelques affaires dans le sac à dos et direction le gymnase. 2 petits kilomètres pour se mettre en jambes c’est un bon petit échauffement.
Dans le gymnase il y a déjà pas mal de monde. Il se remplira de plus en plus. Je ne vois pas le temps passer et les retrouvailles avec les différents UFOs contribue à oublier le dieu Chronos.
6h40 nous sortons tous et continuons de retrouver d’autres ufos.

PANG….

Çà y est c’est parti. Je dois dire que je ne suis nullement stressé avant le départ, en effet c’est peut être mon premier 100 Kms mais je le prends comme une sortie longue, un peu plus longue que les autres (d’ailleurs j’ai gardé mon sac à dos), et aussi une grande fête avec les autres ufos. La sortie OFF des 6 heures de la Marmotte m’a laissé un si bon souvenir que j’avais envie de revivre ce genre de sensation.
La descente ne pas aller trop vite….Nous allons rejoindre le circuit qu’il faudra boucler huit fois. Nous sommes à 10 km/h, il y a le bœuf et Ltblueberry. Le rythme est sympa, si l’on reste comme cela tout le temps on mettra un peu plus de 10 heures. J’aimerai bien mais je doute que ça puisse le faire. Une clarine de vache des montagnes c’est Michel Cercueil qui nous rejoint, il est venu juste pour voir la ptite famille de coureurs et après il va aller un peu en montagne. Bien avant d’arriver au demi-tour nous croisons les premiers, jean jacques moros, Bruno Heubi ….ouhahou quel foulée ils ont on dirait qu’ils volent, ils ont l’air facile, moi je tiens 3000m à cette vitesse. C’est là que je me rends compte combien ce circuit va être convivial car maintenant pendant 10 heures on va toujours voir du monde. Je ne peux pas m’empêcher d’encourager les autres. Certains sont là pour battre un record, finir un premier cent, bien se classer…et moi je suis là en touriste, avec mon sac à dos et mon petit fanion c’est l’effet que je dois donner.

Km 10 . Bout de piste tout le monde fait demi-tour. C’est une petite cabane style camion de pizza qui sert de ravito. J’en profite pour commander des pizzas pour midi. Il y a plein de bonnes choses à manger, mais pour l’instant les pauses se limites à boire et quelques raisins secs. Nous voilà reparti avec mes deux compagnons. Nous sommes bientôt rejoint par henry Girault qui voyant notre foulée nous dit aimer notre rythme et vouloir faire un bout de route avec nous. Quelle impression…henry Girault en personne, 50000 Kms de cent bornes d’écart avec lui. Et quelle jeunesse d’esprit. Nous prenons une leçon. L’important est de le finir. Je vise entre 12 et 13 heures et henry me dit qu’à cette allure là il n’y a aucun soucis. « Ne faite pas ce que je fais, nous avoue t il, cela ne sert à rien" ce qui m’a plus sur sa façon de parler de ces 500 cent bornes c’est que pour lui ce n’est juste qu’une collection, un peu comme si l’on collectionnait les sous bocks ou les verres de bières.

Kms 13 . Notre petit groupe éclate, le blueb s’est arrêter un peu plus longtemps que nous et le bœuf qui a les jambes qui fourmillent passe la vitesse supérieure.
Henry ne cesse de répéter que ce rythme lui plait.

KM 16 passage de la ligne d’arrivée, henry qui connaît tous les coureurs et qui est connu de tous retrouve un copain et m’ordonne de partir seul. Il ne veut pas casser mon rythme.
Je continue, seul, voila plus de 84 Kms a faire. Seul non je ne cesse de dire bonjour à tous les concurrents. Millepates m’appelle pour prendre de mes nouvelles. Il me donne le bonjour pour tous les autres ufos. Ce que je fais. Certains confondent et croient que je suis le millepattes, il me faudra 3 tours pour rétablir la vérité.

Mon rythme à baisser quelque peu depuis que je suis seul. Mon corps retrouve le rythme de mes sorties longues soit 1h10 au 10 kms. Je m’hydrate tous les 3 kilomètres et je mange un petit bout tous les 6. je n’ai eu aucun problème d’estomac, ni de coup de faim.
Je cours, je cours et je ne m’arrête plus sauf pour boire tous les 3 kms.

