Récit de la course : SaintéLyon 2003, par electron
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Course : SaintéLyon
Date : 7/12/2003
Lieu : St étienne (Loire)
Autres récits :
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Ce récit a été lu par
2453 visiteur(s) ! Distance : 65 kms Matos : - Chaussures de trail Salomon (les seules dans lesquelles je suis vraiment bien)
- Deux paires de chaussette (vieux truc anti-ampoules)
- Deux collants longs… j’ai horreur du froid… La technique du collant double épaisseur ayant été éprouvé durant des raids précédents, je n’y renonce pas
– Carline Millet manches longues
– Maillot UFO dessus
- Béret UFO
– Gants fins
- Porte bidon avec 2 barres de céréales (je voyage léger)
– Lampe miniature Black Diamond
- Finalement au départ avec le crachin qui tombe, j\'enfilerai ma gore tex pac lite que je conserverait pendant toute la course
Objectifs : Terminer |
PRIVATE Drôle de sensation qui me reste après cette 50ème édition de la Saintélyon.
Je ne sais pas dire si j’ai aimé ou pas, c’est variable, je suis assez partagé ! En fait si je me livre à un petit jeu, cela
ferait :
J’ai aimé...
… Retrouver Zanimos, UFO et Neat Teamiens
… Rencontrer de nouveaux Zanimos et UFO
… La gentillesse des bénévoles aux ravitos
… La boue. Finalement, y’en avait pas tant que ça !
… La fréquence de l’alternance bitume/chemin sur la première moitié de la course
… La rosette de Lyon au ravito de Saint Genoux
… L’accueil de la famille Bottle à Saint-Etienne
… Mon chrono à Ste Catherine
… Mon chrono à l’arrivée (objectif atteint)
… Faire enfin monter mon compteur à la CTU
je n’ai pas aimé ...
… La morne décrépitude de la triste ligne d’arrivée (dans un vulgaire couloir de la patinoire)… lamentable pour une telle
course !
… Le dernier tiers de la course tout sur du bitume (et particulièrement les 15km de descente)
… Le balisage. Pas à la hauteur d’une épreuve nocturne.
… Les vestiaires avec seulement 3 douches
… Le brouillard qui avec la frontale rendait parfois la progression pénible
… Le tronçon Ste Catherine - St Genoux mais surtout parce que j’ai eu un coup de barre.
… Mon chrono à l’arrivée (Il aurait pu être bien en dessous de ce qu’il fût)
J’en profiterai pour revenir sur ces points en fin de CR
En fait je m’attendais à une épreuve plus difficile que ce que j’ai vécu. Je ne veux pas dire que je n’ai pas souffert, mais
quand même, je m’attendais un peu à autre chose
Samedi 6 décembre 16h00
Avec Bottle (UFO) on prend le TGV direction Lyon. Un transfert en TER doit nous mener à St Etienne où son frère, qui
va participer également à la SaintéLyon, nous accueille.
Cette invitation nous empêche de participer à l’AAB organisé par les Zanimos à Lyon samedi soir, mais bon, ils avaient
prévu un menu pour coureurs (un peu comme les menus qu’on trouve dans les hôpitaux) très sages, et comme
l’invitation de la famille Bottle était bien antérieure à la décision de faire un AAB et je ne me voyais pas décliner
l’invitation
Arrêt à Perrache avec 45mn d’attente entre les deux trains puisque la ligne TGV a été en partie emportée par les
intempéries de ces derniers jours. Là on tombe sur Nicocz qui pensant pouvoir tenir un stand UFO à St Etienne avait
prévu de venir sur place dès 14h ! Le stand n’ayant pas pu être mis en place pour cause de sponsoring VO2, Nicoz
passe son après midi dans un Lyon gris, froid et pluvieux en attendant le repas des zanimos auquel il doit participer.
J’en profite pour passer un coup de fil à Phil qui est, en compagnie de 5 autres UFO en train de faire le trajet Lyon -
Saint Etienne par le même chemin que celui de la course, et qui comptent bien faire le retour avec les autres
concurrents. Ils sont vers Sainte Catherine soit pour eux un peu plus que la mi-parcours. Tout va bien, mais il
n’empêche qu’ils sont un peu fêlés ces UFO ;-))
Nous prenons notre TER qui se révèle être un vieil autorail rouge et jaune que la SNCF a du ressortir pour faire honneur
aux 50ans de la SaintéLyon ;-))) Comme quoi ceux qui s’occupent de la communication à la SNCF ont parfois de
drôles d’idées (hein ! mon toutou).
