Récit de la course : La Moins'Hard 2018, par issam74

L'auteur : issam74

La course : La Moins'Hard

Date : 7/7/2018

Lieu : St Nicolas De Veroce (Haute-Savoie)

Affichage : 351 vues

Distance : 44km

Matos : Chaussures Kalenji MT
sac kalenji 10 L

Objectif : Terminer

2 commentaires

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Une découverte et plein d'erreurs

Jusqu'à présent je restais un coureur silencieux (sur kikourou) mais un lecteur assidu. Mais après une telle épreuve pour moi je me devais de rendre hommage à cette course par un petit récit.

Me voilà donc inscrit sur la moins'hard, déjà bien hard pour moi. n'ayant débuté la course à pied il n'y a qu'un an il s'agit alors de mon premier vrai trail montagnhard et de mon 4 ème trails au total. J'ai bien conscience que l'épreuve qui m'attend est hors de portée mais tout m'attire dans cette course et très tôt je décide de cliquer !

Ce 7 juillet, malgré plusieurs blessures ces trois derniers mois (fracture orteil, différentes douleurs aux genoux) je suis donc bien présent et impatient de fouler ces sentiers dont les descriptions ne manquent pas sur kikourou. Merci d'ailleurs à tous les membres du forum de partager vos expériences, ce qui m'a permis d'appréhender un peu les difficultés.

Le début de la course se passe bien, peut-être trop bien même. (Très étonné cependant de voir déjà du monde avec les bâtons dès la première ascension mais bon, tant qu'on ne méborgne pas.) Hélas ce bon début ne va pas durer, je paye mon inexpérience, ce départ est trop rapide pour moi et envoyer à 17km/h dans les  descentes quand on ne fait presque jamais de D- ça ne peut pas durer.

J'arrive donc au premier ravito en 23em position et en 2h, mais mes cuisses sont déjà douloureuses et je ne vous parle pas de mon postérieur. Dès que je quitte le ravito je sais que la suite sera compliquée mais je n'imagine même pas à quel point. Une partie relativement roulante avant la montée vers le Prarion me permet de croire que je suis encore bien mais c'est au tour d'une douleur au genou de se réveiller.

la montée vers le Prarion commence et avec elle le début de l'enfer. Je me fais régulièrement dépasser par des coureurs qui me semblent tellement frais, je les envie ! Là je m'apperçois d'une nouvelle erreur de ma part; je n'ai pas de bâtons et franchement je regrette ! N'en n'ayant jamais utilisé je pensais qu'il serait préférable de m'en passer mais là... L'ascension me parrait interminable. Je perd de ma lucidité et le chemin de croix commence, car une fois arriver en haut il faut essayer de ralancer, dans les racines je tombes et me tord les chevilles, dans la descente des coureurs du 40 continuent de me rattraper ce qui mine un peu le moral. Dans la descente vers le ravito de Bionnassay je rattrape Philippe un coureur du 60, V3, mais qui va me sauver. Il me propose de le doubler, mais je sens qu'il vaut mieux pour moi de rester avec lui et de profiter de son expérience et de sa gentillesse, ce que je ferai jusqu'en haut du col de Tricot.

Arrivée au ravito de Bionnassay, mes muscles et tendons sont détruits, je n'arrive plus à avancer, chaque pas est un supplice. Ma compagne m'a fait la surprise de venir me voir avec mon fils et mon grand père, là je comprend à quel point celà peut faire du bien. Je n'arrive même plus à remplir mes flasques et son aide est vraiment la bienvenue.

Je reprends alors la course avec Philippe, la montée jusqu'au Tricot se fait sur un rythme tranquille ce qui ne m'empêche pas de la trouver interminable. Mais la vraie difficulté n'est pas la montée, mais cette descente jusqu'au ravito de Miage. Même si on la connait en rando, après plusieurs heure de course c'est un vrai défi, surtout avec les quadriceps absents. 

le ravito à Miage est très réconfortant. Le fait d'y croiser d'autres coureurs sur les formats plus long remet les choses en perspectives. Mais comment font-ils pour aller au bout de ces courses de 63 et 130 km ? Franchement un grand bravo à vous !

Commence alors le long retour vers Saint-Nicolas, impossible pour moi de courir dans les descentes, les genoux et les cuisses me rappellent à l'odre dès que j'essaye. Je continue à me faire doubler de toute part mais l'essentiel est ailleurs, je veux juster terminer, au mental. 

Après une dernière bosse, je me laisse descendre jusqu'à l'arrivée.

Enfin après 8h06min je termine 59ème, déçu par ma gestion de la course, mais heureux de terminer !

Bravo à tous et merci aux bénévoles ! Cette course est fabuleuse par son format, son cadre et le temps était également de la partie !

Peut être à l'année prochaine...

2 commentaires

Commentaire de Free Wheelin' Nat posté le 24-07-2018 à 13:31:02

Et oui, la MontagnHard, on y revient toujours ;-)
Bravo pour ce beau parcours "jeune padawan" !

Commentaire de issam74 posté le 25-07-2018 à 11:26:01

Merci beaucoup Maître Jedi, et surtout bravo à toi pour ton exploit sur le format supra HARD !

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