| L'auteur | La course | |||
| Kikoureur : agnès94
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| Petite fille du désert... | ||||
"Il n'est pas nécessaire d'espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer. Et ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas. C'est parce que nous n'osons pas qu'elles sont difficiles." (Guillaume d'ORANGE-NASSAU)

S-3 : La grand Messe à Mondeville, Samedi 17 février : Paroles, Paroles, Paroles à La Padôle
Martine et Jean-Pierre nous accueillent Rue de la Mare pour un premier brief sur la Grande Aventure qui nous attend en Mauritanie. … Tout se mélange dans ma tête déjà en train de rêver au désert mauritanien… C’est également l’occasion de faire connaissance avec l’ensemble de l’équipe organisatrice et avec les autres coureurs… Nous serons 19 à faire cette petite balade au pays des dromadaires…
Je rencontre enfin Jean-Claude et c’est l’occasion de remercier de vive voix cet homme si courageux et si généreux qui m’a convaincu de venir rejoindre la troupe partante pour le désert… Les derniers numéros de dossards sont attribués… Perso, le numéro porte-bonheur sera le 27… Ooohhhh, mais c’est déjà l’heure de se quitter… A bientôt, tout le monde…
S-2 et S-1 : Au Pays de l’Asie, il y a des Méchants et des Gentils…
Méchante TFL qui va me forcer à 15 jours de repos total…

Gentil Bourricot qui comme toujours m’accompagne ! Mais surtout gentils Kikoureurs qui m’encouragent et me soutiennent dans ces moments de doute à plus de 8000 kils de là… Un ptit footing de 15 minutes sur le tapis du DUXTON hôtel après 15 jours d’arrêt et je décide de finalement prendre part à cette aventure à laquelle je rêve depuis des mois maintenant… J’en profite pour préparer mon plan de course… Que de monde dans les rues de Hong Kong… Vivement le désert et le calme…
Dimanche 11 mars : 4 heures du mat à Roissy…
C’est le grand jour… mais petite nuit … et petits yeux… Les fusées de détresse dans la valise… 15 kils maxi en soute… mais, horreur, où vais-je mettre mes 20 kilos de bonbons HARIBO ? Et mes Babybel ? Ma soupe sveltesse ? Mes gâteaux apéro ? Tsssss… Astuce avoir un bagage à mains plus lourd que la valise en soute… Tsssss… l’hôtesse d’accueil ne le voit pas d’un si bon œil mais comme on est à la masse pour le vol : ça passe… Enfin, jusqu’à dans l’avion car le Stewart décide de me séparer de mes réserves de bonbons HARIBO… Et mon sac bleu ASIC servira de banquette pour les membres de l’équipage… Peucher… HARIBO un jour, HARIBO toujours…
Dans l’avion, je suis assise auprès de mon grand ami Daniel… on a bien parlé, bien rigolé, l’ambiance est extraordinaire… ça promet d’être tip top cool… une escale à Marseille, on aperçoit l’Atlas, une seconde escale à Agadir puis c’est les premiers bancs de sable du désert mauritanien : ATAR… Arrivée ! Tout le monde descend… pffffiou… 40°C dehors ! Lunettes de soleil, casquettes et buff… ça le fait, heing ???
Mais, mais, mais…. Pas de sac ASICS bleu… mon « bagage à mains » a disparu… j’imagine avec horreur un CP sans HARIBO… Sans HARIBO, c’est triste la vie… Ah Daniel, mon sauveur, retrouve mes bonbons… Quel beau dimanche, pour la saison... ça vaudra bien une petite bataille d’eau avec des chatouilles sous les pieds cela, non ???
Les formalités administratives se succèdent interminables mais ce n’est pas grave, les sourires sont sur toutes les lèvres… Sourire d’un jour, sourire toujours…Jean-Pierre et Martine, qui sont sur place depuis une semaine pour baliser le parcours, nous accueillent chaleureusement… Allez, tous en 4x4… pour une première aventure… regagner Azougui et l’Auberge de Saad dans ces engins de la mort… ont-ils seulement des freins ?... Et c’est parti… Azougui…


Chacun se voit attribuer un Tikitt pour deux ou plus… Perso, je le partage avec Bourricot … mais aussi des centaines de fourmis qui ont franchi les barrières du papier alu pour déguster le gâteau sport fruits des bois pendant la nuit… Je laisse donc le gâteau sport aux mignonnettes… tant qu’elles ne touchent pas à mes « c’est beau la vie »… y a pas de lézard !
On se retrouve tous sous la grande tenture où sont installés les banquettes et le repas : on dégustera avec plaisir cette cannette de coca fraîche (à laquelle il m’arrivera de rêver à maintes reprises pendant la course…), notre premier plateau de crudités et notre premier « couscous », premiers suivis de beaucoup d’autres… à chaque repas… Clémentines et dates viennent compléter ce festin dans la joie et la bonne humeur… les langues se délient, les plaisanteries fusent, puis le silence s’installe pour laisser parler Jean-Pierre qui nous fait le point sur le balisage et les distances entre CP… le rêve est sur le point de devenir réalité… encore un peu de patience…

