Récit de la course : Marathon des Grands Crus de Bourgogne 2005, par Éric63

L'auteur : Éric63

La course : Marathon des Grands Crus de Bourgogne

Date : 22/10/2005

Lieu : Dijon (Côte-d'Or)

Affichage : 1542 vues

Distance : 42.195km

Objectif : Pas d'objectif

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LE marathon des grands 2005

Récit marathon des Grands Crus samedi 22 octobre 2005.

9ème Édition cette année.

Voilà je commence le récit de ce 3ème marathon (2ème pour celui-ci). La matinée passe assez vite, je digère le petit déjeuner de 6h00 qui était assez copieux, vu ce que je mange d’habitude. Je vérifie encore une fois mon sac, j’envois un dernier message sur blog et CLM, il est 11h00 ma moitié m’accompagne à Dijon.
Arrivé à l’église Saint-Michel il reste encore une place, les coureurs j’agitent normal c’est le départ d’une belle course et la météo est bien bravounette avec nous du soleil un 15°, 16° un peu de vent. Le vent risque d’être un handicap, mais il va nous donner un peu de fraîcheur si la température augmente.

Pas mal de déguisements encore cette année, j’ai pu remarquer cinq camarades « blues brothers », « un super man », une bande de « rasta mans », et les plus courageux les huit vin kings et le drakkar qui va avec, s’il vous plait…

