Récit de la course : Championnat de France Militaire de Cross 2007, par Gibus

L'auteur : Gibus

La course : Championnat de France Militaire de Cross

Date : 27/1/2007

Lieu : Pau (Pyrénées-Atlantiques)

Affichage : 2258 vues

Distance : 7.9km

Objectif : Pas d'objectif

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Le Jurançon militaire

Le Jurançon militaire 

Mesdames et Messieurs dans quelques instants nous arrivons à Paris gare de Lyon. Terminus du train. Veuillez nous excuser pour la gène occasionée par le retard, nous vous souhaitons une bonne journée. Notre TGV a 25 minutes de retard. Nous avions normalement 55 minutes pour rejoindre la gare Montparnasse, et là plus que 30. Là va commencer notre show. Yannick, Pierre et moi-même, partons à fond sur le quai, direction les métro. On ne sait pas quelle ligne prendre et on n'a pas les tickets et on est chargé comme des mules. Deux queues de 20 personnes environ, nous narguent devant les 2 guichets d'ouvert. Vite aux caisses automatiques. Purée pas assez de monnaie. Un gars nous file un ticket pour qu'on lui laisse la place, il a un avion à prendre et est à labours comme nous. Pierrot a repéré les changements et on taille du mauvais coté. Non là à gauche. On court comme des malades en zigzaguant entre les gens. Escalier, le métro arrive de suite, chance. On change de métro et 7 stations vont nous faire regarder la montre 150 fois. 10 heures une, le train est à dix. Pierrot part tout droit. Hé ! c'est par-là. Non, on est du mauvais coté du tapis roulant. A donf on remonte au taquet jusqu'au bout. Quelle impression de courir sur ce tapis qui trace. Attention c'est la fin. Je me retrouve coincé entre une mamie et un papy sur l'escalator. C'est quai numéro 5. Il est 10 heures neuf.. J'arrive en sueur au cul du train. Yannick et Pierrot sont déjà dedans et s'attrapent avec le controleur pour ne pas qu'il ferme la porte. Celle ci se referme sur mon sac. Ouf, je suis dedans. Mais dans quel état. J'ai fais ma séance de fractionné en sous terrain. C'est donc avec un souvenir inscrit à jamais et un record à battre (TGV Gare de Lyon – TGV Montparnasse : 30 ') que nous rejoignons Pau, ville hôte des championnats de France militaire de cross. L'école des troupes aéroportées (ETAP) c'est l'école des paras et c'est sur le site même que sont tracés les circuits du championnat. Après les formalités d'accueil un peu longues et un briefing au cinoche (pas chauffé) dédié surtout à l'élite, c'est tranquillement, après une journée bien agitée, que nous terminons la soirée en compagnie d'Hakim Bagy et Elodie Olivarès entre autres. C'est vraiment un sport où nous sommes sur la même ligne, au départ. Après une nuit bien fraiche (fait pas bien chaud là d'dans) et le petit déj nous commençons notre échauffement sur un terrain gelé (décidemment) sur lequel les chevilles partent dans tous les sens. On va garder un tee shirt à manches longues plus un court, le short et une paire de gants. Attention au départ, c'est parti pour 7903 mètres. Une petite boucle puis deux grandes en huit sont au menu. Cela part très vite, mais ça on s'en doutait. On joue des coudes et on prend notre rythme. Je décide de suivre Gabriel de Saintes. Je double Pierrot. Il me repassera assez vite. Nous sommes dans les derniers et nous bataillons déjà ferme pour tirer notre épingle du jeu. Franchissement du premier tronc d'arbre. Oups, limite. Ca passe. Grosse butte et re tronc d'arbres. Il y aura 12 troncs à sauter en tout.. Je double Philippe qui était 4° à Saintes. Tiens il a un blèm ? Il repart, me redouble, je ne le reverrai plus. Il a eu un pb de respiration avec le froid. C'est vrai que ça caille. Dominique d'Evreux doit-être derrière. Je ne l'ai pas vu. On traverse la route. Puis il faut presque baisser la tête car nous passons en dessous de l'aile d'un Nord-Atlas, avion qui trone à l'entrée du camp. Passage du double tronc d'arbres, deux appuis entre suffisent, puis c'est le retour sur la zone d'arrivée pour la fin du premier tour. Grosse butte de nouveau, passage sur la piste en cendrée, pas top pour les pointes. Allez Ambérieu ! Ce sont les filles d'Evreux qui m'encourage. Je me lache un peu en sautant les obstacles et je remonte doucement des concurents. Petit regard derrière, j'aperçois Hervé de Salon et Serge de Saintes qui se tirent la boure pour une place en v2. Retour vers la zone finale, petite butte, longue ligne droite, je double et fini comme un fou.

 

Chrono à la puce. 30'01. Je suis …101° vétérans1, 119° de la course sur 145 arrivants avec les v2. Le premier me met 4 minutes. Ca c'est fait. Je m'attendais à une baffe, mais quand même, je ne laisse que 9 v1 derrière. Mais j'y étais. Pierrot est 85°, Yannick 44°. Pas de couverture pour moi à l'arrivée, pas de coach, pas de manager, pas de soutien moral, pas de championnat du monde, pas de JO militaires. Je suis loin d'être aux petits soins. Bref, il faut terminer dans les premiers pour cela. Les autres courses sont très rapides, gagnées par Khalid Zoubaa pour le cross court, Julie Coulaud pour celle des féminines et Simond Munyutu pour le cross long. Nous achetons du Jurançon, vin local, avant de repartir. Souvenir plus juteux. Nous quittons Pau, belle ville avec les Pyrénées ensoleillées et enneigées en arrière plan. Nous reprenons le train pour Toulouse , puis Lyon, puis Bourg : 18 heures de trajet pour une demi-heure de course, faut vraiment aimer le cross.

 

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