Récit de la course : La PICaPICA 2025, par Marmadoc

L'auteur : Marmadoc

La course : La PICaPICA

Date : 15/8/2025

Lieu : Auzat (Ariège)

Affichage : 700 vues

Distance : 109km

Objectif : Terminer

14 commentaires

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Picapica

Je m’étais inscrit à la Picapica en 2024, année où je me suis blessé : Hernie discale, sciatique, paralysie des releveurs, fissure méniscale, syndrome rotulien… N’en jetez plus !

Bref, je n’ai pas couru la Picapica en 2024, mais l’orga laissait la possibilité de reporter son inscription en 2025, chose que j’ai faite. 11 mois avant la course, je n’étais pas capable de courir plus de 30s.

Arrivé au mois d’août, je ne suis pas hyper serein : de retour de blessure donc, une prépa pas hyper volumineuse, de la rando, un we choc dans le Luchonnais, une course de 80km 3800d+ du côté de chez moi (l’Aquaterra) où j’ai complétement explosé à mi-course, une semaine prévue de rando montagne qui se transforme en semaine en Vendée…

Jano, que j'avais rencontré sur l'Echappée Belle en 2019 me contacte via le forum, il fait également la course et vient de Bretagne, j’habite à côté de Limoges ce qui est sur son chemin pour descendre dans les Pyrénées. Il dort chez moi et on fait la route ensemble le lendemain, veille de la course.

Arrivés en début d’après-midi on se pose sur le terrain de foot à côté du camping à 5 min de la zone de départ. Retrait des dossards où on nous offre un fromage au lait cru (La Toudeille, une tuerie !) avec le Tshirt du Challenge du Montcalm et aussi un bivy qui fera partie du matériel obligatoire. Petite tentative de sieste et on part au briefing.

Nahu détaille le parcours, et insiste sur les très fortes chaleurs prévues. Système de filtration ou pastilles sont obligatoires ainsi qu’une doudoune. Pas une polaire une doudoune. Tout cela avait déjà été communiqué avant la course avec démonstration vidéo du matériel obligatoire. Personne ne repartira de Soulcem 1 sans doudoune et 1,5L d’eau, une vérification sera faite à la sortie de la base vie.

On rentre au camping, et notre voisin, qui court la Picariège et qui pourtant avait assisté au briefing nous sort «  j’ai pas de doudoune, mais j’ai une polaire, ça devrait passer »

On se regarde avec Jano « Euh non mec, ça va pas passer ! » Finalement il y avait un vendeur de matériel dans le gymnase des dossards, il a pu en acheter une en catastrophe…

Le départ a été avancé à 4h en raison de la canicule. La nuit n’a pas été très bonne, comme souvent veille de course.

Auzat-Refuge de l’étang d’Izourt

Je décide de partir vraiment en dedans, vu le contexte, pas de folies. Je me cale derrière une coureuse au rythme bien régulier et je ne la lâche pas. Arrivée à la Pique d’Endron, pas de fatigue ressentie, mission accomplie !

Un peu de « plat » en haut puis on descend sur l’étang d’Izourt. Tout de suite je me fais pas mal doubler. Je n’étais pas vraiment à l’aise en descente, mais avec mon genou bien raide, ça n’arrange rien. 1er ravito rapide et c’est reparti.

Refuge de l’étang d’Izourt-Refuge de l’étang Fourcat

On monte au port de l’Abeille, petite section andorrane jusqu’au port de Tristagne en passant par les estanys de Tristaina, puis on ressort au-dessus du superbe étang Fourcat, d’un bleu bien profond, que l’on longe jusqu’au refuge du même nom. Ca me rappelle quelques souvenirs, j’y avais dormi en 2003 lors de ma HRP. Au niveau du niveau du refuge, on retrouve les coureurs de la PicAriège partis après nous.