Et c’est parti… pour une ballade à pied vers le village d’Azougui… On repère ainsi la toute fin de parcours en s’imprégnant de la vie locale… Kilomètre 199… On est accompagné tout le long par les enfants du Village… « cado mdame, cado » … C’est la fin de la journée et j’assiste à mon premier coucher de soleil… soleil d’un jour, soleil toujours… dans mes pensées pour une éternité…




Première douche au filet d’eau froide, revivifiant. Pour prendre des photos, Yves, je te montre… Une chaise avec des yeux ! N’est-ce pas merveilleux ? Applaudissements généraux. C’est l’heure des crudités, repas du soir, bonsoir… On s’amuse et on rie dans ce merveilleux pays… C’est l’heure du repos après le chant du muezzin… Alors à demain matin…

Lundi 12 mars : Premier réveil, une merveille…
Il fait très beau, il fait déjà si chaud… Petit déjeuner enjoué… pain, beurre et confiture rose fluo… Une timbale de thé, un soupçon de lait… Préparation des sacs rouges et blancs du père Noël : un par CP… agnès 27 CP1… agnès 27 CP2… agnès 27 CP9… je sors mes victuailles, enfin celles épargnées par les fourmis qui devaient être de l’avis général en pensant que j’avais trop pris : une soupe, deux babybels, un sachet de bonbons HARIBO, un sachet de gâteaux apéro, un morceau de pain, deux sachets de thé… deux paires de chaussettes au CP3 et au CP6, une tenue propre au CP8 histoire de pouvoir terminer en beauté… Et le tour est joué… le tout sous les yeux rieurs de certains coureurs… et la caméra avisée de Barbara…
Et direction le contrôle médical… on passe chacun notre tour devant Karim, Héléna, Willy et Alex… En attendant, je fais connaissance de Nico, qui vient pour la troisième fois ici… et cette fois ci, Nico, c’est pour finir malgré ces foutus ennuis gastriques… On discute, il me rassure… d’ailleurs, je lui ai piqué son numéro fétiche : le 27… l’Eure… mais c’est l’heure… d’y aller. Bonjour… cela parle 400m… j’écoute… je doute… si peu… c’est mieux… je sourie, je rie… Nom, Prénom, date de naissance… 40 puls au repos… ça devrait le faire… le genou… Alex s’en occupera cet aprem… soulagement… objectif : 65 heures… officiel… 60 heures dans ma tête… Un ptit surnom : euh… dacodac pour « ptite agnès »… je suis la benjamine… apte au départ ! Youpi ! Merci Messieurs, dame…
Vérification du matos : Jean-Luc bonjour… une réserve d’eau 4L, sifflet, couverture de survie, lance fusée, fusée, miroir de signalisation, casquette, bâtons lumineux… démonstration… c’est bon… Youpi ! C’est fini !
Repas du midi… Bonjour Sidi… Crudités de l’été… et pour terminer, le thé : le premier verre, Corsé comme la Vie, le second verre, Doux comme l’Amour, le troisième verre, Suave comme la Mort…

Direction Atar et la visite du marché…Pauvreté, Misère… mais joie et bonne humeur. Un pays de contrastes, si beau, si pauvre… si triste, si riche… espoir d’un jour, espoir toujours. Mon ami Boubakar me fait cadeau d’un porte-bonheur… qui reste depuis sur mon cœur… Je renfloue la collection de billets de 10 000 dongs de mon jeune ami, billet rieur, billet trompeur… pas de troc possible, ce serait trop facile…
C’est l’heure du retour… Azouguy de nuit et dernier repas sous la tenture pintade… c’est la franche rigolade… Daniel a subit les aléas du 4x4… Jean-Pierre et Patrick ont l’air fiers d’eux… Mais redevenons un peu sérieux… Dernier repas, derniers conseils, derniers détails… toutes ces victuailles… feront place aux Bolinos et autres HARIBO… La petite phrase de JP que je retiens : arrivé au 100ième kil, la course est gagnée…




Mardi 13 mars : Ptit dej enjoué, le tour est joué…
C’est l’heure des derniers préparatifs… Le scratch des guêtres, la crème solaire, les deux dossards : un sur le sac, le second sur le tee-shirt… Bourricot ! En voiture, Peucher ! Oh… un homme venu de l’espace : Jean-Claude : le fantôme… Blanc des pieds à la tête… humeur joyeuse, humeur de fête ! Les flashes crépitent sous la banderole DEPART… dernières plaisanteries, derniers encouragements… et c’est parti…

