Récit de la course : Les Courses natures du Deffend 2008, par seapen

L'auteur : seapen

La course : Les Courses natures du Deffend

Date : 22/6/2008

Lieu : Ste Maxime (Var)

Affichage : 641 vues

Distance : 17km

Objectif : Pas d'objectif

1 commentaire

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Pas d'autre récit pour cette course.

coup double OU un récit pour deux courses

Pour un repos bien mérité après une bonne saison de courses c'était une repos bien mérité ! tu parles... En quinze jours j'additionne 14 jours de natation en eau douce (piscine) ou en mer,

3 sorties sur route de 19 kms 2 fois avec une longue montée de 4 kms plus la descente et une de 14 kms,

2 sorties dans la montagne dont une avec deux dénivellés et la seconde de trois heures sur chemins et sentiers caillouteux.

ça est l'entraînement.

Deux semaines après le trail de saint vit j'accroche  : Le Grand Déffend à Sainte Maxime sur une distance de 17 kms avec un positif de 950 et un négatif de 930

suivi dans les huit jours de La Montée du Gros cerveau à Ollioules sur 13.500 avec un dénivellé de plusieurs centaines de mètres.

Sans aucun doute je suis dans une forme ascendante.

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Je ne me souviens pas de l'info qui m'a permis d'accèder au site de l'ACM/UST golfe de saint tropez. Quoique qu'il en soit je suis tout de suite sous le charme de cette course dont c'est la première édition cette année. Un tel dénivellé  + et - sur une courte distance m'emballe.

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J'ai trouvé la course de mes vacances située en plus à deux pas de mon lieu de villégiature. Je suis ravi.

Dans les monts de l' Estérel qui s'offre à mes foulées je pourrai faire quelques sorties de préparation. Ce que je fis bien sûr dans une chaleur d'été donc plombante. Et ça me plaît avec la mer toute proche dont la vue est cachée par les collines couvertes de pins ou d'habitations. Les sentiers des monts de l'Estérel s'ouvrent alors sur des espaces quasi désertiques recouvertes de végétation d'arbrisseaux et de buissons : [ bruyères, arbousiers, lentisques, cistes, genêts épineux, lavandes ] et bien sûr de thym. Les mots entre crochets ont été piqués dans un bouquin, je trouve que ça fait joli dans le texte. Le relief est  heurté. Comme les Maures il était recouvert de forêts de pins et de chênes lièges et les incendies successifs ont faits qu'elles ne subsiste que par places. J' éprouve ainsi un grand plaisir à courir. Seul perdu au milieu de nulle part. Attention à ne pas se perdre, on a vite fait de tourner en rond. Dans l'euphorie qui vous prend au départ on oublie facilement de prendre les précautions d'usage. Ainsi je me suis procuré une carte décrivant bien les sentiers et mon portable au cas où... et bien sûr un peu d'eau. 

Les séances de trempette à toutes heures de la journée (un petit déjeûner, quelques marches d'escaliers et oups ... piscine ou alors quelques heures à la plage avec plongées répétées dans les eaux de la Méditerrannée ou alors après une belle sortie farniente jusqu'à fin d'après-midi et mer ou piscine, j'arrête là...) sont revigorantes et assouplissent bien les muscles et tendons sans les ramollir.

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Je me suis inscrit et à plusieurs reprises consulte le profil. 950 +, 930 - sur 17 kms celà fait un dénivellé de 950 mètres sur 8.5 kms en trois parties. C'est quand même du costaud. J'y pense et m'imprègne bien de ce élément afin de ne pas être surpris.

Et pour la température il va faire très chaud. Depuis quelques jours l'été est là, les nuages ont disparu du ciel le laissant tel un lavis impeccable de netteté. Seule l'épaisseur de l'atmosphère empêche le regard d'être happé par le vide spatial.

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Les petits bobos de mon talon droit ne se font plus sentir et curieusement c'est le pied gauche qui se fait remarquer par, lors de mouvements à froid, une douleur instantanée et invalidante que j'évite en me positionnant différemment lors du déplacement. Curieux. Je pense à un nerf ou une petite tendinite. Et lorsque je suis échauffé et en pleine action plus de problèmes, alors... je ne m'inquiète donc pas plus que ça ...

