Récit de la course : L'Ariégeoise - Mountagnole - 107 km 2017, par Siberian wolf 10

L'auteur : Siberian wolf 10

La course : L'Ariégeoise - Mountagnole - 107 km

Date : 24/6/2017

Lieu : Tarascon Sur Ariege (Ariège)

Affichage : 313 vues

Distance : 107km

Objectif : Faire un temps

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Des bouchons d'abord mais beaucoup d'aisance après

Vendredi 23 juin 2017.  Je suis parti à 15h de la maison pour aller récupérer mon dossard à Tarascon-sur-Ariège (09) car le lendemain je participais à ma à ma troisième Ariégeoise, encore sur le parcours de la Mountagnole (105,7 km et 2490m de dénivelé). C’est vers 19h45 que j’ai pu récupérer mon dossard, l’heure limite pour ce vendredi était 20h. Une légère pluie se met à tomber. En cadeau de participation, nous avons droit comme chaque année à un maillot de l’Ariégeoise. Après j’ai passé la nuit à l’hôtel Balladins de Foix pour 65,60 € la nuit. Il y a une semaine nous avons appris qu’en raison d’éboulements le passage au col d’Agnès serait annulé mais remplacé par le col de Saraillé et le port de Lers en intégrale pour conserver une distance similaire. A l’origine, cela devait être un parcours de 107,4 km.

 

Samedi 24 juin 2017.  Je me lève tôt et il est 7h15 lorsque Je me gare sur un parking au centre de Tarascon-sur-Ariège. Déjà pas mal d’autres s’y étaient garés et il ne restait que deux places sur celui-ci. Le départ pour la Mountagnole est à 8h30, une demi-heure après celui de l’Ariégeoise et de l’Ariégeoise XXL. Cela dit, vu que nous sommes 2500 sur la Mountagnole (5058 sur l’ensemble des parcours), ce n’est qu’à 8h43 que je passe sous le contrôle électronique de départ. 


 

Ce n’est seulement qu’après 2,2 km et le franchissement d’un grand rond-point que nous entamons l’ascension de la première difficulté du jour, le col de Port, de 16,1 km à 4,7 %. Mais en fait, le début d’ascension est plutôt doux avec des portions où on peut mettre le grand plateau. Ce n’est qu’à partir du village de Saurat (880m) que l’ascension se durcit pour les 9 derniers kilomètres de montée. Des pentes à 7-8 % se présentent et je fais désormais l’ascension avec des braquets de 42*21 et 42*23. Cependant  nous sommes beaucoup sur la route donc il est difficile de doubler et cela rend l’ascension désagréable. Pour dépasser le peloton qui prend toute la largeur de la route, il est nécessaire à chaque fois de prévenir avant. Et quand je passe, je rencontre en général un bouchon quelques hectomètres plus loin. C’est assez stressant et en plus il y a parfois des voitures notamment la voiture Spiuk jaune de dépannage qui monte aussi au ralenti et que je distance un peu avant qu’elle ne revienne à la faveur de bouchons pour moi et d’espaces pour elle, mais il faut veiller à ne pas l’accrocher. Au maximum, ma fréquence cardiaque est montée à 174 et elle était en général à 160, peut-être plus à cause du stress généré par ce monde que la raideur de la pente. Plus nous montons, plus le brouillard se rapproche. Les derniers kilomètres sont très roulants et à la faveur d’une grande épingle qui permet de voir les coureurs plus bas, je m’arrête pour prendre des photos sur la gauche de la route alors que le peloton prend moins de place sur ce final facile.


Néanmoins, je mets plus d’une minute à réussir à repartir, attendant qu’il y ai de la place et que j’arrive à chausser mes cales, ayant rajouté quelques dents sur cette portion roulante en oubliant de les enlever avant mon arrêt. Il est 9h49 lorsque j’arrive au col de Port (1249m) au km 18,3 et je dois me faufiler entre les cyclistes car cela bouchonne pour le ravitaillement liquide du sommet. Au sommet, il y a une bonne brume qui nous empêche de voir le paysage, dommage.


