Récit de la course : FrenchMan Carcans - L 2024, par Cedel 3-78

L'auteur : Cedel 3-78

La course : FrenchMan Carcans - L

Date : 10/5/2024

Lieu : Maubuisson (Gironde)

Affichage : 143 vues

Distance : 113km

Objectif : Balade

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Frenchman Carcans L : Mon premier semi !!

Vendredi 10 mai 2024 : Frenchman Carcans L

C'est le grand jour, après avoir récupéré mon dossard hier, le 069, je me réveille de bon matin pour me rendre sur le lieu de la course. Logeant à Bordeaux, à une cinquantaine de kilomètres du départ donc, il ne me faut pas perdre de temps si je veux pouvoir accéder sereinement à la zone de transition. J'ai appris hier que ma catégorie d'âge (j'ai 22 ans) serait regroupée avec entre autres les élites lors du départ natation. Cette information m'indique donc que je vais me faire déposer par les concurrents qui m'entoureront au début de la course, puisque je prévoie de nager en 35 min environ 😅.

L'accès au parc à vélo est rapide et bien organisé. Les bénévoles et arbitres sont bienveillants, l'ambiance est bonne. Je contrôle une dernière fois la pression de mes pneus, prépare ma nutrition ainsi que ma boisson d'effort maison : mélange de maltodextrine, bicarbonate de soude, eau et jus de raisin, et profite du temps qu'il me reste pour admirer les vélos qui m'entourent.

Avec le dossard 69, mon vélo se situe sur le même rack que ceux des élites. J'ai l'impression d'être dans un musée, leurs bolides sont splendides, je n'ose en imaginer le prix. Une fois mon travail dans le parc vélo effectué je me dirige vers mon père qui m'attends en bordure de plage. J'y enfile ma combinaison, une Aquasphère nouvellement acquise. Aujourd'hui c'est mon premier 70.3, première fois aussi que je nage en compétition avec ma combinaison intégrale, la précédente étant un shorty d'entrée de gamme de chez Décathlon. Les tests en piscine avec la combinaison avaient été impressionnants, j'approchais de mes records au 1000 mètres sans même forcer. On croise les doigts pour que ce soit la même chose aujourd'hui.

1ère étape : la natation :

8 heures du matin, après un échauffement sommaire et quelques longueur dans l'eau le coup de canon de la première vague, la mienne est donné. On avait étudié sommairement le meilleur placement possible avec mon père pour le départ en natation. Je me positionne donc en milieu de vague, complètement à gauche pour avoir un peu d'espace et essayer de poser plus facilement ma nage.

La natation ne me stresse pas vraiment, je suis plutôt bon nageur. J'ai malgré cela énormément de difficultés à m'imposer un rythme satisfaisant et je me rappelle alors que j'ai toujours eu beaucoup de difficultés en eau libre, n'ayant aucun moyen de m'entraîner dans ces conditions à Metz. 

Je sors de la natation en 36 minutes, déçu de ne pas avoir tenu mon objectif, mais rien n'est perdu. J'ai cependant eu de grosses nausées pendant la nage, et une douleur importante au foie. Lors de la transition (pour laquelle j'ai un classement relatif de 1850 sur 1900😂 c'est vous dire le temps que j'ai pris) il m'est difficile de m'alimenter et suis sujet à des vomissements. Cela me surprends, nager 1900 mètres n'a jamais été une épreuve particulière durant ces 3 ans de triathlon, j'en nage régulièrement plus de 4000 à l'entraînement, sans problèmes particuliers.

Le vélo : 

Pour cette deuxième étape de la course, le parcours est incroyablement plat. Je n'ai pas les chiffres officiels mais je pense que le dénivelé ne doit pas excéder 100 mètres en cumulé sur les 90 km. Les sensations dans les jambes sont bonnes, ma douleur au foie ne me quitte cependant pas et il m'est toujours difficile de m'alimenter. Les 24 premiers km sont passés en 37 km/h de moyenne, avec un cardio restant sous les 140. Un vrai bonheur que je ne m'explique pas sur le moment, le parcours ne semble pourtant pas être en descente si ? Si les 24 premiers km ont été les plus rapides pour tout le monde, le parcours roulant permet à beaucoup de faire un très bon chrono à vélo. Ces 90 km sont avalés en 2h52, FC moyenne de 135 et des jambes toutes fraîches à l'arrivée. 

