Récit de la course : Eco Trail de Noël 2012, par Matchbox

L'auteur : Matchbox

La course : Eco Trail de Noël

Date : 9/12/2012

Lieu : Cavaillon (Vaucluse)

Affichage : 385 vues

Distance : 13km

Objectif : Se défoncer

4 commentaires

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Pas d'autre récit pour cette course.

Cette fois, c'est bien la dernière de 2012 !

Je pensais que le Trail Nocturne de Bonnieux serait ma dernière course de la saison.

Mais dès la semaine suivante, le manque de compétition se faisait déjà ressentir et rien de prévu avant la mi-janvier…

Suis-je devenu complètement accro ? Je connais la réponse…

2012 fût une année difficile sur le plan personnel, mais, à contrario,  une excellente année sportive avec la quasi-totalité des mes objectifs atteints : Finir la CCC, être dans le Top 20 dans le Challenge des Trails de Provence. A part le Marseille Cassis 2012, auquel je n’ai pas participé pour cause de blessure, les résultats de l’année furent au-delà de mes espérances.

Je l’explique par un entraînement mieux structuré. J’ai fait globalement mieux sans forcer sur le volume d’entraînement au profit de la qualité. J’ai connu, certes, quelques blessures mais qui se sont guéries rapidement. Même ma fameuse entorse d’avant CCC.

Je retombe alors sur un prospectus informant d’un trail sur Cavaillon le 9 décembre.

Un trail à Cavaillon ? Ah bon ? Le relief n’est pourtant pas très prononcé là-bas…

En y regardant de plus près, cette course, dont c’est la seconde édition, se déroule sur la colline Sainte Jacques qui jouxte le centre-ville.

Je connais très bien la colline Saint-Jacques pour y avoir grimpé des nombreuses fois. Cette falaise d’escalade, quasi-urbaine, fût même ma première destination de voyage quand, à 17 ans, je me suis payé mes premières vacances avec mes copains. Même si c’est loin d’être le plus bel endroit du monde, j’ai beaucoup d’affection pour ce lieu.

Le dimanche matin, vers 8h30, je peine à trouver une place où me garer près de la Mairie, le lieu de rendez-vous de l’Eco Trail de Cavaillon : Un trail court (13 km) sans trop de dénivelé (400 m). Parfait ! Cette configuration va me permettre de faire de la vitesse. Ca va être court et intense !

Ca sera court et intense, effectivement…

Il me faudra 1 heure et 7 minutes pour boucler les 13 km. Soit près d’une heure en seuil anaérobie. Autant dire que ça fait mal et que c’est le mental qui fait maintenir l’allure. Le superbe parcours labyrinthique concocté par les organisateurs fait très mal à l’organisme, malgré le faible pourcentage de pente. Les 400 m de D+ sont avalés en courant avec, tout le long, la sensation d’asphyxie. Aucun moment de répit et de récupération. A cette intensité d’effort, je n’ai malheureusement pas trop eu le temps d’apprécier le paysage et de taper la discute avec les autres coureurs. Les longs singles dans les bois augmentent la sensation de vitesse, c’est le pied !

J’ai pas mal souffert mais j’ai pris un pied phénoménal. Comme à chaque fois j’ai envie de dire…

C’est fascinant ce sentiment mêlé de souffrance et bonheur conjugués. Autant les ultras permettent à l’esprit de vagabonder, autant ces courses nerveuses génèrent des impressions très différentes. En ce qui me concerne, je ne pense pas ou très peu… En tout cas, je n’ai pas le souvenir d’avoir pensé. Comme si le corps mobilisait l’ensemble des organes, le cerveau y compris, pour alimenter la machine à courir. Comme si penser devenait une dépense énergétique futile ou trop importante.

Le bonheur ressenti ne serait donc que chimique ?

En grande partie, je pense. Mais les souvenirs que j’en garde deux semaines après sont bien le fruit de mon cerveau : Un saut au-dessus d’une souche, une odeur de sapin humide, le visage déterminé d’un concurrent, les encouragements des spectateurs et des bénévoles, une maison abandonnée sur le parcours, une vue sur la ville, le réchauffement d’un rayon de soleil, les clameurs de l’arrivée…

En compétition comme à l’entraînement, le trail running est une formidable fête de sens où joie et douleur se donnent la réplique. Un intense concentré de vie.

Récit et photos consultable sur : http://fredprost.wordpress.com/

4 commentaires

Commentaire de Bateau01 posté le 09-01-2013 à 12:57:36

Comme tu écris bien : j'en ai presque la larme à l'oeil...

Commentaire de Matchbox posté le 09-01-2013 à 21:29:22

Merci mon gars :)
J'avais oublié ton pseudo tellement je te vois pas souvent ici.

Commentaire de Mustang posté le 11-01-2013 à 11:07:54

très sympa ces impressions de course!

Commentaire de Matchbox posté le 11-01-2013 à 23:32:34

Merci Mustang.
Je tiens également à te féliciter pour la qualité de l'écriture de tes récits que j'ai connus récemment grâce au récent "Si Kikourou m'était conté" ;)

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