Refuge de l’étang Fourcat-Soucelm 1 (base vie)

Du refuge on monte au col au pied du pic du Malcaras, on monte en aller-retour se faire pointer au sommet, vue superbe à 360° avec tous les étangs en contrebas, pleins de taches bien bleues dans ce paysage très minéral. Vue sur les 3000 que l’on atteindra le lendemain matin. Redescente au col puis on bascule dans une descente bien raide sur l’étang de Soucelm. J’appréhende un peu, mais j’arrive à trouver un groupe de 4-5 de mon niveau. Par contre je sens mon gros orteil qui cogne dans la chaussure à gauche….

Arrivé à la base vie, on passe devant le stand de burgers devant les grandes tentes, j’entends « priorité aux coureurs ! » et on me met d’office un burger dans les mains. Je rentre dans la base, récupère mon sac de délestage, et en rentrant dans la grande salle c’est un petit choc : ça grouille de partout, c’est blindé de monde, on est le gros de la Picapica plus le gros de la PicAriège plus tous les accompagnateurs, pas une seule place de libre.

Je traverse une fois la tente, deux fois, je vais dehors pour me poser par terre, mais il commence à faire sacrément chaud, le soleil tape fort, j’abandonne l’idée, puis je vois un coureur et son assistante qui s’en vont, je récupère un quart de banc. Je fais tout ce que j’ai à faire dans une organisation très relative, et une fois prêt à repartir, je repense à mon ongle et je passe voir les podologues. Grand bien m’en a pris, il y a avait une belle ampoule sous l’ongle. Le pansement tiendra jusqu’à la fin je n’entendrai plus parler de cet ongle pendant la course (il finira pour tomber quelques mois plus tard). En sortant, comme promis, vérification doudoune et les 1,5 L d’eau.

Soucelm 1-Arcalis

Sur les 2 sections suivantes, la partie andorrane, Arcalis et cabane de la Crouts, je sais un peu où je mets les pieds, j’avais fait la boucle en rando il y a quelques années.

Il est 14h quand je repars de Soucelm, le soleil cogne vraiment très fort ! Une petite partie « plate » où on remonte en fond de vallée, puis on tourne à gauche pour monter bien raide jusqu’à la crête frontière. Dans la montée c’est l’hécatombe, beaucoup de monde à l’arrêt, en train de se mouiller dans le torrent. Je ne m’arrête pas, je sais que plus haut il y a l’étang de Caraussans. Bizarrement, malgré la très forte chaleur, je me sens plutôt bien, je n’arrête pas de doubler. Je mets ça sur le fait de m’être forcé à avoir fini en entier le burger, j’ai la mauvaise habitude de ne pas manger assez en course (pas envie).

A l’étang, on ne monte pas au port de Carraussans comme j’avais fait , mais plus à gauche pour une fois au col, tourner à droite faire les crêtes, et passer par une énorme structure, le « mirador » une espèce de cadran solaire à plat… puis redescente sur de le ravito de la station de ski d’Arcalis. Tout de suite en descente, les bonnes sensations de la montée s’estompent, je redeviens lent.

Arcalis - Cabane de la Crouts

Pour prendre le chemin qui va nous mener aux 3 bosses avant la redescente en France sur la cabane de la Crouts par le port d’Arinsal on coupe d’abord une piste en longs lacets. Je fais la course avec un van qui monte au bout de la piste (cul de sac et début du « vrai » chemin) avec les enfants qui m’encouragent à chaque lacet.

Je passe le premier col et à l’attaque du deuxième, j’entends Joe Dassin qui se rapproche de moi :

« Tous les matins il achetait, son p'tit pain au chocolat... » En fait il s’agit de Philippe alias le Ménestrail et 2 autres coureurs. Philippe court avec son ukulélé attaché à un de ses bâtons (ça fait chdoing à chaque impact), un habitué des ultras il a plusieurs Swiss Peaks à son actif. J’accroche le train on passe le deuxième col, puis on bifurque à droite en direction du pic de les Fonts.

