Récit de la course : Trail de Senlis - 29 km 2019, par Shoto

L'auteur : Shoto

La course : Trail de Senlis - 29 km

Date : 1/12/2019

Lieu : Senlis (Oise)

Affichage : 109 vues

Distance : 29km

Matos : Salomon speed cross 4 aux pieds

Objectif : Se dépenser

2 commentaires

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TRAIL DE SENLIS 29 km ma 3ème édition

TRAIL DE SENLIS 2019 – version 29 Km

 

Retour sur le 29 km du trail de Senlis en cette fin d’année 2019 pour ma 3ème fois après 2016 et 2017.

Il s’agissait de mon dernier trail de fin de saison qui faisait suite à mes derniers beaux trails de septembre et octobre : 72 Km dans les Vosges (Infernal trail) et 60 Km dans les Alpes (trail du Petit St Bernard). Plein les yeux et pleins les pattes !

D’habitude, je relâche clairement l’entrainement après les gros trails de fin de d’année. Mais cette année, j’ai conservé une certaine dynamique d’entrainement tout en diminuant quand même les volumes de sorties.

J’arrive donc au départ du trail de Senlis en bonne forme, sans blessure aucune à part une petite douleur légère à l’adducteur droit sur les sorties longues … et surtout avec 3 bons kilos de moins que sur mes 2 éditions précédentes de ce trail !

Départ 9h30 … il pleut ! et il fait 2°C … pas terrible. Il faut bien se couvrir pour éviter le refroidissement et le claquage musculaire dû au froid. Je pars avec un litre d’eau dans le camelbag et une veste de secours dans le sac … au cas où je serais trempé et frigorifié.

Top départ sous l’arche devant le lycée Hughes Capet à l’entrée de SENLIS. Aurélien Collet est comme d’habitude sur les devants de la scène de départ et finira … comme d’habitude sur les devants aussi … 1er en 1h55.

Une bonne amie à moi m’annonce par texto quelques minutes avant la course qu’elle est enceinte. Je l’appelle pour la féliciter et rate une partie de mon échauffement pourtant nécessaire vu les conditions de froid ! Je décide donc finalement de partir relax tranquille en fin de peloton pour éviter le claquage à froid ... ce qui semble-t-il me sera finalement bien bénéfique.

Nous sommes environ 450 partants et je déroule tranquillement ma foulée de vétéran, bloqué à l’arrière des coureurs lents sur des monotraces qui ne permettent pas de courir à 15 de front !

Pas grave, je m’économise pour la suite et je ne pense pas faire des miracles aujourd’hui car je me suis couché un peu tard la vieille au soir après un repas de famille chez la Mama … ce qui veut dire grosse bouffe + vin !

Pendant 3 km, je fais le yoyo en dépassant des lents et en rattrapant des moins lents sans forcer sur mon rythme … mais je sens que je suis bien en jambes quand même.

Après 3 km, les espaces se créent et je peux lâcher un peu les chevaux sans me mettre dans le rouge. Autour de moi, çà souffle et çà sue. J’ai de bonnes sensations et j’engage un jeu de pacman amusant tout en essayant de ne pas me griller. Pas de surchauffe. Mon cardio GPS est en panne et je travaille à la sensation. Et à la gestion du souffle.

Les montées sont grimpées en courant foulée courte et je double pas mal de monde.

A ce petit jeu-là, tout en me sentant bien, j’arrive au panneau 10 Km (nouveauté ce panneau par rapport à mes éditions 2016 et 2017) en 56 mn. Je suis à plus de 10 km/h et c’est une bonne surprise compte tenu du monde et des conditions climatiques impliquant un terrain boueux. Je suis surpris d’être déjà au 10ème Km … je n’ai pas regardé ma montre.

Je pensais courir en mode « negativ split » mais ma bonne forme et mon entrainement en ont décidé autrement.

