Récit de la course : Puma Trail 2007, par shaqui

L'auteur : shaqui

La course : Puma Trail

Date : 27/10/2007

Lieu : Nant (Aveyron)

Affichage : 1206 vues

Distance : 18km

Objectif : Se dépenser

1 commentaire

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Le récit

Ce samedi 27 Octobre, je participais à mon premier trail.

J'ai commencé la CAP en Mai 2007 avec 80 Km de footing par mois avant de me lancer en Juillet sur le plan foncier 702 d'athlete endurance (J'ai fait 7 semaines), une première course début Août, pour enchaîner avec le plan 1002 (VMA<18Km/h) avec en point de mire la Puma Trail (18 km 850 m +)

Pour cette première, on s’est déplacé en troupe avec Sandra et Aurore qui s’engagent sur la Templière, Vincent et Fred qui m’accompagnent sur la Puma Trail et le frangin qui s’attaque à la grande course des Templiers.

Samedi, « levé » Stéphanois difficile à 5H (Impossible de m’endormir, certainement l’excitation de la course) pour rejoindre la Haute-Loire où je retrouve Sandra, Aurore, Vincent et Fred. Arrivé à Nant aux alentours de 12H. Retrait des dossards, ingestion de quelques pâtes, montage des tentes et sélection de la tenue avant le départ prévu à 16 Heures.

Nous y sommes, près de 1000 participants sur la ligne, la musique d’ERA qui retentit et c’est parti pour l’aventure.

Avec Fred on laisse partir Vincent, beaucoup plus expérimenté en CAP. On attaque par un montée de 2.5 Km avec 200 de D+, parfaite pour chauffer les cuisses et partir sans trop se griller. On enchaîne ensuite avec une alternance de dénivelés montants et descendants pour entamer un descente avec 150m de D- qui nous mène jusqu’au Four à Chaux, situé au KM 6.

Fin de la descente et première difficulté avec 250 de D+ sur un peu plus de 2 Km. Beaucoup de monde devant nous et peu de possibilités de dépasser. Certains continuent de courir mais j’opte pour le marche rapide qui s’avère être tout aussi efficace et moins gourmande d’énergie.
Arrivée au sommet du Tombeau des Géants avec en vue le point de ravitaillement, placé au début d’une descente régulière de 2 Km avec 100 de dénivelé négatif. Fred et moi n’ayant pas d’expérience sur ces courses à dénivelé, la prudence sur les premiers Km était de mise. Au Km 9 nous sommes à 1H15 course. (Les « bouchons » du début de course nous ont également bien ralenti : un mal pour un bien ? Dans le doute, oui)

Nous entamons donc la descente après le ravitaillement. Etant tous les deux plutôt à l’aise, on double beaucoup de monde en descente et c’est toujours bon pour la moral. Nous sommes au Km 10 et alternent ensuite du D+ et D- sur 3Km pour nous mener au Mas d’Anguiral. A ce moment, je commence à avoir le ventre qui me titille, chaque impact au sol accentuant cette gêne. Fred est toujours bien et commence à s’échapper ; afin de ne pas me griller je le laisse partir et décide de prendre mon mal en patience en espérant que ça aille mieux rapidement.

Entre le 13 Km et le 15 Km, je monte en limitant la casse et je me dis que je trouverai les ressources morales pour « allumer » sur la fin. Au Roc Nantais, KM 15, j’entends la musique d’ERA et j’aperçois le village de Nant, 3 Km plus bas, 300 de D-.

Sur le haut de la descente, je suis seul, j’oublie le ventre et j’entame cette descente super technique. Je n’ai jamais fait de descente mais je suis à l’aise, agile et bien sur mes appuis, j’y vais donc assez fort.

Je rejoins rapidement un groupe de coureurs que je double d’une manière assez acrobatique (Saut de rocher sur le chemin en contrebas afin de ne pas les gêner). Je passe devant Fred et la ligne d’arrivée approche. La foule est de plus en plus nombreuse et les encouragements donnent la pêche. Fin de la descente sur un chemin plus large qui me permet d’envoyer du gros ; je passe de nombreux camarades. Porté par des « Allez courage », « Bravo », le public est encore plus densément présent et là j’ai les frissons, l’émotion est grandissante !

La descente terminée, nous arrivons sur une partie montante en bitume, 500 mètres avant l’arrivée. Une tape dans le dos, c’est Fred qui est revenu et qui a par conséquent bien du allumer sur la fin. Et là, aiiii, c’est le début d’une crampe derrière la cuisse gauche, idem pour la cuisse droite 50 mètres plus loin… j’aperçois mon frangin (Il travaillait le matin et a du arriver à la mi-journée), Sandra et Aurore qui m’adressent leurs encouragements.

L’arrivée est "à portée de foulées", je ralentis pour "laisser mes crampes tranquilles" (Il faudrait pas les réveiller... ;) ), apprécie et remercie le public fort nombreux, calé derrière les barrières formant l’arrivée. Après les rochers et autres chemins caillouteux c'est sur le tapis rouge que je franchis l’arrivée 20 secondes derrière Fred en 2H22. Vincent quant à lui mettra 2 Heures, bravo à lui !

Je termine 258 ème sur 777 arrivants (Un peu plus de 200 abandons semble t-il) et plutôt content pour une première même si l’objectif était plus proche de 2H10. (Mon cardio à 166 de moyenne sur cette course me semble d’ailleurs assez bas)

Un grand bravo aux filles parties peu avant nous. Sandra termine ses 11 km et 300 D+ sans entraînement en 1H05, Aurore quant à elle arrive 3 min plus tard.

Spéciale dédicace au frangin qui boucle sur mon premier Ultra en 9H40. Je vous invite à découvrir son compte rendu dans lequel il nous raconte l’aventure qui fut la sienne et celle de près de 3000 guerriers ayant pour objectif principal de terminer cette course désormais mythique du monde de l’Ultra Français. En cliquant ici, vous pourrez notamment découvrir la vidéo du départ 2007, rythmé par la musique d'ERA, animé par un balai de frontales : instant chargé d'émotions !

Vraiment beaucoup de plaisir et d’émotions durant ce week end. Sportivement, l’intérêt confirmé pour ces courses en pleine nature ; flirter avec les cimes, jouer avec le dénivelé, apprécier les paysages proposés par dame nature, rien que du bonheur.
Côté émotion, ça avait bien débuté avec ma course sur la Puma Trail et c’est allé en grandissant au fur et à mesure du déroulement de la course du frangin, avec comme point culminant son arrivée sur Nant, moment de fierté et de respect pour lui.
Organisation parfaite à tous les niveaux, un public qui encourage à toute heure, des commerçants chaleureux, accueillants qui donnent vraiment envie de revenir.

Week end nature superbe, un leçon d’humilité, une épreuve physique mais aussi et surtout morale avec pour seule récompense les encouragements du public et la fierté d’avoir relevé le défi proposé par les massifs des causses et des cévènes.

Je vais désormais faire une petite pause pour poursuivre mon apprentissage du Trail en 2008 avec la volonté d’allonger la distance, améliorer mes performances physiques et musculaires pour trouver encore plus de plaisir !

1 commentaire

Commentaire de corto posté le 30-10-2007 à 15:46:00

Bravo,
j'ai fait les templiers le lendemain. Mais beaucoup d'estimes pour les Pumas. Bravo pour ton premier trail.

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