Récit de la course : Marathon du Médoc 2002, par leptitmichel

L'auteur : leptitmichel

La course : Marathon du Médoc

Date : 7/9/2002

Lieu : Pauillac (Gironde)

Affichage : 1210 vues

Distance : 42km

Objectif : Pas d'objectif

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Entre Papous et Concombre...

Le Marathon du Médoc

Une classique de la course à pieds festive !

7500 coureurs en grande partie déguisés, des ravitaillements que l’on peut qualifier de " peu conventionnels "… C’est vrai que l’entrecôte, les huîtres et le grenier médocain ne sont pas choses courantes dans les marathons classiques !

Et bien sûr, il y a les ravit… heu ! je voulais dire les points œnologiques… Avant le Médoc, on s’imagine difficilement boire du vin et faire un marathon en même temps…

Après le médoc, la question ne se pose plus ;-) par contre, côté chrono, ça change un peu… Regardez donc les résultats à la fin de ce récit !

Pour cette seconde participation, c’est avec la troupe du Zoo que je vais aller traverser les vignes. Pour tout comprendre, le plus simple est déjà de jeter un œil du côté du parcours. Un thème a été retenu pour les déguisements… Les Papous . Vous verrez cela dans les photos qui ont été intégrées au CR…

Mais un intrus viendra se joindre à eux pendant la course. Le Concombre Masqué !

Pendant des semaines il a fait douter les membres de la maling list avec ses performance et son expérience… mais personne ne sait qui il est… Peut être le découvrirez vous en lisant le CR

Avant propos

Difficile de mettre en ligne ici toutes les informations et tout ce qui s’est passé pour ce Marathon du Médoc…

J’ai essayé retracer les différents échanges entre les membres de la ménagerie, leurs impressions, leurs CR et tout, et tout… Vous y découvrirez aussi des informations sur le concombre masqué, sur l’hypertrophie ventriculaire de certains (n’est-ce pas le Toutou ?), les règlements de compte entre le Toutou et Biopuce, la (re)naissance du Poulpe sans oublier les seaux à truites dans lesquels certains vont tomber, et d’autres vont plonger !

Par contre je n'ai pas pu tout mettre en ligne, le dossier étant un peu trop important. Mais j'ai les preuves et je les conserve soigneusement

Pour le reste, voici quand même mon CR de cette course un peu particulière…

Marathon du Médoc... Le CR

Commençons par le commencement

Le départ était prévu ce Vendredi 8 Septembre vers 8h du centre du monde...

Pour que tout commence bien, "Le Bourr"...heu non, je voulais dire "Le Poulpe" et Biopuce que nous devions véhiculer généreusement dans ma voiture arrivent à la maison à... 9h00... Koi... A peine une petite heure de retard...

En plus il était venu à l'idée du Poulpe de nous appeler juste avant d'arriver à la maison en nous faisant croire qu'il venait tout juste de se réveiller... mais vu son retard réel, il a préféré se la mettre derrière l'oreille, ne souhaitant pas prendre le risque de voir le seau à truites se retourner contre lui :-)))

Donc arrivée du couple de mollusques, et départ tranquillou vers Saintes, Royan, le Bac ( ohhh mon bateauuuuu oh oh oohhhhhhh) et Hourtin où le Mogway nous a trouvé un hébergement pour les 2 jours !

Le premier seau à truites

En cours de route, le portable du poulpe se met à sonner...

C'est un SMS du toutou qui nous demande où on est et a quelle heure on arrive...

Aussi sec le premier seau à truite se prépare... tout en échange de SMS

Le poulpe : Ben je suis au travail ! Je serai là demain (samedi) vers 19h00
Le toutou : Dommage car tu vas rater la dégustation
Le poulpe : mais non, juste la pasta party mais je me rattraperai pendant la course
Le toutou : Mais la course c'est Samedi
Le poulpe : Mais non, la course c'est Dimanche

Le Toutou est alors pris d'un infâme doute lui laissant à penser qu'il à pris le train avec 24h d'avance... Le seau à truite se referme. Nous apprendrons (avec un plaisir non dissimulé) le lendemain qu'il à dans l'intervalle téléphoné au Papy afin de confirmer les dates de la course, avant de nous envoyer un SMS rageur, alors qu'il était le premier à se faire piéger du WE :-)))

En cours de route nous faisons un pause au restaurant, et profitant que le Poulpe et moi même étions partis chercher les cafés, les filles décident de faire une grosse farce en empilant les plateaux et en laissant la carte bancaire du Poulpe (le code c'est 6898) entre 2 plateaux... Quelles déconneuses les filles ! ! !