 

Moi j’ai encore suffisamment d’eau et je ne tarde pas, me lançant dans la longue descente vers Massat. Au tout début, je vois 70m plus loin environ un coureur plutôt jeune jeter son mouchoir au sol mais il a filé et je n’ai pas pu voir son numéro de dossard. Mais en dehors de cela et d’une vingtaine de gels trainant sur la route sur l’ensemble du parcours, j’ai trouvé que l’environnement avait été mieux respecté qu’en 2010. Une descente avec de nombreux virages à droite sans visibilité. Je ne fais dans cette descente qu’une seule pointe à 53,4 km/h mais son caractère sinueux m’invite à la prudence. De plus, j’entends crisser des freins avant de me rendre compte que ce sont mes freins à moi qui crissent. Je me fais pas mal doubler mais je gère tout de même. Mais on remonte sur quelques hectomètres avant d’arriver à un premier passage à Massat (651m) au km 31,2 avec des villageois pour nous applaudir. Certains s’arrêtent pour remplir les gourdes, moi je continue directement sur la D618 en direction de Biert.

 

S’en suit 26,1 km de vallée sans côte. Cela commence par 3 km de faux plat-descendant jusqu’à Biert (586m) puis encore 8 km sur une route large mais plutôt sinueuse jusqu’au Castet d’Aleu (500m). Franchement, je n’ai pas vraiment apprécié cette première partie de vallée où isolé je me suis fait dépasser par plusieurs groupes de cyclosportifs venus de l’arrière. Cependant, alors qu’un groupe vient de me dépasser, je me rends compte qu’ils ne me distance pas. Il est à 50m devant moi et en roulant naturellement sans trop forcer j’arrive petit à petit à reprendre ce groupe et je m’accroche à l’arrière de celui-ci, ce qui me permet de me ménager jusqu’au ravitaillement du lieu-dit Quercabanac (465m) au km 46. Jusqu’ici, je n’avais pas trop apprécié ma première partie de course entre les bouchons de l’ascension du col de Port et cette vallée où j’avais été isolé mais à partir de ce moment-là « le vent commence à tourner favorablement pour moi ».

 

Une fois n’est pas coutume, je ne m’arrête pas au ravitaillement solide de Quercabanac et pour cause la signalisation y fut un peu bizarre. Arrivé au fameux ravito, j’y ai vu pas mal de cyclistes mais plutôt là pour pisser ou jeter leurs déchets sur les filets de jetage prévus à cet effet, mais pas de tables avec des bénévoles ; et surtout à ce même endroit ombragé, j’ai vu un panneau annonçant le ravitaillement à 300m. Continuant avec un groupe de cyclistes, je n’ai jamais aperçu ce ravitaillement. Peut-être le ravitaillement se situait-il à l’endroit précédemment cité et certains cyclistes auraient masqué les tables, ou bien aurait été-il un peu plus loin en s’enfonçant à l’intérieur d’un petit chemin ? Toujours est-il qu’à part boire de la boisson isotonique, je n’ai rien mangé depuis le départ et qu’il vaut mieux prendre quelque chose avant d’aller grimper le col de Saraillé. Mais je ne vais certainement pas faire demi-tour. C’est pourquoi environ 2 km plus loin, après m’être laissé distancer par le groupe, je m’arrête sur le côté à un petit carrefour où se tiennent une bénévole et une autre habitante de Soueix certainement. J’y sors un gel anti-oxydant et un gel au sodium et à la caféine de mes poches et les avale. Cela tombe bien il y a des grandes poubelles juste en face pour les jeter. La bénévole, la soixantaine avec son gilet jaune a l’air étonné que je n’ai pas vu le ravito, affirmant qu’il était au rond-point. Or, à l’endroit où j’ai vu les filets, je ne me souviens pas d’avoir vu un rond-point.

