Récit de la course : 100 km de Vendée 2010, par Stefun

L'auteur : Stefun

La course : 100 km de Vendée

Date : 15/5/2010

Lieu : Chavagnes En Paillers (Vendée)

Affichage : 433 vues

Distance : 100km

Objectif : Pas d'objectif

1 commentaire

Faire connaître ce récit sur Twitter :

Faire connaître ce récit sur Facebook : Partager

Je suis centbornard en 10h26 ! Le bonheur !

Un 100 km c'est long... Alors le compte-rendu est long aussi ;-) Plein de bonheur, de difficultés et d'émotions !

Source :

http://www.sportstoree.com/compte-rendu-100-km-de-Chavagnes-100.html

 

Départ de la course samedi 15 mai à 5h du matin. Enfin on y est !!!!! Il fait 5°C et ça caille ! Une fois tous les participants rassemblés sur la ligne de départ, on se rend compte qu'il y a du monde cette année à Chavagnes car c'est les Championnats de France : 530 inscrits.

L'excitation du départ monte et on se repose une dernière fois la question "sur quelle allure partir" ? Bonne question ! Un monument de la course à pied comme le 100 km impose le respect. C'est tellement long qu'il est difficile de savoir de quoi on sera capable, surtout lorsqu'on en a jamais terminé un avant. Mais il faut bien se fixer un objectif. Quand j'ai décidé de m'inscrire, je m'étais fixé l'objectif de passer absolument sous les 11h. Je voulais faire 10h quelque chose. Après mes deux grosses semaines de prépa (100 km la première et 150 km la seconde), j'étais en confiance et quand on me demandais quel était mon objectif, je répondais invariablement 10h30. J'avais donc prévu de partir sur du 6'20" au kilo.

Le coup de pistolet est donné, c'est parti ! Après un petit tour autour du site d'arrivée, on s'enfonce dans la campagne Vendéenne. Il fait nuit noir. J'ai bien fait de prévoir ma frontale. Je vois ainsi très bien ou je mets les pieds sans avoir à chercher la lumière d'un autre coureur équipé de frontale. Tout le monde est sage et concentré, le silence règne dans le peloton. Il fait nuit et on entend que les pas des coureurs. Je bipe le premier kilo en 6'20". Pile dans l'allure cible. Finalement ça sera le premier et dernier km couru à cette allure ;-))) Comme d'habitude au départ, les sensations sont moyennes à cette allure. Il me faut un temps de chauffe. D'ailleurs je ne prends pas le premier ravito au 4ème km. A ce moment là de la course et à cette allure, les processus physiologiques sont à peine lancés et boire me provoquerait des problèmes d'estomac. Après 30 minutes, je commence à me sentir bien. Ma vitesse augmente toute seule à 6'00" au km avec des kilos en 5'40". Je me dis que c'est trop rapide mais je n'arrive pas à ralentir.

km 10 : 1h00'25"

A ce stade de la course, au bout d'1h, il n'y a encore aucune fatigue et on a l'impression que les jambes avancent toutes seules. Etant seul sur le premier tour, je prends les ravitos suivants à base d'isostar. Sur 100 km, il est essentiel de consommer du glucose au fur et à mesure !

Mon seul soucis à ce moment de la course, c'est la maléole interne de ma cheville gauche. J'avais ressenti une petite douleur à l'issue de ma dernière sortie longue de 3h il y a deux semaines. Ca m'inquiète car je me sens en forme et je me dis que la seule chose qui pourrait m'arrêter serait un problème mécanique. J'essaie de poser le pied de telle sorte que la douleur se fasse le moins sentir possible.

Le 100 km étant découpés en 6 tours d'environ 16,6 km, je découvre le parcours lors de ce premier tour : petits faux plats, passage en forêt, traversée de village, passage sur un pont au dessus de l'autoroute avant d'arriver au fameux ravitaillement des kékés du bocage, puis encore pas mal de faux plats montants jusqu'à l'arrivée.

