Récit de la course : Le Bélier - 27 km 2016, par TheBrain

L'auteur : TheBrain

La course : Le Bélier - 27 km

Date : 20/8/2016

Lieu : La Clusaz (Haute-Savoie)

Affichage : 315 vues

Distance : 27km

Matos : Hoka Challenger ATR

Objectif : Faire un temps

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Bélier 2016 : mon premier trail

Voilà 2 ans que je me suis mis à courir, à l'aubre de mes 40 ans.

C'était sur un coup de tête, ou de stress plutôt. Trop d'angoisse au boulot, je sors une vieille paire de basket, je fais alors le tour du quartier après presque 10 ans sans pratique sérieuse de sport. Je me suis complètement grillé. Dans le rouge tout le long, même si c'était une petite distance. Mais ça fait du bien de se défouler sans à réfléchir à la logistique

Je continue un mois en augmentant la distance et la fréquence. Et puis, je me connecte sur http://www.kikourou.net/

Et là, j'achète un cardio (Polar RCS je ne sais plus quoi), je suis le programme Polar

de reprise de sport, puis celui pour faire le 10km. Je m'inscris au Run In Lyon. Et, 3 mois après mes premières foulées, je fait 58min au 10km de Lyon, avec un ami. J'avais pour objectif de faire moins d'une heure et j'ai réussi, même si j'ai explosé mon cardio. Mais, étonnament, je récupère super bien ensuite.

Alors, je lis plein de posts sur http://www.kikourou.net/ et je découvre un mine d'or. Je fais de l'EF en dessous de 140bpm, j'augmente la fréquence et je passe à 3 sessions par semaine avec une sortie longue.

Et, un jour, marre de tourner en rond, je sors de mon train train habituel et je monte au dessus de chez moi courir sur les chemins. Mon cardio n'a pas l'habitude, mais quelle bonheur de courir dans la nature.

Quelques jours après Noël, un peu cuit, je saute un muret et je tombe. Mon genou n'a pas tenu. Je vais chez un spécialiste et on découvre que j'ai une rupture du LCA suite à mouvement en skate l'été précédent. 

Je m'adapte et je fais de la proprio. Je continue de courir avec toujours le même volume, mais j'ai fait un croix sur les courses. Je me chausse en Hoka pour soulager le genou (mais pas les chevilles).

Je me fais opérer du genou le 1er Octobre. Le chirurgien est super content de mes progrès et je reprends la course à pied sur le bitume en décembre. En avril, je refais du ski depuis 2 ans et c'est génial. Je retrouve aussi mes chemins boueux et je me mets à rêver de courses.

Avec mon volume d'entraînement, je sais que je peux faire des distances supérieures à 15km (la distance de ma sortie longue hebdomadaire). Je passe 2 semaines à La Clusaz en famille fin août, ça tombe bien, il y a le Bélier !

L'été est chaud au boulot, et puis, voulant réduire le volume de mes semelles, je me prends une paire de Salomon Sens Pro II en juillet. Je cours 10km avec et je me fais une tendinite à la cheville. Du coup, je me pose des questions, et je réduis le volume d'entraînement. 

Je lis tous les conseills sur l'hydratation, j'apprends par coeur le profil de la course, je regarde la météo qui sera déplorable. Je me pose encore des questions sur mes chaussures et je décide de partir avec mes Hoka Challenger ATR qui ont déjà 650km et presque plus de crampons (et elles n'en ont pas beaucoup à l'origine).

Je dors mal et je passe à la nuit à pense à ma cheville, au tracé, aux nombre ravitos, au choix de mon sac, à ma tenue, etc...

Je me lève en ayant mal dormi, il pleut, il fait froid et heureusement, ma copine m'aide. Je me badigeonne de crème anti-frottement, je prends 4 gels, je remplis mes flasks, et je descends à l'église. Arrivée là-bas, des groupes de personnes sur la ligne de départ, peu de spéctacteurs. J'enlève vite mon sac poubelle qui me sert de poncho, j'ai l'air trop bête et je suis tout seul à en porter un. Je suis impressionné par tous ces groupes qui se connaissent, tout le monde à une IMC 2 fois plus petite que la mienne. Je me colle à un mec qui a un parapluie, en fin de peloton et je discute pour faire sortir le stress.

