Récit de la course : Cross de la Foire à Quaix 2009, par the dude

L'auteur : the dude

La course : Cross de la Foire à Quaix

Date : 17/5/2009

Lieu : Quaix En Chartreuse (Isère)

Affichage : 725 vues

Distance : 18km

Objectif : Pas d'objectif

2 commentaires

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Préambule :

Voici mon 6iéme récit sur kikou, celui-ci aura mis beaucoup de temps à voir le jour, quelque chose comme 1 an 6 mois et 13 jours.

La raison ? Très simple, je n’ai pas porté un dossard depuis le 04 novembre 2007.

2008 ne fut qu’une longue série de blessures entrecoupée de quelques sorties CAP, je ne pus vraiment reprendre de manière régulière qu’en mars dernier, par de petites sorties poussives.

Je m’étais alors promis de prendre mon temps pour éviter une énième blessure et puis je voulais être revenu au mieux de ma forme avant de m’aligner sur une course.

Mais voila, la volonté n’est définitivement pas mon point fort et la lecture sur ce même site de nombreux récits me donne vite des fourmis dans les jambes.

Je me dis que de toute façon ce sera une bonne occasion de situer mon niveau par rapport au bon vieux temps, et qui sait, peut-être de rencontrer quelques kikous grenoblois.

 

Et puis le Cross de Quaix, c’est un de mes préférés dans la région : l’ambiance est vraiment bon enfant, le départ est donné au cœur du village pendant la foire, ensuite le parcours est fait d’alternance de bitume et de chemins, avec 3 grosses montées, des descentes techniques et puis des parties + ludiques.

En + cette année le parcours change un peu : l’organisation a supprimé quelques passages sur bitume pour les remplacer par des chemins, ce qui avouons-le est plutôt une bonne idée !

La conséquence de cette modification est que le cross s’en trouve durci, 1km de distance en moins, certes, mais un peu + de  D+  et des pentes + raides.

 

 

 

La course :

 

Une fois inscrit, je m’immerge un peu dans cette ambiance d’avant course, avant de partir m’échauffer ; les sensations ne sont pas bonnes du tout, je suis incapable d’accélérer.

Je décide donc de partir trèèèèèès doucement et d’essayer de remonter petit à petit en fonction des sensations.

Cette tactique ne permet pas de viser un bon chrono,mais au moins c’est plus agréable pour le moral.

Je pars donc en dernière position du peloton de 156 coureurs.

Ça commence par une portion de route en descente qui me donne l’occasion de remonter déjà une petite vingtaine de coureurs.

Au bout d’environ 2km, alors que la route a commencé à remonter, nous la quittons pour un petit chemin dans les bois.

Cette portion-la sera constituée de faux plats + ou – montants mêlés à des portions extrêmement raides du style face à la pente.

A ma grande surprise les jambes ne répondent pas si mal et je continue à doubler régulièrement.

Nous rejoignons ensuite la route qui continue à monter et nous amène au premier ravito.

27 min de course et pour l’instant ça va assez bien, mais je sais qu’il reste encore beaucoup de chemin et de D+.

Je prend juste un verre d’eau au ravito et suis la foulée d’un grand coureur avec un buff bleu que j’avais doublé dans les chemins mais qui est revenu à ma hauteur.

Nous allons jouer à ça jusqu’à la fin.

Nous collaborons bien dans la montée et reprenons plusieurs petits groupes, comme je me sens bien je finis par accélérer le train et sortir de notre petit peloton avant la fin de la côte.

Je me lance en tête dans la première descente qui est extrêmement glissante et pentue, je reprend au passage  2 coureurs dont l’un finira sur les fesses, heureusement sans dommage.

 

En bas, on rejoint de nouveau la route et Grand Buff Bleu que je croyais avoir bien décroché est juste derrière moi.

Ici intervient la première modification : au lieu de remonter par la route de Sarcenas, nous bifurquons sur un chemin de rando très pentu qui surplombe ladite route.

