Récit de la course : Marathon de Lausanne 2009, par doune

L'auteur : doune

La course : Marathon de Lausanne

Date : 25/10/2009

Lieu : Lausanne (Suisse)

Affichage : 637 vues

Distance : 42.195km

Objectif : Terminer

4 commentaires

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première sur un marathon

Après avoir fini le raid « Aventure Chablaisienne », j’avais besoin d’un nouveau challenge. En allant avec le CE de ma société faire du kite-surf à l’Aber-Wrac’h, un collègue parle de course à pied et de son expérience malheureuse sur le marathon. Voilà donc le nouvel objectif tout trouvé ! J’allais me lancer sur cette distance. De retour à Paris, je regarde les dates des marathons de fin d’année et je me rappelle que le Lausanne Marathon a lieu en octobre. Lorsque j’étais à l’EPFL, j’avais été surpris de la performance d’un Kenyan, qui, par une journée bien fraiche (3°C au départ et 5°C à l’arrivée) avait explosé de plus de 15 minutes son record sur la distance et avait ainsi gagné.   Par ailleurs, Lausanne étant tout prêt du domicile de mes parents, voilà la course toute trouvée : une pierre deux coups, voir ma famille et mes amis et faire le marathon. De plus, je voulais profiter de l’occasion pour voir mes anciens collègues à Lausanne, ce qui ne se fera pas finalement étant donné qu’ils étaient soit à Zurich pour une soirée, soit au Viet Nam en vacances. Pas de bol !

De retour de l »Aber-Wrac’h, j’achète le hors-série de jogging international, spécial marathon, et choisi mon plan d’entrainement. Je me rappelle aussi d’avoir discuté de performances au marathon lors du raid « Aventure Chablaisienne » avec pas mal de concurrents que l’on accompagnera tout au long du trajet. La plupart tournaient en 3 h 30 environ. Étant donné que ce marathon sera mon premier, je n’ai pas envie d’exploser en plein vol et de ne pas le finir, je fixerai donc mon objectif à 4 h. Si je fais mieux, tant mieux, mais le principal sera de terminer sans trop de dommages. Au fur et à mesure de mon entrainement,  je me rends vite compte que je suis plus proche du programme de 3 h 30, voir parfois 3 h 15 que celui des 4 h.

Le vendredi soir, je prends donc le TGV « Paris — Genève » et je retrouve mes parents à la gare qui m’attendait, direction la maison et surtout mon lit. Le samedi, je chausse les chaussures et file faire une petite sortie de 20 minutes dans les bois autour d’Allinges, histoire de me dégourdir les jambes. Vers 18 heures, j’appelle mes parents, leur demandant ce qu’il y a de prévu au diner. J’aurais voulu avoir un plat de pâtes comme à la pasta party. Celle-ci est organisée sur le bateau le Lausanne à quai à Ouchy, mais j’ai pris ce bateau deux fois par semaine pendant plus de 6 mois pendant mes études à Lausanne, je n’ai pas trop envie de le revoir. Je privilégie plutôt le repas en Famille. Ma mère m’annonce « ahhh, mais j’avais prévu de faire une raclette !! », bon ben va pour la raclette alors ! Je sais, cela va à l’encontre de pas mal de préceptes dans le monde du marathon, mais bon, en tant que haut savoyard, une raclette, ça ne se refuse jamais. Après le repas, je file souhaiter un bon anniversaire à un ami. Tout le monde est déjà alcoolisé, et seul Thibault, aka bito, comprendra que je n’ai pas envie de boire, marathon oblige. Rentré à minuit passé et debout à 7 h pour me rendre à Lausanne afin de retirer mon dossard (jusqu’à une heure avant le départ), je laisse un petit mot à mes parents pour leur indiquer l’heure estimée de mon passage de la ligne d’arrivée. J’arrive donc à Lausanne vers 8 h 20, et direction le port d’Ouchy pour récupérer mon dossard. Sur celui-ci, on trouve mon numéro, mon prénom et la puce. Le retrait se fait par ordre alphabétique est, au passage, vraiment une bonne idée. Les bénévoles sont charmantes et très accueillantes. Me voilà donc avec mon petit paquet contenant mon dossard, des épingles pour l’attacher, un sac pour déposer mes affaires, une bouteille de vin blanc de Pully, un t-shirt du marathon, et diverses goodies et prospectus. À partir de maintenant, j’ai plus d’une heure à perdre en attendant l’heure fatidique. En allant au départ, je rencontre un Portugais vivant en Suisse, se lançant pour la première fois sur le marathon, sans s’être vraiment entrainé pour… why not !

