Récit de la course : Olne-Spa-Olne 2006, par oufti
Kikoureur : oufti
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Course : Olne-Spa-Olne
Date : 26/11/2006
Lieu : Olne (Belgique)
Autres récits :
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Ce récit a été lu par
438 visiteur(s) ! Distance : 65 kms Objectifs : Pas d'objectif |
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Ce dimanche 26 novembre 2006 se déroulait la course Olne-Spa-Olne en Belgique. Cette année, l’organisation avait décidé de nous concocter un nouveau parcours de 65km avec 1750m de dénivellation positive.
Cette course ne porte pas la dénomination trail parce qu’elle existait avant le phénomène de mode trail mais c’est un vrai trail nature avec peu de bitume.
Ma préparation :
J’avais décidé pour préparer cette course de courir moins. C’est un paradoxe puisque je n’ai jamais réalisé une distance aussi longue. Donc, 3 séances de CAP par semaine, pas plus, avec 2 séances courtes de 45min-1h et une séance longue de 2h minimum jusque 4h maximum orientée trail. Je complète par une sortie de 2h VTT pour renforcer la musculature. Le but est de travailler le spécifique (trail long) et favoriser une récupération après la sortie longue du we.
Le matos de course :
NB1100, collant, tee-shirt manches longues (décat forclaz), casquette, camelbak (caloreen+bicarbonate), gourde fixée sur la bretelle du sac, gels et ce que je trouve sur les ravitos en complément. Et pour finir, comprimé homéofortil pour les crampes toutes les 2h.
Le parcours :
65km, +1750m, peu de bitume, beaucoup de larges sentiers en sous-bois et quelques sentiers plus techniques. Pas de montées longues mais beaucoup de changements de rythme. Traversée de quelques villages. Assez boueux puisqu’il avait plu toute la semaine.
Ma stratégie :
Partir lentement. Trouver mon rythme et toujours en garder sous la pédale jusqu’au troisième ravito (km 48). Ensuite, aviser pour les derniers 17 km.
Point de vue alimentaire : boire toutes les 15min, soit eau claire de la gourde, soit eau « enrichie » du camel, 1gel/heure et manger qqch à chaque ravito si ça passe. Classique de chez classique, quoi !
La course :
Plus de 300 coureurs au départ de la course cette année. C’est un record pour l’organisation. Des coureurs venant de France, du Luxembourg, des Pays-Bas et d’Allemagne pour pimenter le tout. Je retrouve, comme convenu, un groupe de coureurs avec lesquels je m’entraine de temps en temps à Luxembourg. Quelques photos avant de partir, ambiance très sympa sur la ligne. Je ne suis pas du tout stressé.
Départ à 8h au lever du jour. Je pars dans le dernier tiers du peloton, puisque je veux partir lentement. Je suis avec Ed, Dejan et Eric à l’arrière. Lino, Michel et Daniel sont partis plus à l’avant de la course.
On discute un peu et les premiers kms défilent vite. Sans vraiment m’en rendre compte, j’accélère un peu dans un passage un peu technique et je me détache tout doucement de mes compagnons pour me retrouver seul.
Il n’y a pas foule pour nous regarder passer. On peut comprendre… mais les quelques rares supporters donnent de la voix et cela fait du bien.
J’arrive au premier ravito (km 16) après 2h de course. Je suis étonné, je pensais être plus rapide ou alors le kilométrage annoncé n’est pas correct… Je mange une demi barre. Je fais le plein de la gourde et je repars aussitôt. Je gagne pas mal de temps par rapport à mon ancienne stratégie qui était de partir avec le camel sans la gourde. J’étais alors obligé de remplir le camel pendant le parcours et je perdais ainsi pas mal de temps. Sortir la poche, dévisser, remplir, revisser et replacer la poche dans le sac, c’est quand-même la galère !
La deuxième partie est plus roulante. Je continue à mon rythme en dedans. De temps en temps, quelques fusées me passent. Je me dis qu’ils sont partis vraiment trop lentement ou alors qu’ils sont en train de se griller. C’est souvent la deuxième option qui s’avère être la bonne.
Petite mais ô combien importante parenthèse :
Je n’ai pas vu le moindre coureur jeter ses déchets sur le parcours et je n’ai rien vu à terre. Est-ce un miracle ou alors les coureurs deviennent-ils un peu plus écolos et respectueux envers la nature et les bénévoles
J’arrive au km 32 après 3h30 de course, soit 1h30 pour les 16km. Je me pose toujours des questions à propos du kilométrage. 2h pour les 16 premiers et 1h30 pour les 16 suivants, c’est bizarre, surtout que je n’ai pas accéléré. Même ravito ultra rapide.
Même technique à chaque ravito : ravito express et je m’alimente ensuite en marchant pour ne pas m’arrêter. Ca permet de ne pas perdre trop de temps et de rester dans un certain rythme. Eh oui on oublie jamais vraiment le chrono
La troisième partie est identique à la précédente, assez roulante donc. J’ai envie d’accélérer mais je me freine, je suis certain que la course va se jouer pour moi après le km 48. Je n’oublie pas non plus mon dernier trail (Trail des Hautes Fagnes) pendant lequel les crampes ne m’avaient pas épargnées. Malgré cela, je dépasse de manière régulière des coureurs qui sont partis trop vite.
C’est à ce moment que je suis agréablement surpris de voir Eric revenir sur mes talons. Il discute un peu avec moi, je m’aperçois très vite qu’il est plus frais et plus rapide que moi. Je dois le laisser partir. Petit coup au moral… Pas capable de suivre mais en fait je me rends compte que je continue à dépasser des coureurs et que je ne faiblis pas, personne n’est revenu sur moi, excepté lui. Je me dis alors qu’il est vraiment très fort ou alors qu’il est en train de se mettre un peu dans le rouge. Je me reconcentre et continue.
J’arrive au troisième ravito (km 48) en plus de 5h, je ne me souviens plus du temps exact et j’ai effacé les données de mon polar à l’arrivée. No comment. Surprise et déception, je vois Michel qui a abandonné suite à une douleur à la cuisse. Il me dit qu’Eric n’est pas très loin devant, Daniel lui a une demi-heure d’avance… Ravito express. Dommage ya pas de salé. Je mangerai bien un tuc moi
Je m’étais fixé de courir en dedans jusqu’ici et aviser alors pour le reste. Mais bon la fatigue est là… Je sais aussi que la dernière partie, les 17km restants, sont les plus durs (dénivellation importante). En effet, on commence, après le ravito, par une grosse montée en lacets dans les bois. Je marche vite et je dépasse pas mal de coureurs. Je me fixe comme objectif de revenir sur Eric pour me motiver à avancer. Ca y est, la machine est lancée, chaque coureur devant moi devient une cible potentielle à engloutir (je rigole). Je fais néanmoins attention à ne pas me mettre dans le rouge. Je marche toujours dans les montées trop raides mais je relance très vite derrière.
Je me souviens alors d’un article paru dans Ultrafondus qui vantait la marche dans les passages trop raides et de pouvoir relancer derrière. C’est vrai que c’est vachement bénéfique comme technique.
C’est alors que j’aperçois Eric avec une course beaucoup moins légère que tout à l’heure, mais il avance encore pas mal le bougre ! On court ensemble, je lui propose de finir ensemble mais il me dit que je suis trop rapide pour lui. Comme il reste encore une petite dizaine de kms, je décide alors de partir seul.
J’arrive au quatrième ravito (km 60), Eric n’est pas loin. Je m’arrête 30sec pour remplir la gourde. Je ne veux pas m’arrêter à 5km de l’arrivée. Je décide de continuer seul. 6h30 de course au chrono. Je peux passer sous les 7h. Go


