Récit de la course : L'Echappée Belle - 145 km 2015, par loicval

L'auteur : loicval

La course : L'Echappée Belle - 145 km

Date : 28/8/2015

Lieu : Vizille (Isère)

Affichage : 1207 vues

Distance : 145km

Objectif : Terminer

6 commentaires

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La belle échappée 2015



Cela semble toujours impossible, jusqu'à ce qu 'on le fasse....   Nelson mandela.

 

Vizille - Foyer de ski de fond Arselle: 16km  1530m D+ (3h15)

Vendredi 28 aout 6h du matin: Me voilà enfin au départ de cette course qui occupe mes pensées depuis plusieurs mois, celle pour laquelle je me suis préparé physiquement et mentalement pendant des heures et des heures.

L'ambiance qui y reigne, fait partie de celles qui ne se racontent pas mais qui se vit. Un sentiment d'excitation, de peur de l'inconnue, d'envie de découvrir ses limites pour les dépasser sont les souvenirs que j en garderai.

Environ, 450 frontales partent à la conquète de 145km et presque 11 000m de D+, dans cette fin de nuit en gardant en tête les 3 mots clés de l'organisation: Gestion / Gestion/ Gestion.

Le 15 premiers km nous mettent directement dans l'ambiance. 15km de montée raide mais régulière jusqu'au foyer de ski de fond Arselle nous amènent déjà à 1600m d'altitude. Cette première partie n'est pas très technique et me permet de me mettre en jambes, et de profiter du paysage et du soleil levant sur le massif qui nous attend.

Après environ 3h15 de montée, je retrouve mon père et ma choue, venus m'encourager sur ce premier ravitaillement. Je profite de ce moment pour recharger à fond les batteries de moral car je sais que je ne les reverrai pas avant le refuge jean collet pour mes parents ( soit 7h de marche) et avant le lendemain pour ma choue qui sera cette fois avec Léane.

 

Foyer de ski de fond Arselle- Refuge de la Pra: 28km  2400m D+ ( environ 7h de course)

A partir de là, commence une longue, très longue partie ( 40km) à plus de 2000m d'altitude mais aussi un belle, très belle partie avec les lacs d'altitude ( lacs Achard, Robert, et lac david).

La chaleur est déjà bien présente sur cette première partie de course et je profite des nombreux points d'eau pour me rafraichir au maximum.

Les fameux cailloux, rochers, blocs de pierres, qui font la réputation de belledonne commencent à apparaitre sur certaines parties. Je dit bien "commencent" car la suite me prouvera que ce n'etait rien..

J'évolue maintenant à environ 2100m d'altitude et je sens que le pas est déjà plus lent. J'avais choisi de faire le majorité du parcours en marchant pour aller le plus loin possible, mais ici on ne choisit pas de marcher ou courir: on n'a pas le choix....

Après une succession de magnifiques lacs d'altitude, j'arrive au ravitaillement du  refuge de la Pra. Je prends le temps de recharger en eau, de me poser un peu avant de repartir sous un soleil et une chaleur omniprésente.

Refuge de la Pra- Refuge Jean Collet: 39km   3400m D+  (11h32 de course)

Après le refuge de la Pra, j'attaque la longue montée jusqu'à la croix de belledonne ( 2926m d'altitude) dans les cailloux, les pierriers et quelques restes de neige. Les petits jalons sont là pour nous guider dans cet amas de rochers sur un chemin qui n'existe pas. Il faut déjà etre très concentré pour ne pas glisser, ou mettre le pied au mauvais endroit. La montée se fait doucement mais surement en croisant ceux qui redescendent déjà et qui ont environ 1h d'avance sur moi...  Je ne m'inquiète pas et gère mon effort. Mon le but est juste de finir. 

En haut, la vue sur tout belledonne est magique ( ca vallait le coup de monter). Mais le chemin est encore long et il faut repartir. La légende dit qu'il faut toucher la croix en haut pour avoir une chance de finir. J'entends l'histoire trop tard. Tant pis, je ne remonte pas et je ferai sans!

La descente est tout aussi technique que la montée ( à belledonne, on ne gagne pas de temps dans les descentes...). Des cailloux, des rochers, des névés m'empêchent d'avancer rapidement ( peut etre une bonne chose finalement )

Je fait la descente sans trop de problème mais toujours en étant attentif à chaque pose de pied. C'est aussi dur mentalement que physiquement.

Au refuge Jean Collet, je retrouve mes parents qui ont montés 1000m de dénivelé pour venir me voir. Ca fait du bien de les voir. Je me pose à l'ombre, mange une petite soupe, refais le plein d'eau et me voilà reparti pour 20km qui vont s'avérer interminables... 

