Récit de la course : Eco-Trail de Paris® Ile de France - 80 km 2019, par BouBou27

L'auteur : BouBou27

La course : Eco-Trail de Paris® Ile de France - 80 km

Date : 16/3/2019

Lieu : St Quentin En Yvelines (Yvelines)

Affichage : 625 vues

Distance : 80km

Matos : inov-8 Roclite 290 jusqu'à St Cloud
Kalenji pour la fin

Objectif : Pas d'objectif

4 commentaires

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Ma première montée à la Tour Eiffel

Prologue

J’arrive au départ de l’EcoTrail de Paris sans trop de stress. Je veux juste prendre du plaisir et terminer sans défaillances.

L'entraînement a été un peu plus light que ce que j’aurais voulu depuis ce début d’année, mais mieux que pour la SaintéLyon ou j’étais plutôt en roue libre.

Je ne me suis donné aucun objectif vraiment réel. J’ai juste donné un 10h pour faire un roadbook très simple pour ma suiveuse qui va m’assister pour la première fois avant l’Echappée Belle 85km l’été prochain.

Je vais donc le faire aux sensations, en partant plutôt du fond du sas, ce qui m'avait plutôt bien réussi à la STL. Pas de gestion du chrono. Juste le plaisir.


Je retrouve Marathon-Yann pour récupérer mon dossard, merci à lui.

J’ai malheureusement raté le rdv des kikous pour la photo. Je suis juste passé 10s mais en entendant que le sas était ouvert, ca a un peu cafouillé dans ma tête et j’ai pensé qu’il y avait plusieurs vagues de départ… Je me place donc dans les premiers, mais me mets sur le côté pour rester avec ma chérie.


Vu la météo annoncé, je suis en manche courte avec juste un très léger coupe vent, mais pendant l’attente du départ, ça caille quand même sévère et je commence a douter un peu, surtout quand je vois comment sont équipés certains ! Serai-je dans l’erreur ?! Bon, au pire je pourrai mettre quelque chose de plus chaud à Buc s'il le faut, mais c’est dans 23km…

Départ - St Quentin - 12h15

Le départ est donné.


J’attends quelques minutes que le gros des coureurs se soit élancé avant de partir moi même pour ne pas partir trop vite. Je dois être entre 1500 et 2000ème. Je suis la troupe dans le champs de patate ou il faut faire assez attention à ne pas se tordre une cheville à 100m du départ.


Je “tombe” sur un kikou “Blade_runner” et on discute un peu pendant la boucle de la zone de loisir.

Le soleil est arrivé juste au départ, et après à peine 1km, j’enlève déjà le coupe vent.


Les 10 premiers km sont assez plat. Au bout de 30’, je dois m’arrêter pour desserrer mes chaussures que j’avais trop serré et qui me rend le tendon d’achille et le mollet droit bien sensible, et une autre pause pour un arrêt pipi…

Un petit bouchon de quelques minutes pour passer la passerelle en même temps que la première goélette. Bravo a eux !


Ces 10km sont fait en 1h02. Un départ donc tranquille même si je dépasse beaucoup, mais je ne m’agace pas quand je suis bloqué. On a encore 70km a faire et bien le temps !


Quand arrive les premières montées, je marche alors que certain s'obstinent à courir. Je ne pense pas qu’ils le feront au bout de 40km… mais chacun sa gestion de la course. La mienne est de pouvoir tenir le même rythme du début à la fin.


Il y a quelques côtes avant le premier ravitaillement de Buc. Je monte en marchant avec un bon rythme et relance dès le haut de la côte. Il y a quelques descentes sympathiques légèrement technique. J’utilise ma petite foulée rapide pour descendre vite en sécurité.

Je rejoins RayaRun et son acolyte (ilgigrad ?) qui discutent. Je reste un peu avec eux pour ensuite faire un peu le yoyo.

Buc  - km 23 - 14h33

Le ravitaillement de Buc est atteint en 2h18. Murielle m’y attend à l’entrée pour m’apporter son soutien. Je refais le plein de la poche a eau. Je n’ai pas trop bu sur ces 23 premiers kilomètres. Je prends un peu de ravitaillement et discute un peu. J’aurais pris 5’ sur ce ravitaillement.

Je suis pointé à la 1090ème place à l’entrée du ravitaillement. Ces premiers 23km fait à 9,82km/h.


Le prochain ravitaillement, qui n’est que en eau, est dans, encore, 23km.

