Récit de la course : Trail de Bacchus - 23 km 2004, par Mathias

L'auteur : Mathias

La course : Trail de Bacchus - 23 km

Date : 21/3/2004

Lieu : Mauves (Ardèche)

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Distance : 23km

Objectif : Se dépenser

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Le récit


Une semaine après les 100kms de StNazaire, j’étais censé participer au marathon de ski de fond des Glières ce WE. Ca n’abîme pas le ski de fond… Mais, se lever à 4h30, c’était trop dur pour moi… Du coup, plein de frustration ;-), je suis allé courir le trail de Bacchus, à Mauves en Ardèche.

Après le 100kms, j’étais à peu près en forme, quasi pas d'ampoule ni de douleur aux articulations, bon ok le lendemain j'ai du mal à descendre les escaliers, mais 2 jours après, j'ai plus mal (même si je suis bien naze). Et hop, gros malin, je suis allé jouer au volley (c'était un tournoi prévu depuis longtemps), et sur un appui un peu violent, j’ai ressenti une douleur sur le dessus de la cuisse gauche (quadriceps). Le soir, j'ai du mal à monter les escaliers (par contre, plus de problème pour les descendre !)

Là-dessus, le dimanche matin, au lever : ouille ouille ma fesse droite, c'est quoi ce binz ?
Une douleur assez profonde dans le gros muscle fessier. EN DORMANT ??? Késako ?
La cuisse paraissant ok, je me suis dit que la fesse faisait un caprice, et je suis donc allé courir le trail de Bacchus.

Le départ est donné à 9h pour presque 400 coureurs, certains (dont moi) se contenteront de 23 kms et les plus courageux 40 kms. L’organisateur (ma foi très sympathique) nous perturbe tous en nous demandant de méditer la citation : « il n’y a pas de chemin vers le bonheur, le bonheur EST le chemin ».
A noter la bouteille de St Joseph (mmmmm) comme « carotte » pour récompenser les valeureux coureurs ! Je suis très déçu de ne pas avoir de dossard : les inscriptions sont closes, je pensais pouvoir m’inscrire le matin même… et je n’aurai donc pas de bouteille :-(

Sans dossard, je décide de prendre un bidon, pour ne pas utiliser les ravitos. D’ailleurs, le bidon ou poche à eau est obligatoire pour les coureurs.

Je pars à bloc, comme sur un semi. 23 kms, logique. Ca va très vite, le cœur monte rapidement à 180-186 (FCMax : 195). J’essaie de suivre le vainqueur de la dernière édition, qui est probablement parti pour faire le 40 kms aujourd’hui.

Après environ 45 minutes à fond, je commence à avoir un peu mal partout. Je ne suis pas très fatigué, mais j’ai mal aux articulations (qui semblent engourdies), aux cuisses… et à la fesse droite !

Je commence alors à penser à « Franchir l’Horizon » : dans le courant de la semaine, je dois courir pour cette action humanitaire, environ 20-30 kms le mecredi soir, et 40 kms de traversée du pilat le jeudi matin. Je m’en voudrais énormément si je me blessais aujourd’hui, alors qu’il n’est pas raisonnable du tout de courir… Je décide alors de lever le pied, mais à aucun moment je n’envisage de faire demi-tour. La douleur est stable, j’ai moins mal que ce matin au réveil.

Au bout d’1h10 de course, on nous annonce le 12ème km. Ca va être dur de passer sous les 2h, même s’il reste peu de montée…
Je me bats avec mon bidon, qui tente sans cesse de se répandre dans mon cuissard court. Dans les portions techniques, je ne suis pas à l’aise avec un bidon dans la main.
C’est très roulant d’ailleurs : il y a quelques magnifiques passages raides, pour descendre au fond d’un vallon, traverser un ruisseau et remonter de l’autre côté… mais le gros du parcours est constitué de chemins larges et roulants, quoique souvent remplis de caillasse.

Je continue à ma petite allure, je ne suis pas au ralenti mais je ménage la bête. Au km 16, franchi en 1h35, on est au sommet du parcours, et on a un magnifique panorama sur la vallée du Rhône. C’est là qu’on trouve la bifurcation entre le petit et le grand parcours. Je n’hésite pas une seule seconde, je ne veux pas mettre en péril ma participation à Franchir l’Horizon, je choisis donc la voix de la raison et je bifurque à gauche pour boucler les 7kms qu’il me reste.

C’est sans doute sur cette portion là que j’ai fait le plus de dégâts : je me sens bien, j’ai juste une gêne à la cuisse et au fessier, alors j’accélère. On est sur un large chemin forestier, à flanc de colline, et on revient bientôt sur le côté « vallée du Rhône » à notre droite.
Je décide de me tirer un peu la bourre avec d’autre coureurs : ça descend, c’est très roulant, ça va très vite, on fonce.

On termine par une descente à travers les vignes, puis quelques centaines de mètres de sprint à travers le village, je pique une dernière accélération pour la forme, j’évite le couloir d’arrivée (au grand désespoir d’un bénévole qui se demande où je vais : je lui fais signe, pas de dossard), et j’arrête mon chrono à la hauteur de la banderole.

Résultat : 2h10 pour 23kms et 930m de D+.
Le vainqueur met 1h49, la 1ère féminine arrivera 5 ou 10 minutes après moi.

Je suis bien, mais j’ai un peu mal partout. A part les douleurs musculaires, j’ai assez bien récupéré du 100kms. C’est rigolo, ça faisait longtemps que je n’avais pas fait de « courtes » distances. On n’a pas le temps de s’ennuyer. Inconvénient : le rythme est très soutenu, et il est difficile de taper la causette avec d’autres concurrents…
Je n’ai pas profité des ravitos, au nombre de 3 sur le petit parcours, mais ils me semblaient correctement organisés. Comme toujours, les bénévoles sont aux petits soins avec le sourire, le parcours est très joli, les sentiers sont dans l’ensemble très roulant, c’est peut être un bon trail pour débuter. J’aurais bien aimé avoir un peu plus de descentes techniques pour lappiner un peu ;-)

Sans dossard et sans bouteille de StJoseph, je me console en achetant 2 caisses au passage, et je rentre chez moi tout content de ma matinée.
Par contre, dans la soirée, ça ne va plus. J'ai mal à la cuisse ET au fessier. J’ai du mal à m’extraire de ma voiture correctement, à faire mes lacets, etc., et certains mouvements sont très douloureux. J’ai envie de me mettre des baffes : j’ai bien l’impression d’avoir compromis ma participation à Franchir l’Horizon, 3 jours après…

A l’heure où j’écris ces lignes (mardi), il me reste 24 heures pour récupérer et tenter de prendre quelques relais pour Franchir l’Horizon. Normalement on devrait s’en tirer même sans moi, mais je m’en veux beaucoup… C’est dommage pour moi, mais surtout pour l’opération, si on ne parvient pas à boucler le relai. Certes ça ne change pas grand-chose au succès de l’opération, mais quand même…

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