Mais même si on est en Belgique, pour ceux qui connaissent, cette région n’a rien à voir avec le plat pays de Brel ! Arrive une terrible montée juste après le ravito. Elle me fait mal et pour la première fois, je commence à sentir un coup de moins bien. Je suis complètement seul. Personne devant. Personne derrière. Je me demande si je suis sur le bon chemin. J’ai envie de vomir le dernier biscuit. Bref, c’est pas terrible
Ouf après la montée, cela va déjà mieux. C’était juste un mauvais timing de manger le biscuite chocolaté juste avant la montée.
Il me reste alors une descente et une dernière montée. Trop juste pour terminer en-dessous de 7h. J’aperçois alors à ma grande surprise Daniel, qui ne peut plus avancer à son rythme, à cause de problème de crampe. Je connais et j’ai déjà assez donné ! Il ne reste plus que 2km, et puisque je ne pourrai pas descendre en dessous des 7h, je décide de rester avec lui jusqu’à l’arrivée. Comme j’ai baissé le rythme, un ou deux coureurs me dépassent, le dernier m’ayant dépassé étant Eric il y a belle lurette. Je tire au maximum Daniel dans la dernière montée et lui relance pas mal sur la partie plus roulante juste avant l’arrivée. Daniel attaque même un sprint sur la ligne, c’est pas trop mon truc, mais bon je le suis pour terminer dans le même temps. Faudrait pas pousser bobone dans les orties quand-même !!! Euh, c’est une expression belge, je crois.
Je passe donc la ligne en 7h et 6min terminant ainsi dans le premier tiers de course. Trop content de finir une telle course sans crampe ni blessure et surtout pas trop cassé ni physiquement ni mentalement . Je pense directement au Trail de la Vallée des Lacs à Gérardmer. Même parcours difficile et même temps plus 1 minute. Même sentiment à l’arrivée : je peux encore continuer, même pas mal… Je peux envisager une belle année 2007