Midi, c’est parti les puces sont activées, nous sommes sur les pavés à trotter, je me trouve une place sympa sur la gauche, ma petite femme est là pour la photo. Je suis très souple sur les pattes, 4’39 au premier kil sous le pont de l’Arquebuse, je vais réduire un peu c’est vrai que le parcours est relativement plat jusqu’au 5è kilo, mais je sais ce qu’il m’attends après. Je suis avec 3 gars je discute tranquille, 2è 4’39 encore « Ralenti mon gars ! », je m’écoute, quoi Pollux écoute Castor (Gémeaux) la force écoute l’harmonie. Ce qui m’amène au 5è en 23’50’’, c’est très bien, de plus beaucoup de monde sur cette portion nous sommes passés devant le village marathon et les coureurs du 10 000 attendent notre passage pour s’élancer également sur leurs courses. Je suis moins tendu que l’année dernière, je remarque plus de choses, le parcours est identique mais je prête plus d’attention aux alentours, je suis super relâché , c’est vrai que cette course je l’attendais un peu quand même, en 2004 j’avais étais très éprouvé par ce premier 42 Km. Les petites grimpettes arrivent elles commence à nous titiller les gambettes, le vent m’oblige aussi à me protéger derrière un bipède volumineux, ça le gène pas et moi ça m’arrange alors j’en profite, je peux vous dire que c’est une masse il doit faire pas loin de deux fois mon poids, oui JE SAIS « mon petit poids ».
J’arrive doucement mais sûrement à Gevrey-Chambertin au 10é en 48’27’’, vous remarquerez que je suis très raisonnable, Hé si je vais plus vite je vais explosé aussi, ma montée à Chambolle-Musigny de 2004 je m’en rappelle encore. Tiens le mur… Non ! L’autre celui de la pause pipi, aux bords d’une jolie vigne. Les hectomètres j’ajoutent au compteur, c’est bizarre je pense au Vikings, j’espère que l’embarcation est resté amarré dans un port en amont, sinon « ils sont fous c’est Vin kings ».
Doucement mais sûrement j’avance je parle avec quelques coureurs, j’entends un gars derrière qui me rejoins « Oh ! Ils vont nous faire aller jusqu’à Beaune ???... » J’ suis mort de rire, et, je poursuit mon grand bonhomme de chemin qui me fais arriver au 25è (2h07’24’’- 2h18’04’’en 2004-) un virage qui annonce le retour vers Marsannay-La-Côte.
Clos Vougeot, mon fils et mon épouse en reporter de l’épreuve, filment et photographient les marathoniens qui sont assez heureux de rentrer. Je croise quelques connaissances, un petit coucou amical, des encouragements de chaque côté, c’est une fête même si nous avons les traits tirés…
28è au 30è kilomètres Vougeot, Chambolle-Musigny la côte qui tue je suis en bas en 2h26’41 je me retrouve au 30kil en 2h43’39 je vous assure ce n’est pas très pentu, pentu mais ça grimpe, j’y comprends rien et je suis pas le seul croyez moi. J’arrive au sommet ça descends un peu, ensuite c’est reparti pour un effort sur 300 m, après je sais que c’est relativement plat jusqu’à l’arrivée, j’en ai gardé sous mes mizuno, super ça va le faire comme je le souhaitai, et bien pas du tout entre le 32 et 33 après Morey-St-Denis, une douleur assez vive au mollet droit m’inquiète J’avance plus lentement, rien de spécial à signaler c’est bon, j’aperçois Gevrey-Chambertin. 33è Km cela fait 3h06’06 que j’affronte, vent, quelques gouttes, ces maudites bosses, je m’approche du village, ça me tiraille aux deux mollets, je trouve une murette et je m’étire un peu, impec qu’est-ce que c’est une poignée de seconde a s’étirer. Je redémarre soulagé, encore un peu plus de 8000 m à franchir pour passer sous la flamme et retrouver une partie de ma petite famille. Bien non Arrêt sur image, je suis debout immobile, j’ai deux poutre en bois qui font office de jambes et ce qui me fais peur, c’est que mon pied droit a pris une drôle de position sur la tranche extérieur et que je ne peux pas le bouger, il est inerte le bougre , « là c’est pas normale Éric ». J’ai mal, quoi je me reprends J’AI TRÈS MAL. Je décide donc de me coucher de tout mon long sur le macadam encore humide d’une averse précédente, mon premier réflexe, ma première pensée, ma femme qui va attendre -because je ne pense pas repartir- je n’ai pas de téléphone pour prévenir Aïe ! Quelques coureurs passent à côté de moi, un gars s’arrête :
- « ça va ?
- Non (je peux dire que ça, il essaye de me tendre la jambe droite ou détendre je sais plus, enfin c’est inefficace) merci, continu ton chemin, courage ».
Je me retrouve toujours « *espatarré » et là très triste comme moi je pense, le gros cumulus au dessus de ma tête est parti en gros sanglots, maintenant je prends l’eau, la totale… Après quelques minutes je stoppe un véhicule d’assistance qui me dépose au centre de Gevrey, puis la protection civile me redépose à l’arrivée à Marsannay où je retrouve les miens.
Après un bon massage d’une demi heure de l’infirmière, je retrouve un peu plus de sensations aux guiboles, je bois un café pour me réchauffer, ça va mieux je le vois, ma femme retrouve le sourire.
Le constat de cette fin de course, les crampes ça fait BOBO. Crampes : manque de magnésium ? Le stress de c’est dernier jours, si j’analyse ma quinzaine assez riches en événements particuliers. Je ne connais pas exactement la cause de tout cela, mais c’est une expérience par mis tant d’autre.
Il me reste la SaintéLyon pour boucler l’année 2005 en beauté j’espère.

Un grand merci, à l’organisation, aux supporters et au staff médical. Peut être à 2006 pour la 10ème édition, si le projet de la Tunisie avec des CLM’s tombe à l’eau, NON plus d’eau, merci.

* allonger - patois occitan -

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Commentaire de Baleine posté le 28-10-2005 à 14:49:00

C’est vrai que le marathon des grands crus est une vraie merveille. De passer dans ces vignes de couleur jaune et orangée avec l’automne et de passer à coté de château et de manoirs tout aussi somptueux, c’est très dépaysant.
Surtout qu’il y a une très bonne ambiance, avec du monde déguisé, j’ai vu les Blues brothers et les Daltons qui voulaient se faire la male. Par contre on m’a dit que les vikings ont abandonné au 4è kilomètres, il est vrai que c’est dur de naviguer à travers les vignes par grand vent.

Pour ma part, c’était mon premier marathon. Mon beau-frère m’avait invité à le faire mais il ne m’avait pas tout dit sur ce parcours car il est bien vallonné et casse patte. En plus, avant le parcours, il me dit en rigolant que si je me paye le vent de Sud, je l’aurais sur 25 km et ça fatigue bien. Pour une fois, il avait raison LOL.