CP1

Ouh la la la la la la : ça part vite… Nadine en tête… Pas de panique… je suis ma stratégie : du 5’/5’… 5 minutes marche, 5 minutes course… stratégie au vue de laquelle je pars tout de suite avec les bâtons de raid pour cadencer le rythme de la marche… je me retrouve en arrière garde rapidement… en charmante compagnie toutefois avec le grand Jean-Claude Blum qui vise le record de l’épreuve… Il suit également une stratégie marche/course ce qui va nous permettre de nous croiser à maintes reprises sur ce premier tronçon… Chapeau bas Monsieur et bonne course…

Premier chameau, première photo… Le sable fin, sans fin… cette étendue… à perte de vue… Premier CP… déjà … Un arrêt bref… un petit thé, quelques HARIBO, pour l’apéro, c’est encore trop tôt, je garde les ptits gâteaux pour tantôt… Je fais le plein du camel… un peu d’eau sur le buff par Martine qui, telle une mère poule, veille sur ses poussins… un ptit bisous de Jean-Luc à Bourricot en lui glissant un ptit mot dans l’oreille… et c’est reparti… Merveille…



CP2
Que c’est beau… mais qu’il fait chaud… Jean-Claude me dépasse, cette fois, je ne le reverrais plus… Bonne course… Je continue mon 5’/5’… Samia est devant… je l’aperçois… au loin…Splendides paysages, piste et sable en alternance… Willy et Barbara me demandent si ça va… tip top… mais bientôt, première douleur et première peur… une ampoule… puis une deuxième, une troisième… à ce rythme là, je ne vais pas avoir besoin de frontale… tout le désert va être éclairé…
CP2… enfin… Rires, pleurs sans fin… Pour me sauver… Willy… avec une patience d’ange, il s’occupe de mes pieds… sous l’œil protecteur de Martine… Rires, pleurs, c’est fini… Pour les remercier, je laisse mes HARIBO… Nico est là, pas très bien… mais il repart… blanc comme un linge… et l’autre Nico ???… Derrière, ça ne va pas fort… Allez Monsieur… Ca va aller, t’es super fort… Puis…c’est à mon tour, de reprendre la route… avancer … sans doute…

CP3
Premier coucher de soleil sur le plateau… que c’est beau ! Premier bâton lumineux accroché au sac à dos… enfin… pourquoi le mien n’est-t-il pas lumineux ??? Je le secoue, comme me l’avait dit Jean-Luc : rien à faire… Que faire ??? … oups… fallait le plier avant… c’est fait maintenant… J’avance dans la nuit… sans bruit… Mes pieds me rappellent à l’ordre… au cinquantième kil, ça fait tout de même un peu désordre ! Un HARIBO, et c’est reparti, un HARIBO, c’est beau la nuit !
Première dune, et pas de lune… derrière, c’est André qui revient… Merci, Monsieur pour le soutien… CP3, nous vla ! Une soupe chaude, préparée par Marie-Chaude…euh… Marie-Claude… Une petite bise à Cédric… et c’est reparti ! Dans la nuit infinie…


CP4
La nuit… la peur… la nuit… lenteur… André devant… je suis, tout simplement… le nez dans ses raidlight bleues… je ne lève pas les yeux… sauf quelques fois au passage, d’une gerboise blanche… ou à celui d’un scorpion… des dunes et des dunes encore… interminable… j’ai mal… souffrance, relance… on avance… coûte que côute… sans doute… d’un bon pas… mais toujours pas de lune… nuit noire… et soudain une lueur d’espoir… lueur au loin… lueur trop loin… c’est le CP, mais pour y arriver, il faut grimper… je replonge le nez dans les raidlight bleues d’André… ne pas penser à la douleur… et avancer…
Cette fois c’est fait… C’est le CP d’Alex… CP4… en guise d’apéro mes ptit gâteaux salés, une petite soupe, mes Babybel chèvre et emmental et en guise de dessert : mes HARIBO… on ne change pas une équipe qui gagne ! Un petit massage au dos par Alex… les 4 kils d’eau ont fini par titiller mes lombaires… je n’enlève pas mes chaussures de peur de ne plus pouvoir les remettre… On s’arrête une grosse heure… mais on ne dort pas… La nuit est calme, paisible et nous appelle… Que c’est beau ! Merci Alex pour tant de gentillesse, de patience et de générosité… On repart… CP5 vers les 100 kils de Jean-Pierre… après…
CP5
Folle fin de première nuit… Du sable et du sable encore… jamais cela ne finit… Les raidlight bleues… mes copines… Je m’accroche… moments de doute ? Sans doute… « ça ira mieux demain, ça ira mieux demain… » je chantonne, André sourie… je sourie, André déconne !
On avance en cadence… on rattrape ainsi Claude qui prend le train… Dans la nuit noire… des bruits bizarres : premières hallucinations ??? Non et non… ce sont seulement les chameaux qui manifestent leur présence… puis le silence… on avance, on avance… je jongle vraiment maintenant… jongler avec ses pieds : pas mal heing ???… en plein désert en plus et à 4 heures du mat : je suis trop forte…sourire ! « Ca ira mieux demain, ça ira mieux demain… »
Pourvu que Willy soit au CP5… CP5 déjà… CP5 le vla… On s’y arrête pour attendre le petit jour… André et Claude en profitent pour faire un petit tour… dans les bras de Morphée… Perso, la douleur est telle que je ne peux fermer l’œil… douleur d’un jour, douleur toujours… Pas de Willy… tant pis… je n’en peux plus… Alors, je ne tiens plus… je repars… devant mes compagnons me dépasseront bien assez tôt… direction CP6…


