Récit de la course : Ultra Tour des 4 Massifs - 40 Series Belledonne 2016, par beertender

L'auteur : beertender

La course : Ultra Tour des 4 Massifs - 40 Series Belledonne

Date : 18/8/2016

Lieu : Grenoble (Isère)

Affichage : 925 vues

Distance : 42km

Objectif : Terminer

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Les yeux plus gros que le ventre ...

Août 2015 je sors d’asics avec une paire de running pas cher à la main et trois chiffres sur la balance. Bon stop le laissé allez va s’arrêter la, on se reprend en main. Premier objectif en ligne de mire un 5Km en plein cœur du bourbonnais et l’espoir de se faire du bien.

Un mal de jambe plus tard, c’est bon j’ai trouvé mon dada mais bon courir sur l’enrobé sa va bien 5 min. Alors pourquoi pas le trail ? J’habite en plein dans les Monts du Revermont terrain de jeux idéal pour s’adonner à ce plaisir alors go !

Enfin bon ce n’est pas tout mon on va bien se mettre quelques objectifs ? Et puis trouver quelqu’un pour se motiver mutuellement ne me dérangerait pas.

Sa tombe bien parce que tiens qui voilà ? Anais qui au détour d’une page facebook remarque mon amour nouveau pour la course en nature! Sa tombe bien madame répondrai bien au charme de quelques sorties sur les chemins de France et de Navarre.

Rendez-vous pris pour la Volvic Nature la toute petite sœur du Trail de Vulcain un samedi de Mars 2016. 12Km et 450 m de D+ nous étions d’accord, on aime se faire mal.

Alors maintenant on fait quoi ? Nous habitons des régions éloignés alors pas facile de trouver une course en commun en période de travail.

Regardons cet été qu’est ce qu’on pourrait trouvé de sympa ? Bon on est d’accord quitte à en chier autant en prendre plein les yeux. On cherche un peu, tiens tiens tiens l’Ultra Tour des 4 Massifs un petit bout de course qui m’a l’air bien sympa.

Regardons de plus près, 160 Km ? Next vous n’êtes pas un peu fou ! 100 Km ? Dans quelques années peut être ! 40 Km ? Avec 2500 m de D+ ça parait gros mais bon on est là pour relever des défis non ? On cherche un peu, regarde quelques vidéos et la biiiim, comme une évidence ce sera belledonne (merci les lapins runners pour vos vidéos vous m’avez bien aidé dans mon choix de massifs).

De beau paysage, un kilomètre verticale, le produit est intéressant j’achète !

 

C’est comme ça que ce Jeudi 17 Aout à 5h30 me voilà devant le palais des sports avec Anais, en collant et le ventre dans tous ces états. Bordel mais qu’est ce que je fais la. A peine le temps de stresser les bus arrivent direction Rioupéroux ! Plus on s’approche du départ plus on voit cette montagne vertigineuse et abrupte ce dresser face à nous ! Mais bordel on va passer ou ?!?!?!?!?!

Arriver à destination direction la ligne de départ passage dans l’école pour s’alléger, contrôle du sac et la on peut plus faire demi-tour.

 

8H00 Le départ est donné Anais prend quelques mètres d’avance sur moi c’était la dernière fois que je la reverrai de la journée.  Trois premiers kilomètres à allure tranquille environs 8/9 Km/H juste le temps de cogiter.

 

8H30 (environs) On sort les bâtons, prend sa respiration.  Première claque les premières pentes du KV de l’arselle font mal je me cale dans le sillage d’un coureur à environs 3Km/H pensant que le rythme me convenait, mais au bout de 200 D+ le souffle devient cour et les jambes se font fragiles.

STOP HALTE AU CRIME. Je me range sur un côté des que cela devient possible, laisse passer la quinzaine de coureur tout proche derrière moi et je repars sur un rythme à peine moins élevé qui me permettra dans finir de ce KV dans de meilleur condition.

 

10H30 J’espérai arriver autour de 10h45 au premier ravito me voilà avec 15 min d’avance, pas à l’agoni les jambes répondent pas mal. Remplissage de bidon, quelques fruits secs et pains d’épices et on repart 10 min plus tard.

10H40 Me voilà en direction de croix de Chamrousse. La pluie qui tombé depuis quelques temps devient plus dérangeante depuis la fin du KV et la sortie de la forêt. Le froid apparait cela devient de moins en moins agréable. Mais bon pas grave le mental et le physique vont bien j’arrive à trottiner dans les portions de plats je double quelques concurrents en monté sans trop me défoncer. Les paysages se font de plus en plus somptueux que demandé de plus ?

