Récit de la course : L'Ardéchoise - 216 km 2011, par Siberian wolf 10

L'auteur : Siberian wolf 10

La course : L'Ardéchoise - 216 km

Date : 18/6/2011

Lieu : St Félicien (Ardèche)

Affichage : 1086 vues

Distance : 220km

Objectif : Terminer

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La boucle est bouclée mais le genou est en alerte !

Vendredi 17 juin 2011, départ de l’Ardéchoise en deux jours à Saint-Félicien (07) pour le parcours du même nom, pour la vingtième édition de l’épreuve. Courant un moment vers la salle des fêtes, je ressens quelques secondes une petite douleur au genou mais n’y prête pas trop garde…Un beau maillot est offert pour l’occasion de cette vingtième Ardéchoise. Mais petite déception : on apprend à la salle des fêtes pour déposer les bagages que le col de la Barricaude a été fermé et l’itinéraire a été modifié. Je suis venu tôt et j’ai pris mon temps pour préparer mes affaires. Je passe la ligne de départ à 8h48.

 

Montée du col de Buisson juste après Pailharès.

Je rattrape des cyclotouristes dans le col du Buisson (922m), idéal pour se mettre en jambes, et je négocie bien la descente vers Lamastre.

Paysage à proximité du col de Buisson

Lamastre

Beaucoup de petits panneaux de l’Ardéchoise disent non à l’exploitation du gaz de schiste. Cette extraction de ce gaz montre à elle seule le peu de sincérité du Grenelle de l’Environnement de Jean-Louis Borloo et compagnie.

Les prédateurs qui ne pensent qu'au fric au détriment de la nature n'ont rien à faire en Ardèche, ni ailleurs !

Plus tard, le col de Mézilhac (1119m) est encore l’occasion pour moi de dépasser pas mal de cyclotouristes. Je roule dans les premiers kilomètres de l’ascension en me relayant avec un autre type. Je ne force pas, utilisant un braquet de 42*23. Je dépasse parfois les 20 km/h au début de l’ascension mais le col est assez long et un peu usant et je termine les derniers kilomètres à une vitesse de 14 km/h, parfois un peu moins. Il est 12h17 lorsque j’arrive au col.

Vue sur le suc de Sara (1521m) et le mont Mézenc (1753m) depuis le col de Mézilhac

 

Mézilhac (1119m)

Après quelques hectomètres de descente, je fais comme tout le monde en enfilant mon K-Way transparent car il fait frais d’autant que le vent était présent au sommet. Arrivé à Antraigues-sur-Volane, je bifurque tout de suite à droite sans aller voir le centre du village de Jean Ferrat. Avant d’attaquer le col d’Aizac, je prends tout de même le gel offert par l’organisation. Trois bons cyclistes me doublent dans cette ascension. Arrivé à Aizac (643m), un bénévole nous tend des barres chocolatées prises avec plaisir.

Aizac (643m)

 

Vue depuis le col d'Aizac sur le village d'Antraigues-sur-Volane plus bas, village où vivait Jean Ferrat

Mais lorsque j’arrive à Labastide 4 kilomètres plus loin, je fais l’erreur d’aller à gauche vers Juvinas au lieu de prendre à droite vers le col de la Moucheyre (856m) et Burzet. C’est que mon hébergement est à Montpezat-sur-Bauzon et je pensais qu’il fallait passer par Juvinas. Une cyclotouriste à Aizac m’avait pourtant dit qu’il y avait direction Montpezat à Burzet. Le col de Juvinas (718m) bien que court, n’est pas facile après tous ces kilomètres.


La descente vers Saint-Pierre de Colombier est assez pentue et offre un superbe panorama.

Vue depuis le col de Juvinas (718m) en direction de la descente vers Saint-Pierre de Colombier

A Saint-Pierre de Colombier, je vois qu’il y a une direction Burzet. Depuis le départ à Saint-Félicien, il n’y a pas eu de point de contrôle. Pour valider cette journée, je décide donc de faire les cinq kilomètres de faux-plat qui me séparent de Burzet pour passer au point de contrôle.

Quelques gouttelettes de pluie apparaissent et également… une douleur au genou droit pour le moment faible mais qui va s’accentuer plus tard. J’arrive au point de contrôle de Burzet à 14h47. Je fais demi-tour pour aller à l’hébergement de Montpezat sur Bauzon à 10 km en repassant par Saint-Pierre de Colombier. Arrivé au centre, sept des trente-neuf cyclistes hébergés sont arrivés. Sur le même parcours que moi, certains me disent ne pas être passés par le contrôle de Burzet. Les sacs ne sont pas encore arrivés, impossible donc de prendre immédiatement sa douche, ils arrivent vers 16h15.Cela me fait 119 km de vélo au compteur pour ce premier jour. 

Après la douche, la météo est au centre des conversations : la pluie est prévue demain matin. Ce qui m’inquiète plus encore, c’est cette douleur au genou, désormais plus forte. Un cycliste me prête du Voltaren, cela soulage un moment mais l’inflammation ne part pas d’un coup.


 

Le lendemain le samedi 18 juin 2011, le petit déjeuner est à 7h du matin. La météo pluvieuse n’a rien d’encourageante pour le départ. Malgré tout, alors qu’il pleut encore un peu, je me décide à m’élancer vers 8h30, d’autres sont partis en vain d’attendre que la pluie se calme  avant. Mais le mauvais temps disparaît très vite et la météo va être radieuse toute la journée, un peu de vent et de fraîcheur sur les hauts plateaux tout au plus. Mais il reste tout de même ce mal de genou qui me fait souffrir dans le faux-plat vers Burzet. Mon allure est par conséquent très lente.