CP6
Seule dans le désert… premier lever du soleil… bonheur… splendeur… un spectacle qui restera à jamais gravé dans mon cœur… au-delà de la douleur, j’avance… Allez, je relance. Un ptit tour de 5’/5’… marche/course… Cp5 est passé, la course est gagnée… Les paroles de JP ne me quitteront plus… jusqu’à la ligne d’arrivée… Je cours, je pleure, je cours, douleur… Paysages magnifiques, couleurs, splendeur… jaune, vert, marrons mordorés… beaucoup d’émotion… aucun mot assez fort ne me permet de décrire ce que je ressens à ce moment là…
Un 4X4 au loin… C’est Martine qui vient… Ca va ? Et pour la première fois : « Non, ça ne va pas… » Pleurs, douleurs… à la recherche du docteur… elle me sert dans ses bras, me console comme une enfant… Larmes… sourires maintenant… c’est reparti gaillardement…
Immense désert… et si beau… Allez, le moral est reparti et les 5’/5’ aussi… mais la douleur a raison de la stratégie… Je continue à la marche… Robert me rattrape et m’emmènera jusqu’à CP6… Une longue ligne droite, quelques chameaux, ça et là, nous observent… messieurs, mes hommages… le soleil est maintenant haut dans le ciel, immense, splendide… le sable est fin, et sa couleur merveilleuse…
CP6… enfin… CP6… cent vingt…mais là, stupeur… toujours pas de docteur… mais là, bonheur, voilà Willy mon sauveur… Première chaussure d’enlevée… seconde chaussure d’enlevée… Il est appelé pour allez voir Nadine mais Karim et Héléna sont là maintenant et prennent la relève avec la patience et la gentillesse qui les caractérisent tous les deux… Des pieds rouges, des pieds bleus… des pieds neufs ou presque… car Jean-Pierre, qui est venu nous rejoindre au CP avec Cédric, voit cela d’un autre œil… Je lis dans son regard qu’il a des doutes quand à mon futur proche… C’est alors que je lui répète sa petite phrase qui me trotte dans la tête depuis le début : « Cp5 est passé, la course est gagnée… » et comme il ne semble pas encore convaincu je rajoute : Jean-Pierre, j’y arriverais peut-être en rampant, mais j’arriverais à Azouguy… Le futur m’apprendra que je n’étais pas loin de la vérité…
Jacqueline réveille André et Robert qui ont promis de m’accompagner jusqu’à CP7… enfin, me traîner serait un mot plus en adéquation avec la réalité…
CP7
Direction CP7… il fait chaud, il fait beau… Je suis accompagnée de deux hommes on ne peut plus charmants… Les couleurs sont toujours aussi resplendissantes… que demander de plus. Le rêve est devenu réalité. Oubliées les douleurs… place au bonheur ! Bonheur un jour, bonheur toujours… La journée tire à sa fin… les couleurs virent sur le jaune or…
Je suis bieng… mais je n’avance pas bien vite… ces messieurs m’attendent tous les dix pas… Qu’y a-t-il ??? Je ne sais pas… Mes paupières sont si lourdes… le marchand de sable doit être passé… L’efferalgan de Robert n’y fait rieng… Je dors à moitié… Je prie ces messieurs de me laisser me reposer et de continuer leur route sans moi… Qu’une envie : m’allonger… en cause, mon absence de sommeil depuis maintenant 35 heures et les deux Diantalvic avalés pour lutter contre la douleur aux pieds… un bosquet… se transforme en lit douillet… dix minutes de repos… les yeux clos… dans le désert… la nuit tombe… il commence à faire sombre… un moteur… je soulève une paupière malgré la torpeur qui m’envahie… Patrick pose les bâtons lumineux… Ca va mieux… encore quelques minutes de repos… et j’y go… jambes engourdies… mais c’est reparti dans la nuit… le bruit d’un moteur… c’est Alex qui avait peur que je reste sous mon bosquet endormie pour passer la nuit…
Cela va aller Messieurs, je vous remercie… j’y vais, petit à petit, mais j’y vais…une dernière montée et c’est mon thé au CP7… enlever les chaussures, quel bonheur… Une soupe pour se réchauffer dans cette nuit… fraîcheur… Un massage pour mon dos… pour me réconforter quelques mots… Merci Alex… Merci Martine… je me retrouve en trois temps trois mouvement dans les bras de Morphée… à 22 heures, il faut la réveiller… 22 heures, on me secoue… 22 heures, je ne tiens pas le coup… encore une heure… encore une heure… 23 heures on me secoue… 23 heures, je ne tiens le coup… Personne ne part… ils dorment tous… la nuit… fraîcheur… la nuit, j’ai peur… 23 heures 30… il me faut partir si une troisième nuit je ne veux point courir… Alors direction CP8, seule, dans les dunes, seule et toujours pas de lune…
CP8
Silence… absence… le vent s’invite à la fête… tempête… du sable, des buttes… contre le sommeil, je lutte… Allez, repos, rien que dix minutes… sous un bosquet… je ferme les yeux… qu’il fait froid, mon dieu… Le collant mouillé, une seule possibilité… la couverture de survie, autour des jambes, il faut l’enrouler… en bonhomme Michelin, me voilà transformée…
Sommeil d’un jour, sommeil toujours… Sommeil d’une nuit, sommeil à l’infini… kilomètre cent cinquante… je me plante… je tourne et retourne… Plus de bâtons lumineux, mais où sont-ils ??? Mon dieu… J’ai le moral qui flanche…. Ah mais voici les pierres blanches… Je les suis… bonheur… je les suis… stupeur… dans le mauvais sens… alors, on recommence… kilomètre cent cinquante seconde fois… kilomètre cent cinquante dernière fois… Hallucinations… bonsoir… Hallucinations, d’un soir… une lampe frontale, juste derrière moi… une lampe frontale… mais non, rieng, et rieng que moi… du sable, du sable et du sable… A chaque bâton lumineux, je crois voir la tente du CP8… et il y en a des bâtons lumineux… et du coup aussi, beaucoup de tentes… Mais dès que je m’approche, elles s’évanouissent dans la nuit… Je m’accroche mais je subis… Il fait si froid, il fait si nuit… il fait si long, je me languis… Hallucinations toujours ! Hallucinations, bonjour !!! Avec toutes ces tentes, c’est pas gagné de trouver le bon CP…
Je tombe, me relève… Face contre terre, j’aurais pu… mais non… je prends mon dernier rêve… pour une réalité… mais, mais, mais… enfin, c’est gagné… de loin, j’aperçois la lueur du feu de joie… c’est le CP8, cette fois… Tout le monde dort… Numéro 27 Marie Claude… Sur le tapis je me jette… une couverture sur la tête… des bras de Morphée me voilà bientôt entourée…
Petit Matin, lueur, … petit matin… douleur… de voir Samia s’être arrêtée… tristesse … je pleure… Marc arrive à l’instant… on prend le thé en papotant… Puis on repart, bonnant malant… tous les deux clopi-clopant… enfin, lui il court… le Marc Gibour…perso, je vais me contenter de marcher… et continuer à avancer …direction CP9…



