Récit de la course : Le Long de la Rivière du Doubs 2008, par Epitaphe

L'auteur La course
Kikoureur : Epitaphe
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Epitaphe
Course : Le Long de la Rivière du Doubs
Date : 31/5/2008
Lieu : Les Brenets (Suisse)
Autres récits : il n'y a pas d'autre récit de cette course dans la base.
Ce récit a été lu par 267 visiteur(s) !
Distance : 18 kms
Matos :
Objectifs : Pas d'objectif
Epitaphe quitte l’Urbi pour l’Orbi.

Après quelques courses sur bitume, Epitaphe s’est décidé à élargir son expérience de course à pied en tentant d’aller crapahuter dans la forêt. C’est donc la petite course nommée ´´Le long de la rivière du Doubs´´ qui a été choisie. Belle course qui suit le Doubs depuis le lieu-dit : ´´La Maison Monsieur´´ Jusqu’au village des Brenets. Belle course qui fleure bon l’enfance et les promenades dominicales qui, bien que détestées par le môme que j’étais bien plus épris de séries TV que de bols d’oxygènes, me laissent un souvenir de gigantesque terrain d’aventure. 

L’organisation me plaît bien, ça change des grandes messes à la MDP. Le rendez-vous est fait via un numéro de Natel (nom suisse du portable, Natel étant une contraction du premier programme de téléphonie mobile NAzional TELefon) devant la salle de gymnastique des Brenets où un monospace nous embarque, moyennant une petit obole au chauffeur, et nous emmènent au lieu du départ. Nous y achetons nos dossards (15 frs, environ 10 €) et attendons le départ au bistrot du coin.

Les informations fusent et se contrarient. Au lieu de la course sans ravitaillement prévue, finalement nous apprenons qu’il y a deux ravitaillements sur le trajet, par contre, impossible de savoir où, au 11ème ? au 15ème ? Nous verrons bien, d’ailleurs ce n’est pas très important vu que nous nous sommes munis d’une ceinture porte-bidon. Autre info, au lieu des 17,6 kilomètres prévus, la course fera finalement 19 kilomètres, en cause une bisbille entre l’organisation de la course et le patron du bistrot où nous sommes, et des travaux de bûcheronnage non prévus.  

Tout cela nous emmène au départ, départ qui a lieu sur le parking du bistrot et est donné par un type muni d’un porte-voix. Lorsque je lisais sur Kikourou que l’effort en Trail et en course bitumée n’est pas pareil, je n’avais pas pris la mesure de la différence… Les 19 kilomètres de course qui s’annoncent seront un véritable chemin de croix, bien plaisant toutefois. La beauté du site, la pluie qui intervalle sans arrêt avec le soleil et qui donne cette si particulière lumière à la forêt transformeront cette course en vrai bonheur. Bien pénible mais vrai bonheur tout de même. 

Après une petite montée bitumée, le parcours s’étrangle sur un premier sentier vraiment boueux où nous pouvons courir à deux de front. Puis le sentier se rétrécit encore. Les kilomètres ne sont pas signalés, alors je cours sans vraiment savoir où je vais, et c’est avec une certaine surprise que je verrai apparaître le premier ravitaillement. Le bénévole me dit que j’ai déjà parcouru 6 kilomètres. Je traîne 5 minutes pour profiter de la beauté du paysage avant de repartir. Je colle un groupe de 3 coureurs, je ferai un bon bout de route avec eux. Le chemin continue, toujours boueux, jamais plat. Nous passons sous les ´´roches pleureuses´´ formations calcaires qui arrosent les randonneurs toute l’année, peut importe la météo. Puis nous attaquons la première montée en marchant à grandes enjambées. Je ne cours pas assez vite pour dépasser franchement mes prédécesseurs, ne peut courir à leur côté vu l’étroitesse du sentier, il ne me reste donc plus qu’à les suivre. 

Le sentier qui a pris de la hauteur devient plus aérien, je cours sur cette bande étroite sans trop me poser de questions sur les éventuels risques de chute. Les jambes sont rapides et j’ai le pied assez sûr. Par contre, je remarque que la fatigue et les douleurs musculaires viennent vite. Probablement à cause de cette nécessité d’adapter chacun de ses pas au terrain. Je confirme, l’effort est vraiment différent d’une course sur bitume. La deuxième montée arrive, toujours collés au petit groupe, et nouvelle montée à grandes enjambées jusqu’au barrage franco-suisse du Chatelot, barrage où se trouve le deuxième ravitaillement. 4 ou 5 minutes de pause paysage et sa repart pour une dernière partie de montagnes russes, jusqu’au saut du Doubs où le sentier devient bitume pour les derniers kilomètres. 

L’arrivée est à l’image de l’organisation de la course, une arche et 4 personnes dont un speaker qui hurle mon numéro de dossard avant de me tendre le micro pour me laisser me présenter, ce dont. Derrière l’arche, une tente où se trouvent de délicieux gâteaux réparateurs et du thé. 

Bien belle course sur un magnifique parcours dans une magnifique région, merci à l’organisation.

Commentaires

Le 02/06/08 à 12:50, commentaire de thunder
félicitation pour se premier trail en espérant que ça te donne encore envie et du plaisir. L'ambiance de l'autre coté de la frontière à l'air bien sympathique

Le 02/06/08 à 13:44, commentaire de shunga
Ah frère tuck ! Pardon...
On dirait que rien n'est droit dans la nature.
Bravo en tout cas !
Investissement en chaussures ou pas alors ?

Le 02/06/08 à 14:43, commentaire de Jihem
Salut Epi,

Tu as décidé de quitter la foule. Voilà qui est raisonnable ! Ca me donne moi aussi l'envie de quitter le bitume très prochainement.

Le 02/06/08 à 17:59, commentaire de domdom g
SALUT EPIT

bravo pour ce premier trail,je fait les deux mais je prefaire beaucoup les trail que les courses sur bitumes,car ses moin monotonne.
encore bravo.
a plus
dom

Le 02/06/08 à 20:02, commentaire de Le Lutin d'Ecouves
Si tu te mets au trail, il faudra que tu passes un jour par chez nous...

Le 03/06/08 à 08:51, commentaire de chtigrincheux
Une belle entrée dans un monde nouveau, au contact des valeurs essentielles
Continu dans cette voie à première vue elle te colle nettement mieux à la peau que celle du bitume


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