Récit de la course : Annecime 2006, par runstephane

L'auteur : runstephane

La course : Annecime

Date : 27/5/2006

Lieu : Annecy (Haute-Savoie)

Affichage : 2984 vues

Distance : 80km

Matos : chaussures Salomon xa pro 3d xcr (un régal),
chaussettes Decathlon de base,
short,
haut raidlight/ufo "winter trail" manches longues au départ, t-shirt Ufo manches courtes à partir de Lathuile,
un buff "du Vulcain" le matin,
une veste Gore-tex dans le sac (pas sortie),
bâtons Quechua Diosaz raid 700, deux brins légers et solides (heureusement que je les avais, merci Kourpavix),
casquette Ufo
sac à dos Quechua Diosaz 27 (aucun souci)

Objectif : Pas d'objectif

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J'ai trouvé mes limites

[ récit paru dans le magazine Ultrafondus nº 33, juin 2006, « abonnez-vous, boudiou »:-) ]
[ photos sur http://runstephane.free.fr/Web/annecime_2006.html ]

« Je veux une descente, je veux une vraie descente, je ne veux plus de montées, je n’en peux plus de monter... je n’en peux plus, J’EN PEUX PLUS ! » voilà ce que je me suis entendu dire, ou plutôt hurler, sur la crête entre les Mont-Baron et Mont-Veyrier. Pourtant, je l’avais désirée cette course.

Tout avait pourtant bien commencé. J’avais choisi de faire l’Annecime pour différentes raisons, principalement pour les paysages promis et pour la difficulté du parcours, 80 km et 5000 m de dénivelé positif, ce qui représentait une grosse progression après le trail du Vulcain début mars (55 km et 2200 m positifs). C’est donc heureux que je débarque la veille dans la ville. Après une soirée en compagnie du cousin Patrick (qui vaut son pesant de cousin aux Amériques !) et une courte nuit, me voilà royalement déposer vers 3 h 30 sur le lieu de départ. La météo est a priori de la partie pour la journée ; Éric Dubois, l’organisateur, nous lance un « grand beau » pendant le briefing. Il est maintenant l’heure de partir, 137 inscrits sur la course « solo », dont une quinzaine « élite » qui partira vers 6 h. Il y a aussi les relayeurs, à 4 ou à 2, qui partent un peu plus tard ce qui permettra de voir un peu de monde tout au long de la journée.

La course est lancée, je prends un rythme raisonnable pour arriver au pied de la première difficulté du parcours, la montée du Semnoz. Elle se fait sur un sentier agréable, avec quelques points de vue sur le lac, dont on devine les contours grâce aux éclairages publics. L’arrivée sur le crêt de Chatillon se fait dans la brume, que le Soleil perce timidement. Et voilà le premier ravitaillement.

Je m’arrête quelques minutes pour prendre une banane et du coca : 2 h 30’ de course, 1300 m de dénivelé positif et plus de 15 km depuis le départ, je suis dans un très bon rythme pour moi, les chemins sont agréables, le paysage se dévoile, la journée va être grandiose. Et ça repart très vite, avec une descente de pratiquement 800 m pour rejoindre Leschaux, 30 minutes plus tard. Le circuit emprunte ensuite une route, puis une allée forestière, puis de nouveau un sentier, sur lequel commence ma première galère. Le sentier nous fait grimper jusqu’aux chalets du Sollier. J’ai un premier coup de barre et je commets une première erreur, en ne m’arrêtant pas une minute pour manger quelque chose de consistant. Savoir reconnaître ce genre de problème m’apparaît maintenant comme primordial ; bien gérer les premiers moments de lassitude, de fatigue ou de fringale permet à coups sûrs de les enrayer, et de les repérer lorsqu’ils reviennent par la suite, chose que je n’ai pas su faire aujourd’hui. Enfin, la montée finit par s’adoucir et la descente qui suit me permet de me refaire une santé, même si ce n’est pas la grande forme. Le col suivant sur la liste est celui de la Frasse. Très beau chemin, à travers les alpages, une partie très agréable encore, décidément ! Le col de la Frasse est passé avec un coucou à une photographe, et fait basculer sur une descente interminable. J’ai l’impression d’avoir vécu tellement de choses depuis le début de la course que je ne réalise pas qu’il n’est pas encore 10 h du matin. Et je continue à descendre sur cette allée forestière, j’ai le temps de réfléchir un peu et même de me décourager, puisque le prochain gros ravitaillement, avec accès aux sacs coureurs laissés au départ, ne doit pas être celui qui arrive dans quelques kilomètres, mais le suivant… aïe, le moral en prend un coup.