C'est à partir du 2ème tour que les accompagnateurs vélo entrent en scène. Avant le départ, j'avais annoncé à Sophie que je bouclerai ce premier tour entre 1h42 et 1h47. Finalement, ça sera en 1h43. Elle est là à m'attendre dans la zone prévue et nous partons ensemble pour ce 2ème tour. Le froid n'est pas ressenti de la même façon en courant à 10 km/h et à vélo ! Sophie est donc bien emmitouflée dans un anorak avec capuche et gants. Dans les deux sacoches du vélo on a prévu 3 bidons de 75cl de boisson énergétique, des gels et quelques affaires. Le fait d'avoir ses propres ravitos est le premier avantage d'être accompagné à vélo sur un 100 km. C'est appréciable. Le deuxième avantage est plus d'ordre psychologique, et là c'est plus qu'appréciable, c'est énorme !

km 20 : 1h00'12" (2h00'37")

Confortablement installée sur le vélo Shopper prêté par notre amie Mathilde, Sophie me passe ma bouteille de boisson énergétique environ toutes les 30 minutes. Je suis content de constater que pour l'instant je n'ai aucun problème gastrique. Pourtant il fait encore 5°C et l'eau est froide. Je la réchauffe dans ma bouche avant d'avaler. Ca ne garantit rien mais ça réduit les risque de douleurs d'estomac.

km 30 : 58'45" (2h59'22")

A ce stade de la course, je me sens hyper bien. Je suis heureux et j'ai envie de partager ces belles émotions. Ca me fait donc plaisir de répondre au téléphone quand Brinouille m'appelle. Sabrina connait bien le 100 km et ce parcours de Chavagnes puisqu'elle a était accompagnatrice vélo les années précédantes. Elle me prodigue donc ses derniers conseils avant le reste de la course.

Ma seule inquiétude est toujours ma cheville gauche. Ca me fait de plus en plus mal. Je me contente de toujours faire attention à ma façon de poser le pied. J'ai remarqué que j'avais moins mal en courant sur le coté gauche de la route plutôt qu'à droite, l'inclinaison étant différente.

Le troisième tour sera celui que j'aurai bouclé le plus rapidement, en 1h37'06". Je tourne tout le temps à plus de 10 km/h de moyenne. Je fais la plupart des km à 5'45"/5'50" au kilo. Tant que je suis à cette allure, je laisse aller. Mais dès que mon Garmin m'indique une allure plus proche de 5'30" au kilo, je me force à ralentir. J'ai naturellement tendance à courir plus vite mais ça serait bien trop risqué alors je reste attentif afin de maintenir une allure pas trop rapide.

km 40 : 58'02" (3h57'24")

Je passe au marathon en 4h10. La ou d'habitude la course se termine dans la plus grande fatigue, elle ne fait aujourd'hui que commencer. Un marathon de bouclé et il reste encore 58 km à courir. Je me dis que c'est fou d'être là, c'est énorme cette distance. C'est énorme mais ça me plait. Depuis le temps que j'en ai rêvé, je savoure pleinement le bonheur de courir sur ce beau parcours des 100 km de Chavagnes. C'est même assez grisant de bouler la distance du marathon en étant encore en super forme !

Tout se déroule très facilement. Je prends ma boisson énergétique protéinée et j'enchaine les kilomètres. On discute un peu, ça permet de voir le temps passer plus vite.

 

km 50 : 59'10" (4h56'34")

Au moment de passer la mi-course, j'ai une certaine émotion ! J'étais déjà là l'année précédente. Je n'étais pas du tout entrainé pour un tel effort mais j'avais décidé de m'aligner sur ce 100 km avec Martine et Pierrot. J'avais abandonné au 50ème km. Pas forcément fatigué mais bloqué par des douleurs musculaires très importantes aux quadriceps. Leur raideur rendait la course très pénible et je ne me voyais pas courir encore 50 km comme ça. J'avais donc enlevé mon dossard en me promettant de revenir l'année suivante en 2010. Aujourd'hui j'y suis. J'ai tenu ma promesse et je me suis entrainé pour réussir ! J'en suis donc à 50 km et ça n'a rien à voir avec 2009. Cette fois, je ne suis pas du tout fatigué et je n'ai aucune douleur musculaire. Je n'irai pas dire que j'étais comme si je n'avais pas couru mais presque. Je suis donc bien dans mes running et très ému de me retrouver ici, au même endroit, un an après.

Etant en grand forme et sur les bases d'un peu moins de 10h, je me prends à rêver. Je n'ose croire que ça serait possible mais je rêve quand même. Ca motive.

