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Récit de la course : La Pierre Jodet 2009, par La Tortue

L'auteur : La Tortue

La course : La Pierre Jodet

Date : 24/5/2009

Lieu : Vendoeuvres (Indre)

Affichage : 929 vues

Distance : 174km

Objectif : Pas d'objectif

2 commentaires

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Pas d'autre récit pour cette course.

une jolie partie de manivelles !

Une bête blessure a une cuisse m’avait empêché de courir ma cyclosportive de plaine de début avril, aussi, je me suis rabattu au pied levé sur la « pierre jodet ». J’ai toujours pas compris exactement ce que c’était comme course. C’est pas une vraie cyclosportive, si j’ai bien compris, mais un brevet randonneur sportif (BRS) qui fait parti du challenge national Ufolep. En clair, c’est une course en ligne de 176 km, dans la jolie campagnes castelroussine, avec la vallée de la Creuse  en fil rouge et avec 1950 m de dénivelé (donc, c’est pas la montagne, mais c’est pas tout plat non plus).

 

Inscrit de dernière minute, je me retrouve tout au fond du dernier sas, avec devant moi 800 gugusses (400 sur le long et 400 sur le court environ). Autant dire que la tache s’avère rude quand on sait que ce genre d’épreuve part à fond devant où les costauds essaient tout de suite de lâcher les boulets suceurs de roue (et Dieu sait s’il y en a de ces faignasses dans les pelotons cyclistes !).

 

Je passe la ligne de départ dans les derniers et tout de suite, je me mets à bloc pour essayer de remonter ! au bout de 600 m, à la sortie du village et à la faveur d’un faux-plat descendant, je suis à…55 km/h au compteur ! Contrairement à ma première cyclosportive à Sablé l’an dernier, j’ai beaucoup moins peur. Peut être que je commence à m’habituer ou est-ce parce que les cyclo du fond dans lesquels je me trouve pour l’instant sont assez cool et laisse passer facilement. En plus, le peloton laisse sur le côté gauche de la route, juste de quoi passer un vélo, ce qui fait que même si je suis parfois à limite du bas-côté, j’arrive quand même à me faufiler.

 

Ce qui est un poil dangereux, c’est que parfois, sans raison apparente (la route est large et fermée à la circulation), ça freine sec et on passe de 45 km/h à 10 km/h en quelques mètres ! Il faut donc être vigilant.

 

Au bout d’une heure à cravacher dans le paquet, j’aperçois dans un faux-plat montant la tête de la course, dans laquelle le speaker a annoncé la présence de pro ! Il ne me reste que 200 m à boucher environ, mais le peloton est trop compact et je n’arrive plus à remonter ;-(

 

Au km 62, se situe la bifurcation entre le petit et le grand parcours. A partir de là, le peloton va exploser et je vais me retrouver avec un groupe d’une cinquantaine de cyclo, mais curieusement il n’y a plus personne devant et plus de roue à rattraper ! Donc, inutile de faire de violents efforts pour rentrer sur les précédents comme je l’ai fait jusqu’à maintenant. Un regard sur le compteur, ces 62 premiers km ont été bouclés à plus de 36 de moyenne. Bon, d’accord, il n’y avait quasiment pas de difficulté, mais j’ai pas trainé non plus.

 

Tout d’un coup le profil de la course va changer ! Désormais c’est une succession de côtes et de jolies descentes de 500 m à 2 km environ. Le paquet de glue dans lequel j’étais parmi les principaux animateurs, va commencer à perdre des éléments par l’arrière. Devant, je fais largement ma part de travail et je termine presque toutes les bosses devant ! Il y en a même 2 ou 3 où je me surprends à prendre quelques longueurs sur le paquet sans le faire exprès !

 

C’est vraiment sympa d’être à bloc devant avec 30 ou 40 gus dans la roue et derrière la moto de la gendarmerie qui siffle dans les villages et qui fait se ranger les rares voitures qui arrivent en face ! on se prendrait presque pour une vedette ;-)

 

Vers le km 140, un très vilain raidard que je n’avais pas vu venir au détour d’un virage m’oblige à me mettre en danseuse pour la première fois de la journée, ce qui me déclenche quelques crampounettes ! Je gère et je lève le pied, tout en restant dans le groupe qui sous l’effet des cotes à répétition s’est singulièrement amoindri. Je vais passer quelques km au chaud vers la 10ème place du groupe et attendant que les crampes passent.

 

Les 30 derniers km sont tout plat, et ça recommence à rouler fort, très fort même, comme au début (40 km/h environ). Les crampes sont passées, je reviens devant pour appuyer ferme et il y a de plus en plus de monde à venir rouler devant. Ainsi, notre groupe rattrape pas mal de petits groupes de quelques coureurs. Et quand je vois le nombre de carcasses agonisantes qu’on ramasse, je regrette de ne pas m’être retrouvé mieux placé dès le début, car je pense vraiment que j’aurais pu mettre moins de temps dans un meilleur wagon !

 

Plus que quelques hectomètres, dans le faux-plat d’accès au village, le sprint part. Evidement, j’ai les cuisses en feu et comme je ne suis pas le roi de la danseuse, j’essaie de résister du mieux possible aux fusées surgit de l’arrière qui n’ont pas mis un coup de pédale depuis le matin et qui viennent faire les malins ! c’est de bonne guerre et je m’en fou un peu, mais quand je vois un type en maillot vert qui m’a coupé au moins trois fois ma ligne dans la journée et qui n’a jamais bouché un seul trou qui essaie de me dépasser à 200 m de la ligne, je décide que quitte à m’en faire péter les cuisses, il ne me doublera pas. On se fait le sprint comme si c’était l’étape des champs elysées, lui dans un style chaloupé et aérien, moi dans un style « tortue », du genre brute épaisse, assis sur la selle et en appuyant comme un taré sur les cuisses ! yes, l’honneur est sauf, je le précède d’une bonne longueur ! Sans blague, après avoir supporté de bonne grâce tous ces parasites toute la journée, celui-là, j’en faisais une question de principe ;-)

 

En descendant de vélo, je me choppe une crampe meuh meuh qui passe assez vite ! un bon plateau repas et hop, retour à la case départ !

 

J’étais venu pour m’arracher ! mission accomplie. Au final, je termine en 5h16, 181/800, 36 dans ma catégorie à 33.5 de My. Avec un meilleur positionnement au départ, je pouvais espérer une meilleure place, mais ce n’était pas le but de jeu. Et puis je ramène le « jodet d’or ! » pour en avoir terminé en mois de 5h25 !

 

Ce matin, 50 bornes dans les superbes coteaux du Layon en cette saison et quelques km de CAP enchainés. De bonnes sensations malgré la fatigue. Si les petits bobos qui m’ont perturbé ces derniers temps voulaient me lâcher un peu la grappe, je dirais que je suis optimiste pour la suite. Mais, je reste prudent et j’attends le we de la Pentecote avec le lapin et ses copains cyclistes de très bon niveau pour juger un peu mieux ma forme réelle du moment !

 

C’est maintenant que les choses sérieuses vont commencer…

 

---

bien amicalement,

La Tortue

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2 commentaires

Commentaire de robin posté le 26-05-2009 à 11:45:00

Bon Ben ca roule pour la Tortue !

Je viens d'aller faire un tour sur la bande annonce du Turtle's tour 2009 :

Waouh y'a du lourd !

kenavo

Commentaire de akunamatata posté le 26-05-2009 à 13:35:00

ben ça envoie du lourd !
costaud quand même, la tortue

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