 

Refuge Jean Collet- Pas de la Cloche: 46km   4150m D+  (13h 52 de course)

En effet, il me faudra déjà 2h20 pour faire les 7km et 800m D+ qui séparent ces deux points dans un dédale de roches où le chemin n'existe pas. Heureusement, le balisage est là pour m'indiquer que je suis (à ma grande surprise) quand même sur la bonne route. 

J'arrive à 19h52 au "ravitaillement" du pas de la cloche. A mon arrivée, on m'annonce qu'il n'y a plus d'eau mais qu'on peux faire le plein dans un torrent sur le chemin un peu plus haut. Du coup, je ne traine pas trop, bois une soupe, un verre de coca et je pars en direction de ce point d'eau avant la tombée de la nuit.

Pas de La Cloche- Le Pleynet : 62 km 5000m D+  (20h23 de course)

La faible densité de coureurs déjà à ce point de la course, me fait progresser presque seul dans cette immensité de montagnes. J'apperçoit quelques points de couleurs par-ci par-là qui vont bientot se tranformer en point de lumière avec la tombé de la nuit.

Je profite d'un passage "moins" technique" avec le torrent pour appeler ma choue. Et oui , c'est long d'avancer seul sans parler...

Le plein d’eau fait, j’allume ma frontale et pars à l’assaut du col de la vache. 700m D+ qui vont être un cauchemar. Le rochers et les cailloux du début se sont transformés en, frigo, voitures, bus, qu’il faut escalader les uns après les autres. Les batons me sont inutiles et j'avance souvent avec les mains. La montée est interminable. Le mental ne suis plus.

La descente de ce col va être un enfer… Les pieds ont gonflés dans mes chaussures et des ampoules apparaissent. Chaque pas est un calvaire qu’il faut sans cesse renouveler afin de ne pas rester indéfiniment dans cet amas de roches. Le chemin n’existe pas. Il faut juste que je vise le lac en bas pour être dans la bonne direction.

Ma progression est de plus en plus lente et malgré le replat le long des lacs, je n’avance plus. Le moral n’y est plus. J’essaie d envoyer un message mais rien ne passe. Seul dans la nuit, livré à moi-même, à mes doutes, à la peur de ce qui m’attend, à la peur de l’inconnu, je pense à l’abandon. Peut etre que mes limites sont atteintes ici, après 19h de course, après 5000m D+ sous ce chaud soleil…. Mes pensés qui étaient jusqu’à présent vers l’arrivée sont tournées vers des excuses que je me cherche. Après tout, c est déjà pas mal 20h de course…

La descente se termine péniblement et j’arrive au Pleynet à 2h24 du matin où je retrouve à ma grande surprise mon cousin Julien et Charlotte. Je leur fait part de ma volonté d’arrêter là. Leur expérience du terrain me pousse à aller me restaurer, me changer entièrement, me reposer et reprendre des forces avant de rendre mon dossard.

Effectivement, après 50min de pause, des soins aux pieds de la part de charlotte, un massage de la part de Julien, mon aventure se poursuit et je repars regonflé moralement et psychologiquement pour la suite. Physiquement tous les voyants sont aux verts.

Le Pleyney-Gleysin : 77km  6000m D+  (27h09 de course)

L’arrivée dans l’inconnu…

Je n’ai jamais fait plus de 24h de course et j’arrive maintenant à ce que je pense être mes limites que je vais essayer de  repousser le plus loin possible et peut etre jusqu’à l’arrivée. (Cette cloche ne sonnera pas toute seule…)

Mais l’inconnu fatigue. Dans la montée plutôt facile mais raide, les yeux se ferment tout seuls. Je me surprends à marcher en dormant ou plutôt à dormir en marchant. Je décide de m’arrêter dormir 10 min pour me reposer. Je me réveille seul au bout de 9 min. Après 1h de marche, la fatigue réapparait et à 5h du matin, je refais une sieste de 10min au bord du chemin.  Ce repos me fera un bien fou, et me voilà reparti en direction du challet de la grande valloire à travers cette foret tout en montée. Le soleil se lève juste quand j’y arrive et les bénévoles improvisent un ravitaillement ( café, fromage, saucisson…) Merci à eux.

Avec la fin de la nuit, les messages d’encouragement réapparaissent sur mon portable et me font oublier la solitude de la nuit. C’est décidé, je dois aller au bout.

 
 

 

Gleysin- Périoule :  87km  7400m D+  ( environ 32h de course)

Après une longue descente de prêt de 1000m D-, dans laquelle je me surprend à courir (enfin à marcher vite), j’arrive au ravitaillement de Gleysin à 9h50 avec le bonheur de voir mes parents,  avec ma choue et léane qui sont venus me soutenir et m’encourager avant d’attaquer le col Moretan…

Ma choue me met de la crème solaire pour attaquer cette deuxieme journée, mon père me masse les jambes pendant que ma mère fait le plein d’eau à ma place. Bref je n’ai rien a faire à part me restaurer, me reposer et faire le plein psychologiquement. Un vrai bonheur .