Au sommet, on arrive en même temps que des bénévoles qui prennent leur poste montagne. On se pose un peu, et on a droit à un superbe « La Montagne » de Jean Ferrat. En redescendant on voit et on entend surtout, les bénévoles de la cabane de Montmantell qui sont au taquet, grosse ambiance. En y passant, Philippe s’arrête pousser la chansonnette avec eux.

Arrivés au port d’Arinsal s’annonce la longue descente sur la cabane de la Crouts. Pas de surprise, je reprends mon rythme de tortue en descente et je me fais rapidement distancer.

A la cabane de la Crouts, la nuit tombe, il fait même un peu frais, ça fait du bien ! (je ne sais pas encore ce qui m’attend le lendemain)

 Cabane de la Crouts – Soucelm 2

Je repars seul du ravito, la montée au port de Bouet (qui marque le début du superbe parcours en crête du Pic de la Soucarrane) se passe bien, je rattrape du monde, j’arrive à me greffer à un groupe de trois. C’est la dernière fois où je me sentirai vraiment bien pendant la course.

Un peu avant le col un bénévole nous demande rester groupés, la crête est assez effilée par endroits. Il nous sort aussi « on va pas se mentir, la descente après le pic est ignoble, mais ça dure pas trop longtemps » (il avait raison)

Je trouve la montée au pic très sympa, on a même droit à une arche lumineuse en leds. Un peu avant le sommet il y a un passage assez effilé sur 30m, on sent bien que c’est ici qu’l ne faut pas tomber, bien qu’on ne voie rien vu qu’il fait nuit noire.

Je descends jusqu’à l’étang de Roumazet tant bien que mal. D’ici sur le profil, il y a une "petite" bosse pour monter au col de la Gardelle avant de redescendre à Soucelm. C’est juste 300m de d+, je lève la tête et je vois des frontales très haut. Je me dis « non, c’est pas à qu’on va, c’est peut-être ceux qui sont en train de monter le vallon du Riufret » En fait si, c’est bien là qu’on allait, c’est fou comme la nuit on peut être désorienté.

J’arrive donc à la base de vie au milieu de la nuit, un peu désorienté, je manque de rentrer par le chemin de sortie, alors qu’il faut faire un petit tour pour arriver par l’entrée, je fais donc demi-tour. Je ne le sais pas encore mais je manque de peu de croiser Fabien qui est juste reparti alors que j’arrive (il a dormi 1h30, et j’aurais dû l’imiter !)

En rentrant sous la tente, quel contraste avec le premier passage ! C’est calme, feutré, aucun souci pour trouver de la place. J’arrive à avaler quelques pâtes mais guère plus. Au final je resterai encore trop longtemps au moins 1h, et je repars à l’ascension des 3000 par le vallon du Riufret.

Soucelm 2 – L’Artigue

Pour arriver au pied du vallon du Riufret, on a un temps limité depuis la sortie de la base vie (15 ou 20min je crois, la raison est  d’éviter des ravitaillements sauvages il me semble). C’est parti pour 1500d+ !

Les premières pentes sont herbeuses et très raides, 40% pendant 2 km. Je commence à accuser le coup en montée et je m’arrête de temps en temps, ce n’est vraiment pas bon signe connaissant mon rythme en descente. Le jour se lève, pas de lever de soleil au sommet des 3000. J’ai une pensée pour bubulle qui m’avait fait un RB en 40h que je suis en train d’exploser, et c’est loin d’être fini !

A mi-pente le vallon devient très minéral avec la lumière du lever du soleil c’est superbe.

Sur un replat (le seul de la montée ?) je trouve 2 bénévoles avec une tente. Ils me disent que  je peux dormir un peu ici si besoin. J’hésite vraiment, je commence à accuser le coup, mais je décline (j’aurais dû dire oui !!!!) Peu après je me fais rattraper par Philippe le Menestrail et un autre coureur, j’arrive à embrayer et à les suivre. Un dernier passage bien raide et on arrive au col du Riufret. De là les 3 premiers 3000 sont une formalité. D’abord un A/R au Montcalm, puis Pica d’Estats et Verdaguer dans l’ordre que l’on veut. En descendant de la Pica d’Estats je casse un bâton… Je n’avais pas besoin de ça. A ce moment les premiers du Marathon du Montcalm nous rattrapent.