Samedi 22 octobre 2005
Je me lève à 9 h 30 et je me gave au petit déjeuné comme je fais tout les week-end, mais là je devais me préparer pour un 42 km donc ça ne rigole pas. Heureusement que j’avais retiré mon dossard la veille car quand je suis parti de l’appart, il était 10 h 30 et on devait passer dans un magasin de musique pour rendre l’accordéon de ma belle sœur.

Arrivé au départ, j’ai eu une envie de pisser et là ce n’est pas facile en ville (en trail, il suffit de trouver un arbre pour pisser et le tour est joué) Dans 20min c’est le départ et je suis à la recherche d’un WC, bingo, j’en trouve un, c’était pas dur car c’était le seul endroit ou des bipèdes en short faisait la queue. Après tout ça, je m’échauffe 10 min avant le départ. Je me place à la ligne de départ avec la main sur la montre et au coup de pistolet me voilà parti pour mon premier 42 km 195 m.

Les 5 premiers km sont plat et en plus y’a plein de spectateurs pour nous encourager (je n’ai pas l’habitude car je cours souvent seul dans les bois et la montagne) du coup je les fais en 21 min. C’est bon je suis dans les temps, je suis un peloton de 11 personnes ou il y a la 1er féminine. Et là je me dis : « c’est bon je suis dans le bon wagon ».
On fait comme au tour de France, on est agglutiner comme des moutons pour ce protéger du vent et chacun son tour on prend la tête de la course (je me croyais un vrai professionnel LOL). Je me suis dis, que les personnes qui étaient avec moi ne devaient pas être des amateurs alors je vais prendre leur exemple sur les différents ravitaillements. 1er ravito, ils prennent de l’eau, je fais pareil et je bois bien pour ne pas choper de crampes vers la fin de course. A chaque ravito, ils font la même chose. Les 21 premier kilomètre se passe super bien en 1 h 26 min mais je vois mes concurrents de course sortir de leur ceinture magique pleine de gel énergétique et là, je me suis dis que j’aurais du prendre des sucres au ravitaillement d’avant et que je suis un vrai amateur en la matière. Ce n’est pas grave, je continue sur le même rythme mais malheur au 25è km j’ai le coup de barre et un sérieux manque de sucre, du coup je suis obligé de ralentir car je commence à tout voir tourner. Je fais les 25 km en 1 h 45 min, mais j’attends le prochain ravito avec impatience. Arrivé au ravitaillement, au 26è km, je m’arrête et là je me gave de bananes, de raison sec et de sucres, les bénévoles me disaient « il ne faut pas t’arrêter sinon ça va être très dur de redémarrer en plus tu es 17e» LOL j’avais trop faim, je devais manger et attendre que le sucre fasse effet et de reprendre mes esprits, j’ai perdu au moins 10 min sur ce ravito, me voilà reparti pour les 17 derniers km. Jusqu’au 36e km, tout allé bien même si la bénévole avait raison, c’était très très dur de repartir et je commençais à sentir des crampes à mes mollets au 37è km. J’ai fais les 5 derniers km en m’étirant tous les 600 m tellement c’était douloureux et pour couronner le tout, il a plu des sceau d’eau pour les derniers kilomètres (et là, j’ai eu une pensée pour tous ceux que j’avais croisé et qu’il leur restait au moins 2 heures de course, ça allait être encore plus dur pour eux).
Du coup j’ai fini en 3 h 26 min et à la 67è place sur 1000 inscrits et j’étais très satisfait d’avoir fini mon premier marathon.

Conclusion : la course est magnifique, très bien organisée avec plein de point de ravitaillement où il y a de quoi manger et les bénévoles et les spectateurs sont super sympa, ils sont toujours là pour mettre l’ambiance et encourager en cas de moment difficile. Par contre le temps était vraiment bizarre, la 1er heure on a eu le droit à un soleil et des températures de 20° C et beaucoup de vent de face et la suite c’est la dégradation pour finir avec la pluie et à 13° C.

Leçon à tirer de son premier marathon : au 20è km, je me mangerais 2 ou 3 sucres pour ne pas avoir le coup de barre et je m’échaufferais plus avant le départ.

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