Après le réconfort, l’effort…  C’est parti pour 1400m D+ sur 6km. Le plus gros morceau de la course. Il me faudra 3h30 pour arriver en haut ( je vous laisse faire le calcul de la vitesse). J’en avais déjà entendu parler de ce col redoutable et redouté, je l’ai maintenant vu..  La première partie est simple et régulière (700m D+ en 3km400). La montée au col de Moretan se fait sur un micro sentier, peu visible et raide, dans les blocs. (700m D+ en 2km200). La fin de la montée est simplement de l’escalade où la pose des mains est obligatoire.

Après la montée, la descente… L’organisation a eu la bonne idée d’équiper cette descente de cordes. Le passage dans les névés est ludique, pas trop long, et permet de faire un peu de ski en été. Mais la suite l’est un peu moins. Je descend pas plus vite que la montée. Je suis sans arret sur mes gardes et malgré tout, je chute plusieurs fois. La vue sur les lacs moretan et superbe mais mon attention se porte surtout au niveau de mes appuis. Une fois en bas, ces lacs me servent de ravitaillement improvisé où je peux faire le plein d’eau et me rafraichir. Les 2500m d’altitude n’empêchent pas le soleil de taper fort…

La suite de la descente se passe sans encombre et j’arrive à l’abris de périoule peu avant 14h. Je ne m’y attarde pas car la barrière horaire suivante est courte et va d’ailleur faire des dégats.

Périoule- Super Collet : 96km  8100m D+  (35h31 de course)

La descente vers le plan d’eau de Périoule est moins technique et me permet de profiter du paysage toujours aussi extraordinaire. Je cours maintenant avec ceux du 85km avec qui je peux discuter ( ca fait passer le temps). Une fois en bas, une montée de 670m D+  raide, en plein soleil, nous attend pour nous emmener vers Super Collet.  Sur le chemin, je croise mon père venu à ma rencontre qui me dit qu’il reste encore un bon quart d heure avant le ravitaillement. Il ne faut pas que je traine, la barrière horaire approche. Finalement c’est avec seulement 28 min d’avance que j’arrive à Super Collet où m’attendent ma choue, Léane, mes parents, et Julien et Charlotte. Là, tout va très vite,le temps est compté et tout le monde s’y met. Je me change, on ressert le strapping  au genou, on change les pansements des ampoules, on me remet de la crème solaire, on me fait le plein d’eau en un temps record. Après 20 min d’arrêt, je repars avec seulement 10 min d’avance sur la barrière horaire, regonflé a bloc après avoir vu tout le monde et surtout avec Julien qui va faire la deuxiement nuit avec moi.

Super Collet- Refuge de Val pelouse : 112 km  9500m D+  (42h26 de course)

La montée après Super Collet se passe sans difficulté. Nous discutons de tout et de rien ( surtout de trail) avec julien et les autres concurrents. Nous arrivons assez rapidement au refuge des férices. Julien me pousse à monter doucement mais régulièrement, ce qui me fait doubler pas mal de monde sans trop d’effort supplémentaire. L’altitude encore présente (2200m) me force tout de même à ralentir. La nuit est maintenant tombée et les 900m de D+ se font à la frontale. La montée est raide mais régulière et à cause de la nuit, je ne me rend pas compte du vide qu’il y a à ma gauche. Je suis maintenant sur la crete des Férices.

Le rythme est toujours soutenu. Nous descendons maintenant vers le refuge de Val Pelouse avec un genou qui me fait souffrir. La descente est du coup plus lente que prévu. Je me sais juste au niveau des barrières horaire et me force à avancer malgré la douleur. (elle ne va pas sonner toute seule cette cloche..).  Finalement c’est avec 1h30 d’avance que j’arrive à Val Pelouse. Je m’accorde 25min de sommeil avec un massage de la part de Julien. Ce qui va me faire le plus grand bien. 

 

Refuge de Val pelouse- Le Pontet : 130km  10400m D+  (49h11 de course)

Voilà 18km dont j’ai très peu de souvenir malgré l’arrêt sommeil. La montée au sommet des crêtes puis au col de la perche est un trou noir. A ce moment, j’avance en suivant un groupe de 3,4,5,6 ou peut être plus ?? Je suis incapable de dire.  J’entends juste la voix de Julien qui m’encourage, me dit de rattraper le wagon. Je me souviens juste que mon cerveau me dit d’avancer, de mettre un pied devant l’autre, que l’arrivée est proche et que je ne doit pas, que je ne peux pas faire autrement qu’aller sonner cette cloche.

