Récit de la course : Trail de la Côte d'Opale - 42 km 2014, par jerem-runner

L'auteur : jerem-runner

La course : Trail de la Côte d'Opale - 42 km

Date : 14/9/2014

Lieu : Wissant (Pas-de-Calais)

Affichage : 1058 vues

Distance : 46km

Matos : Asics Trabucco
Short 2 en 1 Asics
Manchon BV Sport
Tshirt Asics

Objectif : Faire un temps

2 commentaires

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Le récit

   


Trail de la Côte d’Opale
Un 42 km annoncé 44 km avec l’allure d’un 46,5 km…


C’est les pieds dans l’eau que le week-end commence à l’occasion du Trail de la Côte d’Opale après avoir récupérer le sésame pour courir le dimanche, dossard 1001.

Voir cette plage et cette météo qui est au rendez-vous donne envie d’être lendemain pour prendre le départ.

 

Le réveil est matinal pour un dimanche (6h30) pour aller prendre le petit déjeuner à 7h00 dans l’hôtel où j’ai posé ma valise. Toutes mes affaires pour la courses sont prêtes depuis la veille pour ne rien oublié et ne pas stresser un peu quand on ne trouve pas ce que l’on cherche alors qu’on l’a devant les yeux.

A 8h30, c’est le grand départ vers la zone de départ histoire de retrouver les proches venu m’encourager et voir 2–3 visages de personnes rencontré sur la toile.

Un petit échauffement sur la digue puis sur la plage avant de gagner la grande ligne de départ mis en place pour l’occasion et top, c’est partie, il est 9h30 (un peu surpris par le départ, j’ai juste suivi la foule, je n’ai rien entendu avec le vent).

   

Une longue ligne droite de 2 km nous attend sur la plage avec quelques bâches qui nous mouille les pieds dès le départ (heureusement que la météo est avec nous, les pieds sèchent vite).

Une fois en dehors de la plage, c’est sur un bon rythme que je m’engage sur l’enchaînement des faux plats montant et descendant en gardant en tête un objectif de 4h30, je laisse donc les plus rapide partir devant.

Nous sommes dans une partie très roulante, et comme nous sommes dans une région plate, difficile de parler de côte, mais il faut faire attention à la caillasse sur les chemins et les trous.

Un peu avant les 10 km, nous rejoignons les coureurs du 62 km partie depuis 8h00 toujours sur ces chemins roulant avant de regagner Wissant et le début des choses sérieuses, les dunes !

Les appuies sont difficile, plus dur que sur de la boue, mais j’arrive à courir tout en baissant l’allure, le cardio augmente considérablement. Enchaînement de courte montée et descente, c’est la que je me fait une petite frayeur et je sens mon genoux gauche légèrement tourné et qui devient douloureux. Je suis au kilomètre 15, encore une trentaine de kilomètre devant moi, la route est encore longue, je baisse l’allure de nouveau et ne pense plus à mon objectif. Mon envie est surtout de finir et de prendre du plaisir, mais aussi de profiter du parcours.

Une fois les dunes finies, nous sommes de nouveau sur la plage avec beaucoup de galet, à un point où les pieds s’enfoncent avant de regagner une ville et avoir du parcours plus roulant. L’organisation nous annonce que nous sommes au km 20, mais je suis déjà à plus de 21. Le ravitaillement ne doit plus être très loin (annoncé au km 21). Dans ce secteur, j’ai le droit à une second frayeur, j’ai le droit à ma cheville droite qui tourne et qui devient légèrement douloureuse.

A la sortie de la ville, je suis au dessus des falaises, je me demande si je n’ai pas raté le ravitaillement, mais n’étant pas le seul à me poser la question, je me rassure et me dis qu’il est plus loin… Je profite du paysage et redécouvre la région avec la vue (étant originaire de la région, ça m’a un peu tenu à cœur de venir faire ce trail).

Arrivé au fort d’Ambleuteuse pour le ravitaillement je suis au km 25, montre et affichage de l’organisation coïncide… il y a comme un problème mais bon, je me ravitaille et fait le plein de mes bidons avant de repartir.

(certains font la remarque à l’organisation comme quoi le ravitaillement est 4 km plus loin que prévu, la réponse… des changements de dernière minutes sur le parcours…)

A la sortie du ravitaillement, direction la plage et les dunes de la Slack pendant plus de 8 km avant de regagner un secteur roulant déjà emprunté à l’aller en repassant au dessus des falaises du Cap Gris Nez.

Le parcours commence vraiment à être pénible, pas par sa difficulté mais depuis le début des dunes de la Slack vers le km 30, je n’arrive plus m’alimenter. Je ne peux que boire et plus j’avance, plus je sens que je manque d’énergie. Je marche dans quasiment toutes les montées et reprend une foulées dans les secteurs plats et descendant.

Dans la dernière dune, avant de regagner la plage, c’est l’hécatombe… de nombreux traileurs s’arrêtent à cause des crampes, d’autres n’ont de ravitaillement sur eux… mais les traileurs contrairement aux routards sont solidaire et s’entraident. J’aide moi-même quelqu’un en lui donnant quelques gorgées d’eau.

Je regagne la plage avec un petit groupe, des bénévoles nous disent qu’il reste 2,5 km et que nous sommes au km 42. A nos montre, nous avons tous 44 km, il y a donc un petit soucis sur les distances, mais bon, direction la ligne d’arrivée.

Le vent est fort, la ligne droite de 2 km en voyant Wissant (ligne d’arrivée) devant nous est interminable. J’avance même plus vite en marchant qu’en courant avec le vent.

Dernier obstacle avant de regagner la digue et la ligne d’arrivée, je monte un escalier noir de monde pour applaudir les traileurs. Quelques encouragements me donnent l’envie de ne plus marcher jusque la ligne.

Je suis sur la digue avec une bonne petite foulée avec un compagnon de route qui ralenti pour taper dans la main de sa famille. Je sais que je suis attendu près de la ligne d’arrivée, je ne ralenti donc pas. Dernier virage, pas mal de monde dans cette dernière ligne droite, mais beaucoup de monde qui ne prêtent pas attention aux traileurs et un peu obligé de zigzagué.

Je retrouve mes proches, je tape dans leurs main et franchi la ligne le visage marqué en 5h32’45’’ avec 46,5 km au compteur, heureux d’avoir fini, heureux d’avoir fait un trail dans le sable et je me dis au même moment dans ma tête : « Plus jamais je ferai un trail dans le sable ! »

Mais au final, ces moments difficiles deviennent de bons souvenirs avec le temps.

De ce trail de la Côte d’Opale, je me suis régalé malgré les petites galères sur un super parcours pour une première sur ce type de parcours mais surtout pour une première sur cette distance.

 

 

2 commentaires

Commentaire de Mokiloque posté le 18-09-2014 à 15:18:16

Bravo à toi pour ce beau parcours !
J'ai fait le 62km et vu ton temps j'ai du te dépasser quelque part après Ambleteuse je pense :)

Bonne récup !

Commentaire de sebmelalix posté le 21-09-2014 à 22:21:30

Bravo pour ta course et merci pour ton récit.
Tu réalises une belle perf malgré ton genoux et ta cheville douloureux.
On a eu du rab au niveau des kilomètres et pas facile dans le sable.

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