Récit de la course : Trail des Citadelles - 40 km 2008, par laulau

L'auteur : laulau

La course : Trail des Citadelles - 40 km

Date : 23/3/2008

Lieu : Lavelanet (Ariège)

Affichage : 1815 vues

Distance : 40km

Objectif : Pas d'objectif

3 commentaires

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Le récit

Le Trail des Citadelles (40km) 23 mars 2008

 

Dimanche 23 mars 7h15 du matin, départ du gîte direction Lavelanet. Il neige fort, le vent siffle et la petite route qui descend vers Montferrier est blanche. Je descends en première, ça glisse un peu et Laurent, à côté de moi, à la main sur la porte, prêt à sauter. On arrive tant bien que mal à Lavelanet en se disant que , peut-être, la course serait annulée. Mais les coureurs du 71km sont partis et ça a l’air de bien se passer.. Dans la salle, tout le monde est calme, dans sa bulle, un peu inquiet mais en même temps excité à l’idée d’affronter ces conditions hivernales.

Le départ est donné et rapidement, 2 flèches jaunes s’enfuient devant suivi d’un groupe d’une quinzaine de coureurs. Les premiers sentiers boueux arrivent. Cela monte régulièrement dans le bois. Dans les pentes les plus raides, il faut trouver des appuis pour éviter de reculer avant de penser à avancer. Mais déjà cet univers blanc procure des sensations agréables. Je sens bien que cela va être une course d’usure mais j’espère être « usé » le plus tard possible. Au niveau entraînement, j’étais déjà un peu juste pour les 40 km, alors, avec ces conditions, il va falloir gérer, gérer…gérer !

Dans la montée vers Montségur, je me fais rattraper peu à peu. Je n’ai pas envie de me mettre dans le rouge mais je suis loin d’être en footing quand même. A chaque fois, je remercie vivement les signaleurs bénévoles qui patientent dans le froid et la neige. Leur journée va être très longue ! La traversée et la descente vers Montferrier se font assez vite, on est plusieurs coureurs ensemble et on ne traîne pas. Par endroit, il y a vraiment beaucoup de neige et le décor est magique. Personne ne s’arrête au ravitaillement. Je suis entouré de gars qui « font la course » et personne ne veut perdre des poignées de secondes. Pour l’instant, et par rapport au premier kilomètre, je pense être autour de la 20ème place. J’aborde une longue descente d’abord neigeuse puis boueu-neigeuse puis carrément boueuse. C’est carrément limite au niveau des appuis. Je les fais courts, rapprochés, près du sol afin de pouvoir rattraper les déséquilibres le plus rapidement possible. C’est usant, mangeur d’énergie mais quand même bien grisant ! On arrive à la traversée de la route Lavelanet-Foix (je la reconnaîtrai sur la route du retour vers la maison). J’arrive un peu vite sous le pont et je suis limite de la gamelle sur planches glissantes ! Commence alors la longue remontée vers le village de Roquefixade face au vent froid porteur de giboulées de neige ou de grésil. Puis on contourne le château toujours sous de grosses rafales. La descente qui suit, d’abord neigeuse, devient vite boueuse et casse-gueule mais je tiens miraculeusement toujours debout. Depuis un moment, il me semble que je suis avec les mêmes coureurs. On fait une petite boucle pour passer au pied des cascades de Roquefort, c’est vraiment une idée géniale. On a l’impression de passer un bref moment dans un autre monde, la jungle.

Dans le long vallon qui mène vers Péreille, je sens la fatigue qui m’envahit peu à peu. Une petite montée raide sur un étroit sentier, un peu de route et on arrive au dernier ravito dans le village de Raissac. Je pense qu’on n’a plus qu’à dérouler doucement mais sûrement vers Lavelanet…grosse erreur !  La montée qui suit vers les crêtes de  Raissac me font venir les crampes un peu partout sans qu’elles m’obligent à m’arrêter. Mais les coureurs autour de moi doivent être aussi cuits car personne ne me double. Je reste à 100-150m des 2 coureurs devant moi et celui qui est derrière n’arrive pas non plus à me rejoindre.

Un signaleur sous une tente de fortune se réchauffe à un grand feu de bois. Il me dit que c’est la fin de la montée et que je suis 16ème. Les crêtes qui suivent sont fatigantes car la neige cache la trace et les nombreuses pierres qui me font trébucher plus d’une fois. Ça y est, c’est enfin la descente raide et glissante sur Lavelanet qui nous fait plonger quasiment sur l’arrivée. Après 4h14 de course et une 15ème place finale, je suis rincé mais vraiment heureux. Les discussions d’après-course me le confirmeront, cette édition 2008 des Citadelles restera dans toutes les mémoires. On pourra tous dire avec un éclat différent dans les yeux…j’y étais ! Vraiment bravo aux tous, aux finishers du 71km, aux bénévoles sur le parcours et à l’organisation en général !      

3 commentaires

Commentaire de ampoule31 posté le 02-04-2008 à 16:03:00

Houla tu n'as pas amusé le terrain respect pour ta magnifique course, et dire que tu étais juste !!! Si je veux me mesurer à toi il vaut mieux que j'attende l'apéro ...

Commentaire de Marlène/Mô posté le 02-04-2008 à 17:43:00

Quoi ?, pas préparé ? c'est pas sérieux ça !!!
Mô bonne dernière

Commentaire de laulau posté le 04-04-2008 à 19:37:00

Cela peut paraître prétentieux mais avant le départ, je me sentais effectivement un peu juste car n'ayant pas dépassé des sorties longues de 1h45,j'ai souffert de crampes dès le village de Raissac et je ne les l'ai pas hélas inventé.
Je suis heureux de ma place bien sûr mais n'en tire pas spécialement de fierté. Mais depuis que j'ai quitté la route, je n'ai plus le nez sur la montre et c'est l'ambiance générale, le parcours qui m'importent plus que la compétition, même si j'adore encore la "bagarre".

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