L'auteur : stephnoz
La course : Le Grand Raid de la Réunion : La Diagonale des Fous
Date : 16/10/2025
Lieu : Saint-Pierre (Réunion)
Affichage : 791 vues
Distance : 188km
Objectif : Terminer
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Participer à la Diagonale des Fous (la "Diag") est un rêve que partagent beaucoup de trailers.
C'est comme faire un pèlerinage vers ce qui nous attire le plus dans ce sport : la beauté des paysages, les sentiers de montagne, la difficulté des épreuves, la nécessité d'aller jusqu'au bout de soi...
J'ai eu la chance d'obtenir un dossard, via le package proposé par Bourbon Voyages, dès ma première tentative d'inscription. J'ai donc abandonné mes bâtons à partir du début de l'année pour mes courses et entrainements, ceux-ci étant interdits sur la Diag, ce qui ajoute à la difficulté de l'épreuve. J'ai pu enchaîner sans blessures une préparation correcte sur l'ensemble de l'année, avec un enchainement de courses de 70-80 km à fort ratio de dénivelé (6 à 8%) et un dernier week-end choc dans le massif de Belledonne mi-septembre, pour "manger du caillou".
Une semaine avant la course, je fais l'erreur de porter des caisses de livres et je me retrouve avec un mal de dos persistant... 🤐 Heureusement mon ostéo améliore la situation juste avant mon départ pour l'Ile de la Réunion.
En dehors de ce mal de dos résiduel, je sais que les conditions dans lesquelles je vais faire la course ne seront pas idéales : je prends l'avion le lundi soir seulement, pour une course qui démarrera le jeudi soir. Une nuit forcément inconfortable dans l'avion créera un déficit de sommeil, qui n'est vraiment pas idéal pour ce type d'épreuve. Et je n'aurai que deux jours pour m'acclimater à la température de la Réunion et au décalage horaire. Ma famille ne peut pas m'accompagner, je serai vraiment seul sur la course...

Par le hublot de l'avion, j'aperçois au pied de la vigie le stage de la Redoute, l'arrivée de la course !
L'objectif sera d'arriver à le rejoindre dans quelques jours, après 180 km et plus de 10 000m D+...


Ca y est je suis sur place ! Une de mes connaissances m'a mis en relation avec des trailers de la vallée de Chevreuse, qui me proposent de passer à une petite fête qu'ils organisent le mardi soir à Salines. La soirée est très sympa et rompt ma solitude.

Le mercredi, c'est la récupération des dossards à Saint-Pierre (lieu du départ, à 40km d'où je loge). J'arrive tôt sur zone, mais il y a déjà une queue de plusieurs centaines de mètres... Un trailer que je connais, Jean-Raoul, me rejoins bientôt dans la queue. Nous discutons et cela permet de passer le temps. Car c'est très long ! 1h30 pour récupérer le dossard, les sacs pour les bases de vie et les tee-shirts obligatoires pour le départ et l'arrivée (attention, il y aura la télé, il faut voir les logos des sponsors !), puis encore une grosse heure de queue pour récupérer quelques goodies de la part des sponsors de l'événement, dont une belle saharienne Raidlight floquée aux couleurs de la Diag.

Globalement, cette remise des dossards est très mal pensée, il y a en même temps toutes les courses du Grand Raid. Des créneaux horaires et des files spécifiques à chaque course auraient été plus efficaces...

Jour J... Encore une grosse logistique pour préparer le contenu des sacs pour les bases de vie (étant tout seul je préfère assurer le coup...), voir comment emmener ma valise à l'hôtel que j'ai réservé près de l'arrivée à Saint-Denis, et redescendre à Saint-Pierre avec la voiture de location.
L'agence Avis est en périphérie de Saint-Pierre, à 4 km de la ligne de départ. Comme je suis le dernier client de la journée, le responsable de l'agence me propose gentiment de m'avancer et me déposant au centre-ville. C'est très sympa, mais au final il me dépose quand même à plus de 3 km du départ... 🤔
C'est la fin de la journée, il y a un joli coucher de soleil sur la plage de Saint-Pierre, j'en profite pour faire une photo sur laquelle je suis encore frais.