CP9
J’avance, doucement mais sûrement… Lever du soleil toujours aussi merveilleux… que c’est beau… Fabuleux…Monsieur le Chameau, bonjour… Fatiguée encore, me reposer d’accord… Les bosquets, maintenant je sais les trouver et à leurs pieds, je vais m’allonger…
Moteur… Jean-Pierre… Stupeur… les larmes… ça va aller, ça va aller… Willy va venir pour tes pieds… je repars… au radar… Depuis hier soir, je ne mange plus… Je n’en peux plus… Moteur… Martine, Jean-Luc et Willy … Ils sont aux petits soins.. me donnent un riz au lait, s’il vous plait… Un verre de coca, rien que pour moi… Un maquillage à l’indienne avec la crème solaire…. Que cela ne tienne… c’est de bonne guerre… Sourire… Sourire d’un jour… sourire toujours…
C’est reparti… vers l’infini… Je retrouve Marc sur la route… et dans cette période de doutes, on décide de rallier ensemble le CP9… il fait chaud… Que c’est beau… Magnifiques ces montagnes… c’est la joie qui vous gagne… et c’est gagné, car voilà le CP… c’est l’heure de se restaurer… Une petite soupe… mes Babybels…
Trois heures de sommeil bien méritées et c’est l’heure des soins pour mes pieds… Pieds bleus, pieds rouges… Avec gentillesse et douceur, merci docteur… Merci Willy, si gentil… Barbara est là aussi. Jean-Pierre est contenggg, il donne des nouvelles au camp : « agnès est arrivée CP9 elle va repartir avec Marc… » 16 heures, faut pas traîner… 16 heures, il faut y aller… Peintures de guerre...

