L'auteur : Zaille
La course : Ultra Trail Tour Nancy - 115 km
Date : 23/5/2026
Lieu : Nancy (Meurthe-et-Moselle)
Affichage : 492 vues
Distance : 115km
Objectif : Pas d'objectif
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L’Ultra Trail Tour de Nancy #UTTN, Pourquoi ? Pourquoi y retourner une 3ème fois après 2 finishs dans la souffrance niveau expert ? Peut-être parce que c’est l’un des rares 100k à portée de voiture ou peut-être ai-je encore à déterminer certaines inconnues dans cette équation de 115km et 3800m de D+ ? Un peu des deux sûrement … forcément !
250 coureurs
Avant les 2 heures de voiture pour Champigneulles, j’ai quand-même pu confirmer ma relative bonne forme physique sur des trails de 42 puis 64k. C’est plutôt rassurant même si ce n’est pas directement transposable sur un format d’ultra où cette forme n’est qu’une petite composante parmi tant d’autres.
Il est 22h45 quand je gare ma voiture au Stade de Bellefontaine à Champigneulles, lieu d’arrivée. De là un bus nous emmène à Nancy, Place Stanislas, pour un départ à 00h30. Quand je parlais de multiples composantes, le départ en pleine nuit en est une non négligeable pour qui se couche d’habitude à 22h00. Le concept a cependant l’avantage, pour la plupart, de nous faire arriver en (fin de) journée sur une ligne d’arrivée vivante avec encore du monde et de l’ambiance, …
En attendant, la ligne de départ, elle, est bien en vie avec speaker, coureurs impatients et touristes dubitatifs. En attendant Joseph, je dispatche mes affaires dans les sacs fournis, l’un pour la base vie au km63 et l’autre pour l’arrivée. Tout est super fluide mais c’est vrai qu’avec 250 coureurs on n’est pas dans la foule d’un UTMB et c’est plutôt agréable. Ici, il y a plus de curieux au sortir d’un des nombreux bars de la place nancéienne que de traileurs.
17h sont jouables
Joseph arrive avec Alexia sa fidèle assistante. Il a un plan de course très prudent de 19h au regard du peu de dénivelé enquillé pour l’instant cette l’année. Pour ma part, en considérant le naufrage en 17h30 d’il y a 2 ans, j’estime tout de même que 17h sont jouables même avec quelques km de plus et malgré les fortes chaleurs annoncées. Ce dernier aléa météorologique s’est rajouté il y a une semaine augmentant encore le nombre de variables dans mon équation et je ne suis pas doctorant en la matière !
Pour l’instant les températures sont très agréables et la grande majorité des coureurs sont en court. Pour ma part, je préfère garder mes manchettes et une petite ceinture kangourou aussi pratique qu’agréable pour mon bidou toujours aussi sensible. Maintenir mon appareil gastrique à bonne température, mon secret de traileur à moi 😉
Déjà malmené
Après une séance de clapping, des feux de Bengale enflamment l’arche et nous voilà lancés pour un tour d’honneur, un peu précoce, de la plus belle place du monde (source : les lorrains) avant de nous en extirper en direction de la pampa. Les premiers km en ville sont maîtrisés par l’orga, le temps de quitter le bitume pour rejoindre les premiers sentiers. Je tourne la tête une dernière fois, espérant voir Joseph pour lui souhaiter bonne chance mais en vain, force à toi !
Très vite on va alterner marche et course dans des petits sentiers alambiqués. Rien de technique mais la vigilance reste de mise sous le feu étriqué des frontales. Je me suis promis de ne pas trop regarder la montre, au moins au début mais … J’ai retenu l’allure moyenne sur le tronçon à respecter et je jette, c’est plus fort que moi, régulièrement un œil pour me situer. L’objectif des 8:00 au kilo est déjà malmené mais je reste serein, la route est encore longue.
