Récit de la course : La Course aux Etoiles en pays Viganais - 69 km 2010, par Arno_SMAG

L'auteur : Arno_SMAG

La course : La Course aux Etoiles en pays Viganais - 69 km

Date : 6/3/2010

Lieu : Le Vigan (Gard)

Affichage : 1243 vues

Distance : 69km

Matos : Mon matos (température froide -5°C)
En haut : maillot wintertrail seul puis avec un top mountain run
En bas : collant wintertrail
Sur la tête : un bonnet + un bandeau polaire + deux buffs autour du cou (on attrape froid par le cou et la tête)
Sac Olmo 5 litres avec deux bidons de 750 mL
Et les pieds dans des Saucony Xodus Progrid.

Objectif : Pas d'objectif

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La tête dans les étoiles !

e trail aux étoiles est une course nocturne de 65 km et 2850 m de dénivelé, qui se déroule autour du Vigan dans les Cévennes.

En 2009, j’avais coché cette course à mon programme pour une première expérience de nuit en vue de l’UTMB. Résultat : j’ai abandonné le trail aux étoiles et j’ai abandonné l’UTMB en étant malade comme un chien.
Et comme je suis du genre têtu, je me suis réinscris au trail aux étoiles au mois de janvier pour vaincre le signe indien !
Après l’Endurance Trail fin octobre, j’ai coupé l’entraînement pendant quelques semaines et j’ai repris sérieusement mi-janvier avec comme objectif la 6666 occitane fin avril et donc le trail aux étoiles début mars, en attendant the Big Race : le GRP fin août. L’entraînement se passe pas trop mal, les sensations sont pas super bonnes pendant 1 mois et puis peu à peu je retrouve un bon rythme dans les séances de VMA et de seuil et j’accumule aussi pas mal de dénivelé (13000 m en janvier et février) contrairement au début de l’année 2009. J’arrive finalement vers le 25 février un peu fatigué et je décide donc de réduire l’entraînement en enlevant les 2 séances de fractionnés normalement prévues. La dernière sortie ne se passe pas super bien avec des sensations pas terribles en montée. J’ai l’habitude maintenant de ne pas avoir forcément des bonnes jambes quelques jours avant une course car il faut bien que le corps récupère des dernières séances.
Je pars vendredi pour rejoindre le Vigan dans un hôtel bien sympathique à Avèze. La soirée n’est pas très longue et je profite de ma dernière nuit avant une nuit blanche.
La journée se passe tranquillement : un petit tour au marché du Vigan, un petit resto, une bonne sieste, et on se retrouve pour boire un coup (une Vichy !) avec Cyril et Myriam. Il est maintenant 16h00 et je rentre à l’hôtel et je prépare enfin mes affaires pour cette longue nuit. Il va faire froid, je vais donc me mettre en tenue hivernale avec le collant et le maillot manches longues wintertrail, un bonnet, deux buffs autour du cou, des gants, et dans le sac olmo 5 litres ; un top moutain run, un top r light et un bandeau polaire. Bref je devrais être paré pour affronter les -5°C de la nuit. Je prépare aussi mon ravitaillement habituel à base de gel énergétique, de fruits secs et de boisson énergétique. Comme j’ai le temps, j’en profite pour m’allonger en attendant le repas. Puis, l’attente est un peu longue (devant les victoires de la musique) jusqu’à 23h15 et je me rends finalement au départ juste à l’heure pour le briefing. 

Le Vigan – Aulas, 28 km, 3h02
Minuit : les fauves sont lâchés, je trouve que ça part bien vite pour un départ d’un trail de 65 km. Je me cale sur un rythme pas trop rapide et je suis toujours effaré par les gars qui partent trop vite et qui sont déjà essoufflés et qui surventilent au bout de quelques minutes. Pour moi tout va bien, je déroule tranquillement et je n’hésite pas à marcher dès que le chemin se dresse devant moi, je préserve mes mollets et mes cuisses pour les 20 derniers kilomètres que je sais exigeants. Le début du parcours est bien agréable et alterne montées et descentes. Je passe au 10ème kilomètre en 1:02:00, c’est parfait, je suis sur le bon tempo. Avant le premier ravitaillement (L’Arboux, km 16, 1h38) il y a une petite montée 150 m de dénivelé puis une descente bien sympathique. Un stop de 3 sec au ravito pour se faire pointer et je repars directement sans me ravitailler, j’ai encore tout sur moi et surtout je ne veux pas me refroidir inutilement, il fait froid et j’ai tendance à avoir une digestion légèrement difficile, ce qui est sûrement du au froid. A partir de ce moment là je serais presque seul jusqu’à la ligne d’arrivée. La succession de montées passent très bien, les jambes sont bonnes et je rattrape plusieurs coureurs en stand by sur le bas côté pour des pauses techniques – le froid et la digestion ne font pas bon ménage ! Cette partie est bien agréable et ça passe vite jusqu’au col de Mourèzes. Une bonne descente et j’arrive à Aulas au premier gros ravitaillement à l’intérieur d’une grande salle. Je ne perds pas de temps et je demande juste un peu d’eau chaude pour mettre dans mes bidons, je mange deux morceaux de chocolat bio (au trail aux étoiles, les ravitos et les repas servis sont bio depuis la création de l’épreuve !) et je repars assez vite. 
Aulas - Bez-Esparon, 16 km, 2h02
Finalement je m’arrête 5 minutes plus tard pour enfiler un vêtement supplémentaire (mon Top moutain run) et un bandeau polaire au dessus de mon bonnet car il fait de plus en plus froid. Les choses sérieuses commencent, à la sortie d’Aulas, ça monte assez raide puis une descente et un plat montant nous conduit au pied d’une jolie montée de plusieurs kilomètres et de 450 m de dénivelé. Je marche dans le raide et je relance dès que possible sur les parties moins pentues. Un coureur revient sur moi en bas de cette montée mais finalement il re-décroche petit à petit dans les relances, je ne le reverrais plus. Les 400 mètres de dénivelé sont avalé en 45 minutes pour 5 km environ. J’arrive à la Flageole (point culminant du parcours à 850 mètres environ) où sont posté deux valeureux bénévoles qui sont autour d’un feu de camp. J’attaque la descente et je trébuche, je tombe, je vois se rapprocher dangereusement un joli caillou de mon visage et ça tape fort sur la joue, c’est le genre d’incident qui réveille, je me relève en 1 seconde et je repars en étant plus vigilant ! La suite de la descente de passe bien et j’arrive à Bez-Esparon (dernier ravitaillement, km 44). Dans la salle, il y a un coureur qui se ravitaille. J’avale assez vite une soupe, un bénévole bien sympathique me remplit mes bidons avec de l’eau chaude et je demande mon classement. Jusqu’à là, je n’en avais aucune idée, et on m’annonce 8ème. Trop content d’être dans les 10. Je ne m’affole pas, je mange un morceau de banane. 
arno.jpg