Ce n'est qu’arrivé sur le Bateau à Royan (soit 150km plus loin) que notre poulpeux animal s'en rendra compte... Comme quoi la plaisanterie à bien fonctionné...

Par chance, un serveur ayant retrouvé la dite carte aura l'idée de la mettre de coté jusqu’à notre nouveau passage Dimanche soir...

On prend donc le bateau, on traverse l'estuaire, et on passe récupérer les clés de l'appart à Hourtin...

Ensuite direction Pauillac, où l'on doit retrouver la ménagerie à la remise des dossards

On se dirige tranquillou vers le gymnase de prise des dossards où nous retrouvons les premiers zanimos... Le papy, le toutou, l'instit, etc... dans un ordre dont je n'ai plus vraiment souvenance.

Le papy va chercher les dossards du groupe, pendant que nous aidons Biopuce à en acheter un sur place...

Pour cela nous indiquons (quand je dis nous, c'est le toutou et votre serviteur) au poulpe l'excellente idée de faire une pancarte sur laquelle il doit inscrire "achète dossard", pancarte sur laquelle on arrivera à lui faire mettre 2 T à "achète" mais nous échouerons sur le T à la fin de "Dossard" :-))

Cela dit, notre petite Biopuce brune se transformera en suédoise blonde de 59 ans ! ! ! par la magie d'un échange d'euros en passeport pour le médoc !

On en profite également pour se soumettre à un Electro Cardiogramme que la tarine s'empresse d'analyser.

Pour ma part j'ai hésité quelque peu en raison d'une PdT qui se faisait de plus en plus forte ( et que j'essaierais de masquer le plus longtemps possible).

En effet, l’arrêt de la CAP depuis le mois de Mai, le diagnostique de l'état de mes genoux, les 8kg de barres abdominales supplémentaires, ne me mettent pas dans une grande position de confiance pour cette course. J'ai beau me dire qu'on est là juste pour le fun, cette course lente et longue (plus de 6heures prévues) est pour moi un test vital afin de me permettre d'envisager d'autres épreuves longues (et lentes). Si les genoux lâchent à 20 ou 30km, cela signifie qu'il me sera difficile d'envisager d'autres raids ...

Donc la pression monte doucement...mais trop vite à mon goût

Je passe quand même l'ECG, et ce sera la Tarine, moqueuse qui me rassurera un peu en me disant que j'ai un cœur de jeune (et des genoux de vieux) ! ! !

Par contre pour d'autres cela se passe différemment...

Le toutou arrive à faire passer ses bourrelets pour une hypertrophie ventrale pendouillante gaps ! ! !

Le papy se demande encore pourquoi les 6 médecins se sont penchés les uns après les autres sur son ECG avant de lui dire qu'il n'avait rien de particulier :-)

Et le bourrin n'a toujours pas compris pourquoi il a fallu éditer 8 ECG avant d'en trouver un qui ne présentait pas d'anomalie... (il faut dire que certains lui tiraient sur les poils de la poitrine pendant l'ECG, ce qui n'est pas très urbain, convenons en ;-)

Une fois l'ensemble de la troupe soignée, traitée, dossarisée, electrocardiogramisée, un petit détour vers la zone d'arrivée s'impose, surtout parce qu'en arrivant on a remarqué quelques stands de dégustation, prêt à nous émoustiller les papilles avant la pasta party

Nous allons dons musarder au grès des stands et des produits du terroir humant tantôt un St Estèphe, croquant dans un canelet, goutant un Haut-Médoc ou dégustant une noisetine... Tout cela avec une modération qui ne présageait rien de trop bon...

A croire que la ménagerie était devenue sérieuse... Seul le toutou, fidèle compagnon de dégustation accepta de tester certains crus que les autres dédaignèrent...

c'est ensuite fièrement que nous partirons, tels des croisés satisfaits vers notre prochaine bataille... La Pasta Party

On quitte Pauillac en direction de Lamarq, petit village situé à une quinzaine de KM au sud de Pauillac (dans l'AOC Margaux il me semble pour les amateurs... sluurrppp)

La pasta est organisé par un groupe qui a aussi en charge le ravitaillement à base d'Entrecôtes qui sera proposé demain au 39ème km

C'est d'ailleurs grâce à cette pasta qu'ils arrivent à financer l'opération.