On redescend un peu avant de poser les bâton à un bénévole (obligatoire) pour faire le dernière 3000 en A/R : le Sullo. Lui, contrairement aux autres ce n’est absolument pas une formalité ! Plus de distance, de d+ et bien raide.

Puis s’amorce la très longue descente de 1800d- vers la base vie de l’Artigue. On voit de l’autre côté de la Pique Rouge de Bassiès qu’il va falloir grimper, ça a l’air le bout du monde ! La chaleur commence à se faire sentir, comme prévu, elle sera écrasante toute la journée.

Pour moi c’est le début de la fin. Je marche énormément, alors plus on descend plus les endroits courables (enfin trottinables) sont nombreux. Chose qui n’arrange rien, je suis en plein dans le trafic du Marathon. Je dois me ranger toutes les 20s pour laisser passer tellement je suis lent. Tout le monde a un mot sympathique en voyant mon dossard de la Picapica, mais au bout d’un moment ça devient franchement pénible.

Passage par le refuge de l’étang Pinet puis on descend au fond de la vallée de l’Artigue. Plus on descend, plus on a l’impression de rentrer dans un four. Je commence à tergiverser (vu mon rythme, j’ai le temps) en me disant que je vais faire la montée à la Pique Rouge au pire moment de la journée en plein cagnard… Chose inattendue depuis le départ : il y a des arbres sur la toute fin de la descente !

L’Artigue – Refuge des étangs de Bassiès

Arrivé au ravitaillement, je commence à être en surchauffe, ça cogne vraiment ! Je m’effondre sur un chaise, un bénévole adorable me dégote une petite salade de riz que je mettrai plus de 30 min à avaler.  Je commence à avoir quelques échauffements sous les pieds, je vais voir les podos qui me bricolent quelque chose avec de l’élasto, mais finalement j’enverrai tout valser dans la montée, c’était pire. Des enfants sont préposés à l’arrosage des coureurs, j’y passe 2 ou 3 fois. Bref, je passe un temps interminable au ravitaillement, 1h15 je pense, je ne veux pas repartir alors que la chaleur est étouffante et qu’il n’y a aucune ombre.

Je finis par rassembler un peu de volonté et à y aller pour la dernière montée sérieuse (1500d+). La première partie dans les lacets est traversée par un petit torrent, que l’on traverse 2 ou 3 fois, Nahu nous avait prévenu lors du briefing. Je m’arrête j m’assois dans le torrent à chaque fois, ça fait un bien fou.

Puis arrive l’interminable partie en ligne droite jusqu’au sommet. Pas vraiment de chemin, on serpente entre des blocs moutonneux. Je m’arrête toutes les 2 min, j’ai l’impression de faire un copier/coller infini tellement les blocs se ressemblent, on voit le sommet au loin, mais il ne se rapproche jamais, on entend le bénévole tout en haut, j’ai le cerveau qui commence complétement à dérailler, impossible de m’alimenter, je vais mettre 2h40 pour faire 2 km !! Je ne m’en rends pas compte sur le moment, mais avec le recul, j’étais en train d’avoir des hallus en plein jour. La bonne nouvelle et heureusement, c’est que la température commence à tomber avec l’altitude et la fin de la journée.

En haut c’est le soulagement, c’est superbe, et il faut savoir que la Pique Rouge est en fait blanche. Je ne m’attarde pas, et commence la longue descente. Je ne comprends pas trop le chemin, j’ai l’impression qu’il fait des détours inutiles. Mentalement je suis à bout, c’est décidé, je me pose pour dormir. J’arrive à trouver une petite pelouse, je règle la réveil sur 20 min et je pense qu’en 20s je suis parti. Pas pour longtemps, au bout de 8min, une marmotte facétieuse siffle à 5 m de moi : réveil brutal instantané ! Finalement ces 8min m’auront fait du bien, et j’arriverai à rejoindre le refuge des étangs de Bassiès (que je guettais depuis longtemps, la nuit étant tombée, je pensais qu’on verrai les lumières de loin, en fait pas du tout !)