Finalement 8:01 de moyenne au premier ravito après 15,5km. Quelques descentes bien roulantes m’ont permis de redresser la barre sans trop d’effort. Tout se passe donc bien et la forme est là tout en maîtrise. J’avais quelques tiraillements au niveau des tendons d’Achille mais très vite disparus. En revanche, je pensais trouver une salle des fêtes avec WC comme dans mes souvenirs mais le lieu à changer. Pas grave, je devrais pouvoir gérer ça encore 15km de plus, au ravito de Custines.
Un peu d’avance
Le tronçon qui suivra se passera davantage sur des chemins larges que des sentiers. Toujours autant de montées et descentes mais plus faciles mis à part un premier « mur », de ceux qui font le sel de l’UTTN, des gros pétards qui se montent à quatre pattes et où le cœur se sent à l’étroit dans sa cage thoracique. Ce n’est jamais très long mais toujours intense !
On est sur les hauteurs, je reconnais ce chemin en balcon en lisière de forêt avec en contre-bas la civilisation, ses lumières et le brouhaha d’une insomniaque autoroute. Il est environ 4h et déjà quelques lueurs lointaines nous font deviner la proche aube. Je regarde ma montre et je suis bien dans le timing, toujours sans forcer. J’arrive à ce 2ème ravito avec même un peu d’avance que je mets à profit pour passer aux WC (ouf) et me rincer le visage.
384 marches
3ème tronçon, toujours une quinzaine de km mais avec une allure cible de 9:00. Je ne me souviens plus pourquoi je me suis octroyé sur mon programme cette minute supplémentaire mais il y a sûrement une bonne raison que je vais comprendre en voyant le profil qui annonce 5 « longues » montées suivies d’autant de descentes. Petit à petit la nuit s’épuise et je peux enfin, définitivement j’espère, ranger ma frontale.
Les premiers km sont plutôt en faux-plat montant, j’en profite pour avancer à un bon rythme jusqu’à la première montée me forçant à la marche. Dans ces montagnes russes, avant la dernière ascension, il y en a quand-même une qui va marquer les esprits, celle avec ses 384 marches en pleine forêt. Je ne les ai pas comptés mais la dernière était numérotée. C’était bien costaud et les mollets ont dégusté mais tout aussi vite digéré, pourvu que ça dure.
Mes yeux fatiguent
Me voilà une nouvelle fois à la batterie de l’éperon. Cette casemate, témoin de nos chamailleries répétées avec les teutons, est clairement un ravitaillement incontournable pour la course. Je prends mon temps pour bien m’alimenter, mon avance a été confortée de quelques minutes avec une allure légèrement plus rapide que prévu sur cette partie. Avant de partir, on fait un tour dedans puis sur le bunker et direction la forêt à nouveau pour un nouvel objectif, un peu plus rapproché cette fois, dans 12km à 8:00/km.
On démarre en descente pour une succession de petites et parfois très raides montées et descentes. J’ai quelques souvenirs qui me reviennent de la dernière édition où la boue, omniprésente, décuplait la difficulté. Aujourd’hui, tout est bien sec mais presque trop, mes crampons glissent dans le D+ sur les fines couches sablonneuses. Il faut parfois y aller avec les mains ou s’aider des arbres pour se hisser ou éviter la glissade.
Sur une partie un peu plus roulante, je baille, mes yeux fatiguent. Au-delà de la fatigue physique par encore vraiment installée, c’est physiologiquement que j’ai du mal à ce moment, mon horloge interne est perdue. Je ferme les yeux sur quelques mètres tout en courant, ça me fait du bien et j’ai même presque l’impression que je récupère un peu. Je réitère plusieurs fois l’expérience avant de me ressaisir, on dormira un autre jour !
On n’est pas bon là
J’arrive au ravito des Baraques à nouveau dans les temps impartis. L’endroit est connu car on va y passer une seconde fois et ce sera alors le dernier arrêt avant l’arrivée. Pour l’instant j’en suis à la moitié, km57, et dans 7km je vais rejoindre la base vie pour une pause prolongée. Je ne m’éternise pas d’autant que les petits km qui m’attendent devraient être sans difficulté majeure.
