Récit de la course : Andorra UT Vallnord / Ultra Mític 2013, par Sandrine74

L'auteur : Sandrine74

La course : Andorra UT Vallnord / Ultra Mític

Date : 21/6/2013

Lieu : Ordino (Andorre)

Affichage : 1020 vues

Distance : 118km

Objectif : Terminer

2 commentaires

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Andorra Ultra Trail Mitic : Cinq année d’apprentissage.

Andorra Ultra Trail Mitic : Cinq année d’apprentissage.

21 au 23 juin 2013

 

 Les photos : https://picasaweb.google.com/BecSand...TrailMitic2013

Il y a une semaine où étions nous ? Que faisions nous ?

Pour la cinquième année consécutive nous venons retirer nos dossards, autant dire que le village d’Ordino n’a plus beaucoup de secret pour nous.

En dix jours nous sommes passé du plan A au plan E (le dernier plan mis en place le jour même du départ de la course) Mentalement c’est dur….

 

Dimanche 23 Juin, il est 22h30 le soleil s’est couché et d’un seul coup mes paupières me paraissent beaucoup trop lourdes, nous sommes alors au restaurant avec des amis en train de nous raconter nos expériences, notre longue randonnée en Andorre…. Un piquage de nez bien mérité, je replonge alors dans cette course, cette diabolique course….

 

Vendredi 21h45 : nous rentrons dans l’enclos des coureurs, un moment difficile mais aussi un soulagement. Tous ces mois d’entraînements vont enfin être dévoilé.

Je suis tendue mais relax en même temps, nous ne sommes pas tout à fait 300 coureurs à prendre le départ de l’Andorra UltraTrail Mitic, ce qui promet de grand moment d’introspection.

Le temps passe en accéléré : les tambours, la musique, un feu d’artifice, un baiser à ma moitié, quelques encouragements… GO ! Et nous voilà partie.

Je franchis cette arche de départ, je la regarde en me disant « cette année, je la passerais dans l’autre sens ».

 

Mais tout ne se déroule jamais vraiment comme on le souhaiterait, c’est ce qui donne du piment aux courses !

J’ai l’impression d’être la plus lente du peloton.

Plan 1 : Toujours en garder sous le pied.

 

Le bitume, laisse place au sentier et nous voilà déjà à la Cortinada (en 21min, j’ai été trop vite)!

Bon pas de regret sur le changement du parcours, que ce soit une pente ou l’autre c’est toujours aussi raide.

 

J’ai mis les œillères en ce début de course car autrement je risque de prendre un mauvais rythme, je double quelques coureurs dont un copain qui voulait faire 25h (oups ! j’crois que c’est mal parti pour lui) je me suis mis en tête 36h….

Le Coll Cases : 23h13’03, arrivent déjà avec un pointage j’ai la nausée… J’ai faim mais je n’arrive pas à manger.

La course commence à peine et me voilà projeté vers mes pires démons… Mais je les chasses d’un coup de balais, je n’ai pas le droit, tous ces messages, tous ces soutiens, je sais que j’emmène avec moi beaucoup de monde : famille, amis, collègues…

 

Allez !

Nausée : OK

Frottement mal placé : OK

Ampoule talon pied droit : OK

Laçage qui me meurtrie le dessus du pied gauche : OK

Bon tout ça au 10ème km ça promet une belle course L

 

Je m’hydrate et laisse filer les km, par chance le Pla de l’Estany est encore enneigé, ce qui nous permet d’éviter un joli bain de pied.

A ce moment précis, j’espère croisé Emmanuel, et comme par magie mon vœux se réalise, juste le temps d’un « allez », et nous voilà à nouveau séparé.

 

Pla de l’Estany : 00h25’02 (prévision : 00h35)

 

Hum ! Un abricot sec, deux bretzels… Coca, eau gazeuse…

 

La pleine lune bat son plein, et me fait de l’ombre. Je me fais facilement dépasser une fois de plus, mais je n’essaie pas d’emboîter le pas : peur de la blessure et aussi de me griller avant l’heure.

 

Très cool je remonte vers l’Estacio d’Arinsal : c’est reposant, c’est comme mettre le limitation de vitesse et laisser faire la machine ! J

 

Estacio d’Arinsal : 01h35’32 (prévision : 01h45)

 

Là je prends mon temps, je me pose, je mange une soupe, des tucs, oranges, pastèques, melon.

