Récit de la course : Trail de la Vallée de Chevreuse - Aventure - 51 km 2008, par tribob

L'auteur : tribob

La course : Trail de la Vallée de Chevreuse - Aventure - 51 km

Date : 6/4/2008

Lieu : Auffargis (Yvelines)

Affichage : 1772 vues

Distance : 51km

Objectif : Pas d'objectif

6 commentaires

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Le récit

Voiçi un lien pour télécharger le récit de ma course du TVC (avec un peu plus de photos) : Lien.

Le tout en images : Lien.

Les résultats :Lien.  

 

 


 

On apprécie  souvent les résultats d’un coureur en fonction du temps qu’il a mis pour terminer une course. En effet, les temps de référence pour un 10 kms, semi ou marathon sont définis par des critères bien précis : vitesse moyenne, parcours plat ou sans difficulté, itinéraire facile à suivre…pour les trails en général et particulièrement pour le Trail de la Vallée de Chevreuse (TVC), surtout ce dimanche 6 avril 2008, toutes ces caractéristiques de courses sont à oublier.

 

Quelques explications :

 

Un petit retour en arrière :

 

Cette année, j’ai décidé de reprendre le chemin des courses nature. Depuis notre arrivée à Montargis, septembre 2004, j’ai décidé de me lancer dans les marathons et dans le triathlon.

J’ai éprouvé énormément de plaisir à relever le défi de ces 42,195 kilomètres (7 marathons au compteur).

N’étant pas certains de pouvoir faire une saison complète de triathlon, j’ai décidé d’axer ma saison 2008 sur les trails. En effet, il y a pas mal de course en début d’année, et j’étais sûr de pouvoir être présent à ce moment là pour m’entraîner et participer à ces courses.

 

J’ai donc privilégié mon entraînement sur la course à pied et réaliser 2 trails : La Pérouse (25 kms – 991 + – 1h57 – 29/244) à Plombières les Dijon le 2/03/2008 et Les foulées de la forêt d’Othe (15 kms – 455 + - 59’17 – 6/116)  à Joigny le 30/03/2008. Entre ces 2 courses, j’ai participé au semi marathon de Montargis, que je boucle en 1h21’48, mon meilleur temps sur la distance.

 

Pourquoi le Trail de la Vallée de Chevreuse ? :

 

En premier lieu :

-         pour sa proximité géographique (- de 2 heures de route),

-         pour sa date,

-         pour sa distance et son tracé,

-         pour le défi à relever,

-         pour me retirer les différents doutes que j’avais par rapport aux échos et comptes rendus de courses des autres participants.

 

Et oui, comment ne pas être songeur à la vue des temps réalisés par les premiers et autres participants à cette course ? 51 kms en presque 5 heures pour l’élite, je me dis que le défi doit être à relever. J’ai parcouru, plusieurs fois, les récits des traileurs du TVC et je me disais soit « ils exagèrent leur récit », « 2000 mètres de dénivelé aux portes de Paris, ils ont trouvé ça ou », « ça monte, ça descend, oui mais pas tout le temps », « la première boucle est terrible, ne partais pas trop vite car la fin sera un calvaire »….bref, trop de doutes pour ne pas aller voir de mes propres yeux.

   

J-1 :

 

Samedi 5 avril, 17h00, nous partons pour Auffargis, après que mon épouse soit rentrée du boulot.

J’ai l’intention de récupérer mon dossard le soir et visiter un peu les lieux avant le départ du lendemain. J’avais pris contact avec les organisateurs par le biais du site kikourou et un des membres de l’organisation « elfette des bois », que je remercie d’ailleurs pour sa disponibilité. Dommage que je n’avais pas de visage à mettre sur un pseudo, car nous nous sommes croisé samedi et dimanche, mais ne sachant pas qui vous étiez, je n’ai pas pu vous remercier de vive voix (chose faite ici et maintenant).

 

18h45 : Nous arrivons donc sur le lieu de départ. Le coin est magnifique et le village et très beau. L’accueil est chaleureux, les infos et renseignements sont précis.

 

Nous repartons direction Rambouillet pour prendre notre repas dans une pizzeria.

 

21h00 : nous arrivons à l’Etap hôtel de Rambouillet où nous avons nos quartiers. La proximité des lieux, le prix et la tranquillité est un bon compromis.

 
Je termine de préparer mes affaires en essayant de ne rien omettre. La nuit se passe bien.

 

Jour J :


5h15 : le réveil sonne, la troupe se lève, petit déjeuner traditionnel pour tout le monde, toilette, habillage, rangement des affaires, 10 minutes de trajet direction le TVC.

 

Les jalonneurs nous indiquent l’itinéraire pour stationner. On se retrouve assez loin du site.

 

 

 


Beaucoup de coureurs aux tenues bariolées sont présents : vestes rouges, oranges, des bâtons, des sacs, des portes bidons, des casquettes, des buffs, manches longues-courtes, cuissards cours-longs, gants…on trouve tout. Chacun s’est préparé à sa manière afin d’être à l’aise pendant ce périple.