Un photographe nous annonce un classement dans les 190 premiers … mais je ne connais pas à ce moment-là le nombre d’inscrits et de coureurs.

Je décide de continuer à mon rythme tant que je me sens bien. Ma sensation de foulée est agréable … je déroule efficacement une foulée de longueur moyenne assez dynamique en attaquant médio-pied sur un sol meuble. J’évite d’allonger trop ma foulée pour ne pas solliciter mon adducteur droit tout en conservant un rythme tonique.

J’adore ce trail pour ses sentiers superbes en forêt, alternant, sable, écorces de pins … fougères. Presque 100% en forêt. Le pied ! J’aime les forêts ! même l’hiver quand les feuilles sont tombées.

Mais le parcours est vraiment très humide et il continue de pleuvoir … une pluie fine qui transperce nos vêtements mouillés par la sueur.

Le trail comprend de longues lignes droites qui d’habitude m’horripilent et me lassent … mais aujourd’hui ma bonne dynamique de course me fait aimer ces longues lignes droites qui me permettent de repérer mes cibles de traileurs que je vais rattraper.

Il fait assez froid et l’eau du camelbag froide ne donne pas envie de boire !  Je ne boirai finalement qu’un quart de mon camelbag + zéro aliment solide mangé car je n’ai pas faim. Mon corps s’est habitué au fil de mes trails à une certaine frugalité … ça tombe bien car il n’y a pas de ravito sur le trail de Senlis !

Je continue à doubler … surtout dans les montées. Sur le plat, habituellement je ne suis pas un rapide et je me fais doubler. Aujourd’hui je dépose pas mal de monde … je me dis que je ne suis pas encore arrivé dans mon « caisson de coureurs » …. Ceux de de mon niveau, sans savoir réellement où je me situe dans la course ! … je navigue à la sensation … qui est bonne pour le moment.

Je cours dans une « côtelette » au 15ème km … qui me casse un peu les pattes. Arrivé en haut, au moment de relancer, je sens que çà pique un peu ! Il va falloir te calmer un peu le « Shoto » si tu ne veux pas te prendre le mur du gros coup de moins bien!

15ème Km panneau = passage en 1h23.

Je rattrape un troupeau de traileurs dont la queue de peloton est un type en maillot orange et je me cale derrière eux pour m’obliger à ralentir. Cela tombe bien car nous enchaînons de beaux monotraces assez serrés qui nous empêchent de doubler facilement.  Allez !   5 km de trottinette ralentie m’économise un peu … même si nous devons quand même tourner entre 9 et 10 Km/h quand même. Ce rythme ralenti me va bien au début.

 

Peu avant le 20ème km, un bénévole nous annonce à la 125ème place environ … Diantre ! j’ai doublé pas mal de monde depuis la 190ème place annoncée plus tôt par un photographe ! Je décide finalement de relancer car le faut rythme derrière mon coureur orange me fatigue un peu. Bien m’en prend car la sensation de vitesse me procure un réel plaisir de course et je commençais à m’ennuyer un peu derrière les compères.

Accélérations, relances après les montées presque toutes courues. Je sens que les jambes piquent un peu mais mon cardio est dans une forme royale. Je me sens bien. Pas de fatigue outre mesure et toujours cette foulée efficace rythmée qui me permet de doubler. J’ai beaucoup progressé en descentes, jouant sur mes appuis avec les cailloux et les racines, bien penché en avant, amortissant avec mes quadri de traileur montagne et choisissant de bonnes trajectoires stables plutôt efficaces.

Et BIM !  une traileuse devant moi se vautre en hurlant. Heureusement, elle s’est rattrapée in extremis et le sable a amorti sa chute. Boostée par l’adrénaline, elle accélère comme une folle … elle finira 7ème féminine 4 mn avant moi. A un bénévole qui lui annonce son classement féminin, elle lui rétorque qu’elle s’en fout !