Le choix du papy de nous amener ici a été le bon. Pas trop de monde, mais suffisamment pour bien s'amuser, une ambiance très conviviale de la part des organisateurs, qui nous accueillerons à grand renforts de kir et gâteaux apéro en attendant que nous puissions passer à table pour une repas bien complet (jambon, pamplemousse, yaourt, pâtes, confit, fromage...) and so on, and so on...

Durant le repas, ca chambre un peu mais tout en restant gentil ;-)

Il faudra attendre la fin du repas et le réveil du Mogway décidé à nous apprendre la chanson ET la chorégraphie du Pied Mariton pour que notre groupe, bientôt suivi par le reste de la salle se mette à péter les fusibles ! ! !

Je profite d'un moment d’inattention du poulpe pour aller jeter un œil à la future cariolle qui a été discrètement camouflée dans le break du Roucoucou (aussi appelé "la grande blondasse")... Vu l'engin (que même chez les brocanteurs je n'en ai jamais vu de comme ça) je préfère que ce soit le poulpe qui soit dedans demain plutôt que moi !

Ensuite arrive l'heure solennelle de la remise des déguisements... Papy arrive avec son carton magique nous remettant les pagnes et perruques que nous devront arborer fièrement demain matin ( tin tin tin)

aucun problème... pour ce qui es du costume, je le porterai demain matin, mais ensuite... c'est une autre histoire ;-)))))

Sur ces entre faits, nous décidons d'aller prendre quelques heures de repos bien mérité non sans nous être mis d'accord avec le Mogwaï et l'équipée belge sur notre logistique de lendemain. Je pars tôt avec les coureurs et Mme neutron nous rejoindra plus tard avec la mogwaiette et le mogwaion

Bip bip bip bip bip

6h00 debout...

Je me lève, descend prendre le petit déj et là surprise, c'est assez impressionnant... La salle est déja pleine (et hourtin est a près de 35km de pauillac) et il y a de tout...

Fromage, charcuterie, céréales, pain lait confiture, Oeufs... enfin bien plus que de nécessaire... Et comme en plus le stress me noue le ventre, je ne peux même pas en profiter pleinement :-(((

A 6h45 je récupère la vaillante belgique puis direction le centre de Pauillac où nous trouvons à stationner juste à coté de l'arrivée car le centre ville n'est pas encore fermé...

On traine un peu, puis, sans s'être déguisé, on se dirige vers le lieu de rendez-vous. Le papy avait dit : 8h devant la station Shell... Par la même occasion j'en ai profité pour rappeler au poulpe et a biopuce que 8h00 c'est 8h00 et que, tout comme pour notre rendez vous de la veille, il n'y a toujours pas de décallage horaire entre Bordeaux et Pauillac ;-)))

On retrouve les premiers arrivants dont le poulpe qui ne s'est pas trompé d'heure. Les belges sont là avec la méga cariolle dont vous avez déja eu la description dans d'autres CR et sur laquelle je ne reviendrai pas...hi hi hi !

tout le monde se prépare doucement, recoupe les perruques un peu longues, se fait grimer par nos maquilleuses attitrées (j'ai nommé la tarine et biopuce).

Seul problème, vu la différence de taille, elles n'arrivent pas à maquiller la tortue au dessus de la ceinture... Et encore elles sont sur la pointe des pieds :-)))

Avec mes zamis belges on s'inquiète de ne toujours pas voir arriver le papy. On lui avait préparé un petit seau à truite lui laissant entendre que nous espérions qu'il avait pensé à récupéré nos costumes oubliés la veille à la pasta, mais l'heure avançant, nous décidons de renoncer à cette truitologie et allons endosser le costume officiel.

Et là je commence a être de moins en moins serein... Est-ce que le genou va tenir, comment faire 42km avec 2x45' de footing par semaine, vais-je suivre le rythme du groupe etc, etc... Et la Pdt monte, monte monte, mais j'essaie toujours de ne pas le montrer

on se retrouve enfin tous costumés ensemble, et ce n'est qu'avec une petite heure de retard que le papy arrive :-((( Gaps ! j'ai oublié la veille de lui préciser l'histoire du décalage horaire !