Arrive donc Lathuile, petit village sympathique, sa fontaine et son ravitaillement. Ça fait toujours du bien. Surtout qu’en regardant ce qui se passe sur la place, je découvre avec étonnement et un grand soulagement un empilage de sacs plastiques numérotés, signe de mi-parcours. Je m’étais découragé pour rien dans la descente ! Le moral remonte aussitôt et je suis tellement heureux que je décide de prendre mon temps. Après 6 h 4’ de course, c’est tout de même bien mérité. Un peu de pommade sur les pieds, changement de maillot et de chaussettes, je laisse la frontale, fait le plein d’eau et en profite pour me faire doubler par le futur vainqueur de l’épreuve, Christophe Jaquerod. Eh oui, il vient de boucler en quatre heures ce que j’ai fait en six... Allez, je reprends un peu de coca avant de repartir, les jambes vont bien, le moral est au beau fixe, je suis à mi-parcours en 6 h 20’, je me permets même de faire une prévision. Au vu des résultats de l’année passée, je m’étais fixé une arrivée entre 15 et 16 heures. À ce moment, c’est plus que réaliste ; si en plus des conditions de course, le chrono s’en mêle dans le bon sens, la journée risque de rester longtemps gravée dans ma mémoire.

Enfin, la reprise n’est pas des plus sympathique, sur la route jusqu’au village de Verthier, mais ça permet de reprendre un bon rythme. La côte qui suit nous mène au col de la Forclaz, c’est un passage en forêt sur un sentier souple qui va durer pendant encore presque deux heures. Quelques trouées dans les arbres permettent d’entrevoir le lac, et au loin Annecy, qui bizarrement ne se rapproche pas beaucoup. Voilà enfin le col de la Forclaz, son point d’eau, ses touristes et sa route pour aller jusqu’à l’aire de décollage des parapentes. Le panorama offert ici valait bien ces quelques minutes sur le bitume. Mais voilà que le chemin suivi se transforme en route forestière. À propos des allées forestières, je me rappellerai maintenant ce que j’oubliais jusque là : qui dit allées forestières dit déboisement, qui dit déboisement dit soleil, qui dit soleil dit boisson. Je commets une nouvelle erreur en ne m’hydratant pas plus en conséquence, certainement la loi des séries.

Ensuite c’est assez confus, le chemin est assez rébarbatif, un peu long, voire très long. Je commence à regarder un peu plus souvent la feuille de papier sur laquelle est imprimé le profil de la course, et guette avec envie la prochaine descente, signe de ravitaillement proche. Je me fais doubler par la première féminine (qui me prend donc 2 h, elle aussi), avec qui j’arrive donc enfin au dernier ravitaillement : Ponfay. Après 10h40’ d’efforts, 50’ avant la barrière horaire prévue, Ponfay : 12’ d’arrêt. Je me pose, je mange quelques gâteaux secs, mais pas assez. Encore une erreur d’alimentation. Et voilà Karine Herry, que j’avais croisé la veille à la remise des dossards, qui compte 6’ de retard sur la première et pour qui le ravitaillement ne dure qu’à peine deux minutes. J’aime ce système de départs décalés, c’est la première fois que je peux vraiment voir des champions en plein effort, et ils m’impressionnent d’autant plus.