Jusqu’à présent le balisage était vraiment parfait. Il y a eu un vrai progrès de ce côté-là car les éditions précédentes je m’étais perdu au moins une ou deux fois et parfois ce n’était que grâce à la trace gpx sur ma montre que j’avais pu retrouver mon chemin. Aujourd’hui tout allait bien jusqu’à ce que je tombe sur une flèche au sol m’indiquant le sens opposé. On n’est pas bon là ! Je rebrousse chemin, croise un coureur qui affirme que l’on est pourtant bien sur la trace. Effectivement mais sur la trace du retour, le chemin à prendre est un peu en amont, bien caché et nous n’avons probablement pas été assez vigilants.
Flow
Un petit sentier bien sympa, avec juste des petites bosses style pump-track me font dérouler avec beaucoup de facilité et de plaisir. C’est mon moment de « Flow », je dépasse en courant dans les montées et allonge la foulée. Je me laisse griser par ce moment même si je devrais à ce stade de là de la course encore resté prudent. Considérant la base vie très proche, je prends le risque, je fonce, on verra bien.
Ma course « folle » est interrompue par 4 fois par mon pied gauche qui heurte une roche. Pas le style de caillasse qui se dégage en roulant mais le genre bien scellé au sol et mon gros orteil prend cher au point où j’ai le doute d’une éventuelle fracture. La douleur est vive sur le moment mais la chute a été évitée à chaque fois. Bizarre que je commette cette même erreur de façon aussi rapprochée et sur un terrain si peu technique. Les premiers signes de fatigue s’installent je crois bien.
Base vie
C’est finalement avec 10 minutes d’avance que j’arrive sous quelques applaudissements dans la salle des sports de Villers-Les-Nancy malgré les quelques contretemps acrobatiques ou de navigation. On me remet illico mon dropbag avec les affaires remises au moment du départ. Je m’installe sur un banc et dégoupille de suite ma désormais traditionnelle cannette d’Orangina, quel délice !
J’avais prévu 15 minutes mais finalement décide d’y rajouter les 10 d’avance, le temps passe tellement vite. Je change de maillot, de tour de cou et troque ma casquette contre un bob en prévision de la chaleur déjà naissante à 9h30 du matin. Je déleste aussi un peu mon sac de certaines futilités puis repars tout frais même si les jambes sont un peu raides après cette pause prolongée. Il reste plus de 50km, la course commence ici.
Le mal s’installe
11km jusqu’à la prochaine étape et le soleil commence déjà à taper. J’ai du mal à redémarrer même si ces premiers km plutôt plats me font bien avancer. La chaleur, je ne la ressens que dans les rares zones à découvert, on a la chance d’être majoritairement en forêt. Laetitia m’envoie un SMS qui m’indique que j’aurai perdu 50 places. Je suis passé de 76ème à 128ème ! Je ne pensais pas que ma pause pouvait avoir autant d’incidence ! A mon niveau c’est certes anecdotique mais ça me chiffonne d’autant plus que j’étais 1er M4H et me voilà 3ème chez les vieux ☹
Cette info me donne tout autant un coup de boost qu’un coup au moral. Je rumine tout en avançant mais un autre mal s’installe, doucement, sournoisement. Je suis essoufflé plus qu’à la normale. Les montées sèches sont de plus en plus difficiles même à la marche lente, très lente. Je me fais dépasser mais remonte à chaque fois les mêmes coureurs sur le plat ou la descente, c’est rageant. Je remarque qu’un truc cloche pour de bon quand je vois que mon cardio bloque à 135bpm et pourtant je souffle comme un bœuf … ça sent mauvais !
Mode survie
Km74, Ludres, 5 minutes de retard mais je ne regarde plus ma montre, je suis passé en mode survie, je suis cuit. Je m’assoie et m’alimente avec ce qui ne m’écœure pas encore : des quartiers d’orange et du sirop à l’eau. Je ne m’éternise cependant pas, j’ai encore en tête d’avancer dans ce stupide classement. Je me mouille le couvre-chef à une fontaine et repars en marchant la tête basse.