Au passage, je remet à la digne confiance du Poulpe un paquet scellé avec consigne de me le remettre en cours de route et de surtout, le conserver hors de portée du reste de la ménagerie... Il s'empresse de le dissimuler dans la carriole, où il restera (au moins jusqu'à la première gamelle)

Nous nous dirigeons vers le départ au milieu des costumes et des chars dont certains sont véritablement impressionnants. en plus de ceux déjà cités, je me rappelle un groupe de hollandais, portant un personnage en carton pâte de 5m de haut déguise en plongeur. Le chef du groupe avait un tableau de marche qui lui faisait changer le porteur du mannequin toutes les... 30 secondes... quelle organisation sur 6h de course ! !

Il ne nous reste plus qu'a attendre le coup de canon libérateur sous la gueule de 4 dragons crachant des confettis :-)))

C'est enfin parti...

La foule multicolore s'élance (très) doucement dans les rues étroites de Pauillac

On sait déjà que le premier ravitaillement viticole se trouve a peine après le 1er kilomètre, et comme prévu, lorsque nous y arrivons, c'est la grande bousculade... J'arrive tant bien que mal à attraper un verre, mais il ne me laissera aucun souvenir :-((

On trottine en groupe en provoquant à peine les autres groupes et coureurs lorsque nous les dépassons :-))))

Le bourrin est solidement accroché à sa carriole (mais pas du tout rassuré de chez pas du tout)

Au fil des kilomètres un problème se fait jour... Les ravitaillements sont vides ! ! ! plus rien, ils ont même pour la plupart déjà remballé. Et je ne parle à ce moment là que des ravitaillement en eau... pas ceux en vin !

Il fait assez chaud, nous sommes, certes partis derrière (mais il y en a encore environ 1000 ou 1500 derrière nous) et les stands sont dévalisés. Cela ne fait qu'empirer au fil des km et déjà les premières fatigues apparaissent chez nos vaillantes papoues :-))

Chacun son tour on essaye de grappiller de ci de là une ou deux bouteilles mais les rations restent très, très insuffisantes.

Un autre point est aussi inquiétant, c'est que les ravitaillement de pinarologie sont également fermés. Il en est ainsi au 7ème km mais surtout au 10ème à Beychevelle :-((((((((( quelle tristesse.

La grogne des coureurs augmente progressivement pendant que le moral baisse...

Nous passons le 10ème km en compagnie de la Tarine en 1h 25' 13 (dixit l'envoi automatique de SMS, car vu l'esprit de la course, j'avais laissé le chrono dans la voiture) avec une 6512ème place , mais nous devons une fois encore nous arrêter car la chariote à Poulpe à versé dans le fossé :-))) Quel déconneur ce poulpe à laisser traîner ses tentacules dans les rayons des roues !

vers le 14ème nous récupérons un ravitaillement léger mais pas encore totalement dévasté qui permet de limiter les dégâts.

Pour moi c'est de plus en plus dur.

J'accuse le coup des kg en trop, du manque d'entraînement et surtout le rythme ne me conviens pas du tout et les genoux me tirent pas mal... J'essaye au maximum de rester avec les zanimos mais nous n'en sommes qu'au tiers du parcours !

Pendant quelques kilomètres on continue ainsi, puis profitant d'une petite avance prise par notre mini groupe (la tortue (il me semble) la tarine, biopuce et ??? (on verra cela des que papy aura mis en ligne les photos) je fais une halte et attends l'arrivée du poulpe charioteur afin de récupérer le colis dont je lui avait confié la garde.

L'attente se fait longue et les coureurs sont de plus en plus clairsemés lorsque j'entrevois la carriole grinçante. Je récupère le paquet et me jette derrière un bosquet...

... c'en est là la fin de ma course en tant que Papou


C'est dans ces fourrés que va avoir lieu la transformation

Où en étions nous ?

Ah oui. Je termine ma course… Mais alors, que va t-il se passer ? ? ?

Une fois tranquille dans les bosquets, j'ouvre le colis récupéré auprès du Poulpe (vous vous souvenez j'espère) et je déroule son contenu :

- Un collant vert,
- un maillot vert
- une cape verte
- une cagoule verte rehaussée d'un masque noir

Mais c'est... c'est.... oui c'est bien lui...

