@pixou Merci beaucoup pour ton message, on s'est en effet obligatoirement croisé à la Fouly sans le savoir c'est dommage!
Je me suis pris l'orage et la grêle sur la deuxième partie de l'ascension vers le col de fenêtre, j'étais seul à ce moment là et j'ai vraiment hésité à faire demi-tour, puis carrément flippé lorsque je n'ai plus eu le temps de compter entre l'éclair et la détonation

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En arrivant au col j'étais un peu éberlué, j'ai mis un peu de temps à comprendre ce qui se passait quand un des nombreux coureurs qui s'étaient réfugiés contre les rochers m'a hurlé de me mettre à l'abri. J'ai jeté mes bâtons loin de moi et me suis collé tant bien que mal à la paroi.
Ça m'a paru long mais je ne suis probablement pas resté plus de 5min dans cette position, jusqu'à ce qu'un autre coureur passe le col et continue son chemin sans s'arrêter. Ça m'a sorti de ma torpeur, je me suis rendu compte que la pluie avait remplacé la grêle et que les éclairs s'étaient éloignés, et me suis empressé de lui emboîter le pas. Bien m'en a pris car j'ai réalisé que ces 5min avaient suffit pour que je sois frigorifié, et j'ai marché de longues minutes en claquant des dents et sans sentir mes pieds... Je me suis ensuite forcé à ne pas trop m'attarder au Grand Saint Bernard transformé en hôpital de campagne, ce qui a probablement sauvé le reste de ma course.
Sinon ma réussite en fin de course est en grande partie liée à ma défaillance les premières heures, mais c'est quasi systématique chez moi, sans que je réussisse à mettre le doigt sur une raison valable...
Pour paraphraser Baptiste Chassagne je cours moyen vite
très lentement , longtemps

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