Récit de la course : 100 km du Périgord Noir 2005, par jump38

L'auteur : jump38

La course : 100 km du Périgord Noir

Date : 23/4/2005

Lieu : Belves (Dordogne)

Affichage : 2424 vues

Distance : 50km

Objectif : Pas d'objectif

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50 km seulement en Périgord Noir

Samedi 22 avril, 7H55. Claudine (ma femme) et moi sommes, parmi de très nombreux adeptes de la ‘CAP’, au départ du ‘100 km du Périgord noir’ … dont nous ne ferons que les 50 premiers, comme bon nombre des personnes qui nous entourent. En effet, il y a deux semaines nous participions au ‘Balcon de Belledonne’ (voir récit par ailleurs du ‘BB’) et il nous a semblé plus sage de ne pas partir pour le 100. Nous avons longuement hésité toute la semaine compte tenu de la météo annoncée, mais les prévisions du jeudi 20 étant un peu meilleures que les précédentes, nous avons finalement pris la décision de venir depuis Grenoble pour goûter à ‘Belvès’.

Hier au soir nous avons eu un premier aperçu de la convivialité de cette course lors de la pasta-party qui nous a laissé déjà un bon souvenir.

8H, le départ est donné, nous piétinons quelques instants avant de pouvoir vraiment nous mettre en marche ; expression qui nous va bien puisque, ménisque entamé (moi) et problèmes de dos (Claudine) obligent, nous sommes marcheurs et non coureurs. Contrairement au ‘BB’ nous sommes nombreux à partir en marchant.
Au bout de quelques dizaines de mètres nous retrouvons un couple dont nous avons fait connaissance aux 100 km de Millau l’année denière ; eux sont partis pour le 100.

Le début du parcours nous fait visiter un peu Belvès et passer près de la ligne d’arrivée. Nous attaquons la descente vers la vallée et doublons un groupe de personnes âgées en fauteuils roulants. Chacune d’elles est accompagnée d’un(e) aide … sauf un papy chantonnant qui manifestement manipule son fauteuil avec dextérité mais qui prend également de la vitesse dans la descente ; nous proposons un instant de le retenir mais il nous enguirlande (gentiment) en nous disant qu’il se débrouille très bien avec ses mains et ses pieds (équipés de charentaises). Sacré papy.

En bas de la descente nous tombons sur une autre connaissance faite à Millau, avec qui nous discutons tout en filant notre 6,5 km/h de marcheur.

Nous doublons quelques marcheurs et sommes aussi doublés par quelques ‘trottineurs’.

Le temps n’est pas au beau mais il ne pleut pas.
Depuis le départ nous voyons pas mal de monde au bord de la route et apercevons nos premiers ravitos ‘sauvages’, où de l’eau, des fleurs et quelques friandises s’offrent à qui veut bien en profiter.
Nous traversons maintenant la Dordogne, et un peu plus loin, on nous fait prendre la direction de St Cyprien. Bientôt arrive le premier ravito ‘officiel’, bien garni, accueillant, avec des bénévoles qui ne sont pas avares d’encouragements, et il en sera ainsi à tous les ravitos du parcours. Quel plaisir de trouver du bon pain fourré de bon pâté, voire même de rillettes ; il y a même des morceaux de banane. Voilà une nourriture qui nous convient bien à nous marcheurs (et dont nous avions regretté l’absence à Millau).

Pensant être encore un peu fatigués du ‘BB’, nous sommes partis pour un 50 km à 6 km/h de moyenne (soit en 8H20’) mais pour l’instant nous tenons plutôt une moyenne proche de 7 km/h.

Après avoir traversé St Cyprien, nous nous retrouvons sur la route qui mène à Beynac, et là, c’est l’horreur. Nous sommes constamment doublés (on nous fait marcher sur le bord droit de la route) par des voitures, conduites parfois par des imbéciles qui ne prennent aucune précaution pour nous doubler. Perturbés par l’attention qu’il faut avoir, nous sentons bien que nous ralentissons notre allure. Je me dis qu’il vaut mieux ne pas faire d’écarts. Cette portion de route sera le seul vrai mauvais souvenir de cette course, mais ça fait tout de même une dizaine de kilomètres.
Ceci dit, nous longeons par moment la Dordogne et le paysage, malgré un temps qui reste couvert, est assez joli ; suffisamment du moins pour qu’on prenne quelques photos.

Enfin nous quittons le flot des voitures pour prendre, en direction de la Roque Gageac, une route un peu plus tranquille bien qu’il y passe encore quelques voitures, et nous reprenons une bonne vitesse de croisière. Nous sommes toujours accompagnés d’autres marcheurs, dont l’un qui s’aide d’un bâton de ski dans chaque main !

Soudain une voiture officielle et quelques motos nous font penser que la tête de course ne doit pas être bien loin. En effet nous croisons le futur gagnant ; il a l’air vraiment facile et lorsque nous l’encourageons, il répond même à nos encouragements. Nous croiserons plus loin les deux suivants avant de quitter la route qu’emprunte les concurrents de retour de Sarlat.

Le soleil se montre enfin mais on le regrette presque car l’atmosphère est lourde ; il fait soudain presque trop chaud.
A 15 km de l’arrivée à Sarlat, je me rends compte que si nous gardons le même rythme, nous pourrions finir en moins de 8H ce qui nous conviendrait.
Depuis la Roque Gageac, le parcours est vraiment agréable : routes plus petites, moins de circulation. Ces bords de Dordogne sont vraiment beaux.

Nous faisons route un instant avec un concurrent qui boitille légérement, il nous dit souffrir d’une sciatique qui manifestement se réveille mais ne l’empêche pas pour autant de marcher à bonne allure. Nous le laissons continuer à son allure, en lui souhaitant bonne chance, à l’occasion d’une montée.

Nous arrivons à un ravito où on nous propose avec une gentille insistance un peu de vin ; comment refuser ?

Nous voici sur une portion plate où on garde encore une bonne allure. Je commence à sentir une brûlure sous le pied droit.
Bientôt nous nous trouvons sur ce qui est, je crois, le parcours d’une ancienne voie ferrée réhabilitée en piste cyclable. L’endroit est sympa. On entame une très longue ligne droite en faux-plat montant qui semble interminable. Claudine en prend un coup au moral mais je lui confirme que sauf accident de fin de parcours, nous devrions finir largement en moins de 8H ; ça la motive et on repart.

Nous avons à une centaine de mètres devant nous un ‘paquet’ d’une douzaine de marcheurs regroupés sur une 50aine de mètres ; c’est tentant d’essayer de les rattraper mais à quoi bon. Finalement nous en doublerons trois ou quatre qui se détachent par l’arrière de ce peloton. Ca me chauffe de plus en plus sous le pied !

Un panneau nous annonce une côte très raide sur 100m ; nous sommes habitués à bien pire que ça avec les grimpettes de nos préalpes.
Un dernier ravito et un peu plus loin, on nous dit que l’arrivée est proche ; Claudine n’y croit pas … et pourtant si ! Depuis le haut de cette dernière bosse, nous apercevons le stade d’arrivée. Nous décidons de finir les 300 derniers mètres en trottinant et franchissons la ligne d’arrivée main dans la main en 7H44’58’’.

Quelques instants plus tard, une podologue sympa s’occupe de la belle ampoule que j’ai sous le pied (mais la Bétadine dans une ampoule … quelle vacherie !).

Depuis le bus qui nous ramène à Belvès, nous apercevons des concurrents qui continuent leur parcours des 100 km … ce sera peut-être notre cas une autre année.



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