A Saint Etienne le frère de Bottle nous récupère à la gare et nous emmène chez lui pour nous sustenter et nous
rafraîchir de boissons locales (beaujolais nouveau et côtes-du-rhône primeur). Il a en plus eu l’excellente idée de
passer au gymnase avant de venir nous chercher pour récupérer les dossards ! cool !!!
Dîner en famille, puis mise en tenue avant de prendre la route pour le gymnase où doivent se regrouper prêt de 4000
coureurs participant soit à l’épreuve individuelle, soit à l’épreuve en relais. Une fois sur place on retrouve le premier lot
de Zanimos dont le Toutou, le Boeuf, le Lapouneur, la Tortue, le Bourrin, Biopuce. Pendant les heures qui vont suivre,
une bonne partie du temps va être prise par les rencontres au fil de l’arrivée ou de la rencontre des personnages.
On retrouve un peu plus tard les UFO fous qui sont venus à pieds depuis Lyon. Phil à l’air un peu KO mais en forme
alors que Yoyo me semble beaucoup marqué.
On discute un moment, puis le flot des nouveaux arrivants nous entraîne vers d’autres groupes de coureurs.
Tout le monde se prépare, et on retrouve les questions maintes fois posées. Quelles chaussures ?, polaire ou
blouson ?
Pour moi ce sera (de bas en haut) :
- Chaussures de trail Salomon (les seules dans lesquelles je suis vraiment bien)
- Deux paires de chaussette (vieux truc anti-ampoules)
- Deux collants longs. j’ai horreur du froid. La technique du collant double épaisseur ayant été éprouvé durant des
raids précédents, je n’y renonce pas
- Carline Millet manches longues
- Maillot UFO dessus
- Béret UFO
- Gants fins
- Porte bidon avec 2 barres de céréales (je voyage léger)
- Lampe miniature Black Diamond
Là se situe le choix à faire. Polaire ou Gore-tex ? C’est la météo qui va choisir pour moi. La région est noyée dans un
brouillard très humide, limite pluie fine De plus, même si la température tourne autour de quelques légers degrés au-
dessus de 0, il n’est pas prévu de températures très basses. Dans ces conditions, j’opte pour la Paclite Lafuma
Comme on est pas en autonomie, je compte (beaucoup) sur la qualité des ravitaillement pour gérer ma course. Je n’ai
que de l’eau dans le bidon et les deux barres de céréales sont surtout là pour le moral " au cas où " Il est vrai qu’à
une époque, le " au cas où " pouvait prendre l’allure d’un départ en vacances
Côté objectifs, ils sont simples :
1°) Passer la ligne d’arrivée. Je sais c’est peut être basic comme objectif, mais pour moi c’est déjà un point de
satisfaction.
2°) Terminer en moins de 10h, objectif que je juge raisonnable aux vues de mon entraînement de ces derniers temps (1
à 2 fois 30’ de footing la semaine et 1 sortie plus longue souvent en CO le WE)
J’avais préparé un tableau de marche il y a quelques semaines, mais comme je vais gérer mes sensations, je ne l’ai
même pas emporté. L’idée est surtout de regarder ensuite si j’ai pu faire ce à quoi j’avais pensé, et non pas m’obliger à
courir tel que cela est écrit C’est le terrain qui doit décider, pas le chrono.
Vingt minutes avant le départ on va vers la ligne de départ. Sous l’effet du crachin breton je décide d’enfiler tout de
suite la Paclite Je l’enlèverai si j’ai trop chaud. Le départ se trouve plus loin qu’on ne le pense. On rentre dans le sas
de départ. Je suis avec Biopuce, Le Bourrin et la Langouste, et assez rapidement on retrouve le Gé, le Toutou, le
Raton-Laveur, le Lapouneur, la Tortue puis d’autres qui décideront ou non de partir avec nous.
Saint-Etienne - Sorbiers
Minuit + 6mn Le départ est donné.
Le peloton part dans les rues de Saint-Étienne. Il fait frais et c’est toujours aussi humide.