Ainsi je jour J s'annonce rapidement. Bord de mer. Calme du petit matin. Conditions agréables pour approcher Sainte Maxime et dans son coeur virer 90° pour s'éloigner légérement du centre.Tout de suite la pente se fait sentir et vous amène au niveau des dernières constructions récentes dont l'espace sportif. Là devant nous Le grand Déffend et Le petit Déffend à l'est du massif des Maures. C'est de la montagne. Y'à pas à dire et à deux pas de la mer. Pas étonnant que les organisateurs envisagent de proposer l'épreuve au championnat de france de la spécialité.

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Je suis prêt. J'ai tout fait pour. Pas trop d'écart en ce qui concerne l'alimentation, bon d'accord j'avoue, un p'tit pastaga, une petite bièrotte, un p'tit rosé par ci par là.  Je me suis même un peu affûté. "ça devrait le faire".

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Le stade nous accueille et ses installations et l'aire d'arrivée. Le départ a lieu en contrebas à peine plus loin. Un peu moins de cent coureurs vont s'affronter sur ces pentes caillouteuses et poussièreuses. Il est donné à 08h45. Pas de problèmes d'intendance pour les organisateurs, tout a été bien pensé et les bénévoles sont fin prêts à leur poste. C'est agréable et il ne fait pas encore trop chaud. Routine de la préparation dont l'échauffement assez léger juste pour vérifier que tout fonctionne ce qui est le cas.

J'ai décidé d'emporter avec moi 50 cl de boisson énergétique, deux comprimés sporténine et un gel que je prendrai en trois fois. D'après renseignements les ravitos prévus sont ceux indiqués sur le site de l'organisation très complet avec une bonne indication des parcours (il y a aussi un 11 kms) et profils et se montreront judicieusement placés tout du long et suffisants. En fait c'était parfait.

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De la course. Curieusement elle s'est passée comme une lettre à la poste. J'ai abordé les premiers kms sans précipitation pour bien la sentir, à l'écoute de mes sensations et rester "en deça". Ce qui m'a permis de passer les premiers kms, le 1er moins pentu et le troisième nettement plus sans problème et en habituant "la machine" à bien carburer.

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De fait c'était parti et sur un bon rythme quand même parfaitement adapté à l'évolution du profil. 370m + pour 3.5 kms et c'est la descente idem. Un vrai plaisir. Celà reste curieusement très roulant. Peut-être le fait que j'ai su gardé un rythme assez vif quelque soit le niveau de difficulté qui est la pente en montant ou en descendant.

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Les sentiers et chemins se pratiquent bien et ne me pose pas de problème. Juste au début de la 1ère descente que l'on aborde avec précaution vu la pente plus accentuée. d'ailleurs je glisse sur mon appui, le haut du corps part en arrière et suit obligé de m'arcquebouter presque à l'extrême en arrière avec un gros effort des muscles dorsaux de bas en haut de la colonne vertébrale, mais comme le pied s'est arrêté de glisser je reste un temps infinitésimal suspendu avant un rétablissement ramenant mes épaules d'arrière en avant qui me permet de reprendre ma course folle. Seul moment intensément délicat de cette course où je me suis fait une petite frayeur.

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La descente s'effectue comme dans un rêve et je dévalle. mes appuis sont sûr et je met en pratique ma technique qui consiste à faire supporter à tout le corps l'impact au sol. Les muscles des jambes amortissent puissamment et mes articulations sont ainsi préservées.

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Je retrouve ainsi mes qualités de descendeur que j'avais perdu depuis pas mal de temps vu le manque d'assurance suite à bobos successifs qui m'obligeaient à faire attention. C'est génial de dévaler la pente ainsi surtout que la montée s'est superbement passée.

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Les deux autres séries de montée-descente se passeront de la même manière, la seconde montée, un 350+ en 2 kms plus la descente plus douce sur 3 kms et la 3ième, 200+ en 2 kms plus bien sûr la descente sur 4kms pour un négatil de 350 sans compter les petits dénivellés tout du long de la course. Le tempo étant conservé. La consommation d'eau aux ravitos qui sont exactement là où on les attend s'effectue par la prise d'un verre qui sert de douche et d'un ou deux qui sont avalé goulûment. Entre je m'auto-alimente.