Je  monte en marchant, je commence à souffrir, la descente m’a fait mal, mais la vue est géniale,  le ciel est pur et je m’accroche aux foulées de Grand Buff Bleu, qui lui trottine.

Nous doublons encore 3 coureurs dont l’un a eu l’idée originale de faire floquer son CV dans le dos de son T-shirt.

 

Après une nouvelle descente, nous entamons la partie que je préfère : succession de petites bosses sur un monotrace en sous-bois, avec quelques passages à gué, petits ponts de bois, ça sent bon l’ail des ours, ça monte, ça descend, ça tourne, on relance tout le temps…enfin si on peut.

Dans cette partie je mène la poursuite derrière un groupe de 3 coureurs, Grand Buff Bleu est dans ma foulée.

Les 3 de devant sont à la même vitesse que nous, impossible pour moi de donner le petit coup de rein qui permettrait de les rejoindre, on reste donc une dizaine de mètres derrière à attendre la bonne occasion.

Elle arrive dans une énième petite descente, alors que nous doublons la première féminine, le regroupement a lieu, nous voila 5, puis 4 après une nouvelle descente un peu plus longue.

 

Nous abordons maintenant l’ultime montée, à 5 km de l’arrivée, nous en sommes à 1H15min de course et je suis bien entamé.

Grand Buff Bleu part devant avec un autre coureur, je ne le rejoindrai plus.

Je fais un énorme effort pour rester avec les 2 autres coureurs du groupe, car je connais cette  montée extrêmement éprouvante et je sais que si je me retrouve seul, je risque de complètement craquer.

La route rejoint finalement un chemin encore plus raide, mes compagnons me lâchent, je suis scotché, je me mets à marcher, mais eux souffrent aussi et finalement l’écart entre nous reste faible.

Enfin voila l’ultime descente, cette partie aussi a été modifiée pour supprimer du bitume, du coup la descente dans les chemins est beaucoup plus longue, comme je ne suis plus très lucide, je reste relativement prudent, je reprend quand même mes 2 compagnons de la montée ainsi que le coureur qui était avec Grand Buff Bleu.

Lorsque je rejoins la route, un coureur revenu de très loin me double, je me motive pour en terminer avec ce kilomètre et demi de route et franchir la ligne en 01 :32 :41 et recevoir la traditionnelle orchidée.

 

Bilan :

 

J’ai longtemps hésité avant de prendre le départ de cette course, mais finalement je ne le regrette absolument pas (merci Pat‘jambes de m’y avoir encouragé).

Je peux tirer quelques enseignements de cette course :

-         le plaisir de courir (et de souffrir) est toujours là

-         l’envie d’aller chercher le coureur de devant aussi

-         j’ai clairement besoin de travailler le foncier, au-delà d’1 heure de course j’ai vraiment eu du mal

-         je n’ai pas trop perdu en montée, notamment dans les fortes pentes (je continue à doubler en marchant), mais les 4-5 kg en trop ne m’aident pas, y a un gros effort à faire sur ce plan-là

-         j’étais capable de relancer sur de petites portions roulantes mais toujours autant de difficultés à garder un rythme élevé sur 1-2 km de plat, là aussi y a du boulot.

 

En conclusion : j’ai pris beaucoup de plaisir et même si j’ai souffert, ça n’a pas été aussi terrible que ce à quoi je m’attendais.

 

Un très grand merci aux bénévoles pour leur gentillesse et pour ce nouveau tracé, encore + dur, encore + beau !

 

2 commentaires

Commentaire de Pat'jambes posté le 18-05-2009 à 22:07:00

YES!
Bravo Dude pour cette course et ce récit bien détaillé.
Comme quoi... c'est en mangeant que l'appétit revient! Parti bon dernier tu sembles t'être bien donné!
;^)

Commentaire de l ignoble posté le 19-05-2009 à 12:25:00

salut the dude,tu as une grosse marge de progression,et n'oublie jamais le plaisir et la convivivialité qui se dégage de ton récit;c'est bien cela le plus important....a bientôt

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