KM 50 . Petit besoin de souffler un peu, un besoin de marcher un petit moment pour souffler et mieux repartir. Je fais 1 km en 9min et je repars, je tourne tous mes Kms en 7 min a peu près. Maintenant je suis dans mon allure pour saint fons. Alterner course et marche de temps en temps c’est génial, mais là j’essaie de ne pas trop marcher, juste le temps de boire.

KM 64 . Un grand moment, avec ce genre de parcours on vit la course en tête en direct, de puis un moment je voyais que l’écart entre jean jacques moros et Bruno Heubi était stabilisé. Et bien j’ai vécu une chose super pour mon premier 100 borne : j’ai vu l’arrivée du premier. A l’issue de mon 5eme tour jean jacques m’a rejoint sur l’aire d’arrivée et m’a dépassé comme il l’avait déjà fait deux fois auparavant. Et je l’ai vu franchir la ligne. Pour un peu on aurait pu croire que j’étais le second… euh laissez moi passer il m’en reste 3 à faire… ça m’a boosté. J’ai oublié les kilomètres déjà parcourus. Je suis reparti tout content.

Maintenant que le premier est arrivé les autres vont le suivre et il y aura de moins en moins de monde et les coureurs lent comme moi on va se sentir de plus en plus seul.

Depuis que la plupart on franchit les 70 Kms les traits semblaient plus tiré pour tout le monde. C’est marrant cette frontière. Les allures de chacun sont plus heurté. Les 10 derniers kilos semblent durs pour tout le monde. Il faut s’accrocher. Paradoxalement mes jambes me portent et je pourrais courir encore longtemps comme cela. Je commence à doubler quelques coureurs sur la fin….Et s’il y avait eu une dizaine de kilomètre en plus j’en aurais peut être doublé d’autre. Enfin il est temps que cela se termine car maintenant la pluie redouble, et il n’y a plus grand monde.

KM 94. c’est le chemin du retour. Je calcule 6 Kms à 7min au kilo ça fait 42 min il est 10h50. un peu juste pour faire 11h30. pourtant j’essaie d’accélérer un peu. Dur les jambes n’apprécient pas et une multitude de fourmillement me titillent les cuisses.

KM 97. une silhouette apparaît, un coureur en contre sens, il n’y en a plus pourtant. Non c’est Fabien Hobléa qui est là pour m’accompagner sur la fin. Chouette un peu de compagnie. Il est content il à fait au moins 60 Kms en suivant les coureurs. Mon rythme va lui paraître bien lent.

KM 98 fabien me demande si je veux lui passer mon sac. Non c’est une question d’étique pour moi. Il accélère l’allure sur ma demande, et me dit que je peux arriver à passer sous les 11h30. c’est marrant comme on se fixe toujours des petites barrières comme cela.

KM 99 . Je n’en puis plus le rythme est trop rapide (pourtant 6’15 au kilo seulement.)
Je m’accroche, contournement du petit lac, et là avant la descente je tape une accélération à plus de 12 Km/h sans doute qui surprend fabien, moi-même je n’en reviens pas. Et la ligne d’arrivée me délivre en 11h29. je l’ai fait, le dernier kilomètre fut avalé en 5’50.

K M 1 0 0 ….

La ligne passée je remercie fabien, Michel, ma femme et je retrouve Laurent au buffet. Un petit sandwich au jambon et une petite bière pour se remettre.
Le soir c’est sur un nuage que la soirée se déroule, il y en a qui arrive encore et pour eux la fin fut difficile vue les conditions météo.

Epilogue.

J’ai aimé ce cent bornes et surtout le fait de pouvoir tenir mon petit rythme sans avoir besoin de marcher.
J’ai aimé voir ces champions et leur foulée de rêve.
J’ai aimé les rencontres avec tout le monde UFO et non UFO.
J’ai aimé le dévouement des bénévoles.
J’ai aimé l’accueil de mes logeurs.
J’ai aimé tout ce qu il y avait à manger et à boire au buffet.
J’ai regretté de n’avoir pas vu plus longtemps certains, comme Michel Poletti ou Phil, bon ok à saint fons on se verra plus longtemps.
J’ai regretté de devoir partir bosser le dimanche soir.
Mais je crois que j’y retournerais. A mon avis pour débuter il est génial ce 100.
Merci à tous.



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fredou_pret_à_franchir_l'horizon
http://pageperso.aol.fr/wheclerf/ultra.html

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