Longue attente, allongé sur un terre-plein central proche de la zone de départ, face à groupe de musique très bon.

Puis, la nuit tombée, j'entre dans la zone coureurs, je donne mes sacs de délestage et je m'installe à une table sous une tente pour prendre le repas que je me suis acheté et attendre l'heure de départ.

La zone est encerclée par des grilles et des promeneurs curieux passent derrière, on a vraiment l'impression d'être des animaux dans un zoo !
21h45, j'entre dans mon sas de course (sas 3) ; la tension monte parmi les coureurs, on sait qu'on va partir pour une très longue épreuve.

22h00. C'est le départ !
L'ambiance est incroyable ! Il y a des milliers de personnes, adultes et enfants, le long de la route, dans une ambiance surchauffée et en continu sur les quatre premiers kilomètres. Il fait très chaud malgré l'heure.
On finit par sortir de la ville de Saint-Pierre, il est temps d'allumer les frontales et de commencer à monter. Le parcours traverse des plantations de canne à sucre, il y a une odeur végétale prononcée et parfois des dispositifs d'arrosage mouillent les coureurs.

Le peloton s'est étiré sur les premiers km, mais comme il y a quand même 2700 coureurs au départ, c'est toujours très dense. Les frontales forment des longs serpents lumineux dans la nuit.

Et parfois, quand le chemin devient plus étroit ou qu'il y a une difficulté, ça bouchonne...

Premier ravitaillement à Domaine Vidot après environ 2h de course. Les stands de boissons sont complètement inaccessibles sous les tentes, ça grouille de monde ! 😲
J'ai encore pas mal d'eau, je repars sans rien prendre, en espérant que ce sera différent au prochain ravitaillement.
Ca monte toujours jusqu'au ravitaillement de Notre-Dame de la Paix, où je peux enfin faire une petite pause, après 33km et 2050D+ depuis le départ.

Ca s'est bien refroidi, j'ai sorti le coupe-vent, qui n'est pas de trop.
Le chemin continue à monter, pas de passage vraiment difficile jusqu'ici.
Le jour commence à se lever juste avant que j'entre dans une belle forêt.

J'atteins le ravitaillement Nez de Boeuf, qui se situe à 2000m d'altitude. Le soleil qui vient d'émerger fait du bien ! Il réchauffe le corps et réveille le cerveau.
Juste avant d'entamer au km 47 une descente de 10 km vers Mare à Boue, je profite de la vue magnifique sur les montagnes aux lumières du petit matin.

Mes yeux sont rougis par la première nuit blanche, mais je suis toujours en forme.

La descente vers Mare à Boue est très jolie, le chemin est entouré de sortes de genêts et d'arums.

Le temps d'arriver à Mare à Boue, la température s'est fortement réchauffée. Il y a là le premier vrai ravitaillement, avec du solide (pâtes avec un très bon poulet). Je mange sous la tente pour ne pas attraper de coup de chaud.

Déjà 10h30 de course, pour 56 km et 2800 D+. On est dans la cible d'allure que je visais.
Je repars, il fait très chaud.

La suite du parcours consiste en la première vraie difficulté, la montée vers le Piton des Neiges : 800 m de D+ sur un chemin fatigant. Vers la fin de la montée, on arrive sur une crête et le paysage se révèle, magnifique.

Il y a quelques passages très raides, en montée ou en descente.

Juste avant que le ciel ne se couvre, j'aperçois 1300 m plus bas, le cirque de Cilaos où se situe la première base de vie.

Le col est désormais proche, à presque 2500m d'altitude. Le sommet du Piton des Neiges reste caché dans les nuages.

Je commence la très longue descente vers Cilaos.