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Le terrain malgré ses difficultés reste bien praticable et roulant. Pas de chaos à escalader ou à descendre à quatre pattes. On atteint ainsi un niveau d'expression corporelle tel que c'est vraiment exaltant. On peur se lâcher. La machine n'est pas contrariée par des arrêts successifs. Dans les parties raides on arrive à marcher mais c'est pour mieux se relancer. La chaleur est là puisque qu'il fait plus de 30°. Mais ça ne me dérange pas. J'y suis allé progressivement et un équilibre s'est établi ce qui fait que je n'en souffre pas.

Là où elle "cogne" le plus c'est dans le final de la troisième partie montante après avoir couru sur un sentier presque plat et tortueux parallèlement donc à la courbe d'altitude dans le versant opposé. La montée finale est courte mais c'est très chaud. Puis au sommet l'on se prépare à tracer vers le bas et l'arrivée. Un faux plat descendant dans la deuxième partie descendante permet de se rectifier si besoin afin de mieux la finir.

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Le décor est tellement évident que j'oublierais d'en parler. de rêve. Les derniers kms détalés nous amènent aux derniers hectomètres et l'arrivée sur le stade dont on ne fait pas le tour me permet de passer en résitance dure et même de mettre le turbo pour me voir finir en pleine vitesse.

Quelle course pleine et exaltante. Je suis satisfait et ai conscience d'avoir réaliser une belle perf. Le ravitaillement est là qui m'attend et je me délecte et savoure cet instant. j'étire les secondes pour en profiter plus lontemps. Pendant que des coureurs continuent à arriver les avis s'échangent abondamment entre ceux qui on déjà pris leur douche. Bientôt les résultats sont donnés avec le staff complet réunis autour des dirigeants. tous ont vissé sur leur crâne une belle casquette jaune golfe de saint tropez.

Merci à eux de m'avoir donné cette possibilité de courir dans cette nature que j'apprécie particulièrement, et longue vie à cette nouvelle course nature. Je réserve déjà mon inscription pour l'année prochaine.

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Cette fois-ci terminé la course à pied, au moins dans cette région.

Mais deux jours passés je pense à cette course que j'avais fait en 2006 à Ollioules que je croyais programmée le même jour que Le grand déffend. Après vérification, non ; elle aa lieu dimanche prochain, dernier jour de mon séjour dans le Sud.

Ni une ni deux, ma décision est déjà prise mais le temps qu'elle fasse son chemin dans ma tête il faut bien quelques heures. Je prends contact. comme par hazard, j'avais conservé un n° de tél., véritable sésame. Et je m'inscrit.

ça y est Dimanche prochain je fais La montée du grand cerveau à Olioulles, 13.500 kms avec uniquement du positif, plusieurs centaines de mètres. Je l'ai déjà couru et elle m'avait plu. Un panorama exceptionnel et un profil atypique qui voit une première partie, les premiers kms assez doux en grimpette, la deuxième partie qui fait la moitié du restant la plus pentue avec des parties éprouvantes et dans une troisième partie finale une succession de courbes rentrantes dans le massif, montant sérieusement mais très roulantes avec un final quasiment plat. A bien gérer si on veut finir en beauté, ne pas se laisser griller dans les parties du mileu les plus raides. Ce qui permet carrément de se lâcher sur la fin.

De plus il va sans dire que la vue est absolument magnifique, c'est en descendant que l'on savoure à la vitesse lente de la navette qui nous redescend toute la mesure de celle-ci.

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Je ne pense même pas que huit jours seront peut-être juste pour me remettre du grand déffend. Je n'ai d'ailleurs même pas le sentiment de l'avoir fait tellement je me sens bien.

Je me permet même de faire une récup de 14 kms plat sur bord de route et surtout une sortie Estérel de trois heures en endurance sans gros dénivellés que je "digère" bien entrecoupées de bains réparateurs.

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Ce dimanche est aussi le jour du départ de ce pays soleil et il sera donc très long. Le lever se fait à 04h 30 ce qui permet de rallier sans précipitation la ville de Toulon et accéder ainsi à la petite de Ollioules à proximité.

