Récit de la course : Marathon "Paru Vendu" Halloween 2005, par pierrekiroul
Comme l'a bien dit Mathias dans son récit: une grosse déception, un gros bordel. Ca démarrait pourtant classiquement, en dehors de l'absence des bornes kilométriques. Je croise Blueberry un peu avant le 2ème ravito (il avait alors deja enlevé son masque...). Je prends de la flotte et la balance 5 min plus tard, dans l'espoir d'en retrouver 5 km plus loin. J'etais inconscient: vers le 15eme km, on voit des bouteilles vides par terre mais pas de ravitos, la grogne monte: autour de moi, j'entends les gens s'interroger "ou est passé le ravito ?" J'etais loin alors de penser que je n'en reverrais pas avant le 26ème km... Fin du 1er tour, en 1h44, c'est bon, j'suis dans les temps (je visais 3h35-3h40). Et la, une scene que je n'avais jamais vu, dans aucune compét: les concurrents sortir du parcours pour aller chercher, mendier de l'eau. Et oui, meme a la fin du 1er tour, toujours pas de ravitos ! Hallucinant... Gros coup de mou au moral, j'commence à mendier (sans résultats) comme tout le monde alors que je repasse devant la Halle Clémenceau. Un, peu apres la fin du 2eme tour, un spectateur avait 3 ou 4 bouteilles sur lui, c'est la délivrance mais il est trop tard: je commence à sentir soudainement les effets de la deshydratation (courbatures depuis la nuque jusqu'aux genoux, comme si j'avais chopé une grippe). Je bois comme un sauvage, ce qui n'ameliore rien: je suis tout ballonné et j'ai envie de gerber. Je passe subitement de 5 min/km à plus de 6min30/km: je passe en mode "survie" et j'abandonne toute prétention aux 3h35, on va se contenter de sauver les meubles... (moins de 4h00). Je croise au 38eme km (une des rares bornes kilometriques) un collègue triathlète d'Amiens qui me dit vivre l'enfer "C'est pire qu'Embrun ici" (il a terminé l'EmbrunMan en moins de 16h00 cette année). Il n'a pas vu d'eau entre le 5eme et le 21eme km... Je ne vois plus derriere moi le pote qui etait parti avec moi sur le marathon, j'apprendrais en suite qu'il a abandonné au 29eme km. Plus de ravito pour lui apres le 10eme km: quand il s'est pointé au ravito du 26eme km, il n'y avait plus que de la compote ! Les crampes ont été plus fortes lorsqu'il est arrivé a MINATEC.
Ironie du sort (ou des organisateurs): je croise plusieurs ravitos dans les tout derniers kms, comme entre autres, cet amas de packs d'eau laissé en libre service... à 300m de l'arrivée. Ca me fait une belle jambe. Au final, ce fut la bérésina, et je n'ai meme pas sauvé les meubles : 4h04mn. Au moins maintenant je sais ce que vaut une organisation à la Carole Gally : on ne m'y reprendra plus.
Commentaires
Amitiés à tous les amoureux de la CAP
Runpm
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