| L'auteur | La course | |||
| Kikoureur : ch'ti viking
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| Ce récit a été lu par
612 visiteur(s) ! Distance : 55 kms Matos : Objectifs : Pas d'objectif |
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| Trail Vulcain 2008 | ||||
Ça y est, c’est le grand jour. Mon deuxième trail après les Aiguilles Rouges fin septembre 2007 (magnifique trail malgré une tendinite du genou que j’ai traînée 3 mois). Après une saison de ski de fond et peu de course à pied, je suis au top au niveau cardiaque mais je me demande comment les jambes vont encaisser la distance.
C’est donc dans l’espoir de finir sans trop de bobo, quitte à faire le petit parcours, que je m’élance au top départ… en marchant vu l’inertie du peloton. Les premiers kilomètres se font facilement en courant doucement au côté de Fred, Charly et David. Agréable surprise de pouvoir courir en montant. On s’attendait à une pente plus pentue !
La 1ère partie se déroule sans problème. C’est bien agréable de courir en forêt.
Fred et David prennent le large.
Je suis surpris des capacités gastriques de Charly, il n’arrête pas de manger. A croire qu’il fait des trails que pour bouffer des barres. Bon c’est vrai qu’il a perdu plusieurs kilos suite à une bonne grippe 3 semaines plus tôt.
Une descente très technique (on se tient aux branches) me permet de remercier le beau temps. S’il avait plu un peu, on aurait regretté de ne pas avoir pris les bâtons.
Au ravito du 19e km, on est surpris de retrouver Fred et David. Est-ce qu’ils n’auraient pas un peu marché dans les montées, des fois ?
Non, ils nous ont attendus !
Allez, on fait l’état des lieux : Fred trépigne sur place tel un étalon qui sort de son box. Charly a bu ses 5 verres de coca, et surtout, il lui reste des barres pour la suite. David accuse un peu le coup (c’est son 1er trail). Quand à moi, mon genou garde le silence, je ne lui demande rien de plus. C’est bon, on peut partir pour la grande boucle.
On court à n’en plus finir sur un très joli parcours. Au passage, un bénévole nous conseille de nous économiser avant la montée du Puy de Dôme. C’est sympa, mais on fait que ça depuis le début, histoire de pas finir en vrac. Fred prend le large. On voit un petit nuage de fumée au loin. Il en a sous la semelle le bougre. David a baissé le rythme. On espère le retrouver au prochain ravito.
La montée se fait en ¾ d’heure en marchant. Vu que les montées en marchant, c’est mon petit plaisir (je me suis mis à la course à pied l’été dernier), j’accélère les pas et double quelques concurrents. Je suis surpris de voir que Charly fait de même, malgré son entraînement dénivelé zéro de parisien. L’arrivée au sommet est sympa : beau temps, vue magnifique, on a de la chance. J’ai pas trop aimé les grands escaliers en montant, mais bon, on va pas chipoter.
Charly se retient de faire une pause au bar (il avait pris des sous pour boire une bière !) et nous attaquons la descente en essayant de ne pas trop freiner (pour économiser les cuisses et les genoux) mais sans se laisser emporter (pour économiser le reste) ; exercice délicat mais la pente s’y prête bien. On arrive au ravito. Il était temps, Charly commençait à avoir faim. Avant de s’attabler, il finit les bouteilles de coca qui traînent.
Pour moi, pause pipi : je bat mon record de distance. Charly me demande ce qu’il y a dans mes gels.
On attend David 10 minutes, mais on se refroidit. Tant pis, on y va, il est jeune… il va y arriver…
Sur le retour, on croit avoir fait le plus dur, on s’est économisé, mais c’est là que les difficultés commencent. Aux environs du 45e km (sur la Garmin de Charly), je commence à avoir mal aux jambes (hé oui, manque d’entraînement). Bon allez, je vais serrer les dents pendant 10kms. Quelques kms plus loin, je demande à un bénévole ou on en est : encore un volcan à monter ! Damned, ça fausse tous mes calculs. Charly a faim et c’est le moment que choisit mon genou pour me dire « y en a marre ». C’est ce que je redoutais le plus, car la convalescence a été longue. Je commence à me faire des plans du style : « c’est trop long pour moi, je vais annuler mon inscription a la Merrel Sky Race ».
On continue à courir quand même (sauf dans les montées), pressés d’en finir. Au 55ekm environ (Garmin de Charly), je demande à un bénévole combien il reste : 3kms. Charly me maudit « fallait pas lui demander ! ». Je mettrais son énervement sur le compte de la faim…
Mon genou s’est rendormi (ouf), mais ça tire dans les jambes.
Les derniers kms (en courant tout de même) sont interminables pour les novices que nous sommes. Et c’est dans un sentiment de soulagement absolu que nous atteignons l’arche d’arrivée en 7h47min. L’objectif était de finir sous les 9h. On a un peu forcé à la fin, mais contents d’y être arrivé.
Fred est arrivé depuis ¼ d’heure. On pensait qu’il aurait une heure d’avance. Il n’a pas dû trop forcer. C’est vrai qu’il a le marathon de Paris dans un mois. Quand à David, il arrive au bout de 8h30, pas trop marqué. Pas mal pour une première.
Au final, une très belle ballade avec un temps superbe. Merci aux bénévoles.
Aux dernières nouvelles, Fred a repris l’entraînement deux jours après, Charly a pris du poids, David a peut-être attrapé le virus du trail, et quand à moi… vivement la Merrel Sky Race….
Aperçu des volcans avant la montée au Puy de Dôme
Commentaires
Merci pour ton bon récit, et pour la magnifique photo en fin de CR.
JC
manu
J'ai revécu ma course.
Eric
a +
Je refais le plein de barres et de pâtes de fruits d'ici là !
A+
Charly
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