Refuge des étangs de Bassiès - Auzat

Après le refuge on attaque directement la dernière montée de la course, seulement 400m pour monter au Port de Bassiès, une formalité ! Après le col, c’est « à peu près plat » mais impossible d’accélérer le chemin est loin d’être dégagé au début. Puis arrive une section roulante ! Oui oui roulante ! Je recommence à trottiner, mais vu mon état, j’ai du mal à tenir. Les hallus arrivent à la vitesse grand V. En plus des traditionnels cailloux sur le bord du chemins qui ont des formes exotiques, en regardant par terre je vois des entrelacs, des écritures, des dessins de styles divers se former en direct devant moi. C’est rageant, le chemin est hyper courable, mais j’ai vraiment du mal, je chauffe au bout de 30s de course. Je reçois un message de Fabien qui commence à s’impatienter à la buvette. Vu mes réponses il comprend qu’il vaut mieux qu’il aille se coucher, je ne suis pas arrivé de sitôt, même si c’est la partie la plus facile qu’il reste. Je suis à bout, on voit des lumières, mais je suis complétement désorienté, où est Auzat ? J’arrive même à prendre une mauvaise direction dans des fourrés, alors que le balisage est tout à fait normal. En retrouvant mon chemin, je croise AuréLynx qui croyait que j’étais un sanglier.

Finalement c’est l’arrivée vers 2h00 du matin après une section beaucoup plus lente pour moi que je ne l’aurais imaginé !

J’ai le droit de repartir avec un superbe caillou !

Total en 45h50

Le lendemain, réveil à 6h30 par le speaker pour le départ des courses du dimanche alors que je m’étais couché à 4h. Je n’avais pas fait attention que le stade sur lequel on campait était à 300m à vol d’oiseau du départ…

L'objectif était de terminer, mais ce fut compliqué ! Avec le recul, j'aurais vraiment dû m'arrêter dormir à Soucelm 2. Il faudra que j'y retourne un jour je pense.

Concernant l’organisation, c’est vraiment impeccable ! Ce qui est remarquable c’est le nombre de bénévoles en poste montagne sur tout le parcours au milieu de nulle part, tous plus adorables les uns que les autres.

 

 

 

14 commentaires

Commentaire de jano posté le 25-07-2026 à 19:27:13

Merci pour ton récit, c'était bien sympa ce we montcalm ! Je n'ai pas encore relu le mien mais il est quasi fini, reste la toute fin de descente à écrire... Et la vidéo à monter aussi !!

Commentaire de Marmadoc posté le 29-07-2026 à 14:33:00

Tu n'avais pas déjà dit ça il y a 3 mois ? ^^
J'ai hâte lire ton récit !

Commentaire de jano posté le 29-07-2026 à 17:08:25

Non, y'a 3 mois j'arrivais à l'artigue... Interminable cette section

Commentaire de Marmadoc posté le 29-07-2026 à 20:23:47

Y'a un truc que j'ai trouvé plus interminable que la descente sur l'Artigue, c'est la suite directe : la montée à la Pique Rouge de Bassiès (surtout la 2ème partie quand on sort des lacets pour aller "tout droit" vers le sommet).

Commentaire de jano posté le 30-07-2026 à 09:31:54

Oui, clairement... Même la descente jusqu'au refuge, j'en voulais plus tellement c'était long

Commentaire de AureLynx posté le 25-07-2026 à 22:52:42

Merci pour ton récit. C'était agréable de se replonger dans la PicaPica, d'autant plus qu'on avait des horaires de passages assez proches, donc je me suis facilement projetée dans ton récit. Notamment cette impression de rentrer dans un four quand on descendait vers L'Artigues !
Et mis à part ce fameux "fromage d'accueil" que moi je n'ai pas eu !!!
Je confirme que tu n'es pas un sanglier, mais bon, pour ma défense, tu farfouillais dans les fourrés et il faisait nuit.