La première partie jusqu’au premier ravitaillement à Sorbier se fait uniquement sur route. On part ensemble doucement
en marchant un peu au départ car il y a du monde, puis en trottinant .
Comme souvent au début de ce type d’épreuve j’ai des petites douleurs un peu partout ! Alors j’y vais doucement le
temps que ça passe.
Le rythme du groupe ne me va pas.
En fait, je ne me suis pas mis dans l’état d’esprit d’une course d’équipe. Aujourd’hui, ma principale préoccupation est
d’arriver au bout, de passer cette ligne d’arrivée, et j’ai besoin pour cela d’être dans ma course.
C’est un raisonnement égoïste, j’en suis d’autant plus conscient depuis que j’ai appris l’abandon de Biopuce , mais à
ce moment là de la course, j’étais tourné vers l’effort que j’allais devoir produire et, il faut l’avouer, un peu inquiet en
raison de mon (manque d’) entraînement. Avec un peu moins de pression côté physique, je me suis retrouvé dans le
même état d’esprit qu’au Médoc 2002 ! ! !
Bref, du coup je prends un petit peu d’avance sur mes camarades ce qui me permet de rencontrer d’autres coureurs
Ufo ou autres qui le plus souvent se présentent à moi. En effet, je n’ai pas pris mes lunettes, et vu que tout le monde
est déguisé avec un bonnet et une frontale, comment voulez-vous que moi, je les reconnaisse. Par contre, je dois être
le seul à courir avec un béret (et comme il est marqué UFO, il se remarque), mais j’ai aussi des autocollants
Ultrafondus.com sur le Dossard. Alors pendant les deux premiers tiers de la course, je vais régulièrement remonter
ou être remonté par des coureurs avec lesquels je partagerai quelques instants ou quelques kilomètres en parlant de la
boue, du brouillard et de courses. Ce sera le cas avec Amibugs. Nous allons nous côtoyer pendant plusieurs
kilomètres, lui en progressant de façon régulière, et moi en alternant très tôt marche et course. Du coup on va passer
notre temps à nous doubler l’un l’autre.
Rien d’autre de particulier à signaler sur ce tronçon !
Sorbier - St Christo en Jarez
Théoriquement, c’est là que tout se corse. Tout le monde m’a dit qu’il fallait gérer le tronçon Sorbier - St Christo - Ste
Catherine et qu’ensuite la seconde partie du parcours ne serait qu’une partie de plaisir. Ca semble trop facile tout ça !
Le brouillard me pose des problèmes de visibilité. La frontale fait comme un " mur blanc " devant les yeux. Aussi, je
prends la lampe à la main et éclaire le sol ainsi. Je conserverai ce mode de fonctionnement jusqu’à l’arrivée.
On attaque enfin les premiers chemins, la boue et les premières vraies montées. Moi qui me suis refroidi en quelques
minutes au ravitaillement, j’ai vite fait repris un peu de température.
C’est là que je commence à me rendre compte de la fréquentation de cette épreuve. On est pas avec des coureurs de
Trail, mais bien avec des bitumeux. Ils passent leur temps à essayer d’éviter les flaques et la boue tout en réalisant
des figures artistiques que de nombreux équilibristes leur envieraient. Pour moi, pas de soucis je me la joue Bourrin
et passe tout droit. C’est impressionnant le nombre de personnes que je double de cette façon là. Non seulement je ne
perds pas de temps à) attendre que le passage au sec soit accessible, mais en plus je m’économise, car souvent le
passage " dans l’eau " est plus stable que les bas côtés. Il faut juste accepter d’avoir les pieds mouillés
Dès que ça monte raide, je diminue un peu la foulée, et dès que c’est plat ou bien que ça descend, je repart
doucement Tout se passe bien jusqu’à St Christo où j’arrive après 1h45 de course pour 16km.
St Christo en Jarez - Moreau
Je prends quelques minutes pour me ravitailler de fruits secs, de chocolat et de Tuc et pour boire un peu aussi. Je fais
le plein de mon bidon et repart dans la nuit
J’attends toujours les fameuses difficultés Le tronçon jusqu’à Moreau alterne montées et descentes avec beaucoup
de piste. Tout va bien je progresse à mon rythme et je me sens plutôt à l’aise. Je m’attendais aussi à voir des tonnes
de boue, mais non, juste un peu dans les chemins J’imagine ceux qui râlaient après cette boue en train de faire le
raid 28 ;-))
Arrêt rapide à Moreau où je prends un peu d’eau et des fruits secs.