J'y arrive après 16h30 de course. On est à 78 km et 3900 D+ depuis le départ. Je ressens le besoin de faire une vraie pause. Les lits de camp sont tous occupés et il n'y a pas de place sous la tente. Je m'allonge sur l'herbe du stade de Cilaos et tente de sommeiller un peu.

Il y a un vent frais pas très agréable, je sens que je me refroidis et je ne fais pas long feu.
C'est déjà la tombée de la nuit quand je repars pour poursuivre la descente jusqu'au pied du Taïbit. J'ai plus de 3 heures d'avance sur la barrière horaire, pas d'inquiétude de ce côté ! Je commence le deuxième tiers de la course, celui que tout le monde craint, avec entre autres la traversée du cirque de Mafate.
La montée du Taïbit (1000 D+) est assez raide. Il y a un ravitaillement à 1/3 de la montée environ, puis plus haut une sorte de buvette en pleine forêt, qui sert un bon thé chaud avec une musique créole diffusée à fond. Ca fait du bien, car la température a fortement baissé !
J'arrive enfin en haut du Taïbit pour démarrer la descente vers Marla, dans le cirque de Mafate. Les premiers coureurs du Trail de Bourdon, qui sont partis de Cilaos, nous ont rejoint. Ils nous dépassent comment des bolides, c'est assez désagréable de devoir s'arrêter en continu pour les laisser passer.
Il fait vraiment froid à Marla. De nombreux coureurs dorment à même les gravillons du sol du ravitaillement, entourés de leur couverture de survie. Je fais quelques micro-sommeils, assis sur une chaise, mais à nouveau je ne m'attarde pas car j'ai peur d'attraper froid. A peu près la moitié des km et du D+ ont été faits déjà ; il reste quand même la même chose à parcourir !
Très loin au-dessus, on aperçoit le cortège des frontales qui redescendent du Taïbit.
Les km qui suivent, je suis dans le tunnel de ma frontale, je commence à être fatigué par cette seconde nuit blanche. Dommage, on ne voit rien autour de ce qui doit être pourtant un superbe paysage... Je m'arrête à plusieurs reprises pour faire des micro-sommeils, assis sur une pierre ou un tronc.
Cette partie, jusqu'au sentier scout, me semble très longue. Mais le ravitaillement me fait du bien et je repars avec -j'ai l'impression-, plus d'énergie que beaucoup d'autres...
La nuit finit par s'estomper, le lever du soleil sur le cirque de Mafate révèle un superbe paysage.


J'approche d'Aurere, la végétation est luxuriante, il y a beaucoup d'arbres fruitiers et de chants d'oiseaux. 110 km et 6000 D+ de franchis, ça prend tournure !
Le ravitaillement d'Aurere me fait du bien également. Je profite des toilettes pour me rebadigeonner le SIF de NOK ; j'avais fait l'erreur de ne pas le faire à Cilaos et j'ai désormais de belles brulures 🙄. Juste en face du ravitaillement, il y a une boulangerie, on sent des bonnes odeurs de viennoiseries, c'est très tentant !
Là encore, de nombreux coureurs dorment dans leur couverture de survie, on se croirait sur le site d'un attentat...

Lorsque je repars d'Aurere, un coureur claudique dans l'autre sens, il vient de se faire une cheville dans la descente vers la passerelle du bras d'Oussy... Je décide d'être particulièrement attentif.
La descente est raide, mais le paysage qui m'entoure est grandiose, avec au loin le mur de plus d' 1 km de haut du Maïdo, qu'il faudra remonter plus tard...



Après la passerelle, le chemin remonte puis redescend jusqu'à la rivière, qu'il faut traverser. Il y a 25-30 cm d'eau, je préfère comme beaucoup retirer mes chaussures pour limiter le risque d'ampoules.