Les bénévoles sont aux petits soins, à l’affût de l’aide qu’ils pourraient nous apporter.

Ca va mieux, pourquoi courir ? La course ne fait que commencer, et je sais que si je ne fais pas d’effort pour m’alimenter ça sera encore plus dur.

 

Du bitume, du bon bitume, il faut en profiter… A peine je prends le chemin bien pentu que le premier du Célestrail me passe.

J’ai l’impression d’être un escargot à côté !

Ca monte bien, et ça se durcie, puis ça se dégage laissant la lune jouer avec nos ombres, et nous éclairer dans le passage de la crête qui devance la montée finale à l’Alt de la Capa. Et ben celle-ci de nuit, je ne voudrais pas la descendre !

La gaita résonne, on l’entend de loin, je sais qu’il sera là-haut et je m’en réjouis. Mais je l’appelle « Albert ! La Gaita ! », et la musique revient même si ça déraille un peu à cause du froid nocturne.

 

A peine je commence à descendre que c’est la première féminine du Célestrail qui me passe, « heu ! Virginie ? Oui ! C’est Sandrine… » J Bla bla bla…

 

Malgré tout je commence à faire des bonnes portions seules, mon état nauséeux s’est stabilisé.

Je manque de me prendre une gamelle magistral sur des rochers (inutiles de mentionner  qu’ils sont glissant !).

 

La lune découpe les montagnes, le ciel est magnifique avec toutes ces étoiles, il ne faut pas oublier qu’on a cette chance d’être en montagne, alors j’en profite un tout petit peu quand même !

 

Coll de la Botella : 04h19’40, 23km (prévision : 4h30)

 

Là encore je prends mon temps, car même si cette année nous n’avons pas le Bony de la Pica, le détour que nous allons faire fait juste 10 km de plus…

Je marche principalement sur cette traversée car je sens que j’ai un peu taper dedans, du coup j’économise mon énergie. Passé le pointage je m’arrête pour manger avant de descendre, je sors mon pain avec saucisson, bretzels, fruits secs, snikers. Tout ce qui n’est pas forcément recommandé d’habitude mais qui est tellement bon aujourd’hui.

Ce repas gastronomique terminé avec une pom’pote, je reprends le chemin, et ça va pas trop mal, d’un sentier on passe à la route avant de descendre un escalier et d’arriver le long du torrent avec de jolis ponts de bois très glissant.

Je refuse de prendre un bain à cette heure matinale, donc je me rattrape et je repars.

 

Escaldes : 07h25’52’’

Tant de souvenirs de cette partie là, où il y a cinq ans, c’était bien difficile, aujourd’hui ça me parait simple.

Le sentier le long du canal n’est pas désagréable et se laisse courotter.

 

La Margineda : 08h29’35’’ (prévision : 8h45)

Une fois de plus un arrêt conséquent, mais pas de soucis par rapport à mon planning et aux barrières horaires. Donc je prends le temps qu’il me faut avant de plier bagage : il y a toujours beaucoup d’abandon à cet endroit là, donc il vaut mieux filer.

 

Un jeté de sac dans la camionnette, et c’est reparti…

Le pont de la Margineda est un pont Romain, construit tout en pierre, il est vraiment très beau et de le franchir me provoque un frisson (de bonheur !).

 

Après une partie roulante, la montée est rude et longue. Je me mets en automatique avec mon super régulateur de vitesse et un pied devant l’autre l’ascension se fait ce n’est que 1550m+ qui nous sépare du Col de Bou Mort, mais quel Col ! Quand vous croyez être arrivé, y’en a encore, et en plus ce n’est pas la porte à côté.

C’est vraiment magnifique d’être là, pas un nuage pour nous faire de l’ombre, à peine un brin d’air histoire que ça soit agréable, des paysages fabuleux… Le danger ça donne envie de s’allonger et de regarder passer les nuages (mince y’en a pas aujourd’hui !).

 

Refuge de Claror : 13h08’11’’ (prévision : 13h45)

Encore un petit gueuleton, d’ailleurs je m’attarde moins que sur les autres ravitos, car mon but c’est d’arriver avant la nuit au Portella Blanca.