Azougui 20 kilomètres…
Et c’est parti… pour ce qui sera le plus beau moment… dunes et dunes encore… on y va tranquille, d’accord… On papote de tout de rieng… 6 heures d’Antibes, 100 kils… le Raid28 : que c’était bieng… Une petite pensée pour Yves… on philosophe… Une heure passée avec un ami passe plus vite… Quel bonheur… Quelles couleurs…
Dernier coucher de soleil sur les dunes… Féerique… Magique ! Deux chameaux nous observent passer, l’air heureux… Bonsoir Messieurs … Couleurs, Splendeur, Bonheur… Moteur… Patrick, Barbara et Samia… Les Flashes crépitent… Ca passe si vite… Sourires… Encouragements, allez, dernières dunes… ça monte et ça descend, sans cesse… Ivresse… enfin, ça descend… sur les fesses ! Bah oui… pour ménager mes petits petons… je fais du toboggan… d’après Marc, c’est charmant ! Des dunes et des dunes encore… La nuit… troisième nuit, arriver avant minuit, d’accord ? Le vent se lève, rafraîchissant… à nos oreilles, une mélodie soufflant… Ce cher Eole, me manquera, c’est certain… ainsi que le chant du muezzin…




C’est la piste qui commence… on relance… premières lumières dans la nuit… oh, c’est donc déjà presque fini ??? Le camion de Giordanno ! Youpi ! Ca c’est le cri de Marc dans la nuit ! Traversée du Village… de nuit… Traversée du Village endormi… un taxi rôdeur… la peur… Et soudain, dans le lointain… Une clameur… « marc, y en a un qui arrive… »… Non agnès… c’est le chant du Muezzin… Sourires, puis rires… dans la nuit infinie… moteur… c’est le chef de la Police … deux kils… tout au plus….
On repart… puis soudain… les flashes crépitent… Ils sont tous là… ils nous ont tous attendus dans la nuit… Que d’émotions… Plus de douleur, que du bonheur… Rires et sourires nous accompagnent sur cette dernière ligne droite… Ils sont tous là, cela fait chaud au cœur… que du bonheur… encore quelques pas et on passe sous la banderole ARRIVEE… le bisous de félicitations de Jean-Claude… toujours je m’en souviendrai… Dans les bras de Martine, je me laisse aller… Je ne sais comment vous remercier ...
« Le Désert à l’infini…
Ses couleurs que voilà
Et ses roches et ses bruits
Et ces larmes de joie
Qui a pu nous offrir toutes ces beautés là
Cueillons-les sans rien dire...
Merci et Chapeau bas…
Et pour tant de beauté…
Merci et Chapeau bas » …
Poésie d’un jour, poésie toujours… Mais l’heure est à la délivrance… Le rêve tant attendu devient réalité : le bain de pieds dans la bassine de bétadine… Quel supplice… Quel délice ! Deux hommes à mes pieds pour enlever mes chaussures, le grand Jean-Claude Blum qui a terminé premier à seulement 10 minutes du record ! C’est trop fort ! Et mon kiné préféré, mon ptit Alex… Le rêve… je vous dis…
Après c’est une autre histoire… Pleurs rieurs… soins réparateurs… Mais c’est l’arrivée du Grand Nico… je l’attends sur place avec impatience tandis que l’ensemble des troupes va à sa rencontre… Tristesse de ne pouvoir l’accueillir… Ivresse de voir son grand sourire… Il s’est battu… il a vaincu… le mauvais sort qui s’acharnait depuis trois éditions… Que de bonheur… Sourire, Splendeur ! Je suis vraiment contente… Il vient s’asseoir sous la tente… On se félicite … je suis contente…
Jean-Claude profitera encore d’une nuit et d’un lever de soleil supplémentaire puisqu’il reste dormir au CP9… Alors, à demain matin… Une nuit à la belle étoile me fera tant de bieng…
Vendredi 16 mars Premier réveil à la belle étoile…
C’est calme… Bientôt le chant du Muezzin… Puis c’est l’heure de la petite douche que j’attend depuis 3 jours… Filet d’eau froide… Régal… Willy, Karim et Alex aux petits soins… Ces hommes sont charmants et si patients !
Arrivée de Jean-Claude… Applaudissements ! Enorme BRAVO !...
Ca se fête : Apéro, tout le Monde ! C’est l’heure d’écouler les victuailles qui me restent ! CP1. Noix de Cajou, mélange exotique, mélange japonais… CP2 : Bonbons HARIBO : qui veut ??? Jean-Pierre se jette dessus…. Bonbons HARIBO : y a pu ! Amusements, Rigolades… Un FANTA citron de couleur orange au CP3… CP4 la douche CP5 préparation des sacs pour l’école d’Azougui… dans la joie et la bonne humeur : Jean-Claude : Vas-y accélère ! Je t’attends, bon sang… Déjà fini… Repas : crudités, semoule, clémentines, dates…
Seconde nuit à la belle étoile… Magique !