 

12h00 (Environs) On commence à apercevoir concrètement la croix de chamrousse je me sens bien et la crack. En moins d’une minute le genou droit se coince impossible de bouger ou pousser sur la jambe. Je suis seul, je n’ai jamais vécu cette situation, merde je fais quoi ? Je sors ma bande strappante improvise un strapp et repart aussitôt et là miracle ! Plus aucune douleur je peux reprendre mes appuies sur ma jambe droite même si je vais privilégier la gauche pour la soulager. Aurais-je des capacités caché en médecine ? L’avenir nous le dira.

 

12h40 Me voilà au ravito de la croix de chamrousse, la fatigue se fait sentir je ne suis pas super large sur la BH, mais je me dis que la partie jusqu’au refuge de la pra, plus roulante (enfin je pensai) va me permettre de reprendre un peu plus d’aisance sur la BH. De plus la soleil reviens c’est parfait.

 

12h50 Après un ravito rapide me voilà reparti. Descente jusqu’au lac robert en courant (sa faisait longtemps) et la c’est le drame.  Plus les kilomètres passent plus les cailloux se font persistants sur le parcours. Mais bordel je m’attendais pas a sa. Bien fait pour ta g***** nicolas la prochaine fois tu auras cas préparer mieux ton parcours. J’avale les mètres tant bien que mal, le physique suit à peut prés mais  à ce moment le moral baisse de plus en plus.  Je ne cesse de cogiter je sais qu’il reste le grand colon à ce coltiner derrière et pour la première fois de la journée je me demande si l’objectif n’est pas trop important. J’essaie de me changer les idées en n’hésitant pas à m’arrêter 30 secondes pour observer les magnifiques paysages qui s’offrent à moi. J’avancerai comme ceci jusqu'au refuge de la pra.

 

14H38 Arrivé au refuge de la pra. La bénévole qui me pointe m’annonce qu’à deux minutes près c’était fini. A bon ? Inconsciemment je m’en été pas du tout rendu compte. Je m’assoie 5 minutes fais le plein en eau et je repars avec Giovanni que je croise depuis plusieurs kilomètres.  Je croise au passage Seb et Jean (pardon pour lui j’ai oublié son nom je crois que c’est sa) serre file numéro 2 de la journée qui me dise espérer ne pas me recroiser. J’y compte bien.

 

15H10 (Environs) Me voilà au pied de la montée finale vers le grand colon. Quelques mots d’encouragements de la part du bénévole du lac merlat et c’est parti. Giovanni prend vite un peu d’avance sur moi, j’avance tant bien que mal sur les premières pentes. La respiration commence à se faire plus difficile. Petit replat et je vois longeant le lac merlat les serres files accompagnant la dernière concurrente. Je repars dans les lacets de ce qui pour moi ressemble à un mur, je m’arrête toutes les 5 minutes, l’esprit commence à me dire que je n’y arriverai pas. Je vois les serres files revenir vite sur moi. Je me stoppe remonte doucement et attend ce petit groupe. Une fois à ma hauteur je prends la trace de Rachel (bravo à toi pour le challenge) et reprend des forces en finissant l’ascension mieux que le début. Arrivée en haut c’est la délivrance. D’une part la vue à 360° et d’autre part je suis enfin au sommet je viens de m’avaler 2500 m de D+.

 

16H10 (Environs) Rachel repart direct dans la descente j’attends quelques minutes pour repartir. Les serres files aux nombres de quatre (j’ai vraiment honte d’avoir oublié votre nom) m’attendent, me demande si tout va bien en voyant mon genou. A ce moment le moral et revenu.

Il me reste a peu près 7.5 Km avant freydires à parcourir en 1H10. P***** c’est presque faisable ! Une barre de céréale et me voila lancer dans la descente. Quelques lacets et là crack le genou gauche me fait souffrir. Plus on descend plus j’ai mal, je comprends alors que je n’arriverai pas au bout. Le moral chute à vitesse grand V, je suis dégouté, on va tacher de rentrer en un seul morceau en préservant les deux genoux.

Mes compagnons de route m’encourageront  tout le long de la descente, me donneront des conseils, me changeront les idées. Les derniers kilomètres me paraitront moins long.

 

18H00 (Environs) Nous sommes au environs du kilomètres 26 et après 2522 M de D+ et 1600 M de D- l’on me propose de me descendre en voiture (celle du signaleur du grand colon) jusqu'à freydieres. J’accepte facilement mon genou me faisant de plus en plus souffrir.

 

18H15 (Environs) Arrivée à freydières je retrouve Giovanni et un couple de coureur qui n’ont pas réussi à passer la dernière barrière horaire (rachel aussi visiblement). Giovanni propose de me redescendre en voiture jusqu'à St Nazaire ou quelqu’un viendra me chercher.

Un dernier au revoir au compagnon qui m’ont accompagné sur les derniers kilomètres de galères et me voilà dans la voiture direction la douche et le lit.

 

Mais attendez Anais où en est-elle ? Le réseau réparait je reçois un message de sa part finisheur en 9H54, ENORMISSIME BRAVO A ELLE ! Je suis fière d’elle surtout que c’est moi qui l’ai poussé la dedans.