Je salue les bénévoles et prends la poudre d’escampette.

 

Là commence ce que je considère comme la plus belle partie du parcours.

Rivières, lacs, sentiers, forêts, marmottes, monotraces, prairies, chevaux, vaches… Tout est là en place, un vrai décor pour nous faire avancer loin.

D’ailleurs je n’hésites pas à sortir l’appareil photo. Clic ! Clac !

Après le pointage de Perrafita on a beau connaître, c’est tellement long, et tellement beau, mais tellement long… Que le Refuge d’Illa n’arrive jamais et pourtant au détour d’une ultime bosse le voilà qui apparaît au milieu de roches grises, annoncé par les nombreux lacs qui le précèdent.

 

Refuge d’Illa : 16h55’18’’ (prévision : 17h15)

J’ai tout le temps faim, et je mange pas beaucoup à la fois. Je décide de faire une pause avec un dodo d’une heure dans le refuge, donc j’en profite pour manger un grand bol de lentille, avec du thon et tout plein d’autres choses.

Pour ce qui est du dodo, une couverture posée sur les grilles, une couverture sur moi, les jambes me font mal au début et après…. Hein ! C’est déjà l’heure de repartir…

Les bénévoles sont toujours là pour veiller sur nous, et pour faire en sorte que notre périple continu, d’ailleurs je ne veux pas dire mais je crois que vous avez pris un sacré coup de soleil ! J

 

J’ai des jambes neuves !

On repart à plusieurs, mais vite je me retrouve seule. Nous voilà déjà en Espagne. C’est un fort sympathique sentier qui nous emmène dans le fond du vallon, longeant la rivière et marchand dans un chemin rivière dû à la fonte des neiges…

Arrivée à la Cabana dels Esparvers ça commence à remonter, c’est de nouveau paradisiaque et relativement ludique cette trace qui ondule, j’aimerai m’allonger dans l’herbe qui a l’air tellement tendre, mais le chrono tourne !

 

C’est sur l’allure de 500m/h que je monte le Portella Blanca, au départ c’est toujours vallonné pour finir en mur. Nous rencontrons vraiment la neige au passage du col ou le vent s’engouffre, ça fait froid j’enfile le veste et les gants.

Voilà nous sommes en France maintenant !

Le jour décline sérieusement, le froid m’imprègne, il ne faut pas traîner pourtant l’endroit se prête une fois de plus à la photo : montagnes abruptes, neige, soleil couchant, lac… Et nous nous continuons notre chemin.

Un ressaut, le Col des Isards et voilà que nous re-basculons en  Andorre…

Oups ! C’est vrai qu’à cet endroit une semaine avant des bénévoles ont travaillé durement pour que nous puissions passer !

J’attrape la main courante pour descendre, encore une traversée de neige avant une petite remontée qui fait un peu mal aux gambettes, une fois de plus des bénévoles plus accueillant les uns que les autres, je m’arrête un peu et discute avec eux tout en admirant le paysage.

On m’annonce une grosse descente et aussi une montée… « Heu ! Vous êtes sûr ? Y’a rien sur le profil ! »

 

La descente se fait presque jusqu’au Pas de la Case, encore bien lucide je sais parfaitement où nous sommes, ce qui n’est pas le cas de tous.

 

Pour ce qui est de la montée, je me mets en mode automatique, c’est affreux remonter des pistes et en plus une noire, et en plus même pas qu’on zigzaguerait, non ! Tout droit !

Ca m’a séché… La nuit s’est installé et la lune sort de derrière les montagnes, un spectacle magique.

Je me mets à descendre sur cette piste caillouteuse avec des belles plaques de neige, j’accuse un peu le coup, mais je sais que bientôt je serais à Bordes d’Envalira l’endroit où j’avais arrêté l’an dernier. Bientôt je vais me reposer…

Ce soir là j’ai juré face à la lune, après une magnifique acrobatie dans la neige du à cette fichue cheville !

Je chouine, j’attrape mes granules d’arnica, me redresse, et clopie, clopant repart.

C’est dur. Très dur. Mais je n’ai d’autres choix que d’avancer.

 

Je vois sur le versant d’en face que des frontales tournent.