 

Je ne stress pas trop pour la course, on verra au fur et à mesure.

 

Déjà un point positif, il ne pleut pas, il ne neige pas. Les prévisions météo de ces derniers jours étaient catastrophiques, pour l’instant tout est calme.

 

 

 

 

 

Le départ est décalé de 15 minutes, histoire d’attendre les derniers conducteurs, tentant éperdument de se garer (1 des 3 points « négatifs » de cet épreuve : le manque de facilité de stationnement. A quand un parking souterrain à Auffargis pour les prochaines éditions – sourire).

 

 

Nous nous rapprochons de l’arche du départ, le directeur de l’épreuve nous annonce le briefing : sécurité, écologie, respect sont les 3 termes que j’ai retenue.

 

Un dernier au revoir, au loin, à mes supporters, le départ est lancé, en avant pour cette belle aventure !!!!!!!!!!

 

Je suis dans la masse, il y a beaucoup de concurrent, je cours tranquillement. Je garde en mémoire les récits de chacun. Je me dis qu’ils ont courus cette course, je leur fais confiance.


Dès les premiers mètres, une côte, puis une descente, puis une…non je ne vais pas faire ça à chaque fois, car, déjà je ne les ai pas compté (impossible), et le récit va être répétitif.


Misère : le terrain est très boueux. Les premiers kilomètres sont une traversée de boue, de flaques, d’ornières. On ne peut pas courir, ni avancer, l’équilibre est incertain voir précaire.

 

Pour vous dire, j’ai effectué le 3ème kilomètre en 10 minutes, soit 3 kms en 23'37. Je me dis qu’à ce rythme là, je vais mettre bien plus de 7 heures, objectif de départ.

Les paysages sont superbes, je n’ai pas le temps de tout voir car il faut que je regarde ou je met mes pieds. Pour l’instant, il y a beaucoup de concurrents, on est les uns derrières les autres dans les montées : de toute manière, même en étant seul, je ne pourrais pas courir car l’inclinaison est telle que rien n’y fais.

 

1 heure de course un peu plus de 8 kms. Je me dis que cette moyenne va être la mienne.

 Je commence à m’hydrater et manger un peu (1er conseil à ceux qui voudront faire cette course, mangé avant…au cas ou).

 

Je suis plus que satisfait du matériel que j’ai sur moi, que ce soit au niveau des chaussures (Salomon Xa Pro 3D), mon sac Décathlon.

 

 

 

Je téléphone à ma petite femme pour lui donner de mes nouvelles : elle a bien froid.

 

Le peloton s’étire un peu. J’ai un bon rythme dans les côtes et reste prudent dans les descentes techniques. Pour le peu de chemins « plats », j’essaie de ne pas trop glisser. Parfois, la chaussure s’enfonce pratiquement jusqu’au talon dans la glaise…


 

Je reçois mon premier coup de téléphone : mes parents viennent à mes nouvelles, sympa de leur part. Les autres concurrents sont surpris de me voir téléphoner et les doubler en même temps.

15 kms : 1h49 de réalisé. Le premier ravitaillement ne doit pas être loin.

 

 

 

16 kms, voila, je retrouve ma petite famille qui est frigorifiée. (2ème point « négatif », il n’y a pas de buvette-café pour les accompagnateurs, dommage). Je m’arrête profite des bisous, je bois un verre et reprends mon périple. Le téléphone sonne, je laisse sonner, je profite de ma famille. Il s’agit de mon pote Jacquos, je le rappelle, merci à lui.

La première boucle est terminée non sans difficulté. Prochaine étape, le kilomètre 29 pour le deuxième ravitaillement.

 



 

 

 

 



Je commence à avoir un petit coup de moins bien. Je crois que je ne me suis pas assez alimenté dans cette première partie. Je recharge la machine. Peu de temps après, je retrouve de bonne sensation, ouf. Je ne réitérerai pas cette erreur, et prendrais bien le temps de me nourrir.

 


A partir du 20ème kilomètre, je cours pratiquement tout seul. Au fur et à mesure, je rattrape des groupes. Je reste un peu derrière eux et reprend mon chemin. On m’annonce en 115ème position ! Je n’avais aucune notion de ma position dans la course. Il n’est pas évident se situer dans ce genre de parcours. C’est le dernier de mes soucis, mais je suis content. Cette motivation me redonne un peu de tonus.

 



L’objectif pendant ce trail est de ne pas se perdre : il faut suivre le balisage avec la rubalise « Salomon ». A une intersection, un groupe à 50 mètres de moi file tout droit. Je vois une rubalise à gauche. J’hésite : non il faut bien aller à gauche. Je leur crie de revenir. Ils me remercient. Je leur dis qu’il est normal de s’entre-aider.


 



 

 

 

 

 

26ème kilomètres : J’arrive aux cascades et moulins des vaux de Cernay, je prends le temps de photographier et filmer les lieux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et là, une côte énormément pentue se dresse devant nous ! La difficulté est encore plus grande car le sol est très glissant. Dur dur, surtout à ce niveau de la course. Arrivé au dessus il faut repartir en courant, afin de ne pas perdre le rythme et surtout la motivation de course.