Le départ est lancé, la pluie revient. Le cardio s'affole tout de suite à cause du stress. Je tape dans la main de Seb Michaud (une de mes idôles) et je reste en fin de peloton. Dans la première montée, je discute avec un gars bien sympa. Je le perds vite après le premier ravito car il est plus rapide. La course se déroule bien sous la pluie et le froid. J'ai des grosses alertes sur l'adhérence de mes vielles chaussures dans la boue en faisant le tour du lac de Confins. Je prends mon premier ravito et je bois de la boisson énergisante, je prends un Petit Beurre, et je finis par un gel.

On monte ensuite au Crêt du Loup (ou Merle je ne sais plus) et on se prend le vent et le froid sur le ravito. Je ne regarde que mes pieds ou la visière de ma casquette. Il y a peu de personnes sur le parcours, les bénévoles sont frigorifiés et je me prends des vents à chaque fois que je veux leur taper dans la main pour les remercier et m'encourager. Je prends encore de la boisson énergisante et un barre que je recrache tout de suite car je n'arrive pas à courir en machant ce truc dégueulasse.

Je repars dans la descente sur du bitume. On retrouve ensuite la forêt et ça va encore, puis encore du bitume. On arrive alors sur un single à flan de montagne, en faux plat descendant. C'est une rigole de boue sur plusieurs kilomètres. Je double beaucoup de gens et je glisse, je glisse. J'ai l'impression de faire du patin ! 

On arrive enfin à un ravito. Je prends toujours de la boisson énergisante, je prends un gel et je repars. Ma semelle interne se décolle et j'ai un paquet sous les doigts de pieds. Je pense que c'est ma chaussette et je tire dessus pour la remontée. Un peu trop fort, je fais un gros trou.

Je repards et je me dis que le plus gros reste à venir avec la montée à Beauregard. Heureusement, j'avais fait des repérages et je sais ce qui m'attends. J'en profite pour discuter un peu pour me rassurer. Je double des coureurs. Arrivé en dessous de l'aiguille, je retrouve le mec bien cool avec qui j'avais discuter sur la première montée. Il a des crampes, c'est la première fois qu'il fait un trail en solo sur cette distance. Je le motive et je lui dis qu'on peut le faire en moins de 4h. On passe rapidement au dernier ravito. C'est pas la folle ambiance. 

On se lance dans la dernière descente qui va se durcir au fur et à mesure. On discute, on déconne et on se motive. Je crie sur tout le monde pour qu'on puisse tous finir avant les 4h. Les crampes arrivent mais sur les bras ! La fin de la descente dans le forêt avec les grosses racines et les rochers est très dure. On gueule encore pour finir avant les 4h. On termine enfin la torture pour arriver sur le bitume. On court, on court à se couper le souffle sous la pluie. Les gens sont étonnés. J'ai la banane, j'ai encore la pêche et je donne tout. 

On arrive sur la ligne d'arrivée. Je tape dans la main des amis qui sont venus m'encourager et je vois mon fils avec des grands yeux, remplis de fierté pour son papa.

On passe la ligne avec mon pote en 3h57 !

On se fait un check, on se remercie, on a le sourire. C'est cool.

Etonnament, je ne me sens pas complètement détruit. J'ai un peu mal partout, je suis fatigué, mais ça va. Le ventre va bien mais je sais qu'une heure supplémentaire aurait été difficile. 

 

J'avais peur de perdre la motivation après la course. Mais non. J'ai adoré. Je suis de nouveau prêt pour une nouvelle course !

 

Merci à http://www.kikourou.net/ pour tous les conseils, les encouragements. 

 

Et puis, merci à toi, mon pote de course. 

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