Récit de la course : Ultra Trail du Mont Blanc 2004, par electron

L'auteur : electron

La course : Ultra Trail du Mont Blanc

Date : 27/8/2004

Lieu : Chamonix Mont Blanc (Haute-Savoie)

Affichage : 3813 vues

Distance : 155km

Objectif : Objectif majeur

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Le récit

Avant tou, je passe ici sur ma préparation (ou plutot sur mon absence de preparation)

Si vous voulez voir ce que ca donne, vous pouvez aller sur
http://www.sportnat.com/electron/mescourses/2004/utmb04/UT04CRElectron1.htm

pour le materiel emporté, vous pouvez aller sur
http://www.sportnat.com/electron/mescourses/2004/utmb04/UT04CRequipement.htm

Maintenant, place au CR

L'avant-course !


6h45 du matin , Vendredi 27 Août 2004.

Le Train qui m’emmène à Chamonix via Annecy vient juste de quitter la gare de Lyon.

Pendant la première partie de ce voyage je repasse en revue mes objectifs.

Le tour complet me semble irréaliste. Je l’ai bien sûr dans la tête (comment aller à l’UTMB sans y penser un peu quand même) mais je sais fort bien qu’avec ma préparation, ou plutôt mon manque de préparation, il y a peu de chances que ça puisse passer !

NOTA : pour celles et ceux qui ne l’ont pas encore fait, je vous invite à jeter un œil sur mon entraînement des 10 semaines avant l’UTMB en cliquant ICI.

En fait l’objectif principal que je me suis fixé et qui est d’arriver à Courmayeur dans les délais autorisés me semble beaucoup plus proche de la réalité.

Jusqu’au dernier moment je ne m’étais pas fait de " road book " puis hier, j’ai craqué. J’ai photocopié en recto-verso le profil du parcours avec les ravito et les temps limites et je me suis amusé à positionner des temps de passages uniquement basés sur mon expérience de la course à pieds. Je n’ai en fait aucun élément tangible me permettant de valider ces temps dans une course de montagne. Alors ce sera juste pour voir si j’ai bien évalué l’effort ou non

Donc un objectif réaliste d’arriver à Courmayeur avec des temps de passage en phase avec les barrières horaires.

Arrivé à Annecy, je change de train et là je tombe sur Bags et Anas. Super ! on va pouvoir papoter pendant le reste du voyage !

On parle de notre préparation et de nos objectifs respectifs et j’apprends que Bags et Anas on fait ensemble la Cromagnon il y a quelques temps ! Respect !

Arrivée vers 12h à St Gervais. Là on a 45’ d’attente avant la correspondance pour Chamonix. Du coup on va à la terrasse d’une brasserie, au soleil avec vue sur les sommets enneigés, et je me fais une petit saucisse frites (marre des pâtes) avec un bon demis bien frais (ben oui, je vais quand même pas tourner à l’isostar ! ! !

De nouveau le train pour Chamonix. Là le wagon est bien rempli de coureuses et coureurs qui viennent aussi pour l’UTMB.

Une fois à Chamonix on se rend tout de suite à la patinoire histoire de régler une fois pour toute les opérations administratives. Le plus dur c’est d’aller jusqu’à la patinoire. Tous les 50m on tombe sur une connaissance, et là, c’est parti pour 10’ de papotage… et vu le monde qu’on connaît, ça en fait du temps ;-)))

C’est en fait un réel plaisir de retrouver tout le monde comme cela. UFOs, ZOO et autres connaissances… Je suis dans l’incapacité totale de vous citer toutes celles et ceux que j’ai vu ou revu avec plaisir tant il y en a eu.

Un petit tour sur le stand UFO où on retrouve un mmi cameraman en chef, et aussi un Phil un peu inquiet car il n’a pas encore rempli la poche à eau de son sac… Il est 14h et le départ n’est prévu qu’à 20h ;-)))

On tourne un peu puis on se rend au collège voisin qui va devenir pendant 3 jours la Base Vie de l’épreuve. Cantine, douches, dortoirs, massages, consigne, tout y est prévu.

Vers 14h30 on se rend avec quelques autres UFOs, glanés de-ci de-là, à la cantine histoire d’enfourner quand même une portion de pâtes. J’en profite car c’est le dernier vrai repas avant la course et l’ingestion de barres et autres gels énergétiques !