 

J’attends qu’un grand groupe passe et que la voie soit libre pour continuer mon parcours. Ce petit peloton je le rattrape rapidement et m’aperçoit qu’il ne roule pas vraiment, les mêmes étant toujours à l’avant et sans emmener fort les autres. C’est pourquoi je le double, personne ne prend ma roue et je continue grand plateau en rattrapant quelques coureurs isolés. Je roule certes seul mais efficacement et de cette façon au moins je pourrais attaquer l’ascension du col de Saraillé sans être bloqué au départ. Ayant distancé le groupe précédent, je me permets même sur quelques faux-plats montants de mouliner avec mon plateau de 42 dents mais toujours efficacement. On passe par le village d’Oust (499m) et plus loin une petite route mène vers le col de Saraillé mais ce n’est pas sur ce versant que nous grimpons le col.

 

Il faut en effet le grimper depuis Ercé (617m) 7 km plus loin, au km 57,3, où un brusque virage à gauche entre deux maisons est le départ de l’ascension. Avec un profil de 9,46 km à 3,4 %, le col de Saraillé ne fait pas vraiment peur au départ mais il est en fait très irrégulier. Cela commence en effet d’abord par 2 km à 8,25 %, au début sur une courte série de lacets à travers le village puis sur l’entrée dans les bois sur une route en plus étroite ne laissant la place qu’à un seul véhicule. D’entrée, dans le village, je rattrape quelques cyclistes devant et utilise des braquets de 30*21 et 30*23 pour mouliner efficacement sur ces pourcentages sévères. Mais bien vite sur cette route étroite, je me retrouve confronté à de mini-bouchons et je suis obligé de dire « je passe à gauche » pour qu’on me laisse un couloir libre pour dépasser. De plus, une pluie fine fait son apparition mais elle ne dure vraiment pas longtemps. Toujours dans le bois la route devient plane, permettant de passer le grand plateau. Et à la sortie de la forêt, il y a même une courte descente. Alors que je donne un petit coup de frein à la fin de celle-ci, je suis à 46 km/h au compteur, c’est dire que ma vitesse était plus grande quelques secondes avant.

 

Je profite de l’élan de la descente pour grimper la rampe qui suit et qui permet d’atteindre le hameau de Cominac (778m) au croisement de la route d’Oust. Le paysage y est plus découvert mais nuageux aujourd’hui. Quelques habitants sont là pour nous encourager dont trois font sonner des cloches de bovins. La route se remet à grimper plus régulièrement mais moins fort qu’après Ercé avec le passage de nouveaux hameaux, Bénazet (833m) et Pentussa (880m) et sur une route légèrement un peu plus large mais qui reste étroite. Mais on y circule au moins de manière plus fluide et je continue à doubler des coureurs sur un braquet de 42*21 en général. Les deux derniers kilomètres sont ensuite très roulants et je repasse le grand plateau mais on est à nouveau en pleine forêt. A quelques hectomètres du sommet se situe un ravitaillement liquide et comme à l’accoutumée il faut décrocher ses cales pour passer car certains cyclistes manquent un peu de prudence en s’arrêtant presque au milieu de la route. Je m’arrête quelques secondes une dizaine de mètres plus loin pour prendre une photo mais du coup pendant ce temps-là une voiture bleue de l’organisation passe devant, ce qui promet une petite perte de temps pour la descente.


Après entre 30 et 35 minutes d’ascension, j’atteins le sommet du col de Saraillé (942m), au km 66,8, dont les bois cachent tout panorama.

 

J’aborde la descente mais avec cette voiture bleue devant qui risque de créer un petit bouchon. Mais cela ne se produit pas et 2 km plus loin, je parviens à la dépasser à la faveur d’un virage. Il y a quelques virages à droite sans visibilité sur cette route étroite et encore une fois j’entends mon frein arrière crisser. Quelques types me doublent mais plus loin la route s’aplanit et il faut rouler sur quelques kilomètres. A un moment, un jeune chat mort trainait au bord gauche de la route cependant le ramasser aurait pu me donner des difficultés pour repartir. Mais c’était potentiellement dangereux pour des cyclistes arrivant vite. Le passage plat est long et je m’aperçois que la voiture bleue commence à revenir mais par chance le plat s’estompe après un passage entre deux maisons et je peux à nouveau la distancer. Un moment, une cycliste que j’avais doublé avant et qui revient sur moi me demande ce qu’il se passe car je ralentis mais je réponds qu’il n’y a rien. En fait je suis juste prudent sur cette route étroite. La fin de la descente vers Massat est en effet nettement plus pentue mais j’évite les grosses pointes de vitesses au vu de la faible largeur de la route.