La descente pour Le Pontet me réveille et je subis cette longue partie (1000mD-). Le ravitaillement n’arrive pas, le temps défile, la barrière horaire approche.

Puis au détour d’un sentier, j’apperçois mes parents avec Jipsie (encore 20min de marche…) Mais au bout, il y a Léane et ma choue qui sont là aussi.

J’arrive à le Pontet avec 45min d’avance sur la barrière.  Et à 13km de l’arrivée, nous allons tous les deux dormir 10min au chaud dans une yourte.

Le Pontet- Aiguebelle : 144km  10900m D+ (52h52 de course)

Après un bon café, nous repartons pour cette dernière étape qui ne sera que du bonheur. J’en suis sûr maintenant, je vais la faire sonner cette cloche.

Encore 400m de D+ puis la descente vers l’arche d’arrivée. Cette descente me laisse le temps de profiter, de revoir tout le parcours accompli pour en arriver là. Les doutes, les craintes, la peur de l’inconnu, laissent maintenant place au bonheur, à la joie, la fierté d’avoir accompli cette traversé.  

Au détour d’un dernier virage, la voilà enfin cette arche rouge que j’imagine depuis des mois. Je vais enfin passer dessous avec mon dossard et surtout avec Léane que je récupère quelques mètres avant. Voilà, cette cloche, je la fais enfin sonner.

Finalement, je finirai par cette phrase de l’organisation : Ici on sème avec courage et persévérance et on récolte de l’émerveillement.

 

Merci à ma femme (ma choue), Léane, pour leur soutient, leur patience quand je pars des heures et des heures m’entrainer, merci pour leur soutient psychologique avec des messages qui ont leur importance dans des épreuves comme ça et tout simplement merci pour votre présence. Merci à ma famille, mes parents d’avoir été là pour m’aider avec ces soins avant, pendant et après J . Merci à Charlotte et Julien d’avoir passé presque 2 nuits à m’attendre, me remotiver, me suivre et m’encourager. Et merci à tous d’avoir cru en moi, par vos messages d’encouragement. Car le trail est un sport individuel qui se pratique en équipe, je suis les jambes, vous êtes ma tête qui m a fait avancer et positiver durant cette folle échappée.

Et merci à toute l'organisation, cette course est très très dure mais rendue tellement agréable par vos sourires et vos encouragements

6 commentaires

Commentaire de bubulle posté le 01-12-2015 à 08:22:41

On ne sort pas indemne, hein ?

Mais, je te rejoins, un tel moment vécu et partagé avec ceux qui te supportent et t'aident (impressionnants, tes suiveurs), c'est unique et magique.

J'ai du te voir arriver, je pense, vu que 2h50 après mon arrivée, j'étais encore en train de tourner dans l'aire d'arrivée et me faire soigner..:-)

Belle gestion, au final, car bien que les BH t'aient un moment menacé, tu as pu faire une fin de course de très bonne qualité et reprendre une grosse marge (et aussi remonter pas mal de monde, je pense).

bravo !

Commentaire de loicval posté le 01-12-2015 à 16:30:43

Oui on s est peut etre croisé, bien que je ne me soit pas attardé à l'arrivée.
Sur ce genre d'aventure on se rend compte que les suiveurs jouent un rôle énorme.
En effet, j'ai doublé pas mal de monde sur la fin. Mais l'important pour moi n'est pas la place mais plutôt la satisfaction d'avoir relevé un défit personnel.
Cette course m'a appris beaucoup sur moi même et c est pour vivre des moments comme ceux là qu'on s entraine autant toute l'année :-)

Commentaire de kld_root posté le 01-12-2015 à 11:18:14

Bravo et respect! merci pour ton CR .. vraiment du lourd cette aventure.

Commentaire de sapi74 posté le 01-12-2015 à 12:33:09

Ouuuchh magnifique récit bravo à toi tu m'a fait rêver le temps de cette lecture au combien plaisante.

Commentaire de JuCB posté le 01-12-2015 à 12:47:37

Bravo pour ta perf, gerstion parfaite.

Sympa de retourner là-bas grâce à ton récit maintenant que la neige a pris ces quartiers. 8-)

Toujours drôle de voir comme chacun réagit différemment.
Qui pourrait croire que 1000d+ et 700 d- se cachent derrière :
"La montée après Super Collet se passe sans difficulté. Nous discutons de tout et de rien ( surtout de trail) avec julien et les autres concurrents. Nous arrivons assez rapidement au refuge des férices."

;-)

Commentaire de loicval posté le 01-12-2015 à 16:32:36

Merci :-)
ha ! il y avait autant de dénivelé que ça sur cette partie? C'est vrai que sur l'échappée belle, on enchaine les km verticaux..

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