Peu après le 50ème km, je suis content de recevoir un coup de fil de Barbie. Je lui dis que je me sens bien et que j'ai passé la mi-course en 4h56. Je lui dis que cette sensation de facilité risque de ne plus être la même au 60ème et là Cécile me dit que non. Ca ne sera pas au 60ème mais au 70ème. Je veux bien la croire car elle s'y connait en courses d'ultra ! J'ai beaucoup d'admiration pour ses capacités d'endurance et tout ce qu'elle entreprend. Elle rajoute qu'à partir de là, ça sera Sophie qui fera la différence ! J'avoue que sur le coup, je n'avais pas relevé toute la vérité et l'importance de cette dernière affirmation. J'avais bien conscience que l'aide que m'apportait Sophie dans cette aventure (logistique et morale) était importante mais je n'avais pas encore connaissance de la suite.

km 60 : 59'27" (5h56'01")

Après avoir lu pas mal de compte-rendus de course, je redoute quand même ce 60ème km. Pourtant, force est de constater que je n'ai pas connu de mur ici. C'est bien passé. D'autant plus, que je ne ressens presque plus aucune douleur à ma cheville gauche. C'est d'ailleurs étonnant. Est-ce le travail des endorphines ? Sans doutes un peu !

Je n'ai absolument pas faibli jusque là et je rêve toujours à la possibilité de passer sous les 10h. Et pourtant je me doute bien que cette sensation de facilité connue jusqu'au 60ème km ne va pas durer éternellement.

Juste une légère fatigue commence à se faire sentir et la course est agréable car il fait soleil et le froid a laissé place à des températures plus clémentes. Je commence d'ailleurs à avoir bien chaud. Je  profite donc du ravitaillement des kékés du bocage au 64ème km pour bien me restaurer et me changer. Ca va me faire perdre 3 minutes mais ce n'est pas si grave. J'avais jusque là deux couches, un maillot manche longue odlo light dessous et un warm dessus. J'enlève le tout et remets juste le warm manches longues. Ca va me permettre de ne plus avoir chaud sur tout le reste du parcours mais de me protéger quand même des petits moments de fraicheur lorsque les nuages cachaient le soleil.

km 70 : 1h05'41" (7h01'42")

A l'approche du 70ème, comme annoncé par Cécile, je commence à faiblir. C'est net ! Et c'est peu dire car je sens que tout bascule d'un coup. Pour la première fois, j'ai envie de marcher. Il est midi et j'avais prévu d'appeler mes parents à ce moment de la course. Alors que jusqu'à présent je répondais aux coups de fil tout en courant, cette fois je marche pour téléphoner. Ca me repose un peu mais alors juste un peu. Je sens que je commence à manquer d'énergie.

Je dis à Sophie que c'est fichu pour passer sous les 10h. Elle me dit que ce n'est pas grave car mon objectif c'est de faire moins de 11h. C'est vrai et ça me rassure. Je ne me sens plus capable de courir à 10km/h sans marcher pendant longtemps.

On est dans le 5ème et avant dernier tour. Jusque là Sophie avait parfaitement rempli son rôle d'accompagnatrice en étant toujours à mes cotés et en répondant à toutes mes demandes. A partir de ce moment là, son rôle va prendre une toute autre ampleur dans la course. C'est donc à partir de là que je vais pleinement prendre conscience de ce qu'avait voulu me dire Cécile lors de son appel téléphonique.

J'ai un vrai coup de barre et je n'ai qu'une envie c'est de marcher. La pensée d'avoir encore 30 km à parcourir et donc plus de 3h de course, me fait peur. Sophie me dit de ne rien lâcher, que je le savais à l'avance et que je m'y suis préparé. Et c'est vrai. Quand la fatigue est bien présente, on oubli vite toutes ses bonnes résolutions. La volonté baisse inconsciemment. Sophie me conseille de ralentir mais d'éviter au maximum de marcher. Je vais donc passer de 6'00 au kilo à 6'40 au kilo, puis à 7'00 au kilo. Je suis vraiment pas bien. Je n'avance plus et pourtant je n'arriverais pas aller plus vite. J'essaie de maintenir cette allure et je commence à gamberger pas mal sur les effets d'une telle baisse d'allure sur mon chrono final. Je me dis que 7'00 au kilo au lieu de 6'00 me fait perdre 1'00 par kilo et que sur 30km ça me fait du 10h30 plutôt que du 10h00. Ca serait donc encore très bien puisque c'était mon objectif optimiste.

km 75 : 36'08" pour 5km (7h37'47")


Mais malgré cette baisse d'allure, je ne peux m'empêcher de marcher. C'est dur !!! Et j'ai besoin d'exprimer ma souffrance. Je n'arrête pas de regarder mon accompagnatrice vélo pour lui dire que je suis fatigué et que c'est dur. Ce à quoi Sophie répond invariablement par des encouragements en me disant que pour l'instant je n'ai rien lâché, que je suis sur les bases de l'objectif et que ce que je fais est beau. Ca m'encourage en effet mais après une petite reprise, la fatigue reprend le pas.

km 77 : 15'05" pour 2 km (7h52'54")

Un moment très fort dans cette course !!!


