Récit de la course : La Lozérienne VTT 2014, par torchure

L'auteur : torchure

La course : La Lozérienne VTT

Date : 13/6/2014

Lieu : La Canourgue (Lozère)

Affichage : 376 vues

Distance : 152km

Objectif : Terminer

2 commentaires

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La Lozerienne VTT

A mon tour de donner mes impressions sur ce très bon week end.
Lorsque nous arrivons au retrait des dossards, je m’aperçois que nous sommes au milieu de gars sacrément affutés. Je ne me sens pas du tout à ma place. Je n’ai qu’une envie : me barrer en courant.

Mes impressions sont confirmées lorsque nous arrivons sur le lieu du prologue. Que des avions de chasse. Je ne fais pas le Mickey. J’attends mon tour avec fébrilité.  Un petit tour de reconnaissance ne me rassure pas : canal à traverser, pavés glissants, escaliers longs à monter et à descendre…

C’est à moi de m’élancer, j’essaye de partir assez vite mais je suis très vite à bout de souffle. Les ruelles s’enchainent. Je repasse à bloc devant les filles avant d’attaquer la bosse de 100md+. J’arrive à monter une petite moitié en pédalant mais je me fais très vite doubler par 4, 5 personnes. Je descends du vélo et pousse….. je suis claqué. J’aborde la descente et essaye de relancer avant de franchir la ligne d’arrivée à bout de souffle. Le résultat est sans appel : dans les derniers.

 

Première spéciale : Le moral n’est toujours pas revenu. J’ai les fesses qui font bravo ! Depuis quelques jours je me pose la question de basculer sur la rando au lieu du chrono.

Le départ en mass start m’entraine dans une recherche de vitesse qui me grille dès le départ. Tout cela pour finir dans un ralentissement dès le premier single. Je gère comme je peux. Je suis rapidement tout seul. Personne devant, personne derrière. Je commence à prendre du plaisir dans ce super paysage et ces singles si plaisants. Nous reprenons le goudron signe de l’approche de l’arrivée. Je donne tout et passe la ligne assez content de moi. Je rejoins Pierrick et vois très vite qu’il n’est pas entier et qu’il a voulu voir la jolie médecin.

Je n’ai pas le temps de poser le pied à terre qu’on se lance ensemble dans la liaison. Je ne sais pas à quelle allure nous roulons mais j’ai le sentiment de rouler plus vite sur la liaison que sur la spéciale. Pierr est facile et fait la causette avec les gars qui l’entoure. J’arrive à le suivre mais je ne peux dire un mot…

Nous arrivons au départ de la spéciale 2. Nous attendons un petit moment. J’en profite pour boire un peu de coca et blaguer avec le couple qui tient le ravito. Nos supporters sont là comme pour chaque liaison.

Le départ de la 2em spéciale se fait par vague de 6. Je suis dans l’avant dernière vague. Je prends un bon départ mais je suis vite rattrapé. J’ai de bonnes sensations sur les singles en forêt. Je me fais plaisir. En haut d’une bonne bosse passée à côté du vélo, je vois Pierr en train de déplier une chambre à air. Je nous revois à Villars à côté du Pont des Amours. Je m’arrête lui filer un petit coup de main avant de repartir devant lui. Il me rattrape assez vite et je le conserverai à porter de vue pendant quelques kilomètres. J’ai toujours du mal dès que le chemin s’incline. Le paysage est magnifique, nous surplombons  les gorges du tarn. Un vautour immense est juste devant moi. Je fini par passer la ligne d’arrivée dans un bon rythme mais dans les derniers.

Après 2, 3 minutes nous reprenons la route pour la 2eme liaison en faisant gaf à la chaine de Pierr qui n’arrête pas de sauter. Cette liaison est assez longue avec pas mal de goudron et de jolis singles.  Je suis toujours à la peine. Nous arrivons au ravito. Nous avons à peine le temps de faire de la mécanique (changement de chaine pour Pierr et graissage de la mienne) que les premiers s’élancent déjà. Un peu de coca et un paquet de chips entier. J’en profite pour commander un Ricard au couple du ravito.

Le départ de la 3eme spéciale se fait en montée. Je prends un rythme léger histoire de ne pas mourir sous la chaleur qui se fait déjà sentir. J’arrive à tenir sur les montées, descentes qui s’enchainent. Puis viens la bifurcation qui annonce le début de la descente vers le château. C’est un régal pour les yeux. La vue est superbe, les chemins super étroits mais assez roulant. Je double enfin des concurrents. Je ne suis pas complétement à l’aise avec le Lapierre. J’ai gardé l’habitude de mon Endurigide qui me permet de descendre plus en confiance. Mais ça ne m’empêche pas de bien m’éclater. Le chemin devient un peu plus technique. Le médecin est sur place au cas où… Je passe la ligne avec un sourire immense.

Une liaison au fond des gorges nous amène au village. Nous avons une vue sur le chemin que nous emprunterons dans la spéciale 4. La chaleur commence à bien se ressentir.

Quelques légumes et pates histoire de changer des chips, un auto massage, quelques moments passés avec nos supporters et la spéciale 4 est lancée.

Je sais maintenant que je vais arriver au bout des 90km. Je sais que j’y mettrai le temps qu’il faudra mais il est hors de question que j’abandonne. Depuis le départ j’ai découpé mentalement le parcours en fonction des spéciales/liaisons histoire d’amoindrir psychologiquement la masse de kilomètre. 