Commence alors la tant redoutée montée vers l'Ilet des Orangers puis le Maïdo : 1600 D+ pour ressortir du cirque de Mafate !
Il fait très chaud sur le tronçon jusqu'à l'Ilet des Orangers. Il y a heureusement un petit point d'eau le long du chemin, et nous sommes bien contents de pouvoir recharger les flasques et mouiller les sahariennes !
Heureusement les paysages sont toujours aussi beaux, ça aide à passer le temps...

Un hélicoptère emportant un caméraman de la télévision se place juste en face de moi, le caméraman semble me filmer dans la montée.

Le ravitaillement de l'Ilet des Orangers fait beaucoup de bien ! Il y fait très chaud quand j'y arrive après 37h de course. 120 km et 6900 D+ franchis !
Je fais une bonne pause à ce ravitaillement car je sais qu'il reste encore une grosse montée après...

Cette montée du Maïdo s'avèrera finalement longue, très longue..., mais pas si difficile que cela.
Lorsque j'arrive en haut à une altitude de 2000 m, je n'ai en revanche plus les jambes pour courir, même sur du plat.
Je poursuis en marchant et en espérant que ça reviendra... C'est une très longue descente de 20 km qui démarre jusqu'à Savannah, 1800 m plus bas. Descente qui démarre par une partie assez rythmée (montées - descentes) en forêt, puis se poursuit par un terrain assez roulant sur lequel je parviens à me remettre à courir. Je dépasse pas mal de monde sur ce segment.
Il commence à pleuvoir, le sol auparavant poussiéreux devient rapidement glissant, il faut être très vigilant ! Heureusement la pluie finit par s'arrêter lorsqu'on approche de la côte.
Longue partie sur route goudronnée sur les hauteurs de Savannah, puis par un chemin technique et improbable avant d'arriver à la seconde base de vie de Savannah. La nuit est tombée entre temps.
J'avais espéré pouvoir éviter une troisième nuit, c'est raté...!
Il y a un très bon rougail saucisse servi au ravitaillement, qui fait du bien au mental ! Après avoir mangé, je pose ma casquette sur la table et ma tête sur la casquette pour me reposer un peu.
Et là, trou noir, je m'endors dans ma casquette... Lorsque je me réveille, ça fait presqu'une heure que je suis dans cette position ! Pas grave, je ne vise pas de podium 😚 ! J'en avais évidement besoin...
Ca aura donc été une longue pause à Savannah. Je finis par repartir pour la dernière partie de la course.
J'ai 146 km au compteur et 8100 D+, ça commence quand même à sentir bon ; je repars en me disant que les grosses difficultés sont derrière moi.
Monumentale erreur ! Le profil de la course, qui semble beaucoup plus plat sur ces 40 derniers km, ne permet pas de présager que certains tronçons seront redoutables !
La pause allongée m'a fait beaucoup de bien, je suis en forme dans la montée qui suit et je double pas mal de monde. Je dois dire que les chemins Ratinaud et Kalla m'ont plutôt convenu...
Il s'agit de monotraces très raides et techniques, sur lesquelles il faut se servir de tout son corps pour monter ou descendre. Je m'étais pas mal entrainé sur le circuit des 25 bosses dans ma préparation, c'est du même style, mais en plus raide ici...
La redescente vers La Possession me semble en revanche très longue et pas simple ; il y a des rochers un peu partout, c'est assez fatigant.
Juste avant d'arriver à La Possession, des lampions ont été installés sur le chemin, c'est très joli dans la nuit.