Un petit tour sur le stade sous la pression (très) forte de mmi, non pas pour courir mais juste pour réaliser des interviews croisées… Je vais faire la mienne avec Manu. Bon mmi n’est pas fier, il a juste un peu peur qu’on pète un plomb et que l’interview parte en vrille… Franchement vous nous croyez capable de ça avec Manu ? ;-))) Mais voilà, on est tellement déjà dans la course qu’on lui fait une interview pro de chez sérieux (enfin pas trop quand même)

Avec Bags et Anas, on en profite ensuite pour aller se mettre au calme dans une des chambres mises à disposition. On fait nos sacs (celui que l’on va transporter, mais aussi ceux que l’on va récupérer à Courmayeur et à Champeix) puis on s’offre 2 bonnes heures de repos, au calme. Enfin, au calme, presque, une pseudo fanfare ayant eu l’heureuse initiative de venir s’installer dans la cour du collège, juste sous nos fenêtres…

Du coup, on rate le briefing (tant pis pour nous) et on se réveille vers 18h15. Juste le temps de tout ranger, d’aller mettre les sacs à la consigne puis de retrouver UFOs et Zanimos avant d’aller vers le départ qui aura lieu en plein centre ville de Chamonix.

Pour le moment tous les voyants sont au vert. Je suis reposé, pas stressé, en relative bonne forme, et en plus… il fait beau et je suis avec plein de copains. Le rêve éveillé quoi.

Côté matos, j’ai conservé ce que j’avais initialement prévu.

Je pars en collant long, maillot UFO manches longues, chaussures Salomon et un bandana. Tout le reste est dans le sac à dos (voir sur mon site la composition du cas)

Photos, vidéos, serrage de pognes, tout le monde se retrouve petit à petit près de la ligne de départ. Il est bientôt 20h et outre les 1500 coureuses et coureurs, il y a un très nombreux public autour des barrières. C’est assez génial, même si parfois, je me demande comment on va faire passer tout ce monde dans les sentiers de montagne

La course !


20h05. Le départ est donné avec juste 5 minutes de retard… Ca y est, ma moyenne commence déjà a chuter ;-)) je plaisante bien sur. Je pars pour 40h de course alors ces 5 minutes (qui en plus seront décomptées) n’ont pas la moindre importance… Au contraire, c’est un joli tour de force de la part des organisateurs d’avoir pu respecter les horaires prévus !

C’est parti pour le premier tronçon en direction des Houches

Cette première partie est plutôt tranquille… De la descente, quelques bosselettes, mais rien de très sérieux. C’est juste la mise en jambe. Finalement j’arrive aux Houches à 21h15. Avec le décalage de 5’ du début, cela me fait 10mn d’avance sur mon tableau de marche et 45mn d’avance sur la base de la barrière horaire. Mais ce n’est que le début.

C’est là ‘il me semble) que je tombe sur Rodio venu épauler son copain Gilles, marcheur réputé qui s’est lancé dans cette aventure. On se donne rendez-vous aux Chapieux !

A la sortie des Houches je m’arrête quelques instants histoire de sortir les bâtons de rando. On va attaquer la première montée de la course (le col de Vosa) avec ses 600m de D+

La montée n’est pas très technique se déroulant sur une piste large, mais ce n’est pas plus mal vu le monde qu’il y a.

J’essaie de grimper à mon allure, tranquillement, sans trop tirer. Je souffle bien, et surtout j’essaie d’optimiser l’utilisation des bâtons. Ce n’est que la seconde fois que j’en utilise, mais c’est une véritable aide. Ils permettent de soulager les cuisses, les genoux et de répartir un peu la charge vers le haut du corps.

Depuis le début je croise et recroise UFOs et Zanimos…Le Lapouneur, Jésus, l’T-Rex… et tant d’autres.

La montée n’est censée ne durer 5km, mais je n’en vois pas le bout. Oh je suis bien, mais j’ai l’impression qu’ils travaillent avec des kilomètres élastiques… Ca monte, ça monte et on arrive toujours pas au bout.

Pour le moment j’ai assez chaud, je transpire même à grosses gouttes et j’essaie de rester concentré sur mon allure de montée. Finalement, je passe le col un peu avant 22h30. J’ai toujours 10mn d’avance sur mon temps théorique et 50mn sur la base des barrières horaires. Tout vas bien.