Bez-Esparon – Le Vigan, 21 km, 2h39.
Il est 5h00 du matin et je repars du ravito le moral gonflé à bloc. Je ne vois pas le coureur qui me précède et j’attaque le dernier gros morceau, une montée relativement raide de 400 m de dénivelé pour rejoindre le Causse. C’est pentu sur le début et je décide d’attaquer cette montée à fond pour rejoindre le plus vite possible le 7ème. Je vois très vite la frontale de mon prédécesseur et je reviens sur lui en quelques minutes. Visiblement il paraît fatigué dans cette montée et je le lâche dans la foulée. Je ne relâche pas mon effort et j’avalerais ces 400 mètres de dénivelé en 30 minutes. Sur le causse je relance au maximum dans l’espoir d’apercevoir la frontale du 6ème mais je ne la verrais pas. Le Causse est long, presque 10 km en une petite heure mais avec de nombreux faux plats et des raidillons un peu plus physiques. A la bascule à la descente le jour se lève et des bénévoles me confirment bien que le 6ème a 5 bonnes minutes d’avance. La descente est très agréable et technique, c’est ludique et avec la lumière du jour ça devient plus facile qu’avec la frontale. J’arrive assez vite à Avèze et il reste encore une belle côte avant de redescendre sur le Vigan. Cette dernière côte fait mal et j’ai du mal à me motiver pour terminer vite. La dernière descente passe très bien et je rejoins finalement l’arrivée au Vigan après 7h43 de course en 7ème position, 4ème senior. La course est remporté par Antoine Guillon en 6h25. 

Bilan : Le trail aux étoiles est une superbe épreuve à recommander, très bien organisée, un parcours très varié, tracé par Daniel Bauer (qui termine juste devant moi). J’y retournerais ! Au niveau du résultat, je suis satisfais : une 7ème place est mon meilleur résultat en trail (hormis les courses à saucisson), ça s’est bien passé, pas de coup de mou et j’ai pu accélérer (ou plutôt pas trop ralentir) dans les 20 derniers kilomètres. 

le site de la course : http://www.pven.org/

6 commentaires

Commentaire de caroux posté le 11-03-2010 à 19:03:00

Bravo Arno, belle course, belle gestion.... on fera connaissance à la 6666, j'espère ;-)

Commentaire de domi81 posté le 12-03-2010 à 08:56:00

belle perf de ta part sur cette épreuve géniale !
dommage de ne pas s'être rencontré avec tout le groupe !
félicitations !
domi.

Commentaire de Mustang posté le 12-03-2010 à 19:47:00

Bravo pour ta perf!!

une belle course nocturne!!!

Commentaire de le_kéké posté le 13-03-2010 à 20:31:00

Bravo Arno, belle course et beau compte rendu. Je vois que tu tiens déjà la grosse forme en ce début d'année qui s'annonce grandiose !!!
Surement à dimanche prochain pour le trail de collinettes ??

Commentaire de Cantalou posté le 13-03-2010 à 22:30:00

Bravo Arno, belle coure. Dommage de ne pas s'être rencontré pour parler du Trail à Bugeat.

Rdv le 3 Avril, jean-Pierre

Commentaire de Eric Kikour Roux posté le 29-03-2010 à 10:44:00

Arriver 7ème sans s'en douter, sans trop forcer ... bel effort! Félicitations!
Pas étonnant que l'on ne se soit pas vus. On en aura peut-être l'occasion lors de la 6666 ... après l'arrivée si tu y attends les trainards!
Encore bravo.
Eric

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