Moreau - Sainte-Catherine
Sur le plan, Moreau-Ste Catherine, c’est tout en descente En fait, on redémarre par une jolie montée puis le terrain
est plus varié que ce qui est décrit. La descente se fait en partie dans un chemin en sous-bois qui, de jour, doit être
agréable.
Je suis toujours à mon train, tout aux sensations. Je n’ai même pas regardé le chrono au ravitaillement précédent
Du coup, après une dernière montée, j’arrive au point tant espéré en 3h42 pour 30km !
Je rentre dans la grande salle où se trouve le ravitaillement, je croise le Toutou, le Lapouneur et le Bourrin qui repartent
ainsi que quelques autres Ufo. A mi-course je prends le temps de bine me ravitailler et je fais le point. Quand je dis je
prends le temps, c’est en fait très relatif. Je n’ai du y rester que quelques minutes, le temps d’avaler un peu de solide,
mais je ne veux pas rester trop longtemps dans les ravitos, car plus c’est long, plus il est difficile de repartir.
Physiquement, tous les voyants sont au vert. Juste une petite tension en haut de la cuisse droite sur l’extérieur, mais
sinon, genoux, crampes, et autres soucis habituels sont pour le moment bien gérés et maîtrisés
Côté course, je suis un peu surpris. Théoriquement j’ai fait le plus dur, et mon temps de 3h42 me donne une arrivée en
8h05 Un court instant je me prends à rêver, mais l’expérience reprend le dessus, et pour le moral je préfère me dire
que j’ai juste la marge suffisante pour être sous mon objectif initial de 10 heures.
Sainte-Catherine - Saint Genoux
Etrange ce tronçon Montée, descente, montée Rien de terrible sur le plan, mais c’est de loin le passage dans
lequel j’ai le plus souffert. Le chrono de ce tronçon en témoignera, et pourtant, même si c’était dur, je n’ai pas le
souvenir d’avoir " craqué " je sais que j’ai été prudent dans la première montée, je comptais ensuite me rattraper
dans la descente, mais celle ci s’est avérée tellement casse pattes que j’ai repris un rythme proche de celui que
j’avais en montée, puis la dernière montée, difficile vers un ravitaillement que je ne voyais pas venir
C’est dans la première montée que je vais croiser le Bourrin qui redescend vers Ste Catherine. Il était reparti un peu
avant moi avec le Toutou et le Lapouneur, mais sa cheville ne tient plus. Il préfère renoncer Dommage !
De mon côté, il me faudra près de 1h30 pour couvrir ces 8 km !
Le ravito est situé sous une tente en plein vent glacial. Je rentre, me restaure tranquillement et profite des rondelles de
rosette de Lyon proposée par les bénévole Ca change des pâtes de fruits ;-))
Saint Genoux - Soucieu en Jarrest
Ca repart en montée puis de la descente jusqu’au ravitaillement suivant mais voilà, Toute cette descente avec de
long tronçons de bitume vont me tuer les cuisses. La douleur dans la cuisse gauche s’est faite plus présente depuis
Ste Catherine, et là, avec le bitume, cela me lance à chaque pas. Je suis obligé d’y aller doucement et de marcher
très régulièrement en alternance Que ça monte ou que ça descende, je ne peux pas aller beaucoup plus vite
Grrrrrrrrr.
J’arrive à Soucieux après 6h22 de course, ce qui me fait une base de 9h00 pour l’arrivée. Je sais que j’avance
désormais lentement, mais mon tableau de marche prévoyait un final difficile, et donc un chrono de moins de 10h est
toujours largement dans les clous. Il me reste presque 3h40 pour couvrir les 18 derniers km (AMHA, il en reste 1 ou 2
de plus !!!)
Je ressors du ravito 3 minutes plus tard en route vers le dernier ravitaillement.
Soucieu en Jarrest Beaunant
Autant j’arrive bien à contrôler les prémices de crampes qui ont vu le jour avec l’arrivée du bitume, autant je n’arrive pas
à faire quoi que ce soit pour ma cuisse. Je n’ai pas voulu me faire soigner à Soucieu de peur de me refroidir et de ne
pas pouvoir repartir Si près du but ce serait dommage !