Après une pause au ravitaillement de La Possession, je repars pour ce qui s'avèrera être la plus grosse difficulté pour moi sur cette course : le terrible chemin des anglais.
Il s'agit d'un chemin pavé de pierres irrégulières, qui à certains endroits ont subi un tel travail d'érosion qu'elles partent dans tous les sens, avec des espacements entre elles idéaux pour se faire une cheville facilement ! Je suis au milieu de ma troisième nuit blanche quand j'y arrive, mon cerveau est endormi et je sens que par moment je zigzague quand je marche.
Il faut pourtant être vigilant à chaque pas sur ce chemin ! La première partie en montée se fait plutôt correctement, les pavés sont peu ravinés. Je fais plusieurs micro-sommeils car je sens que je risque de m'endormir en marchant.
En revanche la redescente s'avère abominable ! Les pierres ont raviné, chaque pas est une douleur !
Ces mouvements inhabituels ainsi que la durée de la course ont créé de nombreuses ampoules à mes pieds.
Cette partie n'a duré "que" 6 km mais s'est avérée être une vraie souffrance, et c'est épuisé que j'arrive au ravitaillement de Grande Chaloupe.
Il ne reste plus qu'environ 16 km, mais malheureusement, il reste encore un peu de zone pavée du même genre à parcourir après le ravitaillement.

La troisième nuit se termine et la lumière du petit matin me redonne un peu d'énergie. J'ai quand même beaucoup de mal dans la montée qui suit. Heureusement les ravitaillements sont beaucoup plus rapprochés sur la fin, ça aide à tenir !
9 km de montée jusqu'à Colorado, dernier ravitaillement avant l'arrivée ! Je prends une dernière courte pause et me lance dans la descente vers Saint-Denis.
J'arrive à nouveau à courir, et je double du coup plusieurs coureurs.

La fin de la descente est frustrante : on arrive très proche du stade, puis on remonte de 30 mètres, puis on redescend, on remonte à nouveau, tout ça dans une chaleur très forte. A un moment je pense arriver en 5-10 minutes, j'en mettrai finalement 25 !!!
Du coup quand je croise un gars qui commence à m'interviewer, je l'envoie balader gentiment au bout de 3 questions, j'ai hâte d'en finir. Le gars en question était Patrick Montel, que je n'ai pas reconnu. Désolé Patrick pour l'accueil... j'avais quand même quelques excuses 😚
Mais ça y est le stade de la Redoute est enfin à portée, il y a là beaucoup de monde qui m'acclame lorsque je franchis la ligne d'arrivée !

J'AI SURVECU !!!
Je finis la course en 60 h 12 minutes, avec 188 km au compteur (soit 10 de plus qu'annoncé par l'organisation) et 10800m D+.
Je suis 1644 ème au scratch sur 2700 au départ. Je finis en 4 heures de plus que ce que je visais, mais peu importe !

Alors que dire de cette course ?
Elle est vraiment belle !
Il y a tout du long une ambiance de dingue ! C'est incroyable de voir des gens debout en pleine nuit au milieu de nulle part pour vous acclamer.
Elle est dure et longue.
Il ne faut pas se baser sur le kilométrage donné par l'organisation, j'avais 10km de plus au compteur...
J'ai eu la chance de pouvoir la faire sur terrain sec (sauf pendant 2 heures), elle doit être abominable lorsqu'il pleut !
J'ai quand même regretté :
- Le côté désagréable de machine à fric avec les sponsors lors du retrait des dossards et des ravitaillements alternatifs sur toute la course
- Certains ravitaillements un peu légers, ainsi que le premier ravitaillement inaccessible car bondé
- Que les zones de sommeil soient vraiment sous-dimensionnées par rapport au nombre de participants. Faire dormir les coureurs sur du gravier dans le froid, ça n'est pas au niveau de cet événement.
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2 commentaires
Commentaire de laulau posté le 24-11-2025 à 18:55:19
Merci pour ce récit bien intéressant, j'ai l'impression que, malgré quelques moments difficiles, tu as bien géré ces 60h. Bravo !
Commentaire de stephnoz posté le 24-11-2025 à 19:12:10
Merci d'avoir lu mon récit et pour ton commentaire !
Oui globalement ça s'est bien passé et le plus étonnant ça a été que je n'avais vraiment aucune douleur le lendemain ni les jours d'après...
J'aurais sans doute pu taper davantage dans le dur.
Une leçon pour le futur 100 miles !
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