Récit de la course : Marathon International du Beaujolais 2025, par cabalex

L'auteur : cabalex

La course : Marathon International du Beaujolais

Date : 22/11/2025

Lieu : Villefranche Sur Saone (Rhône)

Affichage : 204 vues

Distance : 42.195km

Objectif : Faire un temps

1 commentaire

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MARATHON INTERNATIONAL DU BEAUJOLAIS  2025: LA COURSE PORTE-BONHEUR

Un goût de reviens-y ! Le marathon international du Beaujolais, c’est ma course porte-bonheur. Il est 6 heures du matin, ce 22 novembre au Parc Expo de Villefranche sur Saône, on monte avec l’ami Christian Marcot dans une navette pour rejoindre le départ de la course à 40 minutes de là, à Fleurie, dans le Nord Beaujolais, musique en fanfare et bonne humeur autour de nous « t’en connais beaucoup des courses où l’on est aussi bien accueilli comme cela ? » lui dis-je. Christian est un fidèle du « MIB », comme lui, je reviens après 2 éditions mémorables (2017 et 2018) et notamment notre podium par équipe « la triplette gagnante », en trio avec Olivier Tarcy. On s’est donné rendez vous de nouveau tous les trois au départ. Soleil hivernal, températures et sol givrés contrastent avec la chaude ambiance. DJ pour rythmer le r-échauffement, tenues croquignolesques pour certain(e)s, même le journaliste Patrick Montel est de la fête pour serrer la pince et compter les témoignages d’anonymes, héros d’un jour. J’aime le folklore qui règne dans ce joyeux peloton. J’ en oublie presque d’être venu glaner un chrono. Marseillaise, « clapping » islandais, minute de silence pour les personnes disparues ou que l’on aime, le départ du MIB te donne la banane.

 LA FRESQUE

Deux kilomètres de route descendantes pour débuter un marathon sous un soleil éblouissant, ce n’est pas courant. Ma stratégie : une entame à l’économie pour ne pas payer l’addition plus tard. Impossible de s’ennuyer entre les petites côtes, les quelques chemins caillouteux en forêt, la traversée bucolique de domaines et caves de châteaux, la musique, les encouragements nombreux dans les villages animés. Cette course a un supplément d’âme. Même si les kilomètres défilaient plus vite que prévu, j’ai scruté furtivement de paysages splendides, notamment les coteaux viticoles aux multiples couleurs d’automne, telle une fresque (clin d’oeil à la chanson de Vincent Delerm « la fresque »). La forme est là, alors je profite kilomètre par kilomètre. Entraînements parfois durs, course facile ! Une maxime que l’« homo marathonus » réussit parfois à appliquer. Encore fallait-il retarder la fatigue musculaire au-delà du 30ème kilomètre (passage en 2h10). Car au MIB, la partie la plus difficile de ce tracé vallonné advient dans le final. D’abord une longue côte régulière sur bitume où je rivalise avec l’expérimenté Arnaud Brémont puis une traversée de chemins irréguliers qui casse le rythme. Et cela sur 4km. L’avance prise fond comme peau de chagrin.

TEL UN SAMOURAI

Arrive la descente finale sur Villefranche. Les jambes trinquent mais j’en ai encore sous les pieds. Cinq kilomètres qui relèvent du grandiose et du combat. Je pioche dans mes ressources physiques pour maintenir une allure régulière. J’ai à ce moment un mental de samouraï, moi qui admire tant les marathoniens japonais (exemples : l’auteur Haruki Murakami, les athlètes Hiromi Taniguchi, Yuki Kawauchi…), un pays qui érige le marathon comme un art, où la dimension culturelle de l'endurance est profondément ancrée dans la société. Le dernier kilomètre dans la rue Nationale, une longue ligne droite en pleine lumière avec la Collégiale en toile de fond (somptueux!), les conscrits ont laissé place au bal des marathoniens ! Un dernier virage et la banderole est là, au loin... la délivrance ! La récompense d’un chrono, 3h04’, au-delà de mes espérances. 15 ans que je n’avais pas atteint ce niveau. Retrouvailles avec les copains, une journée gravée dans ma mémoire ! J’ai bien fait de troquer les dégustations de vin pour allier plaisir et performance. Le Marathon du Beaujolais est définitivement une expérience sportive à vivre...sans modération ! 

1 commentaire

Commentaire de Zorglub posté le 29-11-2025 à 08:20:04

Bravo pour ce très joli récit et cette magnifique performance ! Moi qui ne peux plus courir de distance supérieure à une quinzaine de km, je suis admiratif. J'ai couru le marathon un petit peu avec toi grâce à ton récit. Et puis c'est bien de considérer ce que l'on vient d'accomplir et de s'en réjouir. Il y a en effet beaucoup de coureurs qui ne sont jamais satisfaits de leurs performances et qui oublient que fatalement leur potentiel diminuera avec les années.

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