 

Voici ce qui aura était pour moi mon tout premier trail de 40 Km.

Il est maintenant temps dans tirer les conséquences.

Trop tôt, trop dur, trop long ?

Il est encore trop tôt pour le dire, mais une chose est sur je reviendrai l’année prochaine pour cette fois en finir !

 

Je tiens tout d’abord à remercier tout particulièrement les quatre serres files qui m’auront accompagné durant la fin de la course. Votre engagement auprès de la course et vraiment ultra important, si vous croisez ce message n’hésitez pas à vous montrez je serai heureux de vous payez une bière pour vous remercier encore.

 

Et mille bravos à l’organisation de l’UT4M j’ai vraiment pris mon pied malgré la difficulté. Des paysages magnifiques, balisages parfaits, ravitos complets, tout était niquel.

 

Que dire de c’est dizaine de bénévoles sans qui nous coureur ne serions pas la.

 Chapeau bas vous avez tout mon respect. Un jour je serai à vote place c’est sur.

 

Merci à tous de m’avoir lu. C’était mon premier récit de course j’espère qu’il ne vous a pas parut trop long, trop barbant, trop illisible.

9 commentaires

Commentaire de samontetro posté le 20-08-2016 à 21:28:24

"Mais bordel on va passer ou ?" Oui, moi aussi je l'ai prononcée cette phrase en 2015 sur l'UT4M! C'est pentu les Alpes hein ? Et plein de cailloux! Avec ton historique c'était quand même un sacré défit et tu l'as relevé! La mécanique n'a pas tenu ? Ça arrive même chez les plus affutés! Maintenant faut réfléchir (à froid) au pourquoi et factoriser cette expérience pour revenir plus fort, pour tenter des trucs peut être encore plus fous! C'est ça être un sportif non ? Plus haut, plus loin.... plus de cailloux (en version trail)!

Commentaire de beertender posté le 22-08-2016 à 15:10:44

Effectivement être sportif c'est se donner des défis des fois un peu, voir même trop fou. Mais c'est comme sa que l'on avance !

Commentaire de bubulle posté le 20-08-2016 à 21:47:07

Trop tôt, trop long.....peut-être un peu, oui. Quand je vois ton intro, je me suis vite dit "houla, et il s'est lancé un an après dans un trail de montagne de 40 bornes ?"

Donc, c'est vrai, oui, je pense que tu y as été un peu vite. Cela étant, bien entendu, tu as beaucoup appris (notamment que Belledonne c'est plein de cailloux : ça on le voit en lisant les compte-rendus....et que les trucs plein de cailloux, en courant, c'est pas très simple).

Cela dit, dommage que tu aie spoilé dès le départ du récit, car sinon, à le Coirx de Chamrousse, on croit presque que tu vas arriver à le faire...

C'est donc sûrement de bonne augure. Peut-être quelques trails "courts" pour affûter le moteur et tu pourras t'y frotter à nouveau.....

Commentaire de beertender posté le 22-08-2016 à 15:09:31

Zut oui en me relisant j'ai trop vite spoiler la fin !
Un programme cohérent et adapter jusqu'à l'été prochain et je reviendrai avec encore plus de motivation !

Commentaire de Albacor38 posté le 21-08-2016 à 14:48:49

Certains te diront qu'il faut quelques années de pratique avant de se lancer sur du long. Le temps que le corps "se fasse". Et ils n'ont sans doute pas tord... Reste que le premier moteur de ce sport c'est l'envie, la passion, et si tu l'as je ne doute pas une seconde que tu graviras tous les sommets. De belledonne ou d'ailleurs. A bientôt pour un second récit...de finisher.

Commentaire de beertender posté le 22-08-2016 à 15:06:20

C'est probablement la meilleure solution l'attente ... L'envi de défis à pris le déçu, je me décourage pas la prochaine fois sa passera !

Commentaire de loiseau posté le 21-08-2016 à 20:28:13

Bravo quand même, tu avais fait le plus dur ! Après il faut voir si ton problème de genou est seulement un problème de muscles/tendons ou si c'est plus grave. Ton phrase "mais je me dis que la partie jusqu’au refuge de la pra, plus roulante (enfin je pensai)" m'a bien fait sourire, c'est roulant que sur la carte ou le profil... Sauf si on est un cabri.

Un de tes serre-fils (Seb), c'était pas notre Vik ?

Bonne récupération !

Commentaire de beertender posté le 22-08-2016 à 15:03:49

Effectivement cela doit bien être Vik !
Le problème c'est que je suis pas un cabri du coup c'était la galère !

Commentaire de Vik posté le 04-06-2017 à 23:16:18

Tiens, je découvre par hazard ton récit que j'avais loupé l'année dernière !
J'espère que tu t'es bien remis de ce trop gros plat de résistance et que tu continue de prendre du plaisir sur les sentiers ;-) !

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