L'accès au centre se fait facilement. Parking tout proche doté de toilettes et lavabo, important cette affaire là. Sur la place entourée de terrasses le podium est en préparation. Une petite fontaine permet de se rafraîchir et les ruelles montantes plus quelques escaliers permettent de se faire les jambes. Le départ est donné à huit heures 45 et voit un peloton de près de 150 coureurs s'ébrouer, faire un tour de ville, revenir sur la place et disparaître dans une rue déjà montante. Tranquillement les coureurs trouvent leur rythme mais déjà la concentration dans le peloton impose à chacun de ne pas s'oublier. Chacun tient à sa place et le ton est donné, celui de la compét.

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Je cours au feeling et ne m'occupe guère du temps. Je constate simplement aux kms signalés le temps de passage sans calcul. Je m'adapte au profil changeant sans cesse pour grimper sans cesse. Il fait très chaud et des coureurs soufflent, peinent à trouver leur rythme. Plusieurs kms sont parcourus et certains stoppent, sonnés par la chaleur. D'autres sont obligés de revoir leur partiton en baissant légèrement l'allure. Moi ça va. La chaleur ne me gêne pas, je respire bien. Pas de problème de ravitaillement (3 ou 4 sont prévus). Je donne quand même ce qu'il faut et à me voir sans aucun doute que je produit un bon effort

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Les parties raides se passent bien. Je les sens nettement mais elles ne m'entament pas. Je puis donc relancer aussitôt après juste quelques respirations pour la forme. Ainsi nous accèdons aux parties supérieures. La route goudronnée se fait de moins en moins large et finit par atteidre le chemin d'accès pour les parties finales, une série de longs lacets incurvés dans le massif qui nous fait voir le paysage sous toutes les coutures, un bout une fois tounés vers la montagne dans un faux plat montant qui paraît descendant comme pour la pénétrer et l'autre tournés vers la mer dans une montée progressive comme pour prendre son envol à l'issue de celui-ci mais c'est pour virer subitement et ainsi de suite recommencer.

Je n'ai pas puiser dans mes réserves dans la 1ère moité difficile et ainsi j'aborde cette série en accélération progressive. C'est assez "sensation" puisque l'on accède à un rythme supérieur qui voit augmenter la vitesse régulièrement.

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C'est ainsi que je finalise ma course et un sentiment joyeux m'envahit quand je passe la ligne d'arrivée.

Un bon ravito est là qui nous satisfait et les verres de diverses boissons sont vite avalées vu la sudation importante durant l'épreuve. Je retrouve un concurrent rencontré sur le Grand déffend et passons un temps à échanger nos impressions de course. Nous ne sommes d'ailleurs pas les seuls à avoir faits les deux courses. Mon temps comparé avec celui de 2006 voit le chrono augmenté de + de 3 minutes. c'est beaucoup, mais je me dis que j'ai couru la semaine dernière une course nature dure avec entre les deux de belles et longues sorties. On se rassure comme on peut. De plus je ne suis pas sûr que le tour de ville au début de la course a été effectué en 2006. De tout façon je suis rassuré sur mes performances vu l'aisance avec laquelle j'ai couru.

D'ailleurs mes chronos sont consultables dans la rubrique prévue sur la fiche des deux courses sur ce site.

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La descente en navette jusqu'au centre où sont les podiums est un vrai régal. tranquille elle descend et croise les coureurs qui grimpe encore. Nous les encourageons. Aussi nous admirons toute la large vue sur la mer avec ses petites villes et leurs ports. Jusqu'au portes de la ville il en sera ainsi.

Merci aux organisateurs et bénévoles pour cette course organisée dans les règles de l'art et clôturée par un vin d'honneur sympatique.

Pour moi la journée ne fait que commencer, après s'être restauré une bonne et dernière trempette au bord d'un plage bondée en ce dimanche après-midi nous permet d'entrevoir un long voyage de retour vers le Nord (par le tch'ti mais celui bien au dessous, au dessus du nord se trouvant au dessus du premier qu'est celui de la ville de Lyon).

1 commentaire

Commentaire de ours_des_alpes posté le 06-08-2008 à 17:28:00

Bravo.
Il faisait vraiment chaud au deffend, dur à gérer j'ai trouvé.

Rémy

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