Récit de la course : Trail de la Vallée des Lacs - 90 km 2019, par Boutts67

L'auteur : Boutts67

La course : Trail de la Vallée des Lacs - 90 km

Date : 15/6/2019

Lieu : Gerardmer (Vosges)

Affichage : 543 vues

Distance : 93km

Matos : Batons

Objectif : Terminer

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Salut,

 

Voici mon CR du we dernier :

Tout d’abord la genèse de cette inscription, elle vient du fait de mon non tirage au sort a la CCC. Puis mi-avril, un message sur Facebook annonce qu’il reste 30 dossards sur le Grand trail de la vallée des lacs, le soir même j’étais inscrit.

 

Arrive le jour J, j’ai posé congé l'après-midi pour une sieste 2h30 puis 45min en soirée. Ensuite 1h30 de route. Arrivé 1h30 avant le départ (sic), ça m’est jamais arrivé. On récupère le dossard, le cadeau participant (frontale Petzl) et on attend... En terme d’équipement, je pars avec 2 bidons de 0.75l, 3 compotes de pomme et 3 barres cliff et la même chose dans mon sac de change.

 

Un départ a une heure du matin, ça se prépare. Ici c’était de l impro et mon corps m’a bien fait sentir à 3-4h plus tard qu’il voulait dormir avant de se prendre des bourrasques de vent qui réveille en haut du Rainkopf. Visiblement je n’étais pas le seul dans ce cas, beaucoup de personne ayant abandonné au ravito 2 a la sortie de nuit.

Courir la nuit c’est aussi assez particulier. Contrairement à mes autres courses dont le départ était donné vers 4h et où le jour se levait 1h après, là on était pendant 3h30 à la frontale (petite pensée pour le mec derrière moi qui n’avait plus de batterie en pleine forêt), il faut être alerte sur le balisage ainsi que les racines et cailloux qui jonchent le parcours. Par contre l’avantage du départ à 1h, c’est qu’on a droit aux encouragements des gens en terrasse. 

 

Une fois le départ donné 3 km relativement plat et on attaque la 1ere montée via la piste Tétras de la station de ski de Gérardmer sous le télésiège droit dans la pente. Musculairement ça chauffe bien la machine. S en suis une ballade sur la station de trail de Gérardmer, un autre passage sous des télésièges puis on monte/descend tranquillement sous la brume vers le 1er ravito (19km et 1100d+).

Le second ravito (31km et 1800d+)  arrive relativement rapidement, l’ambiance et la forme sont bonnes. Je discute avec l’un ou l’autre coureur, on fait un morceau de chemin ensemble au même rythme puis zou... Au ravito, le jour commence à pointer le bout de son nez. Niveau barrière horaires, j’ai 2h d avance, donc pas de souci à ce niveau. Au niveau alimentation je reste sur mes habitudes : orange, fromage, tuc. On remplit les gourdes et c’est reparti. Là on commence à monter doucement mais sûrement vers le Rainkopf, il fait très humide et soudain mon corps m’envoie des signaux pour me demander d aller au lit : yeux qui piquent, bâillement... Ces signaux seront soufflés par le vent frais de la crête, direction ensuite le Kastelberg dans la brume/brouillard puis redescente vers le ravito de Mittlach (44km et 2600d+), exactement au même endroit que lors du défi des Marcaires . 

Chose un peu étrange, il s’agit du ravito où on peut récupérer notre sac de change, mais l’organisation n y propose que de l’eau. Il faudra donc attendre 13 km de plus pour manger un morceau (25km au total si on compte depuis le ravito 2). Je décidé donc de me changer et de manger une barre Cliff saveur cacahuète, ces barres ont un effet positif sur ma forme. 

J’attaque la montée vers le Schnepfenried dans le sens par lequel je l’avais descendu au Munster trail. J’ai un bon rythme et fini par rattraper une dizaine de personne jusqu'à la station dont la première féminine avec qui nous échangerons plusieurs fois sur la course. Arrivé en haut, quelle surprise ils nous font monter en haut du tire-fesse. La redescente a l’air de se faire par la montée du Munster trail, elle est assez roulante et permet de se dégourdir les jambes. 

Me voilà au ravito 4 à Metzeral (56,5km et 3300d+), celui-ci comme les autres proposait tout ce qu’on peut attendre d un ravito de course mais en plus une soupe et de la bière! Comme sur chaque ravito, je prends le temps de manger, boire, donner des nouvelles par téléphone et me voilà reparti à l’assaut du Hohneck. Par chance c’était exactement le même parcours que celui que j’ai fait avec ma femme 1 mois plus tôt mais avec 50km de plus dans les jambes. L’avantage étant que j’ai pu découper ma montée, ce qui la rendait légèrement moins rude. Petit coup au moral quand j’ai vu des gens courir sur la crête alors que mes jambes commençait à sentir la première partie de la course. Finalement il s’agissait des coureurs du 56km. Se faire rejoindre par ces coureurs c’est sympa pour l’ambiance, par contre pour le moral ce n’est pas terrible. Tu te fais doubler de toute part et il faut prendre sur soi pour ne pas se laisser entraîner. 

Arrivé en haut du Hohneck, la vue est complètement bouchée. On continue sur 3km jusqu'au refuge du Sotré (66km et 4200 d+) encouragé par plein de monde. Ce ravito est un joyeux bordel entre les coureurs du 56, du 91 et leurs accompagnateurs. 

Je ne connais pas du tout cette fin de parcours et le profil sur le dossard annoncé me fait penser à une fin de course tranquille. Erreur de ma part, on a encore 1200d+ à chercher sur les 23km restant, et on peut dire qu’on les a bien trouvés. Ça descend un petit moment après le ravito et le 1er coup de cul comme disent les organisateurs, le planté de bâton est moins efficace et courir dans les descentes commencent à piquer. J arrivé à Lispach (76km et 4600d+)  sous les encouragements des touristes en nombre au bord du terrain. Ca fait du bien pour le moral et l’ego.

La dernière partie 10km et 580d+ restera la plus compliquée, en effet la fatigue musculaire est bien présente et mon ventre aimerait boire autre chose que de l’eau (d’après mes calculs j’ai du boire environ 6-8 litres d’eau sur la course). Sur cette partie je marche beaucoup plus que je cours et les mini bosses du profil sont finalement assez raides malgré le peu de d+ (300 puis 50 et la dernière 100). Après la dernière montée entre les arbres, 2 km de chemin et comme par magie sortie de forêt et 500metres plus loin l’arrivé. La délivrance !

Mon objectif initial était de terminer en milieu de peloton avec un temps entre 16h et 17h. Contrat rempli avec une 64ieme place et un temps de 15h30.

 

En conclusion une très bonne expérience. Un parcours technique qui nous fait passer par des beaux endroits des 2 côtés des Vosges. Un parcours exigeant qui n’a rien à envié aux trail alpins, certes dans les Alpes ça monte plus haut, mais dans les Vosges ça monte et descend plus souvent :)

Je termine ce 90km fatigué mais content..

1 commentaire

Commentaire de poucet posté le 19-06-2019 à 06:55:18

Une affaire bien gérée avec un joli chrono à la clé. Bravo

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