Ah ah !! Une vraie randonnée aquatique
Toujours un régal de venir dans cette contrée Héraultaise fait de gentils et généreux bénévoles, chapeautés d'une orga rodée et organisée.
Et il le fallait ce soutien à la vue des conditions aqua-pocalyptique !!!
Tout d'abords, un réel plaisir de rencontrer Olive et de papoter de tout et de rien en attendant, au sec, le départ. Quelques photos pour immortaliser le moment et nous partons sous un ciel que l'on dira clément ; sans pluie..
Étant donné nos ambitions respectives, c'est à dire finir, nous nous somme bien placés dans le peloton ; au fond !! 386 partants.
C'est en bon derniers que nous démarrons la boucle.
Premier tours de jambes tranquilles avant quelques bouchons de circonstances puis les premières élévations dans la pente, à rythme d'échauffement. Au kilomètre 2, les serres files sont derrière nous.
Nous restons ensemble, avec Olive les 10 premiers kilomètres environs. On remonte quelques groupes par ci par là puis on rattrape la queue du peloton du 100 bornes. Quel courage ce jour là dans ces conditons...
C'est top car au final nous n'avons jamais était trop esseulé. J'ai vraiment apprécié.
C'est au premier point d'eau du Travers, KM12 en 2h11, que je prends les devant. Abandonnant lâchement Olive.
Sous une pluie battante qui nous arrose depuis une bonne heure déjà. Va falloir s'y habituer..
Car la suite, c'est pluie, pluie, brouillard, pluie, nuage bas, pluie, brouillard, pluie, etc etc ...
Entre deux gouttes, quelques beaux panoramas de gorges et de cours d'eau, bien gonflés pour le coup, sur de magnifiques singles légèrement détrempés.
Niveau chemin c'était donc humide : alternance de boue, de flaques, de chemin ruisseau, de chemin cours d'eau, de boue, de cailloux mouillés, de cascades, de boue. Un parcours très homogène à ce niveau là.
A vrai dire, quoi qu'en dise Olive, je partais très peu confiant sur ma destinée.
Une prépa (c'est vrai) pas optimale du tout, sans aucune sortie longue hormis 16km mi-janvier et 14km mi-février.. Pas fifou pour être à l'aise sur un 65k et 3000+...
J'ai fait quelques sorties pyramide et fractionnés en côte ; c'est cela qui a du me sauver..
L'objectif était bel et bien un BIG TALC. Ce sera marche active - balade - randonnée et aller le plus loin possible en bon état.
Donc pas confiant le keaky et je me disais qu'en cas d'avarie, je m'arrête, l'excuse était belle : pluie, froid, sans prépa, mal aux jambes...
En plus, j'ai poussé le vice jusqu'à ne pas appliquer de crème/nok.. J'assumerais le cas échant.
Au ravito du KM17 - 3h23 - 364ème. Les jambons vont bien, arrêt au stand rapide (poubelle / enlever graviers et boue des chaussures / eau + miam miam) et je repars fissa; Le moral est bon malgré la flotte qui tombe du ciel.
Ascension de la plus grande côte du jour (600+, 1,5 pouncho, une côtinette) sans mollet fébrile. On se suit à la queue leuleu. Tout va bien, rien de négatif, qu'est ce qui m'arrive ?
Non, le corps est fantastique (en tout cas ce samedi 07 mars 2026). Pas de coup de mou, pas de jambes flagellantes, pas de frottements horribles survenant de nulle part, rien.. Rien pour me forcer à arrêter !!
Je me paie le luxe de relancer sur le plateau au détour d'un très léger faux plat descendant sans trop de mare à traverser. A partir du 26ème kilomètres et 1800+ je m'envole, ou presque, jusqu'au Moulin de la Foux.
Entre temps, ravito solide n°2 au Quintanel sous un abri mais aux quatre vents, Km27 - 1800+ en 5h17.
En plus, après une début de course à continuer à échanger avec Olive, je l'ai remplacé par Manu avec qui ont s'est suivi quasi 20 kilomètres. Bla-bla, relance jusqu'à Navacelle, remontée sur le Causse. Pose de la frontale (il est 19h) et on arrive au ravito de Blandas : KM44 - 2400+ - 8h33 - 302ème.
Bénévoles toujours au top, souriant et encourageant.
J'abandonne encore lâchement mon compagnon où je repars dans le froid.
Les départs des ravitos ont été une petite épreuve. J'ai préféré ne pas m'arrêter trop longtemps car avec l'humidité, on se refroidissait vite.
Départ en marchant, erreur de parcours rapidement redirigé grâce à un spectateur en voiture.
(Fallait faire gaffe au balisage, c'était très très très light).
Le plateau que je pensais légèrement descendant est en fait à majorité montante. De la patience mais la descente vers la vallée arrive d'un coup et est directe.
Puis en trottinant, dans le brouillard, et sous une pluie battante, je rejoins le dernier ravito ; Le Bez. PK 55 - 2500+ - 9h54 - 274ème.
Objectif : boire / grignoter et repartir.. Reste 10 bornes..
Et là ?! Providence.. il s'arrête de pleuvoir... Mais non j'déconne..
Des sauts d'eau, que dis je, des baignoires de flotte nous tombe sur la tronche. La providence me fait sortir de la salle avec Nico. Super rencontre à déconner, comme des cons sous la flotte ; ou comme des gosses plutôt
Oui, de vrai enfants qui s'amusent sous la pluie.
De bonne montée à Esparon, sur descente dégueulasse vers la route, on finira par trottiner sur le goudron, marcher vite sur la boue (oui il en reste encore un peu beaucoup) et on sprintera même les 530 derniers mètres pour conserver nos 265 et 266ème places respectives en 11h47, et franchir main dans la main l'arche d'arrivée de cette "merveilleuse" 22ème édition du Trail aux Étoiles ; 65k et 3030+ à la montre.. Génial.
Ravito saucisson / bière / repas Lasagnes et débrief joyeux, cette bambée restera un souvenir de haute volée ; par son scénario improbable, par un plan freestyle déroulé sans accroc mais surtout par les rencontres et les partages associés !!
Franchement, malgré un temps des plus pourri, des samedi comme ça, je re-signe direct !!!
Merci à l'orga et aux bénévoles, bravo, toujours du lourd !!!
Et bravo aux finisher ou non, c'était pas le parcours et les conditions les plus simples pour se faire plaisir.
Dernière édition par keaky le 09 Mars 2026, 11:15, édité 1 fois au total.