Le Concombre Masqué !

Pour ceux et celles qui n'ont pas tout suivi, le concombre est un zanimal qui sévit sur la ménagerie depuis quelques mois se targuant d'une expérience et d'une réussite en trail, raid et autres zanimaleries que même le Trailer des bois n'aurait pas renié :-))

Mais voilà... ce personnage dont l'intégralité de la liste se demande : "mais qui est il donc ?, ce héros !" n'est en réalité que la plus grosse production de truites jamais réalisée dans la ménagerie, a tel point qu'aucun sceau ne sera suffisant pour les y mettre toutes et qu'il sera rendu nécessaire de construire de véritables bassins d'élevage :-)))))

Je laisse de côté (afin de ne pas enfoncer leurs auteurs) les messages d'avant course du style :

Le poulpe : Michel, il faut que tu contactes le concombre masqué... pour les raids il pourra nous aider ! ! !

ou la Linotte persuadé de l'avoir démasqué en le rapprochant du bouc costaud ;-)...

Mais que nenni mes amis... Le seul et vrai concombre va prendre vie sous vos yeux ébahis.

En fait l'arrivée du concombre était prévue beaucoup plus tard sur la course, mais vu mon état j'ai préféré anticiper sa venue au cas ou ! Donc 10 bonnes minutes après... le concombre masqué sort des fourrés (gnac gnac gnac...)


Ne cherchez pas d'autres photos
Le concombre masqué sait rester discret...

Seulement il y a un hic ! Lors de l'arrêt nous étions proche des derniers participants, mais avec en plus la transmutation, il n'y a presque plus personne (en fait je m'attends a voir les balayeur d'un moment à l'autre...)

J'attaque donc une remontée fulgurante (mppfffffff !) vers les derniers éléments de la ménagerie qu'il me faudra près de 3km pour les rejoindre, dans un état proche de la mort en raison de la fatigue, du manque d'eau, du rythme (j'aurais du prendre plus de temps pour remonter) et surtout du masque qui m'empêche de respirer :-(((((

A l'arrivée des premiers zanimos je passe en lançant un "salut la ménagerie" tout en les doublant... et j'écoute les premiers commentaires (dont l'instit qui veut à tout pris me démasquer !)

je reste quelques instants puis je continue ma remontée vers les premiers zanimos du groupe... Les remarques pleuvent et je me bidonne intérieurement... A part le toutou qui a reconnu ma voix et le bourrin qui fut mis dans la confidence au début de la course, personne ne m'a identifié !

Au bout de quelques minutes je décide de relever le masques (en gardant le bonnet) afin d'aider à ma respiration... je suis limite coltar :-(

Quelques uns me reconnaissent et se rendent compte du canular pour lequel ils se sont fait piégé. D'autre ne percutent pas tout de suite, telle l'instit avec qui je vais courir (démasqué) pendant près d'un kilomètre et demi tout en discutant et qui au bout de 10mn me dit : "nous aussi dans notre mailing liste on a un concombre masque, mais on sait pas qui c'est"... elle devait être un peu dans le pâté à ce moment là ;-)))

D'autres ayant appris que le concombre était quelqu'un de connu remontent jusqu'a moi pensant trouver un vedette ... (ils avaient presque tout juste)

Bref cela a fonctionné parfaitement, mais je suis dans les vaps et j'ai mal aux genoux a cause de l'accélération...

On arrive enfin au ravito du 20ème kilomètre... Le premier vrai ravitaillement complet avec ravito traditionnel, mais aussi du vin et des jambons qui cuisent au BBQ.

C'est aussi là que nos supporters ont décidé de nous encourager. Je m'arrête pas frais du tout auprès de Myriam et se pose alors à moi la question de continuer ou non ?

Les autres zanimos arrivent peu a peu et je me re-motive du mieux possible en me disant que si l'un d'entre eux à la même idée que moi cela va être catastrophique... et vu l'état de certain(e)s ! ! !

Je fais quelques dizaines de mètres, récupère de l'eau et du ravito, puis progresse vers la dégustation de vin (je ne sais plus lequel c'était) où je suis rejoint avec un toutou qui me remonte un peu le moral en acceptant de partager ce moment avec moi...