 

Il est 12h01, après 3h18 de course, lorsque que j’arrive à nouveau à Massat mais cette fois-ci par la rue nouvelle au km 75,8. J’arrive à ce ravitaillement en étant satisfait du temps établi jusqu’ici et content de voir que depuis le 43ème kilomètre cela va beaucoup mieux. A ce ravito, il y a des quartiers d’orange, du fromage, du pain… et je mange bien vu que j’ai raté lez ravitaillement précédent. Je sors aussi de mon sac un gel antioxydant et un gel coup de fouet, fait remplir ma gourde en vue de l’ascension du port de Lers.


Puis nous entendons la sirène d’une moto de gendarmerie. Les premiers de l’Ariégeoise XXL et l’Ariégeoise arrivent ! Ils sont deux et parviennent à se faufiler parmi les cyclistes arrêtés au ravitaillement alors que derrière une voiture berline noire de l’organisation klaxonne pour écarter tout ce petit monde. Il est 12h10 lorsque je repars.

 

A la sortie de Massat, je suis un moment doublé par un type qui fait soit l’Ariégeoise XXL ou Ariégeoise et qui jette sa gourde à une femme tandis qu’une autre femme lui tend un autre bidon. Les ravitaillements hors zone sont-ils autorisés ? En tout cas moi je n’aime pas trop ça. C’est au croisement non loin du lieu-dit « Bougareit » (650m) que nous entamons la dernière et plus grosse difficulté, celle du port de Lers avec 15,46 km à 5,6 %. La première rampe oblige à changer de braquet mais elle est courte et je peux rouler grand plateau sur le faux-plat montant jusqu’à Le Port (710m environ) où démarrent véritablement des pourcentages dignes d’un col. Cela commence par des kilomètres à 5-6 % où comme je l’imaginais, mon coup de pédale fait merveille après le ravitaillement. Je remonte en effet beaucoup de petits groupes de coureurs en roulant sur un braquet de 42*21, voilà qui incite à l’optimisme ! Mon compteur affiche souvent des vitesses de 15-16 km/h. La forme est là et lorsque la pente s’accentue avec des pourcentages affichés de 7 à 8,5 % sur les kilomètres suivants, avec bien 4 km assez difficiles, je passe sur un braquet de 30*21 mais mouline très efficacement et je continue de progresser devant. Je double beaucoup de cyclosportifs sauf quelques coureurs poursuivants des parcours de 160 et 168,5 qui arrivent et dépassent. Au pire, ma vitesse descend à 9 km/h et quant à mon rythme cardiaque il monte à 172 battements sur cette partie mais en aucun cas je n’étais dans le rouge car ma fréquence cardiaque tournait aux alentours de 170 sur cette partie, très régulière donc. Parfois sur des accélérations, j’arrive à les suivre quelques secondes mais je me ravise car je roule déjà sur un bon rythme, inutile d’en rajouter. L’étang de Lers approche désormais et je m’arrête juste quelques secondes sur le côté, je ne sais plus pourquoi, dans la petite série de lacets qui précède celui-ci. Arrivé au croisement de l’étang de Lers (1300m), il me semble que j’ai à ce moment 48 minutes d’ascension. De là il reste 3,8 km à 5,7 %, avec d’abord des pourcentages proches de 7,5 % alors que progressivement nous rentrons dans le brouillard comme au col de Port plus tôt dans la journée. Et lorsque nous arrivons sur l’avant-dernier kilomètre en replat, on y voit pas à 30 m ! Dans ce kilomètre, je repasse le grand plateau avant de passer sur un braquet de 42*23 pour l’ultime kilomètre annoncé à 8,2 %. Je double encore des coureurs et franchis le port de Lers (1517m) au km 92,5 après 1h04 d’ascension dès le pied. Au sommet, on y aperçoit que le petit ravitaillement liquide tellement le brouillard est dense !