Samedi 17 mars : la Vallée Blanche
Après le ptit dej, on se prépare pour aller à l’école d’Azougui donner les fournitures scolaires aux enfants. Ceux-ci nous remercient de chants plus émouvants les uns que les autres. Une photo vaut mille mots alors voici :



Puis, c’est le départ vers Terjit en passant par la Vallée Blanche… Paysages Merveilleux… Rêves fabuleux… Une oasis, havre de pays et de fraîcheur… et ces messieurs en profitent pour barboter… mais c’est bientôt l’heure du thé… Corsé comme la Vie, Doux comme l’Amour, Suave comme la Mort… Explosif comme un Coca Menthos… !!! Franche rigolade… sous la tenture… non pintade… une fois n’est pas coutume…






mais, c’est déjà fini… il faut rentrer… allez revêtir nos costumes… pour la soirée de récompenses… de chants et de danse… Passion, Emotion… Jean-Pierre et Martine : du Fond du Cœur : MERCI… Famille d’un jour, famille toujours… Dernière nuit à la belle étoile… Tristesse… Ivresse…


Dimanche 18 mars… C’est déjà fini…
Départ d’Azougui… Aéroport d’Atar… Mille ballons multicolores…Folklore… Rires, sourires… Sourires d’un jour, sourires toujours… Martine est épuisée… de tant d’amour nous avoir donné… Mille Merci à vous deux… Martine, Jean-Pierre… à jamais ces instants resteront dans mon cœur, grâce à vous tout ce bonheur, du fond du cœur MERCI !