Commentaire de Marmadoc posté le 29-07-2026 à 14:37:55

Halala, cette descente sur l'Artigue... une vraie fracture du mental. D'autant plus que j'avais un peu sous-estimé l'A/R au Sullo.
Dommage pour le fromage, je ne sais pas su le fait qu'ils soit resté 48h dans le coffre de la voiture en pleine canicule lui a apporté une valeur ajoutée, mais c'était une vraie tuerie ! En contrepartie, je vois que tu as eu droit à quelques douceurs à Bassiès, dommage pur moi j'ai dû partir du refuge peu avant que tu n'arrives.

Commentaire de philkikou posté le 26-07-2026 à 11:42:06

quel chantier, et quelle volonté ! Bravo pour e avoir terminer malgré une préparation compliquée !

Commentaire de Marmadoc posté le 29-07-2026 à 14:39:56

Merci à toi ! Je crois que la volonté s'es faite la malle dans la descente entre le Sullo et l'Artigue. Ca aurait une vraie déception de ne pas finir.

Commentaire de bubulle posté le 26-07-2026 à 22:58:30

J'en serais presque à regretter d'être redescendu sur la PïcAriège...

...presque. Parce que ce que tu décris comme un long chemin de croix à partir de l'Artigue, cela aurait certainement été mon lot.....depuis la Cabane de Crouts.

Bref, j'ai hâte et je ne me rappelais plus que je t'avais fait un roadbook...donc tu as vraiment bien fait de faire ce récit !

PS : et je n'oublie pas la doudoune !

Commentaire de Marmadoc posté le 29-07-2026 à 14:48:51

Sur la PicAriège tu auras malgré tout les meilleurs morceaux (sans l'A/R à cette s*******e de Sullo) Et puis toi qui est sensible au vide, pas de Soucarrane, même si pour l'avoir refaite il y a 3j de jour, j'ai trouvé qu'il n'y a juste qu'un passage de 10m sur le fil de la crête bien avant le sommet où la sensation de gaz est présente.
Le RB c'était le même que celui de jano, qui lui l'a très bien respecté !
A ce propos, peut-être que ça pourra t'aider à affiner le tien, on avait trouvé avec jano que tu avais mis vraiment beaucoup de temps sur la première section jusqu'à la Pique d'Endron. J'avais vraiment pris mon temps et j'étais arrivé 10 ou 15 min avant l'horaire prévu.

Commentaire de jano posté le 29-07-2026 à 17:10:51

Je me souviens bien de ce petit passage de 10m...meme dans le noir, on sent qu'il ne faut pas se rater. Après, faut mettre les mains mais c'est moins aérien finalement

Commentaire de bubulle posté le 31-07-2026 à 09:54:58

Mes roadbooks ont une forte tendance à être extrêmement lents sur les débuts de course car je configure toujours une vitesse de base franchement basse, assez difficile à respecter. Il faudrait que je me résolve à les remonter un peu, quitte à mettre des coefficients de fatigue en fin de course plus élevés que mes habituels 40 à 50%

Pour la PicAriège, je suis censé monter le KV du Sarassi en....1h43 (Pique d'Endron en 3h10). Certes, c'est parce que j'ai volontairement restreint le temps total à un peu moins de 29h, ce qui est quand même très très lent.

Commentaire de bubulle posté le 31-07-2026 à 09:56:45

10m "sur le fil" d'une crête....à tous les coups, je les fais à 4 pattes, voire même assis avec une jambe de chaque côté de la crête. Je ne déconne pas, je pense être incapable de passer un truc comme ça debout. C'est une des raisons pour lesquelles l'alpi ne m'a jamais tenté.

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