 

Sans attendre, je me lance dans la descente finale mais je m’arrête quelques secondes sur le côté 1 ou 2 km plus loin pour vérifier l’état de mon patin de frein, bon au départ mais qui crisse. Il est vrai que les virages fréquents dans les descentes du col de Port et du col de Saraillé l’ont pas mal entamé mais pour cette dernière descente, il y a assez de gomme donc ça va, inutile de perdre son temps à le remplacer maintenant. Au même endroit, se tient un bénévole avec un jeune cycliste qui attend une voiture. Je ne sais pas ce qu’il a mais il se courbe, l’air assez mal en point. Je continue ma descente et les quelques virages du début laissent place une route assez rectiligne avec de légères courbes. C’est l’une des descentes les plus belles que je connaisse car elle est à la fois assez pentue et peu technique, ce qui peut permettre de faire de brelles pointes de vitesses. Seule l’étroitesse de la route et de rares courbes incitent à la prudence. Arrivé au second croisement de la route de Suc et Sentenac, une bénévole me fait signe de ralentir. Et sur le bas de la descente, dans les 1,7 km avant Vicdessos, les pourcentages augmentent et la descente devient vertigineuse ! La route est plus large et inciterait à la vitesse sauf que le revêtement y est un peu saccadé, pas super lisse donc je reste prudent sur ce final, me contentant d’une modeste pointe à 60,3 km/h. Je me laisse doubler par quelques cyclistes, mon objectif est sur le point d’être atteint donc pas de folie.

 

Arrivé à Vicdessos (715m), les coureurs de l’Ariégeoise XXL prennent la route à gauche tandis que ceux de l’Ariégeoise et de la Mountagnole continuent à droite pour les 1,7 derniers kilomètres avant l’arrivée à Auzat. Une moitié de route est privatisée pour les cyclosportifs, avec des villageois sur le bord de la route pour nous applaudir dans ce final. Je continue grand plateau et double au passage 4 cyclosportifs. Je me retourne derrière mais j’ai fait un écart et je ne serai pas rejoint. Je franchis la ligne d’arrivée à 13h40 à côté du stade et du gymnase d’Auzat (737m) en un peu plus de 4h57, manquant de peu de rentrer dans les 1000 premiers sur les 2236 finishers de la Mountagnole . Je  voulais faire le parcours de la Mountagnole en moins de cinq heures, c’est chose faite at avec une moyenne de 21,2 km/h.


Même si je n’obtiens que le brevet de bronze (brevet d’argent trop relevé, il fallait faire la course en moins de 4h15 dans ma catégorie des 18 à 34 ans pour cela), je suis très satisfait de ma course qui est bien représentative de mon niveau. Je n’ai pas trop aimé les 42 premiers kilomètres avec les bouchons dans le col de Port et le fait d’être dépassé après la descente de Massat mais tout le reste du parcours s’est bien passé. Cela efface ma perte de temps due à mon inexpérience en 2010 et ma chute en 2016. Et cela récompense aussi le dénivelé accompli cette année (plusieurs ascensions du Ventoux, le col de Meyrand, le Signal de Bisanne et le col des Saisies…).

 


Le vainqueur de la Mountagnole l’a emporté en un peu moins de 3h25, le dernier classé est arrivé en 8h54. Je vais ensuite déposer mon vélo au parc à vélos dédié à cela et je marche en direction des tentes du repas d’après-course.


Au menu, du jambon, de l’œuf dur (on m’en sert deux vu que je ne prends pas de jambon), de la tartiflette, un gâteau en boule sucré de type donut mais sans trou au milieu, du vin rouge ou du rosé (du rouge pour moi) ; un menu plutôt bon avec la tartiflette. Pendant le repas, un coureur qui a à peu près le même âge que moi et qui s’est mis au vélo récemment (cette année ou l’année dernière) discute avec moi, me demande, en voyant mon maillot, si l’Alpe d’Huez est dure.

 

Après avoir récupéré mon vélo, j’ai remplacé mon patin de frein en vue de la Marmotte la semaine suivante.


