Récit de la course : Trail des Lônes - 18 km 2007, par Gibus

L'auteur : Gibus

La course : Trail des Lônes - 18 km

Date : 21/10/2007

Lieu : Balan (Ain)

Affichage : 2009 vues

Distance : 25km

Objectif : Pas d'objectif

3 commentaires

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Le récit

 

 

 

 

Il y a longtemps que je n'avais pas couru une course comme celle là. Des passages en forêt sur de petits chemins tortueux où il faut passer à la corde des arbres, des relances, bref que du bonheur.

A Balan il y a toujours des organisations de courses. La corrida du début d'année n'a que trois ans d'existence. Il y a eu le cross départemental en 2005 et le championnat open de France militaire de semi l'année passée. Il y avait la "Bitume et Macadam", course de 10 et de 21 kms sur route vallonnée, puis celle-ci s'est transformée en "Bitume et Lônes" avant de devenir le trail de Balan plus "vert". Cette année un nouveau nom est apparu : la virée des Lônes car cette épreuve n'est pas si vallonnée que cela, c'est plutôt d'ailleurs une course verte. ASC Balan, club organisateur, innove toujours et c'est très bien pour nous coureurs.

Direction donc la côtière où se trouve Balan. Je rate la bifurcation après le passage à niveau. Marche arrière, puis je loupe de nouveau la route à cause d'une voiture qui me cache le panneau "Virée des Lônes". Ca y est j'y suis. Je suis déjà inscrit et je récupère vite fait mon dossard dans le gymnase. Je retourne à la voiture pour me préparer. Le bonnet, les gants et les habits longs sont de rigueur avec ce froid de canard soudain, il a fallu gratter les vitres ce matin. Je pars m'échauffer. Un petit quart d'heure fera l'affaire en vue des 25 kms de trail qui m'attendent. Il y a aussi un dix kil. Le départ est commun et on repère ceux qui font la p'tite  distance par leur préparation plus tonique. Je croise Fred et Nico d'Ambérieu. Il y aussi les gars de Pont de Vaux. Tiens il y a aussi Didier, le gars qui m'a battu de 4 secondes pour la première place de V1 à Polliat, il y a 15 jours. Le départ est décalé d'un quart d'heure car dans le journal il y était mentionné un départ à 9h15 au lieu de 9h. Je rentre de nouveau dans le gymnase car ça caille un peu. Nous nous dirigeons vers la ligne de départ. Nous sommes 160 à peu près répartis sur les deux distances. Je me mets tout derrière comme je l'avais dit. Je suis à côté du père de Romuald qui, en spectateur, rigole de me voir là. Ca y est ça part. Je reste sagement au fond avec un autre qui fait apparemment pareil que moi. Il entamera sa remontée avant moi. Je taille la bavette avec Serge le journaliste en trottinant doucement derrière le peloton qui s'étire.
On parle de Laure qui a fait la diagonale de fous à La Réunion. D'après le site internet, elle a mis 53H40 et termine 24° sénior féminine, chapeau. Mais tu ne cours pas ! me dit-il. Si, si j'y vais. Je le salue, à toute à l'heure. 2, 3 minutes de course. Un retardataire arrive par derrière à fond. Il a raté le départ. Je le suis un peu mais je me calme. Je double petit à petit et prend mon rythme. Nous quittons la route pour un chemin en single track. Là je ne peux plus doubler, mais les gens se poussent quand même, sympa. Il y en a plein qui ont raté le départ ! Non, non, je suis parti doucement. C'est maintenant un simili de sentier où il faut faire gaffe aux chevilles. Nous suivons le cours d'eau à gauche. Le soleil qui reflète dedans nous ébloui. Les coureurs sont tous à la queue leu leu. Je rattrape une fille qui fait pareil que moi : dès qu'il y a une opportunité, elle double. Je la dépasse. Elle est surprise. Je l'encourage