Récit de la course : Le Semi de Strasbourg 2017, par Zaille

L'auteur : Zaille

La course : Le Semi de Strasbourg

Date : 14/5/2017

Lieu : Strasbourg (Bas-Rhin)

Affichage : 147 vues

Distance : 21.1km

Matos : Altra Torin 2.0

Objectif : Faire un temps

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En mode pacer pour 1h40

38ème édition des courses de Strasbourg et pour moi 3ème fois que je m’aligne pour le semi ici. Le parcours a beaucoup changé depuis toutes ces années. En effet, à ces débuts le semi de Strass était cantonné en périphérie de la ville pour être occasionner le moins de gêne possible et ce choix a beaucoup été critiqué pour une course qui n’avait alors aucun charme. Mais ça c’était avant !

Aujourd’hui c’est plus de 14.000 personnes qui s’alignent sur les différentes courses allant du 5km au semi en passant par le 10km ou la marche nordique. Il y a même un combiné où l’on enchaîne le 5, le semi et le 10 ! Cette année je reste sur le semi sans objectif autre que d’amener mon pote Thomas sous les 1h40. Du 4:45 de moyenne qui ne me mettent pas trop la pression ayant fait le semi de la Wantzenau à 4:30 il y a 2 mois.

Pas de stress donc mais quelques doutes (comme d’habitude) quand même. En effet, j’ai perdu pas mal de vitesse car moins d’entraînement et surtout plus du tout de fractionnés. Au contraire, j’ai fait plus de sortie longue (et donc lente) et même des trails qui n’ont rien à voir avec le rythme « rapide » et régulier qu’impose les 21.1km d’un semi. Soit ! On verra bien.

Thomas a un record perso à 1h45 et donc descendre de 5 minutes sur la distance est un sacré challenge mais il est beaucoup moins dans les chiffres que moi. Passer de 5:00 à 4:45 n’est pas une mince affaire selon moi d’autant qu’il ne fait pas d’entraînement spécifique pour améliorer sa vitesse. Je suis sceptique mais il a 10 ans de moins que moi et le physique pouvant permettre ce type d’exploit.

Ma hantise, parmi d’autres, est le syndrome « envie de pot-pot ». Je garde un très mauvais souvenir du semi de Colmar où 10km durant j’ai lutté avec mon sphincter. Le truc à vous gâcher une course et l’après-course avec des dérangements gastriques durant plusieurs heures. Ce matin j’ai fait tout le nécessaire à la maison mais sur place une dernière petite envie me tiraillait. Comme d’habitude il y aura la queue devant les quelques WC, je laisse donc tomber en espérant que tout se passera bien.

15 minutes avant le départ de 9h50 on se dirige vers notre sas, celui des moins de 1h45. On y est bien, pas trop serrés et la météo est clémente, juste quelques anecdotiques gouttes presque agréables. Le départ est donné par sas, on a donc moins de risque de se marcher dessus, c’est une première cette année et c’est une excellente idée.

C’est parti, avec Thomas on se surveille pour ne pas se perdre. Le 1er kilo est toujours compliqué, trouver la foulée, slalomer, dépasser, … Le temps semi orageux fait monter la température, on souffre très vite de la moiteur et de la lourdeur météo. 4:46 pour le 1er km, on est bon, on commence à  trouver notre rythme.

4:43, 4:38, 4:44, c’est moi qui fait le rythme, après 4 km on est pile dans l’objectif. On va rentrer dans le parc de Pourtalès. Juste avant on croise les premiers qui en sortent : un groupe de kényans suivi de près par la star locale, Driss El Himer (2h09 au marathon !).

Les sentiers du parc sont étroits et ne permettent pas, ou que difficilement, le dépassement. Je décide de rester sage au détriment de quelques secondes : 4:53, 4:53 puis 4:47. Je me retourne régulièrement et j’ai de plus en plus de mal à repérer mon comparse. Après 8km on est à 4:46 de moyenne, je suis bien mais qu’en est-il de Thomas ?

En ressortant du parc on est à nouveau sur des rues bien larges, je compte bien accélérer légèrement et courir un peu sous les 4:45. J’allonge un peu ma foulée mais je me rends compte que je commence à perdre mon binôme. Le km10 on le fait à 4:52 et je me renseigne auprès de Thomas si c’est toujours ok pour lui. Il va bien mais n’a pas conscience que son rythme baisse.

Je fais encore pendant 2 kilomètres l’accordéon à accélérer et ralentir. On tourne plutôt aux alentours de 4:50 maintenant. Puis je me fais une raison, je sais que les 1h40 on ne les fera pas. J’abandonne mon job de meneur d’allure et décide juste de courir en duo sans objectif de temps.

Km12, je me dis que c’est quand même long un semi, dire que je suis inscris au marathon de Berlin et qu’à ce km il m’en restera encore 30 à faire !! Heureusement qu’il y a un peu de public et même des orchestres pour agrémenter la distance.

A partir du km15 on a passé la barre des 5:00, aïe ! Pour ma part je commence à fatiguer aussi. Les jambes ont du mal et je me demande si ce n’est pas à cause de ce faux rythme que j’avais au début avec aussi ces coups de moins vite et plus vite par moment. Ou alors c’est juste le manque d’entraînement !

Je commence à compter les km, on est de plus en plus lents 5:12 puis 5:19 pour le km18. On passe dans le quartier de la cathédrale puis sur son parvis (mon moment préféré) pour enchaîner vers Grand’Rue et la place Kléber. On est en plein centre de Strasbourg, c’est chouette !

Les 2 derniers km sont pour moi ! J’accélère (un peu) et descends à nouveau sous les 5:00, je ne me soucis plus de Thomas, de toute façon il ne doit pas être bien loin et j’ai fait mon job. C’est long, je compte les centaines de mètres. Vivement qu’on arrive et mes entrailles en rajoutent une couche à coup de crampes, le syndrome « envie de pot-pot » me guette !

L’arrivée approche, le public est de plus en plus nombreux, le dernier km je le fais à 4:58. Pas terrible par rapport à ma performance d’il y a 2 mois et en plus je suis vraiment crevé. Dernière ligne droite, certains entament un sprint et parmi ceux-là … Thomas !! Le salopiaud, c’est de bonne guerre mais je ne me laisse pas faire et jette mes dernières forces dans un pic de vitesse à 3:32 pour lui passer devant sur la ligne.

1h43 et cette dernière accélération m’a pas mal asphyxié, je m’accroupie juste après la ligne d’arrivée pour récupérer, je suis même un peu nauséeux. Thomas a l’air d’aller beaucoup mieux que moi alors que j’avais l’impression de le tirer tout le long ! Même s’il n’a pas atteint l’objectif, il bat son record perso de 2 minutes, ça reste une satisfaction.

Pour moi : performance très moyenne tout en arrivant très fatigué. Décidément la forme n’est pas au rendez-vous ces derniers temps. Manque d’entraînement spécifique, manque de repos, le mental ? Je n’ai pas la réponse mais relativise : ce n’est que de la course à pied !

1 commentaire

Commentaire de JLW posté le 19-05-2017 à 21:45:10

Belle course Zaille, 1h43 reste tres tres correct pour un semi, merci pour ton récit.

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