Pas beaucoup de souvenir de ce début de section. Il fait beau, les oiseaux chantent, la forêt est belle. Je dépasse sur le plat, depasse en montée, depasse en descente. Tout les voyants sont au vert même si les muscles se durcissent peu à peu. J’adore les relances en haut des montées quand tout le monde se donne 10m avant de repartir à courir.

Certains comment a avoir des crampes. On a dépassé les 3h de courses. Peut être une sorte de “mur” comme le marathon ?


J’en vois qui sont encore couvert comme par -10°C. Chacun gère comme il veut mais j’ai quand même du mal a comprendre. Dans une montée, un coureur est en colant, 3 couches en haut avec une grosse veste de pluie, un gros bandeau sur la tête, et, des gants en laine. Je l’ai pris en photo tellement c’était décalé par rapport à mes sensations:


Dans une descente, je tape fort sur le pied gauche, sur le gros orteil dont je sentais depuis un moment un frottement. J’ai l’impression que cela saigne. En tout cas le frottement se change en réelle gêne. J’envoi un message a ma chérie pour qu’elle achète des pansements. Habituellement je prend toujours une trousse de secours complète, mais j’ai voulu faire le plus léger possible en ne prenant que la couverture de survie, et j’ai oublié de mettre le reste dans le sac d’assistance.

Arrivé à Velizy, je reconnais directement les chemins que je prenais en VTT pour aller travailler. Purée, c’était il y a 20 ans ! Le temps passe trop vite…

On a un petit passage dans des chemins défoncés par des travaux forestiers. J’aime ce type de terrain. Un gars devant moi met le pied dans la boue et quand il repose son pied, il manque la chaussure…

La gêne disparaît peu à peu pour ne plus rien sentir.

Meudon - km 46 - 17h20

J’arrive au ravitaillement de Meudon en 5h05 et suis maintenant 440ème. J’ai gagné 650 places !!! Ma suiveuse de chérie m’y attend avec les pansements, mais je préfère ne pas ouvrir vu que je n’ai plus de douleur. Au pire le ravitaillement suivant n’est pas loin.

Je fais le plein en eau même si j’aurais pu aller au suivant sans problème. C’est le problème de la poche à eau dont on ne connaît pas le niveau d’eau.


Le ravitaillement suivant est dans 10km, à Chaville.

Peu après, on voit pour la première fois la Tour Eiffel au loin, mais il nous reste encore 35km a faire.

(sisi, elle est là, tout au fond)

Il me semble que c’est là qu’il y a de longues lignes droites toute plates et larges qui sont très longues (je sais, je me répète). Alors d’un côté, ce sont des kilomètres facilement gagnés pour arriver aux 80km, mais de l’autre, c’est lassant, et il faut une certaine force mentale pour ne pas écouter la petite voix qui te dit que dire que partir sur un petit cyrano (alternance course/marche). Je continue à doubler, mais de plus en plus rarement, et il faut commencer a faire attention au marquage, et non simplement suivre les coureurs devant.


Chaville - km 56 - 18h27

Je vais faire ces 10km en 1h07 en comptant le temps d'arrêt à Meudon. Murielle est toujours là pour m'accueillir à l’entrée du ravitaillement. Cela fait déjà 6h13 de course, et suis pointé à la 347ème place: 93 places de gagnés. Il est 18h30.

12km à suivre pour arriver à Saint Cloud. Le soleil commence à baisser.


Il y a un peu plus de dénivelé sur cette portion et quelques faux plat montant que je monte en courant. Je suis toujours bien et garde le même rythme que j’ai depuis le début de la course. C’est plus difficile, mais presque plus mentalement que physiquement, et j’ai un peu l’impression que le mode machine est enclenché: les jambes tournent et la tête en profite pour observer les paysages.

Je suis de plus en plus seul et je dois faire quelques kilomètres sans voir quelqu’un devant moi. Heureusement le balisage est parfait.

Et à un moment donné, il faut bien allumer la frontale. Je le fais dans les premiers pour ne pas prendre de risque inutile.

Saint Cloud - km 68 - 19h50

J’arrive à Saint Cloud à 19h50. Pointé à la 284ème place. 63 de gagnées.