Côté road book, je l’ai emporté mais je ne m’en sert qu’à posteriori. C’est à dire que je ne l’utilise pas pour essayer d’estimer mon rythme de course sur le tronçon à venir, mais je l’utilise uniquement pour vérifier si le tronçon que je viens de faire était dans le temps que j’avais estimé. Pour le reste, je décide de courir aux sensations

Arrive alors une longue descente de 6km pour 450m de D- (avec une petite remontée au milieu). Je suis étonné car même si les cuisses ont tiré pendant la grimpée, elle se sont détendues aussi sec une fois la descente attaquée. D’ailleurs, dès le moindre faux plat, je sentais déjà ce relâchement. Donc si ça tire en côte, je sais que je peux retrouver des sensations ensuite.

Je maîtrise pas trop mal la descente en restant prudent pour ne pas exploser mes genoux

Arrivé à Champel, je ne pense pas à regarder la montre (il devait être aux environs de 23h15-23h20. De mémoire, je sais qu’il y a une grosse montée ensuite. Je repars donc doucement en attendant le début de la côte. A chaque fois que le chemin commence à monter, je me dis " allez, ça y est… voilà le premier gros morceau " et à chaque fois non ! ça monte un peu puis ça se calme et ça recommence, et ça se recalme …

En fait je vais attendre cette montée pendant 5 km jusqu’au moment où j’arrive aux Contamines. Il est alors 0h38mn (j’avais prévu de passer à 0h35’) et la barrière horaire est fixée à… 02h00. J’ai pratiquement 1h30 d’avance. Cool.

En fait ce qu’il s’est passé, c’est que j’ai complètement oublié le passage (presque) plat entre Champel et les Contamines… En vérifiant le road book, je vois qu’il y a encore 4km jusqu’à N-Dame de la Gorge avant d’attaquer la première grosse difficulté.

J’essaie de trouver à boire, mais on a l’impression que le ravito a été victime d’un ouragan ! Il ne reste rien, et il va me falloir pas mal de temps pour réussir à trouver une simple bouteille d’eau pour recharger la poche à eau.

Je me pose dans un coin, grignote un peu, remplis ma poche à eau et repars dans la nuit.

On est sur un large chemin, avec toujours pas mal de monde autour (il y a au moins 50 personnes en file devant moi. Alors c’est vrai que sur ce tronçon, je ne m’occupe pas trop de suivre le balisage.

A un moment, quelqu’un à côté de moi se fait la réflexion que cela fait un bon bout de temps qu’on a pas vu un seul jalon. On lui répond qu’étant sur un large et unique chemin, le balisage a du être allégé car on ne peut pas se tromper. Cela dure un petit moment jusqu’à l’arrivée à un carrefour. Là aucun balisage. Ni d’un côté, ni de l’autre L (((

On tourne un peu partout, on s’avance sur chaque chemin au cas où, et finalement tout le monde juge préférable de revenir en arrière. Visiblement, même en groupe de 50, on s’est planté ! ! !Grrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr ! ! !

Demi-tour, et on se refait un (trop) long trajet à l’envers pour finalement retrouver le vrai chemin… Je dois laisser entre 20 et 30 mn dans cette histoire. Moi qui en CO explique toujours que la règle de base est de ne jamais suivre les autres, voilà que je me plante sur un circuit balisé…

Je dois avouer que sur le moment le moral en prend un coup. Une bonne partie de mon avance a fondu pour une c#nn&ri&, et ça m’énerve d’avoir été aussi mouton que ça !

On retrouve le bon chemin et on passe devant N-Dame de la Gorge, illuminée…

C’est là que commence la première grimpée. En deux temps. D’abord monter à La Balme (500m de D+ en 4,1 km) puis monter au col et à la croix du bonhomme (770m de D+ en 4,5 km) soit 1270m de D+ en 8,6 km…

La montée vers la Balme est sur piste. C’est large, pas technique mais parfois raide et un peu lassant… Je monte tranquillement, j’essaie d’assurer au maximum. Plus je monte plus j’espère voir la Balme dans les virages suivants… mais rien n’y fait. Cela fait longtemps qu’on monte et toujours rien. Mais il est où ce ravito.

J’ai prévu d’y faire une courte pause pour me ravitailler mais aussi pour enfiler une polaire. Le seul maillot UFO commence à devenir juste en montant d’autant que de la neige a fait son apparition sur les fleurs autour de nous !

Plusieurs fois j’hésite à m’arrêter pour mettre la polaire, et à chaque fois je me dis que le ravito ne peut plus être loin et que je me changerai sur place… La nuit les distances sont difficiles à évaluer !

J’ai les jambes lourdes. Je commence à payer l’absence d’entraînement avec dénivelée.

