Récit de la course : Red Bull K3 2018, par Leseb

L'auteur : Leseb

La course : Red Bull K3

Date : 28/7/2018

Lieu : Susa (Italie)

Affichage : 334 vues

Distance : 9.7km

Objectif : Pas d'objectif

3 commentaires

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Pas d'autre récit pour cette course.

Dré dans le pentu

Unique dossard estival que j'accrocherai entre le GR73 (26 mai 2018) et l'EB85 (1er septembre 2018), je l'attendais avec impatience ce K3. Pas facile de trouver un autre parcours de ce gabarit, accessible sans logistique autre qu'une paire de basket et un coupe vent.

Après une nuit au frais chez un copain en Maurienne, c'est au petit matin que l'on prend la route de l'italie et de Susa. L'ambiance est déjà très chaude sur place: le soleil est sorti sur ce versant bien exposé, l'altitude de 500 m reste très modeste et la ville de Susa est au fond d'une cuvette qui rend l'atmosphère bien étouffante.

Le retrait des dossards est rapide, les cadeaux sont à l'image de la sobriété transalpine: T Shirt rose et poignée éponge jaune plus que fluo.

Il nous reste une petite heure, le temps de saluer quelques connaissances, de chercher l'aire de départ et de bien s'échauffer à travers un petit parc bien sympa. Le plateau est impressionnant et nombre de têtes connues du petit monde du trail sont croisées.

Le briefing est rapide, les fauves sont lachés! On est censé démarré par 2 km tranquille à travers la ville pour traverser la plaine avant d'attaquer la montée, mais malgré le menu copieux qui nous attend, ça part évidemmenet à bloc... 7'30 plus tard les 2 km sont avalés et le chrono officiel est déclenché (celui ci démarre lorsque le premier est passé, ce qui explique l'allure de départ).

Les premiers 1000 d+ se font sur un chemin pas trop raide, alternant blocs et terre, avec quelques portions de relance. La chaleur est terrible, tout le monde transpire, le chemin est constellé de gouttes de transpiration. Il y a déjà quelques excités qui doublent, nul doute que ceux là on va les retrouver assis au bord du chemin un peu plus haut... Malgré la chaleur, je me sens en cannes mais reste bien tranquille, la route est encore longue (et raide!). Je navigue autour de la 40eme place, il y a déjà un peu de place entre les concurrents, pas de bouchons, c'ets fluide.

Le premier KV est atteint en un peu moins de 50', et on arrive au premier ravito/BH. Celle ci est assez raide (1h30 pour faire 1200 d+) mais ne fait pas encore trop de dégats. Le ravito est ... surprenant! Des espèces de biscuits apéro sucrés, du RedBull, une boisson non identifiée... Je passe mon tour, j'ai de quoi tenir et continue.

Arrive alors une section quasi plate de presque 1.5 km, qui nous fait changer de versant. Ce joli sentier en terre permet de faire tourner les jambes et de remettre un peu de rythme. Le temps est un peu couvert, il y a un petit air frais, c'est parfait pour courir, plus rien à voir avec la température du bas.

Au bout de cette portion, on arrive au pied d'un beau mur d'herbe d'environ 800 md+, du genre de la verticale du Grand Serre pour les connaisseurs, sans vraiment de chemin, parfois une vague sente. Les sans batons montent à 4 pattes, les pourcentages s'affolent, l'altitude commence à se faire sentir (on a dépassé les 2500 m). Je me régale dans cette portion bien raide qui me convient bien mieux que le chemin un peu trop roulant du bas, je grignotte quelques places même si le niveau général est bien dense et que ça ne craque pas facilement. On remonte pas mal de féminines à ce niveau (elles sont parties 30' avant les hommes).

Au sommet de ce mur d'herbe, petit coup au moral: je m'attendais à une petite croupe herbeuse histoire de souffler 1' mais ça continue de plus belle dans la caillasse cette fois, avec parfois des bonnes marches.

L'arivée au refuge Ca d'Asti à 2800 m marque la seconde BH, qui elle va en laisser pas mal sur le carreau (2h30 pour 2000 d+). Le ravito ressemble furieusement à celui du bas et ne m'inspire guere plus.

Il reste un gros 500 d+ et je commence à coincer un peu... forcement, vu les charges d'entrainement de cet été et sans spécifique, dur de rester dans le rythme! Cette dernière section s'élève dans des belles dalles et de a caillasse, en prenant l'option tout droit (alors qu'un sentier existe), avec encore des grosses marches qui finissent d'achever les quadris. Le petit bastion rocheux terminal est avalé sous les cris de la foule nombreuse au sommet, passage de l'arche, fini, ouf!

2h41 pour 3030 m de d+ en 9 km, 36eme place sur 183 classés (400 partant). pas mécontent, je visais 2h45. Le premier torche ça en 2h06, juste hallucinant! (et encore il est loin du record du truc!).

J'attend mon pote qui arrivera 15' plus tard, le temps de manger un bout de tarte et de faire honneur au sponsor (première fois que je bois cette m...de, pas déçu du voyage!). Le temps est nuageux, il fait carrement froid, on attaque la descente. 1300 d- à pattes avant de récuperer la piste où des navettes de l'orga permettent de rallier Susa. On a notre chauffeur perso, c'est grand luxe, on grimpe dans la voiture pile en même temps que les premières gouttes.

En bas, pas question de partir d'ici dans le duo pizza/glace, avalé dans un petit resto bien sympa. Pas de chance pour l'orga, un bon gros orage se déverse juste avant les podiums, ce qui vide pas mal la place, dommage pour eux!

Une course atypique, avec un bon gros niveau, simple (on ne se sent pas du tout dans l'esprit redbull), bien costaud avec une arrivée magique tout en haut d'une belle montagne. A refaire!

3 commentaires

Commentaire de L'écureuil posté le 20-08-2018 à 17:41:51

Bravo, quelle caisse !!!
ce K3 unique me fait envie depuis pas mal de temps, mais pas encore le niveau pour passer la BH2

Commentaire de Benman posté le 20-08-2018 à 22:43:55

Merci pour ce récit qui prêt de mieux connaître cette course assez mythique.

Commentaire de Leseb posté le 21-08-2018 à 19:32:51

franchement, en partant cool et en ayant l'habitude des KV, ça passe quand même assez facile. La première partie permet de se mettre dans le rythme, la suite bien plus raide permet d'être efficace en montée pour la seconde BH.
C'est vrai que c'est mythique comme KV et avec une orga au top: malgré l'altitude, juste un coupe vent demandé, quelques jours avant la course on a reçu un mail qui nous indiquait que la course était maintenue même en cas de mauvais et que le parcours serait raccourci en cas de gros mauvais. J'adhère beaucoup plus à cette philosophie responsabilisante plutôt qu'à l'application du principe de précaution à outrance qui se défausse sur une liste de matos longue comme le bras et à un parcours de repli au moindre nuage.
A (re)faire!

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