Arrivée sur place, je me fais sauter dessus par un français, car il ne trouve pas le chemin, alors qu’il suffit de lever la tête pour voir les fanions réfléchissant.

 

J’interpelle les autres coureurs, et nous continuons un bout ensemble.

Dans la montée je leur fais signe de continuer, j’ai besoin de me ressourcer.

Assise sur un bout de rocher, tout en mangeant j’attrape mon téléphone et je dévore tous les SMS, et j’en vois un d’Emmanuel ça tombe bien il est arrivé y’a 5 min. Je l’appelle et rien que d’entendre ça voix… Ca ne dure pas longtemps, mais juste ce qu’il faut pour dire l’essentiel.

 

Du coup je repars car ce n’est pas en restant assise que je vais avancer !

Les deux espagnols m’attendent (c’est vraiment sympa), je pense surtout que c’est parce que je connais un peu le chemin et que j’arrive bien à voir les points réfléchissant… Je les distance assez rapidement tout en jetant un œil pour qu’ils prennent bien le bon chemin.

Encore une traversée de torrent, une petite remontée et nous voilà à Bordes d’Envalira.

 

Bordes d’Envalira : 01h16’08’’ (prévision : 00h15)

Et puis… Je retrouve les mêmes bénévoles que l’an dernier qui d’ailleurs se rappellent bien moi. Le temps de discuter un peu alors qu’ils me chouchoutent, j’entre dans la tente où se trouve les lits de camps. Il y fait froid, une couverture sous moi et 3 sur moi et pourtant je n’en fini plus de claquer des dents… Ce qui est rassurant c’est que c’est pareil pour tous les coureurs.

 

Après 1h15 à plus ou moins dormir, je me réveil et me mets en route, il en est de même des 2 coureurs (Alain et Pascal) qui vont m’accompagner.

On part alors qu’il est quasiment 4h du matin. Je fixe mon objectif 7km en 2h.

C’est parti pour s’amuser, à peine parti de la base vie, j’ai le droit à un bain de pied (c’est pour être sûre qu’on soit bien réveillé).

 

Le chemin sera tout du long : boueux, à faire des traversées de rivières, gras et accessoirement glissant.

Ma frontale faiblie dangereusement, pourtant j’avais changé les piles… Je diminue l’intensité pour aller jusqu’au petit matin…

 

Inclès : 05h52’39’’ (prévision : 02h45)

Le jour se lève, dans cette nature que nous cache Andorre, j’éteins ma frontale qui de toute façon n’éclaire plus.

Allez 3h pour rejoindre le prochain ravito, 3h pour 9km !

Cette partie me parait bien longue, comme si on n’avançait pas. Après une légère portion de route, on remonte à flanc, c’est dré dans le pentu ! Après il y a une longue traversée en montagne russe, c’est assez déstabilisant car on voit des maisons dans le fond sans jamais vraiment arriver à se situer.

Ca va pas mal à trois, chacun prend le relais de l’autre, chacun à ses forces et ses faiblesses. Et tout le monde avance. Le soleil perce entre les sapins.

Nous longeons un torrent, et enfin nous traversons un pont (c’est bon signe ça !). Sauf que je ne sais pas où est exactement le ravito, et c’est bigrement long.

 

Armiana : 09h19’32’’ (prévision : 05h15)

Tout ce que je sais à ce moment précis c’est qu’Emmanuel a dormi ici…

Assise sur une chaise, le temps a raison de moi, et moi je bouge à peine.

Alain prend soin de moi, en m’apportant tout ce qui pourrait me faire du bien, les bénévoles rigoles, le temps s’affole… une demi-heure déjà !

Je lis un SMS : « pense que 15km ça ne représente que 35 tours de stade ».

15km c’est ce qui nous sépare de l’arrivée maintenant, 15 petit km !

 

Allez zou ! La casquette dans l’eau ! Et c’est reparti.

Rapidement Pascal emboîte le pas d’autres coureurs, nous ne le reverrons plus.

Avec Alain on s’attend, chacun son allure et de temps à autre on resserre les rangs.

 

Nous retrouvons des sentiers bucoliques. C’est beau, c’est apaisant, et malgré mes petits problèmes survenus bien tôt dans la course, ça passe pas trop mal. Les montées montent, et se font maintenant tranquillement. Les descentes descendent… C’est étonnant !