Je sais que maintenant, à part quelques hectomètres par ci par là, ce ne sera plus que du bitume Cette pensée ne
rend maussade Aussi j’essaie de positiver en me disant que je suis presque au bout C’est quoi 18km ? En
trottinant je m’amuse à faire un parallèle entre ces 18km et mes circuits d’entraînement habituels Je suis à la côte
du lac, je suis dans la descente en sable, je suis, je suis, Ce petit travail mental me permet de faire un peu passer
le temps.
A Soucieu on me dit que le ravito est 8 km plus loin Je progresse difficilement en préservant ma cuisse au
maximum, quand je trouve un panneau " arrivée 10 km ". Parti de 18, je devrais y être au ravito
Un autre panneau " arrivée 9 km " toujours pas de ravito je commence à désespérer mais je me remonte le moral en
me disant que 9 bornes c’est peau d’balle ! ! !
Nouveau panneau " arrivée 8 km " suivi d’un autre " ravitaillement 1 km " Grrrrrrrrrrrr ! ! !
C’était pas 8 mais 11 km qu’il y avait ! ! !
Encore un effort. Ca fait un moment qu’on remonte puis j’arrive à ce dernier ravitaillement avant l’arrivée. Quelques
courtes minutes de pause, je mange un peu plus, et je bois. Il reste 7 km maintenant, et même en rampant, j’y
arriverai. Je n’ose même pas regarder le chrono. Vu mon allure, je sais que je suis toujours largement sous les 10h. Je
préfère continuer au feeling et gérer cette pµt@/n de cuisse
Beaunant - Lyon
Allez, c’est parti pour un dernier round. On commence par une côte La dernière En fait c’est pas une côte, c’est
un mur :-((((
Pendant plus d’un kilomètre ça va grimper dur de chez dur. J’arrive à peine à avancer par moment. Puis la pente
diminue un peu. On m’a dit qu’une fois l’église de Sainte Fois atteinte, ensuite ce n’était que de la descente et du plat.
Du coup je crois que je n’ai jamais guetté une église avec autant d’attention ! ! !
Une fois l’église passée, on attaque la longue descente sur Lyon par une avenue sans fin dans laquelle ma cuisse me
fait tellement souffrir que je dois marcher très souvent. J’essaie de garder une marche aussi rapide que possible, mais
j’ai un peu les boules de marcher là, si près du but et dans une descente dont la pente raisonnable doit permettre de
gagner plein de temps quand on est pas trop cassé.
Ensuite arrive le passage des escaliers Mais qui a eu l’idée de mettre des escaliers à ce moment là du parcours ???
je descend péniblement, termine la descente puis franchit le pont qui me rapproche enfin de l’arrivée. Il me reste 1,5
km pour terminer
Panneau " Arrivée dans 1km " Je suis heureux de le voir celui là. Je ne regarde toujours pas la montre. De toutes
façons, ça ne ferait que me mettre la pression et je ne suis pas à une ou deux minutes près ! Quelques centaines de
mètres puis on quitte les quais pour rentrer dans la ville. J’aperçois l’arrivée tout au bout. J’ai été repris par deux UFO
(désolé d’avoir oublié leurs noms) il y a un petit moment mais lorsqu’ils accélèrent, je ne peux pas suivre le rythme. Je
termine à mon allure.
Une arche gonflable indique l’arrivée à 100m, je vois 2 autres arches pour les 50 et 25mètres ça va être une grande
et belle arrivée
Je passe la dernière arche et je dois monter une quinzaine de marches pour rentrer dans la patinoire où se situe
l’arrivée pourvu qu’ils ne nous fassent pas courir sur la glace
Je m’imagine rentrant dans la patinoire avec tous les participants en train de se changer dans les tribunes et
d’encourager les derniers grandiose
Mais quelle déception quand une fois les escaliers montés, je me retrouve dans un vulgaire couloir avec 3 barrières et
qu’on me dit " voilà, c’est l’arrivée " ! ! !
Pas un chrono, pas une banderole, une arrivée en solde un déstockage d’usine après un dégâts des eaux Bref,
une arrivée triste et morne De quoi gâcher une partie du plaisir d’en finir.
