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L'auteur : Zaille
La course : Les Portes de Bellefontaine - 8 heures
Date : 11/11/2025
Lieu : Champigneulles (Meurthe-et-Moselle)
Affichage : 137 vues
Distance : 56km
Objectif : Pas d'objectif
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2 autres récits :
Retour en Lorraine et plus précisément à Champigneulles, pour la 4ème fois. Avec 2 Ultra Trail Tour de Nancy (UTTN) au compteur, je rempile cette fois-ci pour l’Endurance Trail de Bellefontaine et son format de 8 tours à faire en 8 x 1 heure.
La promesse d’un pâté lorrain
Inscription en dernière minute car l’enchainement marathon-maratrail en quinze jours m’oblige quelque peu à la prudence malgré une période de repos relatif (sans compétition) de 3 semaines. Finalement, j’ai décidé d’y aller malgré un agenda perso chargé, motivé par la promesse d’un pâté lorrain pour les finisseurs mais aussi les retrouvailles avec une amie de jeunesse.
Une course un 1er novembre est souvent accompagnée d’une météo bien humide mais pas cette fois-ci. Températures clémentes, autour de 12°C, et ciel bleu azur sont pour une fois de la partie dans cette campagne nancéenne. Même le terrain, propice à la gadoue devrait être plutôt sec selon les réseaux.
83 au départ
Départ à 8h00, j’arrive une demi-heure en avance sans pression aucune. Au dossard, je suis chaleureusement accueilli par la Nath. On se revoit régulièrement sur les courses du coin depuis nos incroyables retrouvailles sur les 100km du Grand Est. Une bière artisanale et bio en cadeau, ça fait toujours plaisir, beaucoup plus qu’un maillot made in China et je me dirige déjà vers la tente du ravitaillement.
Une grande tente équipée de bancs pour l’attente entre les tours. Mon sac est déposé en consigne et je n’ai avec moi que ce que je porterai durant la course en plus d’une veste que je laisserai sur place pour me réchauffer le cas échéant. On est 83 au départ pour le format 8 heures et un peu plus pour les 4 heures. Nous serons donc plus de 200 sur le circuit, au début du moins !
C’est partiiii
La cloche sonne, départ imminent dans 3 minutes. On nous explique les règles : départ toutes les heures, élimination dès que le tour devait prendre plus d’une heure et classement par l’addition des chronos de chaque tour. Clair et net ! Un peu de Ramstein pour l’ambiance et c’est partiiii.
On est plutôt à l’étroit sur le petit chemin qui nous emmène en sous-bois et je ne peux pas dérouler comme je veux surtout que les deux premiers km son très roulants mis à part un petit passage humide par-dessus un ruisseau. Mes ardeurs vont être stoppées net dans la première montée et seule vraie difficulté du parcours. Tout le monde marche presque en totalité ces 700m et 70m de D+ et nous ne sommes qu’au premier round !
42 minutes
Le terrain est bien praticable et très peu technique aussi bien en montée qu’en descente car une fois cette partie un peu épicée passée, tout le reste est courable pour moi. Même les monotraces permettent un peu de vitesse. A partir du de 4,5km il ne reste plus que de la descente puis 1,5km de plat avec même un peu de bitume. 7,5km en tout et 160m de D+, du presque plat 😉
42 minutes et quelques secondes pour ce premier tour exécuté sans difficulté, encore heureux ! J’ai à présent plus de 15 minutes de repos. J’en profite pour briefer quelques amis et Laetitia, ça occupe. Il fait encore un peu frisquet et je suis bien content d’avoir prévu une veste à mettre entre les runs. Un quart d’heure ça passe vite finalement et la cloche se fait déjà ré-entendre.
40 minutes
Pour le second tour je me place un peu mieux et perd un peu moins de temps dans les pieds des coureurs un peu plus lents que moi. Je dépasse même Elwan, le jeune vainqueur de l’IT200 qui est là comme pacer pour une amie. J’échange 2-3 mots avec lui pour aussi le féliciter de sa performance d’il y a 2 mois. Je commence à prendre des repères chronométriques à certain endroit pour jauger mon effort et là je crois que je vais faire un peu mieux : 40 minutes.