C’est à 9h04 que je repasse le contrôle de Burzet. Au ravitaillement en eau, un bénévole a par chance de la pommade apaisante pour les articulations ; il m’en prête et je m’en applique. L’effet est immédiat, je reprends petit à petit mon rythme habituel et je dépasse des cyclistes isolés dans la longue ascension (18 km) vers Lachamp-Raphaël. Cette ascension remplace le col de la Barricaude fermé. Moins dure selon un bénévole, elle est irrégulière et offre tout de même parfois de bons pourcentages. Je me régale dans cette ascension qui passe au-dessus de la cascade du Ray-Pic et qui offre de beaux points de vue notamment sur la route plus bas.

Vue sur la route D215 qui monte à Lachamp-Raphaël, remplaçant l'ascension du col de la Barricaude

 

 Plus bas la cascade du Ray-Pic

Mais l’effet de la crème apaisante commence à s’estomper à 2 km de Lachamp-Raphaël. J’enfile mon K-Way car il fait froid sur les hauts plateaux.

On arrive sur les hauts plateaux ardéchois


Je revois quelques cyclos qui étaient à mon hébergement au contrôle de Lachamp-Raphaël à 10h38.

Contrôle de Lachamp-Raphaël

Photo téléchargée sur Wikipédia Commons (auteur : Anthospace) : Lachamp-Raphaël (1320m) et le suc de Montivernoux (1441m)

Peu après le col du Pranlet (1363m), des bénévoles indiquent à gauche une route de substitution,  pour les cyclosportifs sur le parcours de l’Ardéchoise mais ils disent que cela ne concerne pas les concurrents sur deux jours sur le même parcours de l’Ardéchoise qui doivent aller directement au Mont Gerbier de Jonc. Pour moi, pas d’hésitation, j’ai mal au genou et je ne veux pas rallonger le parcours.

Non loin du col du Pranlet (1363m)

 

En l'absence du col de la Barricaude, les cyclosportifs du parcours de l'Ardéchoise (220 km) bifurquent ici vers Sagnes-et-Goudoulet. Vue sur le massif du Tanargue au centre et au fond.

Mais au col du Gerbier de Jonc (1415m), il n’y a pas d’assistance médicale si ce n’est les pompiers. Seule une femme qui attend des cyclos et à qui je demande s’il y a une assistante médicale me propose un doliprane 1000 mg. Merci à elle. En fait, la prochaine infirmerie est à Saint-Martin de Valamas après une longue descente avec quelques portions dangereuses entre le lac de Saint-Martial et Arcens, où le moindre écart ou virage mal pris peut créer des collisions avec d’autres cyclistes venant de derrière. Un petit véhicule de pompiers avec des cyclotouristes autour était d’ailleurs à un endroit entre les deux villages. Accident ? Mais pour moi, le secteur est bien négocié d’autant que les groupes de cyclistes étaient moins nombreux que l’année dernière sur cette portion.

 

Ravitaillement d'Arcens

J’arrive au ravitaillement de Saint-Martin de Valamas à 12h23, un bénévole ne cesse de répéter aux cyclistes qui arrivent : « ne restez pas au milieu ! ». Je me ravitaille et une bénévole de la Croix-Rouge m’applique de la crème apaisante. Cela va me permettre de terminer cette Ardéchoise même si je n’arrive plus à mettre du braquet ni relancer en danseuse. Dans la montée du col de Clavière (1091m), mon compteur ne va pas souvent plus loin que 15km/h. C’est dur de voir des groupes de cyclistes dépasser sans pouvoir répondre. Habituellement, ce genre de col ne me pose aucun problème, la pente ne dépassant pas 5%. 

 

Photo téléchargée sur Wikipédia Commons (auteur : Anthospace) : Saint-Julien-Boutières, village traversé dans la longue montée vers le col de Clavière

Arrivé au ravitaillement de Saint-Agrève, je vais à la maison de santé cent mètres plus loin pour, je l’espère, retrouver mon rythme. Mais malgré la crème apposée par une étudiante en infirmerie, même résultat : pas de possibilité de grimper en danseuse et je peux seulement mettre le grand plateau dans les descentes et le plat. Il faut dire aussi que mon genou n’était pas rasé. Dans le col de Rochepaule (891m) comme dans celui de la Clavière, j’ai roulé avec des braquets de 42*21 et 42*23. Après le col de Clavière, il n’y a plus de voitures si ce n’est les véhicules de sécurité et les quelques motards de l’organisation, ce qui est rassurant dans les descentes. 

Je remets seulement un peu de braquet dans les 4 derniers kilomètres du col de Lalouvesc (1092m), qui ne sont qu’une formalité. Je double quelques cyclos dans ce col.

Ascension vers le col de Lalouvesc à travers la forêt

Panorama dans l'ascension du col de Lalouvesc

Lalouvesc (1092m)

La route en balcon entre Lalouvesc et le col du Buisson (922m), en descente puis en faux-plat descendant offre de superbes panoramas et je me fais enfin plaisir sur ce faux-plat descendant, roulant à près de 40 km/h.

Vue au loin sur le mont Mézenc (1753m)

 

Photo téléchargée sur Wikipédia Commons (auteur : Anthospace) : vue depuis le col du Buisson sur Pailharès, village plus bas à gauche

En descente, le genou est en effet nettement moins douloureux. La descente du col de Buisson s’effectue avec des vitesses de 40 à 55 km/h. J’arrive à 16h26 à Saint-Félicien. J’ai 130 km de vélo pour ce deuxième jour.

 

A Saint-Félicien, Gérard Mistler et le speaker de la course

Lorsque j’ai pris ma douche vers 20h, il y avait des déchets de bouteilles et de gels dans les vestiaires des douches. De plus, il y avait des déchets de gels sur les routes. Le respect et la propreté, certains ne connaissent pas !

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