Le torrent gronde dans le fond, je perçois ce qui pourrait être un col, mais bien vite je me rends compte que c’est un faux col. D’ailleurs il faut traverser le torrent, le balisage nous emmène à deux poutres mis en travers et balayé par les eaux. Le choix doit se faire entre un pont de neige entrain de s’effondrer et deux poutres qui doivent être glissante.

Va pour les 2 poutres !

 

Ca monte encore bien et maintenant je ressens l’envie de m’arrêter un peu, je profite alors de l’accueil chaleureux d’un petit rocher. Je contemple simplement, et avec un brin d’émotion je me dis « une fois passé ce col ça sera terminé ».

Je partage cette réflexion avec Alain, qui regarde lui aussi tout le chemin parcouru.

Je repars car je grelotte, un nuage nous cache le soleil.

On croise des coureurs qui montent le col à petite foulée et qui ne manquent pas de nous encourager.

 

Coll d’Arenes : 12h02’30’’ (prévision : 07h45)

Je ne reste pas et commence à descendre sachant qu’Alain me rattrapera bientôt. L’air s’est rafraîchit. Les pelouses que nous traversons sont tendre et c’est un terrain joueur.

J’en oublierai presque mon entorse…

Ca descend bien, mais bientôt nous devrions remonter, mais la vrai montée se fait attendre. Plusieurs fois on monte un peu et on redescend un peu, mais quand elle arrive (la vrai montée) on sait que c’est elle !

 

Un joli tronc vous accueille au sommet, sur lequel il fait bon de se poser.

Un coup de fil à ma moitié, mon téléphone est maintenant en position stratégique J Il m’annonce 1h15… Et surtout une belle descente !

 

Pour être une descente, c’est une descente ! On croise un espagnol qui descend douloureusement en marche arrière, fort inquiet de savoir s’il allait quand même être classé, je le rassure et malgré la douleur son visage nous offre un large sourire.

 

Saleté de lacet, dans cette descente ça me fait un mal !

Les bénévoles nous annoncent 3 km.

Au bout de 1.5km on rejoint un hameau avec une fontaine, nous avons une pensée pour l’organisateur et nous nettoyons nos visages.

 

Ce qu’il reste à présent… du bitume.

On marche, on plaisante sur comment franchir l’arrivée.

Je m’aperçois que les douleurs s’estompent, j’ai hate maintenant, il me tarde d’arrivée.

Nous finissons par courotter, quelle idée de nous mettre une montée à la fin !

Gérard vient nous féliciter, les derniers mètres ont quelques choses de magique, quelque chose d’inoubliable emprunt d’émotion, de joie, de soulagement et surtout avec une grosse envie d’une bière bien fraîche !

Ordino : 14h37’15’’ (prévision : 10h00) 118km et 8100m+

 

Pour la première fois je franchis les 100km.

Avec mon dossard 1100, je termine 126ème, avant dernière, dernière féminine, et 3ème sénior féminine J. Comme quoi tout est possible.

Je crois aujourd’hui je ne réalise pas vraiment ce que je viens de faire, ce que je viens de réalisé pourtant ça a commencé il y a 5 ans déjà…

Je ne connais que trop bien la déception de l’abandon même si on n’ose pas l’avouer, je l’ai vécu 4 années de suite, chaque année il y avait une bonne excuse. Mais peut être que tout simplement je n’étais pas prête ?

 

Merci pour toutes ces émotions, ce partage, ces sourires.

Merci à vous Gérard et Valérie, Sandra, Albert, les nombreux bénévoles, chacun de vous à contribué à ce que je termine cette course.

Merci Emmanuel pour tes nombreux conseils et pour l’entraînement.

Merci à ma famille, mes amis et mes collègues pour vos nombreux messages, ils ont réussit à me faire aller plus loin.

 

 

2 commentaires

Commentaire de PaL94 posté le 20-07-2013 à 14:14:29

Magnifique ! Bravo à toi car avec cette entorse c'était encore moins facile. Savoures bien, le Mitic c'est mythique !
Bonne récup'

Commentaire de Sandrine74 posté le 04-11-2013 à 20:26:10

Merci et à bientôt sur une autre course ;)

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