 


J’arrive au deuxième ravitaillement au kilomètre 29. Je vais mettre 1 h 37 pour ces 14 kilomètres, soit  3h27 de course.

 

Je m’alimente avec des oranges, et 2 verres de coca.

 


 


 



Prochain objectif, le château de Dampierre au kilomètre 33.

 
J’y arrive prends la pause, merci à la photographe et repart tranquillou.

 

 

J’apprends que je suis avec la première féminine JOSIANE PICOLLET : ne connaissant pas trop le monde du trail, je ne connais pas le palmarès de cette grande dame. Félicitations à elle, à sa gentillesse et à son sourire.

 

Je reçois de nouveau des appels : mes beaux-parents viennent aux nouvelles (merci Jean et Fifi). On discute, je les rassure, il m’encourage, je passe quelques instants avec eux, j’oublie le mal de jambes qui commence à pointer son nez.

 

 

 

J’approche du 3ème et dernier ravitaillement : 43ème kilomètres en 5h15.

J’ai mis 1h47 entre les 2 ravitaillements.

Je m’alimente comme tout à  l’heure et reprend ma route.

 

Je repars sans « perdre » trop de temps. Il me reste environ 9 kilomètres à réaliser. La reprise après le ravito est terrible : le parcours est plat mais le sentier est pourri. Que de la flotte, la progression est difficile.


J’ai mal au quadriceps et aux pieds. Je ressens de belles sensations bien désagréables au niveau de la jambe gauche. Je dois avoir une ou deux belles ampoules aux pieds. C’est sur, à force de courir en devers et dans l’humidité. Mais au moins je me fais plaisir.

 

 

 

 

J’ai du mal à encaisser les descentes : il faudra que je travail ça à l’entraînement. Seul problème, ici, je n’ai pas beaucoup de terrain de jeu. Mais le travail technique et d’allonge de la foulée m’aurait permis de mieux descendre. Donc je gère, je serre les dents et garde mon équilibre. Les montées se passent sans trop de difficultés, par contre je me motive à courir à chaque fin de côtes.

 

Je cours à 10 mètres d’un autres trailer avec qui nous terminerons la course : il va plus vite en descente, je le rattrape en côte : chacun son rythme. Josiane qui était juste derrière nous, nous double à une allure de folie, impressionnant. On ne l’a reverra qu’à l’arrivée.

 

Sympa, il se met à grêler. No comment.

 

On croise un jalonneur de l’organisation qui m’annonce 56ème !!! Je n’en reviens pas d’avoir doublé autant de monde. Il reste 3 kilomètres. On discute, je ne vois pas le temps passé. On double un concurrent.

 


 

 

 

 



L’arrivée est toute proche, je vois Quentin qui m’attend, nous courons et franchissons la ligne d’arrivée ensemble. Je suis fier de cet instant passé avec lui.

 

Un bisous ma femme, je pars féliciter Josiane. Je suis super content de mon résultat inespéré.

 

Je pars au vestiaire récupérer mon sac, me change sans prendre de douche (3ème point « négatif » de l’organisation : il n’y a pas de douche pour se débarbouiller de toute cette terre…).

 

Je prends mon repas, sympa.

 

Il se met à bien pleuvoir, j’hallucine pour ceux et celles qui courent encore…

 

 

 

Direction la voiture pour un retour bien mérité à la maison.

 


Bilan :

 

Il s’agit de mon deuxième meilleur souvenir de course avec l’Ironman de Nice. C’est la première fois que je cours sur un trail aussi long.

 

Merci aux organisateurs pour le tracé du circuit : énorme.

Merci aux bénévoles pour leur gentillesse.

Merci aux autres coureurs.

Merci à ma petite famille et ceux qui ont pensé à moi.

 

 

51 kms (51.9 au gps) – 2000 + - 6h27’27 – 55/485 (578 au départ).


 


 


 


 

 

 

 

6 commentaires

Commentaire de hagendaz posté le 07-04-2008 à 20:49:00

un bénévole qui te remercie de ce beau CR

Commentaire de ETRURIEN posté le 07-04-2008 à 21:12:00

Etrurien

un coureur qui a fait le 17km et qui lui aussi a découvert ce trail

bravo pour ce sympathique CR

Commentaire de lecoureurdesbois posté le 07-04-2008 à 21:46:00

Bravo Tribob,
Un beau CR qui nous fais bien vivre ce trail de l'intérieur.Et félicitation pour ta gestion.
Bon courage pour la suite

Commentaire de frankek posté le 08-04-2008 à 12:26:00

superbe perf et encore bravo pour ta course et ton réçit sympa.

Commentaire de eric41 posté le 08-04-2008 à 12:40:00

Bravo Hervé,très,très fort cette perf.
Et en plus en répondant au téléphone et en prenant des photos.Chapeau.
Eric

Commentaire de la panthère posté le 10-04-2008 à 21:57:00

bravo!!!! tes photos sur le forum m'ont bien aidée à préparer mon sac, merci encore!

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