À ce dernier ravitaillement, quelques coureurs attendent des voitures. C’est la première fois que je vois des abandons en course, signe qu’il y a dû en avoir tout de même beaucoup. Je repars sans trop traîner, ou plutôt en ayant trop traîné au regard de ce que j’ai mangé. Je me suis juste renfermé un peu plus sur moi-même, heureusement que les bénévoles ont toujours un mot pour chacun. On passe devant un nouveau site de vol libre et le chemin qui nous mène à Bluffy ne me laisse que peu de souvenirs, à part des arrêts pipi qui commencent à se rapprocher, et une nouvelle erreur, de connaissance de soi cette fois ; après 3 pauses pipi en 9 h, voilà que je m’arrête trois fois dans cette descente, pour faire trois gouttes à chaque fois. Ma réaction aurait dû être immédiate à ce moment-là, mais je n’y ai pas fait attention, j’étais déjà dépassé par les événements. Et puis le village de Bluffy est traversé, nous redescendons un peu sur la route avant de remonter la colline là-bas, à peine 600 m positif et 800 négatif d’après les bénévoles du dernier ravitaillement. Les arrêts pipi continuent, mais finalement la route est assez tranquille, la marche sur du plat ou faux plat stabilisé et lisse est un bonheur, après 12 h de chemins plus ou moins tortueux.

Je me fais doubler par un habitué de l’Ultra-trail tour du Mont-Blanc qui engage la conversation sur ce sujet, en me précisant qu’il peine plus aujourd’hui qu’autour du Mont-Blanc, qu’il a failli rendre son dossard au dernier ravitaillement. Je lui réponds que justement l’UTMB est mon objectif 2007, et que je fais donc une bonne préparation. Je le laisse partir sur ces paroles et je commence à me concentrer pour ce qui vient, enfin la dernière côte. Allez, ça va être joli.

La montée se fait doucement, je ne mange toujours pas assez, je ne bois toujours pas assez mais mon cerveau ne doit plus faire que le service minimum déjà, je n’ai pas su voir les alertes de déshydratation et de fringale. Mais voilà le sommet, hourra ! Victoire, plus que 800 m négatifs et je foulerai le bitume de la piste cyclable d’Annecy. 13 h de course, je vais exploser mes prévisions ! Ah, mais non, après une légère descente, me voilà sur une route en faux plat montant. Bon, ce n’est que partie remise, enfin le col des contrebandiers et son bénévole qui fait le contrôle et me lance un « bravo, c’est la fin, dans une heure tu es arrivé » qui me réjouit au plus haut point. Malheureusement, il ajoute « il ne reste que 200 m positifs, allez ! » Ah ! 200 m positifs, c’était pas au programme ça. Oh allez, je ne suis plus à 200 m maintenant, en 20 minutes, je devrais être en haut et puis après tout, c’est la dernière côte alors je redonne un coup à la machine, qui repart lentement mais sûrement vers le Mont-Baron, dernier sommet de l’aventure. Sauf que toutes les erreurs accumulées jusque là ressurgissent à ce moment. De l’heure annoncée par le bénévole au col des contrebandier, le temps pour voir l’arche d’arrivée va passé à presque trois. L’ascension du Mont-Baron se fait sur un chemin accidenté, très cassant, qui me fait avancer au ralenti. J’arrive au bout de mes forces physiques, je m’arrête pour manger une barre énergétique prise à Ponfay, mais je n’ai plus envie de rien, j’en mange une bouchée et la range. Heureusement, je recommence à boire beaucoup ; je m’arrête toujours aussi souvent pour des micro-pipis, mais j’ai enfin compris que quand on est bien hydraté, on ne s’arrête pas toutes les cinq minutes. Une routine s’installe, je commence à boire toutes les cinq expirations, parce que cela correspond à un cycle d’assèchement complet de ma gorge. Voilà enfin le Mont-Baron. Je commence à y croire, même si on domine le lac d’une bonne hauteur. Le pire est à venir. Je craque mentalement en allant au Mont-Veyrier, parce que contrairement à ce que je me m’étais imaginé, il n’y a pas de descente après le Mont-Baron, mais encore une grimpette, ou plutôt des dizaines qui me font perdre le goût de cette course, perdre le goût de ces montagnes qui n’offrent une descente qu’au prix de maintes petites bosses. Cette succession de petites bosses depuis vingt minutes a été plus forte que ma raison.