C'était mon premier semi Ironman, et, si il a été impressionnant de croiser quelques athlètes de haut niveau à vélo, j'ai aussi été outré par le nombre de personnes trichant ouvertement et roulant en peloton. Sur quelques 300 personnes estimées m'ayant croisées à vélo, j'estime à 50 à tout casser le nombre de personnes qui roulaient en individuel, sans drafting et donc selon les règles de la course. Le peloton le plus nombreux que j'ai vu était composé de plus de 20 personnes ! En faisant la réflexion à certains groupes qu'ils ne respectaient pas les règles, et que ce n'est pas très sportif, leur réponse est claire et agressive : "tais toi on en a rien à foutre". Bon au moins c'est dit. Il est vrai qu'une simple pénalité de 5 minutes ne doit pas beaucoup les inquiéter.

Lors de la deuxième et dernière transition, l'estomac et le foie ne sont toujours pas au top, je n'ai réussi à avaler que la moitié de ce que j'avais prévu à vélo, et, si musculairement tout est ok, je sens que la digestion va être rude en course à pied.

La course à pied : 

Au début de cette course, même si je ne visais pas particulièrement de chrono, le moins de 6 heures me paraissait envisageable sans trop me fatiguer. En regardant ma montre au début de la càp, je m'aperçois qu'il me reste 2h15 environ pour terminer l'épreuve. Mon RP au semi est de 1h40, si je n'ai pas de grosses galères ça devrait passer en footing. 

Au kilomètre 4 justement, grosse galère. L'état de mon ventre ne s'améliore pas et je suis à nouveau pris de vomissements, les premiers étant survenus bientôt 3h30 avant, en T1. Pas particulièrement inquiété par ce constat, je me relance en footing tranquille après ce léger accident. Impossible par contre d'avaler quoi que ce soit d'autre que de l'eau. La course à pied, à l'image du vélo est très roulante, et je boucle ce semi en 2h06, avec un temps total de 5h52, 8 minutes de moins que mon objectif. J'ai même croisé Marine Leuleu !!

Bilan : 

L'objectif de ce premier 70.3 n'était ni de finir, ni de réaliser un chrono, et surtout de ne pas se fatiguer, pour continuer à m'entraîner la semaine suivante sans baisse de rythme. En effet, après bientôt 3 ans de triathlon, je prépare Embrun en août. Au vu de ma préparation, je savais donc que cet objectif intermédiaire serait réalisé assez facilement quelque soit les galères que je pourrais rencontrer. L'idée était surtout de me tester en condition réelle, surtout d'un point de vue alimentation. De ce côté là justement c'est la grande incompréhension, tous les aliments avaient été testés plusieurs fois à l'entraînement et le fait que cette douleur au foie, qui m'aura suivie du début de la natation au 4e km de càp, soit apparue si tôt, me pousse à m'interroger sur son origine. C'est le principal point négatif de cette course, les muscles ayant parfaitement répondus, sans crampe ni douleur. 

Je sais malgré tout que finir Carcans en L en bon état n'est absolument pas annonciateur d'une réussite assurée à Embrun, tant cette dernière sera plus difficile. Si je rencontre les mêmes problèmes d'alimentation en août, la course se terminera probablement sur une perte de connaissance quelque part durant le marathon.

Merci à mon papa qui m'a accompagné sur cette course, ainsi qu'à Cyril et Philippe des amis d'entraînement bien plus performants que moi, tous les deux ayant fini en moins de 5 heures. 

L'ambiance sur cette course est vraiment géniale et les bénévoles sont adorables. J'y retournerais peut être dans les prochaines années si je vise un chrono sur 70.3.

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