Arrivé sur le lieu du départ, je découvre un énorme parc, rempli de personnes s’échauffant. Je rencontre aussi les « Mrs Ballons», aka les donneurs d’allures, je les salue et file m’échauffer.

10 heures, heure du départ, je me place sur la ligne, parmi la foule. Je ferais parti de la seconde vague, 5 minutes après la première. Je suivrais donc le ballon « 3 h 45 ». Le rythme sur les 3 premiers kilomètres sera assez élevé, sur les bases de « 3 h 30 ». La première montée aura le bon rôle de ralentir tout le monde et de fixer le rythme jusqu’à l’arrivée. Au cours du parcours, je vais rencontrer pas mal de gens, dont un Parisien vivant maintenant à Lausanne (autour du 15e kilomètre), Mr Ballon (que je ne remercierais jamais assez pour ces conseils et sa sagesse). Je profite du paysage, tout autant magnifique sur cette route coincée entre les vignes et le lac.  Cependant, le temps est nuageux, la vue sur le mont-blanc ne sera donc pas pour aujourd’hui. Arrivés, à la tour de Peizl, tous les participants au semi-marathon sont présents pour encourager les marathoniens, en attendant leur départ. L’initiative est sympa et l’ambiance est vraiment énorme. Néanmoins, il faut faire attention à ne pas trop s’emballer au niveau du rythme. Par contre, passant devant le siège international de Nestlé, je suis déçu de ne pas avoir eu un ravitaillement chocolat distribué par le lapin Nesquik ! OK je rêve, mais bon, l’initiative aurait été vraiment intéressante !

Tout au long de la course, je me suis rappelé des 3 conseils donnés par JF, collègue de boulot : « ne pas s’emballer, 42 km c’est long », « ne pas changer ces plans avant le 35e km et voir son état à ce moment-là », « penser à toujours respirer, parce qu’une mauvaise respiration engendrera une mauvaise oxygénation des muscles, d’où des crampes ».

Au 35e km, tout va bien, je me tâte donc pour accélérer et lâcher le groupe pour tenter un truc, mais Mr Ballon rappelle à ce moment-là qu’entre 3 h 40 et 3 h 45, il n’y a pas grande différence à notre niveau et que cela ne vaut pas la peine de l’abandonner. Quand je vous disais que ces conseils étaient très sages. Je prends alors la décision de le suivre jusqu’à l’arrivée.

Arrivé au 40e km, je passe par tout les états, de la crise de nerfs aux larmes de joie, alors que tout va plutôt bien, les jambes commencent à faire mal, mais c’est largement supportable. Par contre, un mal dans le bas du ventre apparait et je n’en connais pas la raison. Un kilomètre plus tard, je décide de retirer la ceinture que je porte et là, je me sens vraiment plus libre, et mes maux disparaitront rapidement. A 200 m de la ligne, je vois mon frère qui m’attend et je lui donne mon matériel pour me lancer dans un sprint pour doubler une petite vingtaine de personnes avant de finir la course. D’ailleurs, le speakeur me dédicacera une petite phrase « ahhh, mais ça sprint à l’arrivée !!! »

me voilà donc marathonien.

 

(copie de l'article du blog : www.coureurduchablais.eu) 

4 commentaires

Commentaire de kiki38 posté le 31-03-2010 à 16:12:00

Bienvenu au club des marathoniens et bravo pour ta perf.
Je vois que tu es bien plus rapide pour courir que pour écrire ton récit!!!!!....J'étais aussi à lausanne et c'est un bien joli marathon,assez casse pattes tout de mème

Commentaire de CROCS-MAN posté le 31-03-2010 à 19:13:00

Bravo pour ta course, tu as eu le temps de récupérer j'espère?
Merci pour ton récit.

Commentaire de Badajoz posté le 01-04-2010 à 12:09:00

CR trés sympa à lire. j'ai bien aimé l'histoire de la raclette, comme quoi...

Commentaire de bluesboy posté le 01-04-2010 à 21:35:00

Bravo pour ce premier marathon qui te laisse une marge de progression .J'étais aussi dans la 2é vague ,mais à l'arriére .J'ai testé aussi la raclette la veille d'un cross du mont blanc ,il y a quelques année ,c'est dur le lendemain

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