Après le départ supersonique des premiers, je m’élance dans la dernière vague. Nous passons le pont, bifurquons dans un petit single à gauche et c’est le début d’une super spéciale pour moi. Je me fais super plaisir. Le chemin alterne montées/descentes, franchissement de marches, de racines, d’arbres, roulages/gros portages… nous longeons la rivière qui nous hypnotise vu la chaleur accablante.  Pierr n’est pas loin de moi. Je l’ai à porter de roue. Juste avant d’arriver dans un très joli hameau, un coup de sifflet me fait tourner la tête. Nos supporters sont sur l’autre rive. Je balance un bon coup de sifflet à mon tour, je fais quelques signes. Qu’est ce que ça fait du bien de les apercevoir ! Quelques secondes plus tard, je me retrouve à plat ventre bouffant les cailloux… Plus de peur que de mal, un peu de sang sur le genou. La chute m’a fait perdre un peu d’entrain mais j’ai toujours autant de plaisir. Je rejoins un concurrent et je vais passer le reste de la spéciale à le motiver de ne pas abandonner (il bouclera la journée du lendemain).
Sur cette spéciale,  je n’ai pas ressentis les effets de la digestion du repas. J’ai essayé un nouveau truc depuis un mois : le régime végétarien. Je n’ai donc pas mangé la cuisse de poulet ni le jambon dans les pates. Il semblerait que la viande soit trop lourde à digérer et demanderai trop d’effort à l’organisme. Ca semble avoir marché pour cette fois…

A l’arrivée de la spéciale, nous sommes orientés sur la route au lieu de monter la colline par le chemin en plein soleil. C’est agréable de pouvoir rouler mais je n’arrive pas à suivre Pierr…

La liaison passe par le superbe village de St Eminie et ses belles rues pavées tout en montée. Une fontaine fraiche permet de nous rafraichir avant de rejoindre le ravito.

La spéciale 5 ne me fait pas vraiment envie. Je sais que je vais la faire intégralement en poussant le vélo. Je m’y suis préparé mentalement. 500mD+ en 7km : ça grimpe !!! Je pars dans la dernière vague. Je pédale pendant 500m dans un large chemin pierreux puis je fini par pousser le vélo. Les motos qui ferment la course commencent à se rapprocher. Je vais alterner poussage et pédalage dans ce chemin en plein soleil. Les motos finissent par me rejoindre et nous en profitons pour faire la causette. Le parcours rejoint le goudron. Je double un concurrent qui va vite me rattraper. Nous allons faire un bout de chemin ensemble en discutant. Et puis les jambes vont revenir et je vais finir par le distancer un peu. A 200m de la ligne je ralentis pour finir avec lui mais il a trop ralentit et je passe la ligne en avant dernière position devant nos supporters.

2 minutes de pause, un coca, des chips, quelques mots échangés avec les motards et le couple du ravito et on se relance à toute vitesse (pour moi) dans la dernière liaison de la journée. J’ai toujours autant de mal à suivre Pierr qui bombarde. Je fais de plus en plus de danseuse car ma selle est devenue insupportable.

Le départ de la 6eme spéciale prend un peu de temps à être donné. Je pars dans la dernière vague et reste bloqué derrière 2 concurrents qui n’avancent pas bien vite. Je fini par arriver à les doubler juste avant le début de la descente technique où quelques concurrents semblent être en difficultés. Je passe comme une fleur sur les rochers avant de rejoindre le long sentier en balcon tout en dévers. C’est casse gueule et me revoila bloqué derrière 3 concurrents. Je ronge mon frein… j’en double deux et subis la concurrente devant moi alors qu’une superbe descente se profile. Le single est en terre sans pierre et slalome dans une foret dense. J’arrive à la doubler à une vitesse folle juste avant un bon coup de cul que je passe tout aussi vite. La fin de la descente est un régal. La ligne d’arriver se rapproche. Le concurrent de la spéciale 5 est juste devant moi, nous sprintons comme des malades et passons la ligne d’arriver aussi joyeux que des gamins le jour de Noël.

Je retrouve nos supporters… et nous rentrons dans notre gîte.

Une bonne bière, une bonne douche et la décision de ne pas remonter sur un vélo le lendemain à vite été prise….

Photo après la douche, âme sensible s’abstenir :

Photo

 

Le dimanche, je vais passer de l’autre côté et rejoindre nos supporters  pour suivre Pierr. La météo a bien changée, il y a un vent glacial et de gros nuage.

C’est sympa de voir la course différemment en allant par exemple sur le parcours de la 7eme spéciale.

J’ai un peu de regret de ne pas avoir pu prendre le départ de la course le dimanche mais je sais au fond de moi que j’en aurai vraiment chier !! Pierr m’impressionne !! Il a fait un truc de malade en enchainant les 3 jours.

Vivement l’édition de l’année prochaine !!!

2 commentaires

Commentaire de Aurely42r posté le 18-06-2014 à 08:02:32

A ben on a du faire un bout de chemin ensemble.... J'étais aussi adepte des 2 dernières vagues... La fille en bleu et noir avec le maillot probikeshop... C'est peut être moi qui t'ai fait bloqué? Quoique je suis pas sur qu'il y ai autant de monde derrière moi a la fin de la spécial 6...

Commentaire de torchure posté le 18-06-2014 à 08:23:35

A oui, le dossard 62 ! On a roulé pas loin l un de l autre toute la journée... Très à l aise dans les montées et un peu moins dans les descentes, tout l inverse de moi.
Tu m as laissé passer tout de suite après le tronc d arbre au début de la descente.

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