en passant. Nous ralentissons tous car nous passons sur un pont limite pas trop solide avec ses grilles en ferraille. Attention interdit aux plus d'un quintal. Oh, il y a un sacré peloton, lance un bénévole. Puis nous passons un pont plus solide kms 5, 23'. Purée j'avance quand même. Nous somme maintenant de l'autre coté de l'eau. Je suis tout seul maintenant, j'aperçois au loin des maillots de l'EAB. Ceux sont des filles de Bourg. Je les rattrape au bout d'un moment. Les écarts se creusent et il n'y a plus de peloton, que des coureurs par ci par là. Nous croisons des randonneurs qui nous encouragent vivement, c'est qu'il fait froid. Le haut de ma combi de ski me protège bien du petit vent, et j'ai bien fait de garder les gants. Pour le bas c'est collant et bien sûr chaussures trail. Mes ASICS préférées. Le premier ravito est là. Des bénévoles sont avec de gros anoraks bleus. On dirait des gendarmes ! Rires. Allez, allez, première, deuxième, troisième et quatrième fille. Ouh là , c'est la gagne qui se joue là devant. Je suis ces demoiselles. Elles ont un bon rythme. La dernière me laisse passer, car nous sommes de nouveau sur un petit chemin. Je finis par toutes me les faire. Oups je vais être fatigué moi… Ca tourne à droite, à gauche. J'accélère dans les creux pour prendre de l'élan pour les bosses. Tip, top. Je m'éclate comme un fou. De retour sur la route. Suis-je sur le bon itinéraire ? Je ne vois plus personne. Je vois des gars devant moi. Ca va. J'entends du bruit derrière moi. Un vélo ? Non, c'est quelqu'un qui revient sur moi. Nous passons à côté de bennes puis nous traversons une route. Huitième kilomètres, nous dit-on. Nous repassons par un chemin puis nous revenons vers la route à travers un champ. Retraversage. Le gars derrière moi ne m'a toujours pas rattrapé. On va repasser la route une nouvelle fois plus tard car on voit plus loin les coureurs de devant qui traversent. Nous sommes dans la forêt. Les deux gars devant moi ne sont plus très loin. C'est une série de woops à avaler qui nous attend. Que des petites bosses les unes derrière les autres. Dur pour les jambes, surtout qu'il y a des parties boueuses. Le concurrent derrière moi a l'air de moins bien avancé dans les bois. Je rattrape les concurrents de devant et reste derrière eux. Ils parlent de l'UTMB où il faut maintenant deux temps de référence sur des trails de plus de 50 bornes pour y participer. Tu veux passer ? Non, j'suis bien là et puis je vous écoute, ça fait passer le temps. Bon je les double quand même après avoir donné mon avis sur la question. Panneau 10. 47'. Eh les gars, il n'y avait pas la séparation entre les deux itinéraires ? On ne s'est pas trompé ? Non, la bifurcation est là sur la gauche, tout droit ceux sont les 25. Il y a plus que 10 alors car on n'est pas à Balan. On retraverse la route. J'entends de nouveau le gars derrière moi, il a doublé les deux autres. Le soleil m'éblouit de nouveau. Je me protège la vue du soleil avec la main comme les indiens pour voir le parcours partir sur la gauche de nouveau dans les bois. Chic. Avant de ressortir, nous passons de nouveau sur une passerelle : "Le pont des sirènes". Je ne les ai pas entendues dis-je au bénévole qui nous dirige sur la droite. Ravito à 200 mètres. Je choppe un verre d'eau après avoir enlever les gants. Un bref passage en sous-bois. Puis un chemin nous amène près d'un pont qui fait passer un câble au dessus de l'eau. Je vois l'ombre du gars derrière qui me talonne. De nouveau les sous bois, feuilles mortes, virages, accélération, boue, le top quoi. La route suivante, qui nous ramène sur la boucle des dix kilomètres