E re-BIM, je me prends une branche dans l’œil. Pas grave, cela passera …

Panneau du 20ème km … je passe en 1h50 … les 1ers doivent être proches de l’arrivée 9 km plus avant ! … bravo les formules 1 !

Il tombe maintenant une sorte de neige fondue et de grésil léger. Je suis trempé mais l’allure de la course conserve la chaleur du corps. Heureusement qu’il n’y a pas de ravito ! … pas d’arrêt = pas de refroidissement ! … et pas de baisse de moyenne kilométrique ! J’ai envie d’uriner mais ne m’arrête pas pour ne pas perdre de place et ne pas entamer ma dynamique de course positive.

Je me sens bien et je sais que cette année, je me prendrai le « mur » … le gros coup de mou … probablement plus loin que lors de ma première édition. Je continue donc ma « galopée fantastique » avec pour objectif de battre mon meilleur temps qui était de 2h49mn sur le trail de Senlis. Je pense pouvoir taper 2h46 étant donné les bonnes sensations et mon poids de grande forme.

Les papattes commencent à tirer mais je me sens pas mal quand même. Maintenant je double beaucoup moins de monde et certains traileurs me doublent.

Je m’oblige à boire régulièrement par petites quantités pour éviter que l’eau très froide perturbe mon estomac et mon système digestif.

J’utilise ma bonne vieille méthode, repérant un coureur relativement rapide qui a un rythme qui me convient. Je m’accroche à lui et navigue à vue tout en laissant un certain espace pour voir les aspérités du terrain et éviter une chute.

Bravo aux bénévoles aux intersections qui se prennent la pluie et la neige fondue et qui continuent de nous encourager.

Arrive déjà le 24ème Km. Un panneau nous indique « reste plus que 5 km ! ». Cela commence à sentir l’écurie … et ça tombe bien, les jambes répondent un peu moins bien désormais !

J’ai une pensée particulière au sujet de la perception du temps de course en trail. Maintenant que je suis passé sur des trails plus longs avec des 10 à 25 heures de course, les trails courts me semblent moins longs … dans la distance et dans le temps de course. Comme quoi, le temps est relatif ! Merci Monsieur Einstein !

Les 4 derniers km sont durs d’autant que certains sentant arriver la fin accélèrent et me doublent allégrement sans vergogne alors que je les avais doublés auparavant … dur dur pour le moral. Un panneau indicateur tous les km nous permet de sentir l’approche … mais cela parait plus long.

Je reconnais l’arrivée sur le rond-point avant le lycée Hughes Capet… je me fais coiffé sur la ligne d'arrivée par une jeunette de 27 ans qui a fini l'ECOTRAIL 80km 2019 en 8h46 ! ... une dernière accélération jusqu’à l’arche et je suis agréablement surpris de découvrir mon temps de course apparaitre sur l’écran digital : 2h43mn55 sec … sous la barre des 2h46 mon objectif de cette année. Je viens en fait de battre mon record personnel sur la course (anciennement 2h49). Content le traileur ! Je finis 121ème sur 409 arrivants. Soit sous la barre des 30% ce qui est une performance pour moi compte tenu de mon niveau de trail habituel.

Cette année pas de tee shirt technique de finisher mais une belle médaille d’arrivée … Cela est à propos car j’ai trop de tee shirt techniques dans ma garde-robe de traileur ! Je préfère les médailles !

Encore une belle édition du TRAIL DE SENLIS que je recommande pour son organisation efficace et ses beaux chemins forestiers.

A faire !

2 commentaires

Commentaire de CAPCAP posté le 04-12-2019 à 07:26:33

Bravo pour ta course!
Et pour ton CR, moi je ne saurais me rappeler du quart de tout ça... (je vais quand même essayer d'en faire un petit)

Commentaire de Shoto posté le 04-12-2019 à 10:11:40

Merci CAPCAP. Je lirai avec plaisir ton CR :-)

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