A ce moment je sens que si je veux aller au bout, il faut que je me concentre sur mes sensations et de fait, je commence à m'isoler un peu du reste du groupe en repartant un petit peu avant eux afin de me mettre à mon rythme... objectif... FINIR !

Je repars mais à la dégustation suivante le temps de prendre un verre et je vois arriver les perruques brillantes de la ménagerie... Ce sera comme cela jusqu'au 25ème (Laffitte Rotschild) où je verrai pour la dernière fois La Linotte et Socrate... Ensuite mon petit train restera toujours un peu plus rapide que celui de la ménagerie.

Contrairement à eux, si je décide de continuer à faire toutes les dégustations (et aussi certaines "sauvages") j'essaie de ne pas prolonger mes arrêts plus de quelques minutes faute de ne pas repartir. Mon rythme est tellement lent que je suis certain d'être rattrapé, mais les km passent et rien n'y fait.

Je passe progressivement les différentes étapes à mon train et profitant des ravitos désormais approvisionnés. J'ai toujours une bouteille d'eau à la main "au cas ou" et je m'arrête systématiquement dès qu'il y a quelque chose d'intéressant, ou si je fatigue...

Je passe ainsi au 32ème KM en 4h 33' 23s en 6696ème position... Ce qui signifie que j'ai perdu 200 places par rapport au 10ème km mais vu le retard pris vers le 15ème, j'ai du remonter pas mal.

C'est vrai que depuis quelques kilomètres je remonte pas mal de gens qui ne font que marcher !

Je progresse donc ainsi tranquillement, et le fait de me concentrer sur mes sensations et non plus sur le rythme du groupe, cela fait que les kilomètres s'enchaînent sans trop de difficulté (tout étant relatif !)

Au 38ème je tombe sur les supportrices belges qui m'indiquent que je suis le premier...

Quelques centaines de mètres plus loin un coureur est allongé par terre et la croix rouge lui fit un massage cardiaque... mauvais signe ! je croiserai quelques centaines de mètres plus loin le Samu et les pompiers ... pour apprendre plus tard le décès de ce coureur d'Angers !

Même si il ne reste qu'a peine 3km, ça fait ralentir !

Au 39ème une pause à l'Entrecôte... ce sont nos amis de la pasta partie de la veille au soir qui sont là. Je guette la longue ligne droite derrière moi pour voir si quelques papous arrivent, mais non... rien... Pas l'ombre d'une perruque brillante !

Je repars tranquillement, m'arrête à une dernière dégustation qui propose du Mouton cadet en blanc et en rosé avec du fromage... le rosé est frais et je me dis que c'est une bonne idée, même si je sais que traditionnellement le Mouton cadet...c'est pô bon !

Là erreur grave... certes il est un peu frais, mais au lieu d'être pas bon, il est carrément infâme (ce doit être un des lots refusés par air France !) beurk, beurk, beurk, et je dois me gaver d'eau afin d'ôter ce goût de pas bon ! ! !

Allez ça repart... la fin de la course est toute plate et en ligne droite, j'avance tranquillement avec une équipe de petits ramoneurs, un dernier virage et le final sur le tapis rouge... le concombre passe la ligne d'arrivée fourbu mais finalement content et sans trop de bobos...

On avait parlé il y a quelques temps d'une course sur la base de 6h (cf. jogging de septembre :-)) et bien je termine en 5h 54' 16" et en 6034ème position au général soit près de 700 places grappillées au cours des 10 derniers kilomètres...

Je me retourne pour voir si les papous arrivent.

La ligne est passée... seul, mais ça a tenu... Les papous n'arrivant pas je me dirige lentement vers le ravitaillement d'arrivée, sans oublier de récupérer au passage ma médaille, mon sac, ma bouteille de vin, etc...

Le ravitaillement final est toujours assez impressionnant au Médoc. Après avoir été "épongé" par de charmantes hôtesses, je rentre dans une immense tente dans laquelle se trouve un bar servant du vin, de la bière, du coca, de l'eau... de plus, il y a plusieurs buffets salés et sucrés où l'on peut puiser à volonté. A l'extérieur de la tente des tables et des chaise longues on été installées pour permettre de récupérer un peu.

Je me reconstitue doucement puis, commençant à avoir froid, je retourne me changer (et me laver un peu aussi à cause du maquillage de la tarine :-) à la voiture, en prenant mon temps et surtout en écoutant le speaker qui annonce les arrivées afin de voir sir les Papous arrivent.