J’apprends que le premier termine en 5h10… Je me demande si il a fait le même parcours que moi… J’apprendrai qu’il s’est fait ravitailler le long du parcours par un vttétiste. Pour que cette course soit véritablement un trail, il faudrait interdire ce genre de pratique
Les + :
- bonne organisation
- bonne gestion de course
- pas de crampes
Les - :
- euh j’en trouve pas vraiment
- je préfère des parcours plus techniques et moins roulants, mais bon, ya pas de montagnes ici.
Cette belle course termine cette année 2006 riche en événements sportifs :
- je franchis la barre des 50km à Gérardmer

- celle des 60km ici à Olne


- 6 trails au total pour 250km de course


Je vais prendre maintenant 2 à 3 semaines de repos pour récupérer et recommencer l’année 2007 avec une motivation plus grande encore.
Au programme pour 2007 : que du trail, c’est une certitude. Plus question de faire de la route. J’aimerais faire une course dans les Alpes comme le TGV par exemple, ou pourquoi pas le CCC. Les Templiers fin d’année ? Je vais aussi dans la mesure du possible découvrir de nouvelles courses, je préfère changer d’une année sur l’autre, pour le côté découverte mais aussi pour ne pas regarder le chrono… Une course par étapes, ça me tente aussi. Bref, ça va pas être facile de faire le calendrier
J’espère aussi rencontrer, lors de mes prochaines courses, de nombreux kikoureurs!!!
Merci de m’avoir lu
Oufti
Commentaires
Ceci dit le premier ravito était à 17.5 et le deuxième à 32, le troisième à 47.5, le dernier à 59,7.
Johnny le Walker (qui termine super content en 9h43) même pas dernier
Et cette fois ci, tu finis sans crampes c'est superbe!
Si je pouvais finir une course longue sans les crampes, je gagnerai pas mal de minutes à l'arrivée.lol.
Recupere bien et tu as raison d'etre fier de toi, tu es un champion en trail!
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