Il faut demander pour avoir son temps, et comme rien n’est prévu, un des officiels regarde sa montre et me dit " ça doit
faire 9h08 environ " Génial Et plus précis, vous n’avez pas ?
Ravitaillement d’arrivée aussi terne que le couloir (tranche de cake, eau et coca ! c’est tout)
Pas une médaille, pas un tee-shirt, ni même un petit mot de félicitations
Tant pis pour eux, puisque c’est comme ça, je garderais ma victoire pour moi tout seul. J’ai très largement réussi mon
objectif, et ça me suffit.
L’après course
Je récupère mon sac, vais me changer, et là dans un mini vestiaire surpeuplé j’abandonne l’idée de prendre une
douche. Il n’y en a que 3 ! ! ! Comment peut-on organiser une telle épreuve sans mettre en place les infrastructures
minimums à la gestion du nombre de participants ?
Je me change complètement, des habits chauds et secs, puis retrouve Bottle et tous les Zanimos et quelques UFO
pour récupérer autour d’une portion de pâtes
Petite pause indispensable pour souffler, on échange nos impressions, tu as mis combien de temps ? et toi t’as arrêté
où ? et bibi, où est-elle ?
J’apprendrai plus tard qu’à une tables proche de nous étaient installés quelques UFO dont Michel qui a terminé en 8h
après avoir fait le trajet Lyon Sainté Dommage de l’avoir raté car j’aurai bien voulu le féliciter et discuter un peu de
l’UTMB. Ben oui, il faut que je sache si il accepte les clampins comme moi à qui il faut 9h pour faire uniquement
Sainté-Lyon ???
Je suis un peu dans le coltar quand même. Le coup de pompe une fois que la tension de la course retombe. Le
grignote, et vers 10h30 je quitte un peu rapidement tout le monde avec Bottle pour essayer d’attraper le TGV de 11h
qui va nous remonter sur Paris. Salutations, je regarde si d’autres zanimos ou UFO encore en course comme le Raton
laveur ou Phil, mais je ne vois personne. Va à la gare à pieds, et on va négocier avec les contrôleurs notre changement
de TGV. En nous voyant l’un d’entre eux qui était au courant de la course nous demande si ca c’est bien passé. Le
plus amusant, c’est quand il explique aux deux autres qu’en fait on a fait Saint-Etienne Lyon à pieds ;-)) il fallait voir
leurs têtes ! D’ailleurs, quand viendra l’heure du contrôle des billets, on aura pas de soucis avec le fait que nous
n’étions pas dans le bon train Ils se souvenaient bien de nous !
Voilà
Bilan de la course : Mitigé comme je l’ai dit au début de ce CR, je n’arrive pas à me prononcer. Ce n’est pas une
course que je ferai tous les ans. Je pense que l’occasion de la faire qui s’est présentée cette année était la bonne car
j’ai pu rencontrer plein de monde, mais seule une occasion de ce type pourrait me ramener sur cette épreuve la
prochaine fois avec, bien sûr, un objectif de moins de 9 heures.
Côté physique, les genoux ne m’ont pas posé de soucis. Côté droit j’avais ma rotulière et côté gauche rien. Du coup
une toute petite raideur du côté gauche Lundi, mais rien pendant la course.
Les crampes ont, elles aussi, été bien gérées. Dès que je sentais la moindre tension, je marchais et étirais bien les
mollets. Du coup, elles n’ont jamais eu le temps de venir
Les deux seuls soucis ont été la violente douleur dans le haut de la cuisse droite. Je ne sais toujours pas d’où c’est
venu, mais après un petit massage à la maison, et 24h avec une compresse de Flector la douleur à pratiquement
disparu. C’est tout juste s’il me reste une légère gène et encore !
Par contre, si je n’ai eu aucune ampoule (merci l’eau glacée et la boue) la longue descente sur la route après St
Genoux et celle de Sainte Fois ont eu raison de l’ongle de mon gros orteil au pied droit … Et là, il faut attendre que ça
passe (n’est-ce pas le Shadock ?)
Pour le reste, tout s’est passé comme prévu. Les ravitos, la tenue, rien à remettre en cause, sauf peut être les
chaussures. Je n’ai pas de véritables regrets, mais une chose est sûre, c’est que par une année un peu plus sèche,
les chaussures de route sont suffisantes
J’en profite pour revenir sur le " j’ai aimé je n’ai pas aimé " du début.