Finalement, après une première partie de montée qui m’a semblé interminable, j’arrive au ravitaillement. Je ne pense pas à regarde l’heure qu’il est. Je récupère une bouteille d’eau et je vais m’asseoir pour mettre la polaire, enfiler le bonnet à la place du bandana et manger un peu.

J’essaie de ne pas trop m’attarder. Il reste encore une belle montée… Avant de partir j’entends une personne du refuge expliquer à un coureurs que ceux qui arrivent ici fatigués n’ont que peu de chances d’aller en haut ! ! ! Ca promets !

Je repars sans trop traîner en essayant de prendre un petit rythme de montée. Progressivement la piste laisse place à un sentier de montagne. C’est souvent raide, parfois étroit, et je suis obligé de multiplier les pauses pour détendre les cuisses. C’est alors par dizaines que les autres concurrents vont me doubler

C’est assez étrange comme sensation. Je suis bien, pas de blessures, pas de bobos, tout est Ok sauf… les cuisses. Vides !

Plus ça va, plus j’ai du mal à monter. Je fais de tous petits pas, réguliers, mais c’est toujours difficile. En plus une fois passés les 2000m je sens que cela tire un peu plus…

Je vais me traîner de la sorte jusqu’au col du Bonhomme. Là alors que je pense attaquer la descente, on tourne à gauche pour attaquer une nouvelle montée jusqu’à la Croix du Bonhomme (grrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr). Au début c’est en fait une alternance de montées descentes courtes, puis ça se termine par une belle montée (il y a même des cordes pour se tenir.)

Finalement j’arrive à la Croix du bonhomme en même temps que Jésus et Titi. Je suis vidé, j’ai les cuisses vides, mais je compte bien récupérer un peu de temps dans la longue descente qui nous attends maintenant !

Un coup d’œil à la montre ! il est 5h04mn ! J’avais prévu de passer ici à 4h05mn. Entre la montée et l’erreur de parcours avant N-D de la Gorge j’ai perdu 1h sur mon temps prévu et je ne suis qu’à 30mn de la barrière horaire théorique à ce point là !

Sans l’idée d’une bonne descente maintenant, je crois bien que je serais resté là !

Petite récupération, une barre de céréales, de l’eau et je me lance dans la descente.

Le début est plutôt agréable, un petit sentier qui descend sagement, mais très vite, la pente augmente (900m de D- en un peu plus de 5km) pour devenir plus difficile… en plus, ce n’est plus du chemin mais un véritable champ de boue et de cailloux… Catastrophe. Impossible de descendre en courant là dedans sans se rompre le cou. Déjà que ça glisse en permanence.

Plus ça va plus la descente devient véritablement dangereuse. A de nombreuses occasions je manque de me casser la figure et je ne dois mon rétablissement qu’aux bâtons avec lesquels j’essaie de préserver ce qui reste de mes cuisses, mais surtout mes genoux. Honnêtement, je ne me suis pas du tout fait plaisir dans cette descente. Trop cassante, sans grand intérêt, je passe mon temps à grogner… Mais comme je suis tout seul c’est pas grave.

Plus ça va, plus je me sens mal. J’ai trop galéré dans la montée et maintenant, voilà que je m’&mm&rd& dans la descente… En plus je ne peux pas rattraper le retard pris dans la montée. J’ai vraiment l’impression de ne pas avancer et ça m’énerve. Du coup, le moral en prend un coup et je commence à me faire à l’idée d’arrêter aux Chapieux. Pour continuer, et vu les montées à venir avant Courmayeur, il me faut 1 heure d’avance au moins sur l’heure limite en arrivant aux Chapieux, mais je n’y crois pas !

La descente continue, dangereuse et ennuyeuse jusqu’au bout. Les derniers mètres sont fait sans la frontale car le jour commence à se lever.

Finalement j’arrive à Chapieux un peu après 6h30. J’avais prévu d’y être vers 5h00 et la barrière horaire y est à 7h00.

Le temps de me ravitailler, il me sera impossible de repartir avant 6h45-6h50 soit pratiquement à l’heure limite, et je ne me sens pas capable (j’ai probablement eu tort) de tenir le rythme pendant les 10km de montée au col de la Seigne.