à faire à l'envers, va avoir raison de moi. 15°, 1h07'. Le gars derrière fini par me doubler. Joli parcours ? Ouaip ! il s'éloigne vite. Ah, j'étais le meilleur dans les bois. Après la route, on contourne de nouveau les bennes. Puis la route qui se transforme en chemin. Attention là ça glisse. A l'aller déjà, j'avais les appuis qui s'étaient dérobés. Je rattaque le passage où j'avais doublé les filles tout à l'heure. Vraiment bien. Tel un skieur, je frôle les poteaux. Droite, gauche. Je relance. Puis le ravito arrive bientôt avec les faux gendarmes. On voit au loin les concurrents qui sont dispersés ça et là. Le gars qui m'a doublé a la patate car il a dépassé deux autres coureurs. Kms 20 : 1h22' ?? Ouh là, j'ai gagné 5 minutes. Non, les panneaux ne sont pas au bon endroit. Du bruit derrière. Qu'est ce que c'est ? Un autre gars me double. Je l'encourage. Il faut faire gaffe aux chevilles, me dit-il. Il y en a d'autres pas loin derrière moi dont un de Balan avec son maillot jaune et mauve. Passage du pont. T'es 30°. Ouai cool. Même si ceux derrière me rattrapent, je serai dans les 40. Mais bon, pour le moment j'suis dans les 30. Nous longeons de nouveau le cours d'eau, le soleil est dans le dos. Derrière ça revient, c'est le gars de Balan. Je tiens jusqu'au pont avec les grilles en ferraille, mais après il me double. Les orties nous fouettent les mollets. Dommage pour ceux en short. Nous repassons un chemin plus large. Deux gars sont encore devant, j'essaye d'accrocher au gars de Balan. Le passage en forêt va me faire recoller et nous sommes maintenant 4 à la queue leu leu. Les premiers s'écartent et avec mon compagnon en jaune et mauve nous traçons sur le chemin. Le retour sur la route annonce les derniers hectomètres. On déroule sur le macadam, un gars n'est pas bien devant. On le rattrape, le double et j'accélère. Le mec de Balan me redouble, je réponds. Viens la derrière ligne droite très longue avec sa côte finale. Je démarre doucement mais surement. Personne ne me suis. J'accélère encore et j'avale la côte toute crue. Je coupe la ligne : 1h49'. Féloches à ceux derrière. On se serre la main. Tout le monde est content. C'était vraiment une superbe course. Les kilomètres d'entrainement de cette semaine ont été prolifiques. La SaintéLyon n'a qu'à bien se tenir. On se retrouve autour de la table du ravito. J'suis 27°. Tiens, Didier est V2 maintenant. J'étais donc 1° V1 à Polliat. Arrhhhh. C'est quoi c'te daube. Là j'suis bien énervé, tiens. C'est pas grave, rien qu'en repensant au parcours dans les bois, on oublie tout le reste. Salut Balan à la prochaine. Vraiment cool cette course.

3 commentaires

Commentaire de NoNo l'esc@rgot posté le 25-10-2007 à 11:48:00

Wouuuuhaaaaaa ! Féroce le Gilbert ! Quelle gnack !
Eh ! alors comme ça tu t'es tapé toutes les filles ?
Ben c'est du beau ! J'te connaissais pô comme ça... ;-)
Bravo pour ta course à donf, comme d'hab. La Sainté,
tu vas l'avalée toute crue aussi ! Dommage que
tu n'aies
pas pris ton APN... Les Lônes, c'est beau...

RV à Saint Etienne - L'esc@rgot

Commentaire de moumie posté le 25-10-2007 à 22:39:00

salut Gibus,

J'ai eu la même réaction que Nono, Môsieur se tape toutes les filles MDR

Félicitation pour ta course
A plus et bon courage pour la suite
Moumie

Commentaire de franciss posté le 28-10-2007 à 10:07:00

Décidément, tes CR on s'y croirait... c'est du vivant et du palpitant... mais il est vrai que tu as la ressource physique pour cela...Bravo à toi pour ta course et pour Polliat, j'en ai parlé à l'un des organisateurs qui va faire suivre...
A+

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