J’ai aimé...
… Retrouver Zanimos, UFO et Neat Teamiens
… Rencontrer de nouveaux Zanimos et UFO
Là dessus pas de soucis. Ou si il y en avait trop. Du coup, impossible de discuter avec tout le monde ni même
de me souvenir de tout le monde Mais ce n’était qu’un premier contact avec certains et je suis certain qu’on aura
l’occasion de se revoir de façon plus " posée " et d’échanger plus tranquillement.
… La gentillesse des bénévoles aux ravitos
… La rosette de Lyon au ravito de Saint Genoux
Les ravito était bien remplis, même à l’heure à laquelle je suis passé, et les bénévoles avaient tous un petit mot
d’encouragement Un grand merci à eux
… La boue. Finalement, y’en avait pas tant que ça !
… La fréquence de l’alternance bitume/chemin sur la première moitié de la course
Je crois que seuls les bitumeux vont trouver le tracé difficile et boueux. Les habitués des raids et des trails ont retrouvé
un environnement finalement pas si terrible que ça. Même moi qui évite désormais le bitume j’ai finalement apprécié
l’enchaînement bitume-chemin sur la première moitié (sauf le début)
… L’accueil de la famille Bottle à Saint-Étienne
Merci à eux pour avoir assurer notre logistique sur place et bravo pour le chrono inférieur à 8 heures…
… Mon chrono à Ste Catherine
… Mon chrono à l’arrivée (objectif atteint)
Finalement, mes objectifs sont largement atteints On peut toujours se dire, si j’ais su si j’avais pas eu mal si
si mais le résultat est là Objectif atteint ! Ça me suffit !
… Faire enfin monter mon compteur à la CTU
Ben Ca fait un moment qu’il était bloqué, alors un petit plus de 65km ça ne peut qu’aider.
je n’ai pas aimé
… La morne décrépitude de la triste ligne d’arrivée (dans un vulgaire couloir de la patinoire)… lamentable pour une telle
course !
Très franchement indigne d’une telle épreuve. Ca me donne presque envie de m’arrêter à 50m de la fin afin de rester
sur une vraie impression d’arrivée. Ravitaillement minimal de chez pas grand chose, pas de chrono, par de
récompense, 3 barrières au milieu d’un couloir, quand j’y repense
… Le dernier tiers de la course tout sur du bitume (et particulièrement les 15km de descente)
Ben oui, le bitume ça le fait pas Et pourtant quand on est bien, on doit pouvoir gagner du temps sur ces tronçons,
mais j’ai trouvé cela très ennuyeux.
… Le balisage. Pas à la hauteur d’une épreuve nocturne.
Deux remarques sur ce point. D’abord les flèches Pourquoi ne pas mettre sur les flèches un morceau de tissus
réfléchissant la lumière ? Au moins, on les verrait
Ensuite les intersections. Il y avait bien des bâtons lumineux (mais qui éclairent si peu qu’ils doivent provenir d’un
stock périmé ) et surtout, ils étaient placés après les carrefours. Donc quand on tournait, on savait qu’on avait pris le
bon chemin. Mais si on rate un embranchement, alors rien ne dit si on est sur la bonne route. Ce serait tellement plus
simple de mettre des bâtons lumineux avant les embranchements pour indiquer aux coureurs qu’il va y avoir un
changement de direction !
… Les vestiaires avec seulement 3 douches
C’est si difficile que ça d’avoir à Lyon une logistique d’arrivée dimensionnée à l’épreuve ???
… Le brouillard qui avec la frontale rendait parfois la progression pénible
Problème de halo avec le brouillard décrit aussi par le Boeuf dans son CR. Du coup ça oblige à rester hyper vigilant et
concentré
… Le tronçon Ste Catherine - St Genoux mais surtout parce que j’ai eu un coup de barre.
J’ai eu du mal, mais ce n’est qu’après coup que je réalise combien j’ai ramé sur ce tronçon
… Mon chrono à l’arrivée (Il aurait pu être bien en dessous de ce qu’il fût)
On peut toujours espérer mieux mais il faut aussi savoir se satisfaire de ce que l’on a !
Merci d’avoir tenu jusque là !
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