REMERCIEMENTS
Un énorme MERCI à toute l'équipe organisatrice pour cette MERVEILLEUSE aventure. Je n'ai pas de mot assez fort pour évoquer les émotions qui m'ont envahie tout au long de ces 200 kilomètres dans le désert. Ce fut féerique, et ce, grâce à vous tous.
MERCI à Jean-Pierre et Martine pour leur bonne humeur, leur soutien, leur gentillesse... je pourrais tant en dire mais ce serait sans fin…
Merci à tous les bénévoles et commissaires pour leur soutien notamment dans les moments les plus difficiles mais aussi pour les parties de franches rigolades... Je citerai, entre autres, mon ami Dany! Marie-Chaude... Pascal et ses soupes, Patrick et ses encouragements, Augustin, Lucien, Mireille, Jacqueline,Claude et Jean-Luc pour son soutien sans faille...
Un grand Merci à Cédric pour son soutien tout au long de cette aventure. Merci à tous les coureurs pour leurs encouragements et en particulier MERCI à Jean-Claude Blum de m'avoir enlevé mes chaussures à l'arrivée ;-))) et aussi pour sa gentillesse et sa grande humilité, merci à Jean-Clause Boulanger pour TOUT et pour son amitié qui m’est très chère.
Merci à Marc pour le toboggan et ces instants privilégiés que nous avons partagés. Merci aux Compères Jean-Claude et Patrice pour leur gentillesse et leur bonne humeur, un énorme MERCI à Nico pour m'avoir prêté son numéro gagnant le 27 et pour son sourire resplendissant, Merci au second Nico pour son amitié et ses encouragements, Merci à Robert pour son soutien sans faille et pour les Efferalgans qui m'ont fait un bien fou, Merci à André pour cette belle nuit passée ensemble à divaguer et à philosopher… Merci à Michel pour son soutien à l’ombre d’un bosquet…Un énorme Merci à Yves pour sa générosité et son humour malgré sa petite mésaventure, Merci à Nadine pour son extrême gentillesse ... Une énorme pensée pour Samia que j'admire beaucoup et plus encore...
Merci à Barbara pour sa patience, son aide précieuse, sa gentillesse et sa douceur et encore bon anniversaire...
Je terminerai par remercier le staff médical présent du début à la fin de ce séjour : Héléna et son humour, son naturel et sa patience... Karim pour son extrême gentillesse, Alex pour son soutien sans faille et sa grande générosité et enfin une tendre pensée, à Will pour son soutien tout au long de cette longue traversée du désert... Pour tout cela je vous dis Merci et à l'année prochaine...
Chanson de sable
J'ai laissé mes sanglots tout au long des sentiers
J'ai troqué les violons contre des percussions
Je suis venue chercher le printemps en hiver
L'hiver est bien meilleur que nos automnes exquis
Un pied devant l'autre sur les chemins de sable
Les épines blessent mais le cœur est content
La fatigue gagne mais la langueur s'efface
Un pied devant l'autre, n'est-ce pas monotone?
Quand le soleil descend en étirant les ombres
C'est la fête aux couleurs !
Tiens j'en suffoque encore
La lune blême au ciel est là pour l'attester
En attendant que sonne l'heure de briller
Je me souviens ces jours : silence, ocre, bleu
Je me souviens ces nuits à scruter le ciel noir
Tous ces astres anciens à des années lumières
A tant les regarder me font pleurer les yeux
Non, je ne m'en vais pas, je reste avec le vent
Regardez-le passer, il n'est pas si mauvais
Il emporte des grains, au fin fond du désert
Afin que vie reprenne après les feuilles mortes.
Miréio
PS. merci à Marc, Yves et Nico pour les quelques photos empruntées...
Pour la vidéo c'est ici
Commentaires
Tu as fait preuve pendant toute cette semaine d'une force et d'une ténacité rares, et rares sont ceux qui seraient allés au bout en endurant les douleurs que tu as endurées.
Je n'en aurais, personnellement, pas été capable...
Le poème qui clôt ton récit est magnifique.
Je citerais bien ici Oumar Bâ, que le Chacal a repris depuis l'édition 2006 pour cette simple maxime qui trotte dans ma tête depuis un an : "Même les nuits sans lune débouchent sur l'aurore".
Bises, et merci encore.
L'Castor Junior
merci pour ta gentillesse et d'avoir eu une petite pensée pour moi au CP2
tu es une grande demoiselle agnes
a bientôt sur un trail que l'on mange des bonbons HARIBOS!!!!!
manu
Un grand BRAVO à toi, à ton énergie,... ton courage permanent et ta force de caractère!
Merci pour ce récit trés sincère et trés émouvant
Bises
Remets toi doucement Agnès et bon anniversaire.
Coli
PS : Tatt's avait disposé des chippendales à la place des secouristes là aussi? Tu aurais pu prendre des photos pour les KikourEUSES ! :-)
Comment resister à la tentation de suivre tes traces après un tel récit (enfin sur tes traces, mais sans les ampoules si possible!!!)
Bravo à toi!
(On en finira jamais d'apprendre, et comprendre, tant de mystères de Dame Nature éternelle,
et de ceux qui la peuplent, tous êtres vivants confondus, depuis des millénaires, pour une infime fraction de temps.)
Je comprends mieux pourquoi, j'aime tant cette authentique aventurière d'à peine 30ans ce jour.
Cette "Alexandra David Neel" des temps modernes, si curieuse, si passionnée, si gourmande de tant de trésors de la vie. (y compris des HARIBO !)
Tu as déjà tant voyagé, tant reçu et tant donné !
Ton récit résonne dans mes oreilles émerveillées, comme une chanson si poêtique, si entêtante du bonheur de vivre, tantôt dans la souffrance, tantôt dans la joie.
Nous reverrons-nous un jour, belle Agnès aux pieds d'argile ?
Je le souhaite de tout mon coeur, pour suivre par exemple, tes nouveaux pas expérimentés, sur la prochaine Mauritanienne du 9 au 16 mars 2008 à venir.
Bonne anniversaire Agnès !
Je t'embrasse très très fort !
Cette fois ci, je ne me trompe pas de jour...
JC
A bientôt
Cyril
Que dire de ton courage ?
Je reste sans voix, c'est sur que je n'aurai pas été capable d'aller si loin au bout de moi-même. Chapeau et maintenant pense avant tout à bien récupérer.
Merci pour ce superbe CR, que de souvenirs, que d'émotions.
Je ne suis pas prêt d'oublier cette nuit passée ensemble à arpenter le désert, serrant les dents l'un et l'autre sur nos maux respectifs, avec pour seul leitmotiv avancer et avancer encore.
Théodore Monod a dit "Dans le désert, vivre c'est avancer sans cesse". Dans le désert tu as avancé sans répit, ou presque, et je salue ta force de caractère. Il t'en a fallu pour aller au bout.
A bientôt j'espère.
Bon anniverssaire !
merci beaucoup pour ce superbe récit plein d'émotion, quelle aventure ! tu es vraiment une sacrée nana ...
Je te souhaite un bon anniversaire pour tes 30 ans !
bis!
Tu m'as voyager dans un monde que je ne connaissait que par un petit bout de la Tunisie. Comme le dit si bien mon pote Zak, tu es vraiment une super nana!!
Gros bisous et surtout très bon anniversaire!!
Je me suis régalée en lisant ton récit! Les photos sont splendides et quel courage!!!
Tu devais avoir un sacré mental pour aller jusqu' au bout malgré la douleur!!
Quelle championne!!! félicitations!!!!
Et encore bon anniversaire.
Guiom.
AGNES UN JOUR AGNES TOUJOURS !
Je revis inlassablement chacune d'elle, replongé dans le rêve de cette fabuleuse semaine mauritanienne.
Merci Agnès.
JC
Cl. et Mir.
Bonne continuation et bon anniversaire (même un peu en retard).
Béné38
Mention spéciale à ton sponsor principal pour les grands et les petits !
Je suis petit joueur avec mes 10h15 de course non stop.Je suis ravi de te rencontrer en Chevreuse.
A dimanche.
un vrai regal de lire tes CR. Tes photos magnifiques. J'ai encore pleins d'etoiles dans la tête. Merci Agnès.
que dire aprés tout ceci à part une profonde admiration...
merci pour ta poésie, merci encore du fond du coeur d'avoir partagé ton bonheur et tes douleurs.
Pat..
A bientot et bravo encore pour cette magnique aventure
totoche88
Il y a en toi une volonté extraordinaire. Poursuivre comme tu l'as fait, finir dans de telles conditions m'inspirent un très grand respect.
Tu as vécu là une très belle aventure.
Bravo.
Quel courage...
BRAVO...
A bientot
Oly
Fantastique , captivant, émouvant ... je suis impressionné par la volonté dont tu fait part
Le genre de récit dont on ne se lasse pas
Bravo Miss, L'Blueb
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