Ma chérie m’y attend. Comme prévu, je change de chaussure pour mettre des chaussures de route avec un peu plus d’amorti que les inov-8. J’en profite aussi pour boire une soupe que me propose une bénévole. Pas forcément besoin, mais c’était proposé gentillement ;)


Je repars en compagnie de ma suiveuse de choc qui doit redescendre pour reprendre la voiture et aller sous la Tour Eiffel. Deux gars me passe en parlant de terminer ensemble, je me greffe à eux. En bas de la descente, sur les quais, je les abandonne pour prendre un bon rythme de 5’30/km. J’ai envie d’arriver avant que la tour clignote pour les 21h. Cela commence a faire long. Le passage sur l’île Saint Germain, je l’avais repéré, mais le second sur l’allée des Cygnes avec le 180° pour monter sur le pont fait un peu râler. On voit tout de même la Tour Eiffel grandir de plus en plus et ca boost un peu:


Enfin on arrive en bas du Champs de Mars. Des spectateurs nous poussent à courir pour monter les escaliers, alors je cours ! L’arrivée sur la Tour Eiffel est vraiment énorme avec les balises qui trace le chemin à travers les spectateurs. Je retrouve Murielle qui est arrivée juste à temps, passe un premier portique et pense que c’est la fin du chrono alors je coupe mon effort pour discuter un peu. Je continue tout de même mais 2 coureurs me passent avant d’arriver vraiment au chronomètre… tant pis…

Parvis Tour Eiffel - km 79 - 20h57


La montée au premier étage se fait tranquillement en profitant. Elle se met à clignoter pendant que je grimpe. Objectif réussi. La montée est assez courte (comme toute les montées du jour…) et on arrive assez rapidement sur la plateforme. C’est ma première fois !

Je récupère la médaille, mon tshirt et bois une bière. Je fais le tour de la plateforme pour profiter un peu, mais quand je veux redescendre, il y a une queue assez importante. Heureusement au bout de 2 minutes, un “vigile” nous demande de le suivre pour nous emmener au pilier Ouest qui n’a personne. En 5 minutes, nous sommes dans l'ascenseur et retrouve Murielle.


J’aurais donc mis officiellement 8h42 pour arriver au pied de la tour pour une incroyable 261ème place (encore 23 de gagnées). J’ai eu un rythme constant du début à la fin avec une moyenne de 9,17km/h, sans défaillance physique ou mentale. Mon objectif est plus qu’atteint. Cela me donne un peu plus confiance pour l'Echappée Belle 85km cet été, même si ce n’est pas du tout le même genre d’épreuve.


Le parcours est très roulant, parfois un peu longuet mais quand même varié et pas inintéressant.

C’était mon premier EcoTrail, ma première montée à la Tour Eiffel, mais probablement pas les dernières fois !

Peut être que l’année prochaine je viendrais avec un vrai objectif (et un vrai entrainement)... qui vivra verra...



4 commentaires

Commentaire de ilgigrad posté le 18-03-2019 à 13:45:54

Bravo !
C’est bien moi que tu as croisé pendant quelques kilomètres avant Buc avec Raya...
Jolie régularité et un chrono qui va avec.
Je ne doute pas que tu puisses, si tu te prépares davantage, réaliser une sacrée performance.
Repose toi bien d’ici là...

Commentaire de bubulle posté le 18-03-2019 à 16:21:38

Bin dis donc, si tu fais 8h42 et que tu reviens l'an prochain "avec un vrai objectif", ça va cogner...:-). Mais bon, dans le 27, on sait y faire, s'entraîner sur ce type de terrain (manquent les falaises de Seine, quoi).

J'aime bien la photo du crépuscule aux étangs de Chaville.....moi, au même moment, j'étais à la photo précédente...:-)

Bon, si tu veux un objectif pour l'an prochain, tu peux essayer celui de ne pas utiliser la frontale, non ?

Commentaire de BouBou27 posté le 18-03-2019 à 16:49:12

Merci ilgigrad et Bubulle,
c'est vrai que mon coin de Normandie ressemble un peu à ce terrain pour les dénivelés avec des petites côtelettes de max 100mD+.
J'ai pensé à toi Christian après Buc en pensant au pacman que tu allais faire, et au "pic pic pic... le Grand Méchant Bubulle va vous croquer... pic pic pic". L'esprit divague parfois...

Si je pouvais refaire le même entrainement que pour le MdP 2016, ca serait top, mais peut être quand même pas de là à le faire sans frontale (sauf à considérer que sur les quais, il n'y en a pas besoin). 1h de moins, ca doit être possible en partant devant et en gérant comme un chef (et avec la même météo). Ca ferait un top 100...

Commentaire de catcityrunner posté le 18-03-2019 à 21:58:51

Bravo, une gestion de course parfaite !
Moins de 8h, un bon objectif pour l'an prochain :-)

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