Heureusement, il n’y a personne dans les parages quand j’exprime ma souffrance à haute voix. Je ne sais même plus pourquoi je continue à avancer, certainement qu’au fin fond de mon subconscient, une petit voix serine « allez pied gauche, allez pied droit », puisque le physique est à bout, et que le mental n’est plus en état. Dans cette routine de mettre simplement un pied devant l’autre, une autre est toujours installée : toujours boire une gorgée toutes les cinq expirations. Ce système est bien en place quand la vue sur le lac s'obscurcit pour faire place à une forêt dense, traversée par un sentier en pente douce, et du coup à un immense soulagement quand je trouve enfin cette dernière descente, signe d’une arrivée et d’une libération proche. Bientôt un panneau « arrivée 3 km » me donne de quoi réfléchir, je reste sceptique sur de telles indications. La descente se fait donc à l’économie, le chrono ne tourne que pour me rappeler que je suis lent, quelques concurrents mes doublent sans se rendre compte de l’état dans lequel je suis, en me disant un « tu viens avec nous ? » alors qu’ils vont deux fois plus vite que moi, je les rassure d’un mot et d’un sourire et je continue ma route, je suis une loque ; chaque portion accidentée provoque des crampes au gros orteil, le long du tibia, au niveau des hanches, dans les bras et même dans les doigts. Les bâtons, que je n’ai pratiquement pas lâchés depuis le début, m'ont été d’un grand secours, m’ont évité une ou deux glissades et me portent là comme deux cannes, que j’avance de vingt centimètres à chaque fois, « bâton droit, bâton gauche ». Je me prends à rêver de finir dernier classé de la course, mais vu les temps de l’année passée, ça ne sera sûrement pas possible ; pourtant, cela m’aurait vraiment fait plaisir pour marquer le coup, pour me donner raison, quand je disais que mon premier objectif était de finir. On entend souvent ce genre de phrase, pour moi aujourd’hui, elle est devenue bien réelle. Mais même cette idée ne me réconforte pas, et quand je passe enfin le long des jardins des premières maisons d’Annecy, j’éprouve encore un vide ; un vide de sensations, je ne me demande même pas ce que je fais là, je ne peux me plus faire ce raisonnement. Et voilà une route. Attention ! pas n’importe quelle route. La route du tour du lac, la D909, la dernière. Ho ! Stéphane ! C’est la route là ! Tu n’auras plus de descentes aujourd’hui, tu n’auras plus de montées aujourd’hui, réveille toi, qu’est-ce qui se passe ? Sauvé, tu es sauvé. Et puis il y a des gens ici, des bénévoles qui s’occupent des coureurs, et puis il y a Patrick, qui m’attend là, qui a essayé de me retrouver aux ravitaillements sans jamais réussir. Tout ça me redonne le sourire, malgré tout. Il m’accompagne sur une bonne portion de la piste cyclable, me prend mes bâtons et me donne des détails de sa journée. Ça donne un bon bol d’air à mon cerveau, qui peut enfin penser à d’autres choses que « pied gauche, pied droit ». Et l’arrivée enfin, après un bon kilomètre sur la rive, après 1 h 30’ depuis le panneau « 3 km », je reprends la course, je ne vais tout de même pas passer la ligne en marchant, non ? Alors voilà, je lève le poing et j’entends quelques applaudissements, c’est fini, c’est fini.

Je reprends mon souffle, et la révélation de la journée me tend les bras : une assiette de pâtes en salade, avec quelques morceaux de tomates, je revis. Les ravitaillements de fin de course prennent toujours une saveur particulière pour moi, celui-ci aura été extra-ordinaire. Je reprends des pâtes, du coca, du pain, un régal. je m’allonge, me relève pour mieux me rasseoir, je suis libre de rester là si je veux, j’ai fini, j’ai fini. Je rend mon dossard à Éric Dubois, qui écoute gentiment mon avis sur son épreuve : une course dure, très dure, trop dure pour moi, mais superbe, sensationnelle, bénévoles, ravitaillements, etc., tout bien. Je ne peux que le complimenter sur sa course, alors qu’il y a une heure, je maudissais ces montagnes, et me disais « plus jamais ça ». Incroyable, non ? Eh bien oui, j’ai changé d’avis en une heure, j’ai récupéré un peu de mes erreurs d’alimentation. Après un rinçage rapide des jambes, je peux prendre un peu de temps pour le meilleur massage de ma vie de coureur. Mais il ne faut pas trop s’attarder, j’ai mon train de nuit qui m’attend et je ne suis pas encore douché, alors le cousin est encore là pour s’occuper de moi, j’en oublie de consulter les résultats, c’est bien la première fois que cela m’arrive, je connais uniquement le vainqueur, Christophe Jaquerod donc, qui termine en un peu plus de 9 h 20, et c’est tout, aucune idée du temps de la première féminine, ni de mon classement, je ne devais pas avoir retrouvé toute ma tête.