Dès que j'alterne course et marche, je perds énormément de temps car l'allure tombe à 8' voire 9' au kilo. Vu que je manque d'énergie je décide de prendre un gel overstim avec un peu d'eau. Sophie me dit de recommencer à courir mais je lui dis que si je reprends de suite je vais devoir m'arrêter après 2mn. Je lui dis que je préfère donc marcher 2mn de plus afin de bien récupérer et de pouvoir tenir sans marcher jusqu'au 80ème km. On est au 77ème km et je commence à avoir peur de ne même pas pouvoir faire moins de 11h. Je crois que je vais devoir alterner marche et course jusqu'à la fin et à cette allure, je vais passer au dessus des 11h. Je marche et je parle, partageant mes inquiétudes. Ca me fait du bien de pouvoir dire tout ce que je ressens. Et dans ma tête je compte les minutes perdues. Je sais que finir c'est bien mais si c'est en plus de 11h je serai déçu ! La victoire de finir le 100 bornes n'aurait pas le même goût. Mes jambes ont du mal à avancer et je sais pas quoi faire pour m'en sortir.

Sophie me dit que je me suis bien préparé et que j'ai bien tenu jusque là. Elle continue à m'encourager en affirmant que je vais aller au bout et que je serai fier de moi. Ces paroles me font comme un choc ! C'est vrai que je me suis préparé. C'était dur aussi de courir 150 km en une semaine. C'est vrai que j'ai pas fait tout ça pour rien. Je n'ai pas le droit de baisser les bras. Les larmes me montent aux yeux !!! Après 8h de course, tous les sentiments sont décuplés. On ne réagit plus de la même façon et on peut régir de façon étonnante !

En une fraction de seconde je vois "rouge", j'ai la rage. De la colère monte en moi. De la colère contre moi qui baisse les bras. Alors je sèche mes larmes sous mes lunettes de soleil et je me remets à courir !!! Sophie me dit que c'est bien, c'est super, faut continuer comme ça. Je suis étonné de pouvoir recourir facilement à une allure de 6'00 au kilo. Je rattrape des coureurs devant moi. Sophie me conseille de m'accrocher à leur foulée. C'est ce que je fais mais je me sens bien et ils ne vont pas assez vite. Alors je les double et continue en solo. Sans m'en rendre compte j'accélère l'allure. Je me sens reboosté ! La sensation est incroyable. Je regarde mon Garmin, je suis à 5'30 au kilo, puis à 5'15, puis à 5'00 ! Je me demande ce qui m'arrive. Je me sens facile et je double des tas de coureurs. Je les double tellement vite qu'ils pensent que je suis dans mon dernier tour et m'encouragent pour le final. Mais je suis pas dans le final. Il me restera encore un tour !

Sophie ne cesse de m'encourager, me disant de continuer comme ça, que ce que je fais est super, que je vais pouvoir être fier de moi à l'arrivée. Toutes ces paroles me boostent et je tiens le coup un bon moment à cette allure.

km 80 : 1h08'27" (8h10'09")

Ce coup de folie, cette chevauchée fantastique ;-) aura duré presque 6 km, du km 77,5 au km 83,5. Alors que j'avais fait les 6km d'avant en 42'44", j'ai couru ces 6 derniers en 33'39". Et encore, j'ai du marcher quelques secondes pour faire passer un point de coté provoqué par mon allure inhabituelle et soudaine.

Lors de la fin de ce 5ème tour, je me suis même payé le luxe d'accompagner pendant un km, la vice-championne de France. Elle se battait pour finir sous les 8h30 afin d'obtenir sa place pour les championnats du monde de 100 km. Elle aussi était bien fatiguée et finissait durement à 11 km/h sur un chrono de 8h29. Belle perf !

Pour nous, il reste encore un tour de 16,5 km. On en est à 83,5 km et quand je repars du ravitaillement, le chrono affiche 8h31 ! Il reste 16,5 km. Là je dis à Sophie, "Tu te rends compte, s'il restait 15km je pourrais passer sous les 10h en courant à 10 km/h". J'avais plus  toute ma lucidité !!! Lol. D'abord, la distance c'est la distance, il restait bien 16,5 km et c'était sans compter sur le fait que ma période d'euphorie était passée. En courant 6 km à plus de 11 km/h de moyenne, j'avais sans doutes laissé pas mal d'énergie.