Je me décide finalement à sortir le téléphone de mon sac pour consulter le live pas moi-même car je ne digère toujours pas mon dernier pointage et là … Surprise, je suis 62ème et 1er M4H … En voilà une bonne nouvelle, je crois que tout ce temps j’étais sous le coup d’un probable bug. Ma charge mentale est allégée d’un coup et ma motivation est revigorée, c’est toujours ça de pris car mon problème de souffle ne fait que s’empirer. Je limite la casse sur le plat mais dans les montées je suis obligé de faire des pauses pour calmer ma ventilation. Sur ce tronçon de 7km je vais mettre presque 11 minutes par kilo. Je perds 2 minutes par kilomètres, la journée s’annonce encore longue, très longue.
L’enfer commence ici
Le ravito de la mine musée du Val de Fer est une nouveauté pour moi. Chaque coureur est invité (obligé) à mettre un casque de chantier et à faire une boucle dans cette ancienne mine de fer. Les plafonds sont bas et je me cogne deux fois la tête heureusement casquée. Je marche courbé dans la fraîcheur agréable de ce reliquat historique des mines lorraines mais ne l’apprécie pas à sa juste valeur, dommage. Le GPS étant aux fraises sous terre, j’estime malgré tout à bien 5 minutes ce petit entracte.
C’était le km82, plus que 33 … L’enfer commence ici. Mon état ne s’améliore pas et c’est peu de le dire. Les pétards les plus abruptes arrivent maintenant. Je monte en hyperventilation et me repose contre un arbre pour ne pas tomber en arrière. A quatre pattes j’attrape des branches pour m’aider à me hisser. Certains s’inquiètent : tout va bien ? Oui, faut juste que je reprenne mon souffle. Je vais mettre jusqu’à 15 minutes pour faire certains kilomètres.
Je ne vais pas pouvoir continuer comme ça. Au prochain ravito il me restera encore 23km et au rythme où j’avance, je risque de mettre plus de 4 heures, ce n’est pas possible. Je ne cours même plus sur le plat, je suis trop essoufflé. Je suis contraint à faire des pauses sans arrêt. On est souvent sur des petits sentiers et les coureurs sur les formats inférieurs déboulent, je les gêne, je me mets de côté, je m’arrête. La plupart m’encourage, ils savent que j’ai au moins 50km de plus qu’eux dans les jambes.
Le fond
Je rallie Maron en 2h10 au lieu des 1h30 prévues, à 12:30/km. Le fond, si je n‘y suis pas encore, n’est plus très loin. Je m’assoie mais ma chaise semble vaciller. Je me couche alors, dans un coin, sur le carrelage frais et ferme les yeux, il faut que je me repose, c’est tout. Je ne me sens pas bien et commence à attirer l’attention d’un bénévole. Je lui explique mes symptômes et il comprend qu’il faut absolument que je m’alimente. J’ai du mal, je me force, on me force : Coke, tartine Tuc-St Moret. On me mouille le tour de cou que je m’applique sur le visage, ça me fait du bien.
Je vais être pris en charge par ces 2 bénévoles durant 45 minutes durant lesquelles je vais lentement remonter la pente. Il a été question de médecin à un moment donné mais l’idée d’un abandon, sachant comme je rumine encore aujourd’hui mon Infernal raté d’il y a un an, c’est hors de question. Je me voyais déjà sous perf’ dans une ambulance la mort dans l’âme. J’ai mis une croix sur mon objectif temps mais je dois arriver au bout et ce sera une belle victoire ... sur moi-même.
Avanti !
Finalement, je me relève, je recommence à faire des blagues et vais voir ma bénévole préférée : je repars ! Elle est stupéfaite : tu es sûr ? Oui, je vais mieux ! Aussi incroyable que ça paraisse, je me sens prêt à recourir. Elle me conseille quand-même de manger encore un peu, je m’exécute, la nausée est passée. Mes jambes ? Elles sont plus que reposées après ces km d’errement et n’ont qu’une envie … Avanti !