J’ai, en plus du t-shirt de la course lors de la remise des dossards, eu droit à un superbe sac à dos Salomon Raid Race 310, offert par l’organisateur, sans doute pour me remercier de mes remerciements sur sa prestation et celle de son équipe sur le parcours, ainsi que le parcours lui-même. Vu mon état à l’arrivée, il a dû se dire que ça valait bien quelque chose. Bigre, ça fait rudement plaisir !

Une fois dans le train, allonger sur ma couchette, les pieds sur mon sac pour mettre les jambes en hauteur, je repense à mes erreurs, qui auraient pu me coûter très cher, qui ne me coûte qu’une vision globale de mes limites du jour. J’aurais dû manger beaucoup plus, mais il est difficile de se forcer lorsque l’on a pas faim. Je sais maintenant que la crème de marrons en tube me fait un très bon effet, j’insisterai là-dessus la prochaine fois. Pour la boisson, c’est aussi difficile à appréhender, le coup de chaud dans l’après-midi n’a pas contribué au bon fonctionnement physiologique, j’ai eu quelques frissons vers Bluffy, je n’ai pas su réagir correctement en buvant énormément pour compenser une petite insolation sans doute, et une déshydratation certaine. Heureusement, le passage en routine d’une gorgée d’eau toutes les 30 secondes arrive au bon moment, m’évitant le pire.

Paris Austerlitz, terminus du train. il est 6 h 20, dimanche. Il y a 24 heures, je courais comme à l’entraînement, sur le crêt de Chatillon. Il y a 18h, j’étais pratiquement à mi-parcours. Il y a 11h, j’errais sur les crêtes du Mont-Veyrier. Il y a 8h, j’arrivais sous l’arche de la délivrance. Je pense encore à cette épreuve dans le RER qui me ramène chez moi : aux bénévoles dont il faut se méfier lorsqu’ils annoncent des temps jusqu’à l’arrivée – j’ai en effet revu à l’arrivée celui croisé au col des contrebandiers, et il m’avouera qu’il court beaucoup, qu’il connaît bien la dernière portion de la course et qu’il m’avait donné son temps de descente, à lui, donc largement optimiste... –, aux panneaux indicateurs qui sèment le doute, à mon entraînement, trop léger pour cette journée – à peine 200 km mensuels depuis le début de l’année –, aux diverses informations (compte-rendus et profils) dont je n’ai pas su profiter pour éviter les mauvaises surprises ; mais aussi aux points positifs, comme être passé de 7h de course en montagne en mars à 16h en mai, même si ça n’a pas été facile, à cette dose de plaisir que j’ai prise pendant au moins 13h et surtout à la prochaine course, dont les difficultés risquent bien d’être aplanies par le mental que je me serai forgé ce week-end.

Alors la prochaine course en montagne pour le printemps 2007 ? Il y a en tellement, toutes tentantes, le grand raid 73 ? le trail des Allobroges ? le tour des glaciers de la Vanoise ?



L’Annecime ?

Elle était vraiment belle cette course, et j’ai une revanche à prendre il me semble.

2 commentaires

Commentaire de L'Castor Junior posté le 06-09-2006 à 16:47:00

Salut Stéphane !
J'avais dévoré ce beau CR dans le magazine... dans le RER ;-), mais je n'avais pas eu l'occasion de te féliciter.
Félicitations donc, et à très bientôt à Mondeville !
Cédric_ki_s'laisserait_bien_tenter_par_cette_coursette_;-)))

Commentaire de le_kéké posté le 06-09-2006 à 19:47:00

J'avais déjà lu le récit dans le mag et j'avais adoré, c'est vraiment le type de compte rendu plein d'émotion et d'humour comme je les aime.
Je suis content de pouvoir de le dire de vives lettres :-)

A+
Philippe

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