Plutôt que de me faire éliminer en pleine montagne, je préfère stopper ici. Je suis bien, je n’ai mal nulle part mais je ne pense pas avoir la caisse pour continuer. En plus, mon moteur est en panne. En fait je crois que je n’ai pas envie de me faire mal. Je n’ai pas envie de trop tirer. L’UTMB était un objectif, mais je n’ai pas envie de tout y laisser… pas cette fois…

C’est comme ça. Sur le coup je ne m’explique pas trop pourquoi, mais quand un bénévole rentre dans le refuge en disant qu’un car part maintenant pour rentrer à Chamonix, je lui donne mon dossard et vais m’asseoir au milieu d’une trentaine d’autre trailers fatigués…et du Toro qui lui aussi s’arrête

Fine de la première partie de l’UTMB ! L’electron n’est plus en course, mais cela ne signifie pas qu’il n’est plus dans la course !


La seconde course !


Retour mouvementé à Chamonix (le chauffeur de bus a du apprendre à conduire dans des jeux vidéos). Là une bonne douche, puis une petite heure de relâche histoire de récupérer.

Vers 11h je retrouve le Dino avec qui je vais faire un tour dans le centre de Chamonix histoire de prendre des nouvelles de la course, puis retour au collège pour un repas chaud. Sur ce point, merci aux organisateurs d’avoir mis en place un repas " permanent " pour les coureurs dès le samedi midi !

Je retrouve quelques autres coureurs qui ont arrêté comme bags, le bourrin, l’antilope… puis retrouve les membres du Zoo en la personne de Ray (qui accompagne Gé encore en course) et le Toutou, venu en voisin.

Vers 17h on va dans le centre ville pour assister à l’arrivée victorieuse de Vincent, puis je repars avec eux afin d’aller servir d’assistance à ceux encore en piste.

On va de cette façon aller jusqu’à La Fouly pour y attendre Gé et le faire repartir. Il a eu un coup de blues un peu plus tôt mais maintenant qu’il sait qu’on est là, ça va repartir.

Catala, quand à elle ne repartira pas. Elle décide de stopper à La Fouly malgré notre insistance pour la faire repartir avec le Gé et le Toutou qui a décidé de les accompagner jusqu’à Champex.

On se rend ensuite à Champex où on va attendre nos amis. On en profite pour encourager un à un tous les coureurs qui arrivent là. On s’est installé sous la tente devant la remise des sacs, et on félicite tous ceux qui arrivent ici. On verra comme cela arriver Anas, le Troll, le Bœuf, Le lapouneur et bien d’autres.

Gé arrive. Il va se faire masser, se restaurer puis on lui accorde 1h de sommeil (il a assez d’avance sur le temps limite pour se le permettre). Pendant ce temps on continue d’encourager les coureurs qui arrivent de plus en plus marqués. Il commence à se faire tard, mais curieusement cette seconde nuit blanche passe pas trop mal pour le moment. La motivation d’encourager les autres est presque aussi forte que celle de participer !

Finalement après une bonne récup’, Gé repart dans la nuit. Pour nous c’est l’heure du transfert vers Trient où nous allons aller l’attendre. On embarque aussi le Lapouneur et le Bœuf qui vont devoir partager la couche à l’arrière de la voiture… Et franchement voir les deux zozos partager le même lit, c’est pas triste…

On arrive à Trient avec quelques heures d’avances. Je vais en profiter pour dormir 2 bonnes heures assis à l’avant de la voiture (je vous rappelle que le lapouneur et le bœuf prennent déjà tout le lit à l’arrière de la voiture !)

Finalement, il fera un arrêt d’assez courte durée pour repartir de nouveau… Il ne s’arrêtera qu’une fois arrivé à Chamonix … Bravo !

Pendant ce temps on retourne sur Chamonix, on prend le petit déj avec les coureurs puis après que le Bœuf se fut fait masser, je profite de sa voiture pour aller à Lyon récupérer un TGV pour Paris (en fait le Bœuf étant encore fatigué, c’est moi qui vais le conduire ;-))

Retour à la maison dimanche après midi… J’apprends l’arrivée de Gé, et aussi la perf de celles et ceux qui ont continué…

Voilà… Je n’ai pas atteint les objectifs que je m’étais fixés. Le non-entrainement a cessé de fonctionner lorsque le moral est tombé !

J’ai par contre eu le plaisir de vivre deux fois la course. Une fois comme coureur et une fois comme accompagnateur. Et franchement, ce fût un plaisir d’accompagner et d’encourager les uns et les autres dans ce périple.

Et puis maintenant je connais mon objectif pour la prochaine fois… Aller au delà de Chapieux, et qui sait… boucler le tour !

Ce fut long, alors imaginez le CR si j’avais bouclé le circuit ;-))))))))))

Bonne journée !

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