W. Forgues devenu Sandra : "Ma vie intime était en prison"

Discussions sur des sujets moins sérieux en rapport avec les sports d'endurance.
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W. Forgues devenu Sandra : "Ma vie intime était en prison"

Messagepar PhilKiKou » 09 Mars 2018, 18:14

https://www.lequipe.fr/Canoe-kayak/Arti ... son/882502

Publié le jeudi 8 mars 2018 à 22:39 | Mis à jour le 09/03/2018 à 13:19
Désormais prénommé Sandra, le champion olympique de canoë biplace à Atlanta Wilfrid Forgues, a attendu 48 ans pour vivre une vie de femme.
Pascal Sidoine, à Toulouse

La rencontre a lieu au Creps de Toulouse, en début de semaine dernière, où Sandra Forgues est présidente du conseil d'administration. Six mois après avoir entamé au grand jour sa vie de femme, le champion olympique de canoë biplace à Atlanta (1996, avec Frank Adisson), jusqu'alors prénommé Wilfrid, raconte le long cheminement qui l'a conduit à assumer sa transidentité. Un témoignage fort, sur la difficulté de vivre dans un corps qui ne correspond pas à la tête, sur les mécanismes de lutte, sur les bouleversements occasionnés.

«Vous vivez une vie de femme depuis six mois, comment vous sentez-vous aujourd'hui?
Je vis un rêve. Jusque-là, j'avais une vie sociale, familiale et professionnelle vraiment réussie. J'étais engagée dans un milliard de trucs. Mais ma vie intime était en prison. Je m'étais toujours dit que ce serait l'un ou l'autre. Tant que je n'en souffrais pas fortement, je privilégiais le plus confortable, c'est-à-dire ma vie sociale d'homme, tout en vivant des moments féminins en aparté, en cachette, pour pouvoir me supporter.

Quand avez-vous pris la décision de devenir une femme?
C'était en septembre 2016. Ce moment est très précis et très bête. Ces dernières années, je souffrais vraiment. Je regardais des vidéos sur internet de personne ayant fait leur transition et je restais paralysée pendant une demi-heure. Je savais que pour être heureuse, il fallait que je fasse cette transition et que je devienne une personne transgenre. Mais je me l'interdisais, tout en accélérant ma vie féminine clandestine. Un jour ma femme a eu besoin d'aller chercher des Lego dans une pièce où elle n'allait jamais et où je cachais mes affaires. Mes vêtements séchaient pile sur les boîtes de Lego. Les statistiques pour que ça arrive étaient décuplées à l'époque. J'ai alors tout mis sur la table.

Sans cet incident, auriez-vous franchi le pas?
Je pense que j'aurais développé une vraie dépression chronique. Le fait que je cache de moins en moins mes affaires, c'était une manière de provoquer l'inévitable. Cela aurait peut-être pris un ou deux ans de plus. Mais j'étais arrivée au bout de ma capacité à le supporter. J'étais à l'approche de la cinquantaine, je me disais : ''tu ne vas jamais te connaître, tu seras morte sans jamais vivre ta vie''. Ç'a été plus fort que tout. Mais il m'a quand même fallu quarante ans pour y parvenir !
«La maison a été construite à côté des fondations»

Vous parlez de libération, de sortie de prison, des termes forts.
Je dirais que c'est un peu comme les personnes en fin de peine. Vous avez les clés, vous pouvez sortir quand vous voulez, mais vous avez peur. Et quand on sort, on s'aperçoit qu'il fait beau, on ressent un esprit de liberté totale. Derrière toutes mes réussites, il y avait toujours cette frustration de ne pas les vivre en tant que femme. Il y avait toujours ce frein qui m'empêchait d'être totalement heureuse.

Comment définissez-vous cette transidentité?
Une personne transgenre, c'est un corps qui ne correspond pas au câblage mental. Il y a des fondations, mais la maison a été construite à côté des fondations. À un moment donné, la maison bouge, et il faut la remettre sur ses fondations. Comment l'expliquer ? Personne n'en sait rien....

( suite sur l'Equipe paper ou internet)
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Re: W. Forgues devenu Sandra : "Ma vie intime était en priso

Messagepar Charpente » 09 Mars 2018, 18:58

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