Km92, c’est reparti, je trottine, mon souffle est normal, je suis regonflé à bloc. Un message juste avant à Laetitia qui s’inquiétait et à Joseph qui m’apprend son abandon à Ludres puis je commence à remonter tout ce qui se pointe à l’horizon. 16km, 2 grosses montées puis un profil descendant avec quelques coups de cul de temps en temps. Je regarde à nouveau le profil et le chrono, je suis à nouveau dans la course. Je ne marche quasiment plus mis à part dans le très raide. De peur que ça revienne, je reste cependant prudent, je vais essayer de ne pas me cramer une seconde fois.
L’euphorie
L’une des deux grosses montées nous emmène à travers les rochers sur un point haut avec vue sur la Moselle, peut-être le plus beau moment de la journée avec maintenant la certitude d’être finisher et une forme retrouvée doublée de jambes de feu. Je n’ai qu’une envie, courir, dérouler, foncer. Je prends soin de continuer de boire à intervalle régulier et aussi à prendre une compote toutes les 30 minutes. Mon stock devrait tenir jusqu’au dernier ravito.
Je trouve un pacer, un jeune coureur du 75km derrière qui je cours tout en discutant. On double énormément de monde. Quand je vois un dossard rouge (ceux du 115km), je redouble d’effort, encore une place de gagner. Je suis dans l’euphorie de terminer et m’amuse même à doubler effrontément dans les descentes. Plus rien ne peut m’arriver … ou presque.
Boosté à l’adrénaline
J’avais oublié mon orteil douloureux à trop shooter dans la caillasse nancéienne et … Ouch ! Cette fois-ci pas de rétablissement acrobatique mais un atterrissage sur un sol heureusement pas trop dur. Tout va bien mais c’est rageant et toujours le même pied, le même orteil. J’espère que ces chocs répétés n’auront pas trop de conséquences. Je me relève rapidement et repars aussi sec, boosté à l’adrénaline.
On approche, je commence à voir du monde et je reconnais la flèche qui était pour moi à contre-sens il y a quelques km (50). Du faux-plat, un passage sous un pont et petit raidillon, je passe tout en courant en déroulant ma plus belle foulée (du moins c’est ce que je m’imagine), motivé par les encouragements. Il reste 7km, je m’octroie 5 minutes de pause sans stress et une flasque bien chargée en sirop de fraise pour la route.
Je m’amuse
Ce dernier morceau est resté le même depuis ma première édition. Un chemin de merde dans les caillasses, une grosse montée dans l’herbe et une très grosse montée dans un nouveau chemin de merde plein de caillasses. Au pied de la dernière difficulté je dépasse un dernier dossard rouge. Je le reconnais, on n’a pas arrêté de se doubler sur la section où j’étais dans le mal. Il est à la marche et je crois qu’il est un peu surpris de me voir gambader ainsi.
On est rejoint par les coureurs du 9km. Autant dire qu’ils ont l’air tout neuf sorti de la boîte par rapport à moi qui dois sentir le purin. Je m’amuse à me challenger avec eux et dépasse même dans la dernière descente où je déboule devant les signaleurs ravis de mon panache de fin de course. Encore un faux-plat montant le long de la route et ça y est, j’entends le speaker, on vire à gauche en direction du stade.
Dernier coup de cravache, une descente, une bosse où je double encore des gens à la marche puis ce quart de tour de stade que je connais trop bien à présent. J’arrive content, heureux et fier d’avoir tenu jusqu’au bout en 18h36. Un chrono qui peut être décevant mais ma place de 54ème/233 avec 85 abandons en dit peut-être plus sur la difficulté du jour.
Il est 19h00 passé, je vais me doucher mais plus de masseur à cette heure tardive. Il ne me reste plus qu’à rentrer non sans avoir récupérer le lot finisher : un sac trail FUGA ! Merci pour ce moment !
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