Récit de la course : Marathon de Sénart 2018, par ericlebricolo

L'auteur : ericlebricolo

La course : Marathon de Sénart

Date : 1/5/2018

Lieu : Sénart (Essonne)

Affichage : 323 vues

Distance : 42.195km

Matos : Adidas Boston Boost 5
Chaussettes de contention DKT
Short baggy avec cuissard DKT
T-shirt ML + t-shirt MC
Cardio GPS

Objectif : Terminer

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Mon premier marathon

  Cette année, ça y est les incidents de parcours sont passés (ménisque abimé, opéré au bout d'un an, phlébite suite à un hématome post op, puis quelques mois après fracture de trois côtes...), je recours depuis mi-Août, une première course début octobre 2017 (17 km du Viaduc des Fauvettes) avec du plaisir et de bonnes sensations, puis un deuxième petit trail de 12 km dans le froid de la mi mars (12km du Cheptaintrail) avec d'excellentes sensations et même une 3e place en V1H (et 11e du scratch). Du coup je décide de franchir le cap et de m'inscrire sur le marathon de Sénart 2018.

  Je ne suis pas de plan de prépa marathon, j'essaye juste de rallonger certaines sorties quand mon boulot et ma vie familiale me le permettent en essayant de faire 30 à 45km par semaine et en me testant une fois sur près de 30 bornes pour voir quelle allure je peux espérer tenir à peu près : je finis à 28km par marcher devant de fortes douleurs abdos et des jambes en compotte...

  Devant mes "exploits" et mon entraînement peu régulier je me fixe quand même l'objetif ambitieux de finir le marathon et si possible dans un temps inférieur à 3h45 en rêvant de m'approcher des 3h30 qui, pour mon premier marathon et dans ces conditions serait un exploit. Je vise donc une cadence vers les 5' au km en me disant que je ralentirais sûrement dans les derniers kilos. Un ami qui a couru ce marathon plusieurs fois, mais ne pourra participer à celui-ci me donne queleques conseils pour le parcours.

  Les deux dernières semaines avant le 1er mai sont dures au niveau du boulot avec beaucoup d'astreintes travaillées et des heures sup. Pour couronner le tout, le jeudi soir il y a un pot de départ dans un Indiana Café où je tombe sur un plât avarié et je me paye une intox alim le lendemain : j'ai perdu 2kg et je suis bien fatigué le weekend entier...

  Je cours quand même le dimanche soir 10 petits km à 5'15:km environ d'autant que je n'ai couru dans la semaine que 10km le mercedi matin (et une 20aine de km en tout la semaine précédente). Les sensations sont moyennes, mais je garde espoir...

  Le lundi 30 avril il fait un temps pourri et je réussis à sortir du boulot peu après 18h pour aller chercher mon dossard à Combs la Ville en scooter. J'arrive gelé. Heureusement les prévisions météos sont plutôt rassurantes pour le lendemain (mais je n'y crois pas à 100%)

  Mardi 1er mai : jour J. Je me lève à 6h pour manger et me préparer. Le ciel est à peu près dégagé (ouf), mais la température reste fraiche. Je décide d'y aller en voiture plutôt qu'en scooter pour ne pas me prendre un coup de froid et car je crains l'après course. Je valide quand même la tenue que j'avais prévu : Adidas Boston Boost 5, chaussetes de compression DKT, short avec cuissard DKT, t-shirt ML technique, un deuxième t-shirt par dessus pour me tenir chaud et pour la déco ;-) (t-shirt rouge The Flash pour courir vite). J'ai ma montre GPS (Suunto Ambit 3 sport) à gauche et un capteur cardio optique Polar OH1 sur l'avant bras droit.

  Je m'hydrate ++ en préventif, je revêt par dessus ma tenue un vieux survêt' que je poserai dans le sac dédié sur le village départ pour le retrouver à l'arrivée. Je pars finalement vers 7h : j'ai 30' de route si pas de bouchons, le dernier car partant du village d'arrivée pour le départ est à 8h15 et ils conseillent de ne pas le prendre après 8h pour le marathon. J'ai donc de la marge, mais heureusement car sur place ça bouche bien. Les bénévolles guident les automobilistes vers les nombreuses zones de stationnement mises à disposition.

  J'arrive à prendre un des nombreux bus (bondés) qui nous mènent au départ et j'ai même le luxe d'y être assis. Je discute un peu avec des profs de la fac locale qui vont sur le 10km. Le trajet prend 15'. J'arrive sur le village départ, repère les lieux : tente du dépôt des sacs, wc, ligne de départ avec des petits paneaux pour les zones d'alure (3h, 3h15, 3h30, 3h45, 4h).

  Je bois un peu d'iso, je vais aux urinoirs, je trottine un peu, puis j'enlève le survêt', je revêt un super sac en plastique pour conserver la challeur avant d'aller sur la ligne et je confie mes effets au stand.

  Plus que 10' avant le départ : je jète mon sac plastique dans une poubelle puis me dirrige vers les sas. Je m'inserre finalement derrière le paneau 3h30 en me disant que j'aviserai aux sensations. Je discute avec quelques coureurs qui sont déjà aguéris et qui me laissent à penser que mon objectif est ambitieux...