J'ai largement le temps de me changer, de me re-ravitailler, de retrouver Myriam et sa taty Marie Thérèse (qui a la bonne idée d'habiter à côté de Château Margaux :-)))

Quelques tours dans la zone d'arrivée à la recherche des papous, mais toujours rien... je commence à m'inquiéter un peu, d'autant que le speaker viens d'arrêter l'animation sur la ligne d'arrivée...

Finalement au bout d'un long moment, je vois briller les perruques des Papous... ils arrivent enfin près d'une heure et quart après que j'ai passé la ligne... Je me suis traîné, mais là, ils ont du faire la sieste (je n'apprendrait que plus tard l'arrêt de près d'une heure pour certains aux entrecôtes, ce qui montre qu'ils n'étaient finalement pas si loin de moi !).

Comme il leur faudra pas mal de temps pour se remettre de leurs émotions, je pars avec Myriam et sa taty en direction de Soussans pour rendre une petite visite à la famille , puis nous rejoignons la troupe lavée et blanchie pour un repas salvateur dans l'hôtel de la tarine...

Quelques uns on décliné l'invitation (le poulpe, biopuce, la belgium corporation - a l'exception de l'instit) et ils rateront ainsi l'arrosage du premier marathon de Fleur d'or, la réussite de la Tarine, ainsi que les anniversaires de Fruit et Fleur d'Or ! ! !!

Seul le bourru (j'ai pas dit bourrin... koi ke) restaurateur se fera tirer l'oreille, nous refusant la mise au frais des quelques cartons de bouteilles apportées par le papy et la tortue, persuadé que nous n'ingurgiterons jamais tout cela (mais acceptant de nous en vendre autant). le ramoucha, fin et habile négociateur arrivera à dealer la mise au frais d'une des bouteilles de champagne du Papy qui servira d'arrosage anniverseural ! ! !

 

si certains trouvent la force d'aller au feu d'artifice, pour ma part ce sera direction le dodo car je m'écroule doucement et j'ai encore 35km à faire pour rejoindre Hourtin !

Le lendemain, après un déjeuner chez Taty et un passage (éclair) chez Château Margaux nous récupérons le couple maudit qui nous fera vivre un retour déchaîné dans la voiture (la biopuce, ça lui fait un drôle d'effet un marathon :-)))) qu'est-ce que ca va donner après le raid 28... Le Poulpe va y laisser sa santé :-))))))

 


Un brin de toilette pour certains... et un bon litron pour la Tortue !

On récupère au passage la CB du poulpe (vous vous souvenez ! celle qui a été cachée par les filles 2 jours plus tot ) puis, rentrons, dans nos pénates avant que biopuce ne fasse pipi sur les sieges de la voiture tellement elle se marre ! ! !

Voilou...

Ce fut un très bon WE

Une ambiance digne de la ménagerie...

Deux points noirs pour moi :

- dommage que je n'ai pu profiter pleinement de la course avec le reste du groupe... ce fut un choix. Etait-ce le bon ? si cela me permet d'être plus serein dans les épreuves à venir ... En tous cas, cela a eu au moins le mérite de me rassurer.

- Les problèmes d'organisation des 20 premiers km on un peu gâché le début de la fête ! mais cela s'est finalement rattrapé ensuite...

Pour tout le reste, et particulièrement la rencontre avec les zanimos (ceux que je connaissait, mais aussi les autres) j'ai vraiment apprécié et je suis prêt à remettre cela quand vous voulez

Enfin... si vous voulez

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LAURENT Michel
FERRO Serge
TROUIS Bernard
DAOLIO Maroussia
LIBOIS Olivier
FERNANDEL Ramino
FERRO Helene
MENGUAL Philippe
BADA Vincent
WIKLANDER Tove
ROBAYE Eddy
DOUMERGUE Jean
HENDSCHEL Cecile
CREPY Jose
MACE Herve
LIPNICK Christian
BOIX Damien
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MICHEL
FRUIT D'OR
?
LA TARINE
LE MOGWAY
?
FLEUR D'OR
LE PAPY
LE PETIT BONHOMME
BIO PUCE
LA CLETE
LE POULPE
L'INSTIT
LE TOUTOU
SOCRATE
LA LINOTTE
LA TORTUE

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