Dès le début de ce dernier tour, le faux plat me casse le moral et je marche. En y allant par étape, Sophie me propose d'essayer de courir sans m'arrêter jusqu'à un km donné et ainsi de suite...

km 90 : 1h06'26" (9h16'35")

Le passage du 90ème km aura été le plus dur de toute la course. C'était symbolique car il ne restait plus que 10 km. Par contre j'étais totalement vidé. Plus d'énergie ! J'ai même essayé de prendre un gel mais rien n'y faisait. J'étais vraiment vidé.

A la fin d'un 100 km, les jambes ne répondent plus normalement. Y'a plus que la tête pour faire avancer ! Mais à la fin d'un 100 km, la tête a du mal à faire avancer elle aussi. Mais heureusement, je n'étais pas seul dans cette galère. J'étais bien fatigué et ma motivation avait baissée. Si j'avais été tout seul, j'aurai marché les 3/4 du temps restant, c'est sûr. Mais en étant accompagné, je me force à courir le plus possible.

Je n'ai donc plus du tout marché à partir du 94ème km. Je courais à 6'30" au kilo, puis 6'20", puis 6'10" et j'ai même réalisé le dernier kilomètre en 5'36". Ces 6 derniers kilomètres prouvent que même épuisé on a encore des ressources insoupçonnées. Sans mon accompagnatrice, je n'aurais jamais été capable de les mobiliser seul et je n'aurais jamais pu terminer la course avec un chrono de 10h26 qui me comble de bonheur !!!!!

 

A 800 mètres de l'arrivée j'entends Sophie qui me dit qu'elle vient de dérailler. J'allais me retourner pour m'arrêter et l'aider mais elle me crie de continuer. Par chance, je l'entends de nouveau m'encourager à 300 mètres de l'arrivée. J'accélère. Ces derniers mètres sont du pur bonheur ! L'émotion est énorme ! Je repense à tout ce qu'on a vécu ces 10 dernières heures : les joies et les souffrances. Après le dernier virage, je voie l'arche d'arrivée. J'accélère encore. A plusieurs reprise je sers le poing en signe de victoire. C'est impossible de décrire avec des mots ce que je ressens sur les dernières mètres avant de franchir la ligne !

 

km 100 : 1h09'47" (10h26'22")


Sur la ligne d'arrivée, je lève les bras les poings serrés et je cris ! Quelle émotion ! C'est tout simplement énorme ! Avais-je déjà ressenti une telle émotion ? Je ne sais pas mais sur une course à pied jamais. J'ai déjà couru des marathons et j'ai été super heureux à l'arrivée mais là c'est encore différent. C'est au delà de tout ce que j'avais pu ressentir avant. C'est un autre monde, celui de l'ultra. Le bonheur est à la mesure de la difficulté d'une telle épreuve courue en perf ! Je souhaite à tout le monde de connaitre un jour cette sensation.

 

De suite la ligne franchie, une bénévole récupère mon dossard et une autre me tend le ticket m'indiquant que je suis 195ème. Waou ! Il y avait 530 inscrits et c'est les championnats de France quand même. Il y avait du beau monde sur ces routes Vendéennes. Cette formalité passée, je ne pense plus à la fatigue. Je vais remercier Sophie qui a été extra du début à la fin en réalisant un boulot psychologique énorme. Sans ses encouragements sur la fin, j'aurais été au bout de cette course mais surement pas avec le chrono espéré et j'aurais été déçu. Mais grâce à ce travail d'équipe, j'ai pleinement atteint mon objectif de faire moins de 10h30 et je suis comblé de bonheur ! Je ne pouvais rêver mieux !

 

Je suis centbornard !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

 

Les autres Compte-Rendus de course à pied sont sur www.SportStoree.com

 

1 commentaire

Commentaire de l'ourson posté le 18-05-2010 à 15:41:00

Bravo Stefun

Il faut être connecté pour pouvoir poster un message.

Votre annonce ici !

Accueil de kikouroù - Haut de page - Aide - Contact - Mentions légales - Version mobile - 0.1 sec
Kikouroù est un site de course à pied, trail, marathon. Vous trouvez des récits, résultats, photos, vidéos de course, un calendrier, un forum... Bonne visite !