J’essayais aussi de voir mon classement mais les écrans défilaient trop vite et il n’y avait pas d’affichage papier. J’ai attendu ainsi près de 2h30 entre la fin du repas et le moment et je suis reparti après avoir réussi à voir mon classement. Entre-temps, j’ai fait une courte sieste dans l’herbe. Je serais bien aller accompagner les coureurs de l'Ariégeoise XXL jusqu'à Goulier-Neige pour prolonger le plaisir et prendre des photos mais avec ce brouillard c'est inutile pour les photos en montagne donc je reste là. D'ailleurs, l'organisation de la course a mis un moment avant d'obtenir les résultats de l'Ariégeoise XXL. Chose inédite, un animateur de Fun Radio était là en direct de l’arrivée, je ne savais pas que sur cette radio ils s’intéressaient au vélo.


Je suis parti vers 17h alors que la remise des prix pour chaque catégorie allait commencer mais cela ne me concernait pas. En revanche, une demi-heure devait se tenir une tombola avec notamment un vélo en carbone Orbéa Orca à gagner mais je ne voulais pas attendre autant et je suis reparti à vélo.

 

Je suis reparti avec tout un groupe de cyclistes et nous avons emprunté pour rejoindre la route principale une petite route évitant les 2 derniers kilomètres avant l’arrivée. Puis nous avons poursuivi sur la grande route en direction de Tarascon-sur-Ariège. Les véhicules, dont certains étaient des cyclistes ayant fini leur course et leur famille, avaient dû mal à nous dépasser. Arrivé au parking à Tarascon-sur-Ariège, j’avais 127,6 km au compteur pour cette journée en comptant l’échauffement pour venir au départ, la course et le retour.

 

Reparti, c’est vers 20h sur l’aire de Port-Lauragais (A61) que j’ai pris une douche. Je n’en ai pas pris immédiatement après la course car pour cela, il aurait fallu avoir sa serviette, son savon et ses affaires de rechange à Auzat. Mais à ce que quelqu’un m’a affirmé, des douches avaient été ouvertes à Tarascon-sur-Ariège au stade mais celui-ci était à proximité du lieu de départ et non de la ville haute donc je n’y ai pas été, surtout qu’il était plus de 18h. Puis j’ai mangé sur l’aire des Corbières (A61) où j’ai dormi un peu d’abord. Mais la fatigue a fini par revenir et je me suis donc arrêté sur l’aire de Béziers-Mont Blanc (A9) y dormant au moins pendant deux heures, je ne sais plus exactement. C’est à 7h du matin le lendemain que je rentrais à la maison.

 

 

 

2 commentaires

Commentaire de PhilKiKou posté le 13-08-2017 à 12:51:45

Dommage que la météo n'était pas terrible ... belle saison vélo pour toi avec pas mal de courses et de belles sorties

Foix et l'Ariège : un joli coin que je ne connais pas en vélo.. une idée pour une sortie estivale à venir...

Commentaire de Siberian wolf 10 posté le 14-08-2017 à 19:58:36

Eh ouais des nuages épais pour seul horizon mais le port de Lers je l'avais déjà grimpé en cyclotouriste et par beau temps. Il est superbe.

Ah oui en Ariège, il y a de quoi faire: le port de Pailhères, Ax-3 Domaines, le Plateau de Beille, la station des monts d'Olmes, le port de Lers, le col d'Agnès, le col de la Core, Goulier-Neige... Sur certaines ascensions on trouve des chevaux en liberté dans les estives à côté de la route, c'est en partie pour ça que c'est beau les Pyrénées.

A faire le matin de préférence pour les cols les plus durs pour éviter de subir la chaleur sur les parties non ombragées (surtout pour le Plateau de Beille où l'air ne circule pas trop sur les premiers kilomètres), prévoir le plus facile l'après-midi en emportant des gels avec soi type guarana ou coup de fouet pour mieux supporter la chaleur.

Le port de Pailhères (2001m) et le plateau de Beille (1790m) sont durs mais bien entrainé on s'en sort bien. Pas de pourcentages extrêmes en Ariège sauf pour le mur de Péguère et ses 18 %.

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