2 minutes de mieux mais j’arrive très essoufflé. Je marche un peu pour reprendre mon souffle. Cette dernière partie plutôt plate incite à allonger la foulée, je devrais m’en méfier. Pour l’instant tout va bien, on verra bien plus tard. Le but est aussi de se faire plaisir tant que c’est possible, tant que les jambes écoutent encore ce que je leur demande.
re-40 minutes
Le 3ème tour est un copier/coller du second. On commence déjà à se retrouver entre habitués des mêmes allures même si dans le lot il y a des 4 heures qui en auront fini dans pas longtemps et qui, forcément, n’ont aucune invie de jouer la réserve. 40 minutes un fois de plus et 18ème sur … un peu moins de 80 car déjà, des coureurs n’ont pas été assez rapides.
Avant chaque départ, les tout derniers, ceux qui arrivent sur le fil, sont encouragés par ceux qui ont déjà le pied sur la ligne de départ. Boostés par les encouragements, beaucoup décideront de retenter un dernier tour malgré une pause ravito réduite à quelques secondes seulement … Le fameux esprit trail !
C’est parti pour la dégringolade
Forcément, à un moment, je vais lever le pied, malgré moi, forcément. Et c’est déjà au 4ème tour que je sens mes watts s’évaporer et plus précisément dans la 2ème montée notable où je j’arrivais encore à trottiner il y a une heure mais là je sens déjà qu’il faut que je joue l’économie en saupoudrant un peu de marche par ci, par là. Je retombe à 42 minutes, mon score du 1er tour.
C’est parti pour la dégringolade. 5ème tour, 5 minutes de plus. 6ème tour, re 5 minutes de plus … 52 minutes, il commence à y avoir le feu à la baraque ! Les pauses raccourcies entre les tours n’arrangent rien non plus à l’incendie. A ce rythme je ne vais pas terminer la course et çà, il n’en est absolument pas question. Pas après 6 heures de course, les trois-quarts sont faits. Je chasse ces idées parasites et repars pour un tour, l’avant-dernier.
Des douleurs à chaque genou
Les départs sont de plus en plus laborieux, je limite la casse en avançant à 6:15 sur le plat. Les montées se font à la marche et les descentes … Le problème est là en fait. J’ai des douleurs à chaque genou que j’identifie comme des tendinites du style TFL, douleurs présentes principalement dans le D-. Je me surprends même parfois à pousser de petits cris quand la pose d’un pied est mal anticipée et quand ce sont les genoux qui se prennent le gros du choc.
Je serre les dents et me fixe 3 points bien identifiés sur le parcours où je retiens le chrono. 21 minutes jusqu’à cette arbre mort à enjamber, 33 minutes en-haut de la 2ème bosse et 44 minutes au pied de la dernière descente avant la partie plate vers l’arrivée. Avec ces chronos intermédiaires j’arrive en 53 minutes. Je n’ai perdu qu’une minute sur le tour précédent, la courbe de ma dégringolade commence à s’adoucir. Il reste un tour.
6 minutes de marge
Que le mental va bien quand on se dit que cette fois-ci c’est pour la dernière fois que je passe dans ces hautes herbes, la dernière fois que j’évite de justesse ce cône de signalisation, la dernière fois que je mets les pieds dans ce ruisseau, etc … Je sens, sans même regarder la montre, que mon allure est quasi identique au tour précédent mais les sensations sont parfois trompeuses, prudence.
22 minutes à mon premier checkpoint et donc 1 minute de retard. Pas de panique, j’ai encore 6 minutes de marge. Puis 33 minutes au second repère, je suis exactement dans les temps du tour d’avant, ça commence à sentir bon. La partie qui suit est roulante et je discute trail avec un coureur débutant qui prend ma foulée. Je lui indique mon estimation qu’il valide. On devrait terminer en 54 minutes.
Doyen
44 minutes, une nouvelle fois au bas de la dernière descente. Mes genoux me font toujours mal mais tout est beaucoup plus supportable à présent. Je sais que je vais mettre à peu près 10 minutes pour rallier l’arrivée. Mission accomplie. Ce n’était pas simple mais c’est un excellent dernier gros morceau avant les 80km de la Saintélyon à la fin du mois.
Je termine finalement en 54 minutes accueillie chaleureusement par Nath qui m’accroche la médaille de finisher autour du cou. 60km et 1280 de D+ en 8 heures dont 6h13 de course. Je suis 23ème sur les 39/83 finishers. On m’annonce aussi que je suis le doyen de la course … à 54ans, merci, LOL.
J’apprécie tout particulièrement ma dernière pause où le ravito nous propose enfin le pâté lorrain tant attendu. Je regrette qu’il n’y ait plus de bière pression de disponible mais profite du retour au calme pour prendre un peu de temps et discuter avec Nath. La nuit va bientôt s’installer et j’ai encore 2 heures de route. A bientôt, peut-être pour un truc un peu plus long … qui sait ?
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