  Le départ est donné et le meneur d'allure se faufile très vite dès le début. J'arrive néanmoins à le garder en ligne de mire, puis à m'en rapprocher au bout de 500m environ. On est plutôt dans les 4'30/km que vers les 5' et on passe déjà la ligne du km 1 à 4'46, puis on est déjà vers des champs et on passe le 2e km à 9'40 et le 3e à 14'30... On est du coup plusieurs coureurs à se demander si le meneur n'est pas un peu trop rapide, ce à quoi il répond que c'est pour s'arrêter aux ravitos pour ceux qui n'ont pas l'habitude de la distance...

  L'ami qui n'a pas pu participer est venu m'encourrager et je l'apperçois sur le côté et le salue, ça fait du bien au moral. On est à St Pierre du Perray et j'apperçois le nouveau cabinet de mon phlébologue. Un premier ravito arrive déjà avant le 5ekm et l'on passe sans marquer de pause, même brève (j'arrive à boire quelques gorgées d'eau tout de même). On est à 24'30 au km 5.

  Le peloton est encore dense derrière le meneur d'allure et je suis obliger de modifier mes foulées sans cesse, de plus le meneur se met à rallentir, on est à 5'/km sur les 2km suivants, puis ça ralentit encore un peu, je décide alors de suivre un petit groupe qui avance un peu plus et je maintiens la cadence sans problème, très à l'aise. Je revois encore mon ami qui est en fait venu sur un gyropode à une roue. Il m'encourage et me prends en photo et même en vidéo, puis nos chemins se séparent. Je le remercie pour son soutien et l'informerai du résultat. Je passe le km 10 à 48'45 et il y a maintenant un bel écart entre le meneur de 3h30 et le petit groupe où je suis. L'ambiance est sympa, on discute un peu entre coureurs et on est encouragés par de nombreux spectateurs. Quelques groupes de musique sont sur les bords de route.

  Je m'éforce de bien boire à chaque ravitaillement : de l'eau car jusqu'à présent je n'ai pas encore vu de boisson énergétique il était annoncé (à part du coca, mais en courant...). Il y a déjà eu quelque épongeages, mais je m'y suis pas encore intéressé car je ne suis pas encore en nage. La calleur grimpe doucement surtout lors de parties extra-urbaines nombreuses avec des nuages assez clairsemés.

  Vers le 17e km on croise les coureurs au bénéfice d'une voie en double sens séparée par des barières et de la rubalise ce qui m'étonne un peu pour un parcours "champètre". Je franchis le semi en 1h42'25" en étant encore bien frais, ce qui me rassure par rapport à ma vitesse moyenne, je me dis que j'ai un peu de marge pour mon objectif. A noter que les boissons énergétiques ont enfin fait leur apparition sur les ravitos : Powerade en bouteille de 50ml. J'en ai pris une au ravito du 18 et je la sirote gentiement jusqu'à la dernière goute plusieurs km après (certains n'en boivent que quelques gorgées et les jettent n'importe où, ce qui me désole pour le gachis et le non respect de la nature).

  Il y a quelques toutes petites côtes sur le trajet sans trop d'incidence, puis arrive Réau dont mon camarade m'avait prévenu de me méfier vers le 27e km : de longues lignes droites en bord de champs avec un vent latéral. En effet je sens bien ce vent et j'essaye de trouver des endroits où je pourrais être un peu plus abrité, mais je suis un peu isolé donc je ne peux pas bénéficier d'un peloton.

  Peu après le 31e km j'ai une première alèrte : un début de crampe à l'ischio droit et je me dis que si je m'arrête pour m'étirer je ne repartirai peut-être pas, d'autant que je n'ai jamais couru aussi longtemps et que j'ai déjà croisé plusieurs personnes qui ne couraient plus. Je décide de lever juste un peu le pied, de bien respirer et de boire un peu plus et au bout de moins d'1 km tout rentre dans l'ordre. L'ambiance est toujours chaleureuse avec les gens qui vous appellent par votre prénom (merci le dossard) et qui sont content que je leur sourie.

  On m'avait dit que les derniers km étaient en descente et de nombreux bénévoles nous disent "allez, après ça descend", mais rien de très flagrand ou trop court, la fatigue commence à se faire ressentir et vers le km 40, au "bénéfice" d'une petite montée pour passer la voie ferrée j'ai à nouveau l'ischio qui crampe, mais de l'autre côté cette fois... Je lève le pied et je respire à fond et ça passe à nouveau au bout de 500 bons m.

  On arrive maintenant sur de la petite descente, puis de la bonne descente. Je lache tout ce que je peux et je dépasse beaucoup de monde qui reste sur la retenue dans la pente. Le stade Alain Mimoun arrive en point de mire et on est bientôt sur du plat, je maintiens la cadence et j'arrive même à "sprinter" dans le stade et à doubler quelques coureurs. Je fais le dernier km en moins de 4'.

  Au final je termine en un peu moins de 3h25 : temps officiel 3h24'40" !!!

  Très content de ce résultat inespéré et un temps au 1er et au 2e semi quasi iso. J'ai bien mérité mon brin de muguet, ma belle médaille en verre artisanal et ma bouteille de jus de pomme local !

  Au ravito d'arrivé on discute encore avec d'autres coureurs, l'ambiance est vraiment conviviale (plus que sur le dernier 10km sur route auquel j'ai participé il y a quelques années).

  Conclusion : une météo cléménte, une bonne ambiance et une bonne gestion de ma course. Tout ça me donne envie d'y revenir une prochaine fois...

 

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