Récit de la course : Un Tour en Terre du Jura 2011, par Skyrunner13

L'auteur : Skyrunner13

La course : Un Tour en Terre du Jura

Date : 9/7/2011

Lieu : St Claude (Jura)

Affichage : 557 vues

Distance : 110km

Objectif : Terminer

2 commentaires

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Les Trailers des Sept Monts et le KGB « Kyrielle de Gentils Bénévoles » au service de l’UTTJ 2011

Il est 18h30, vendredi 8 Juillet, lorsque nous arrivons avec Marie, sur la place de l’abbaye de St Claude. Nous avons déjà pris possession de notre chambre à la « Ferme de Diesles », un havre de paix situé à 2 km du centre ville de St Claude où nous accueillent Emilie et Patrick. Les filles sont restées chez Mamy Nicole et Papy Jean-Claude pendant que nous sommes venus en découdre avec les montagnes du Jura en ce début de vacances d’été.

La météo est au beau fixe. Les tentes et chapiteaux sont montés. Une légère agitation se fait sentir. Les Trailers des Sept Monts sont sur le qui-vive. Attentif au moindre détail, chacun s’affaire aux derniers préparatifs de cette première édition de l’UTTJ « Un Tour en Terre de Jura ».

Il nous tarde de mettre enfin un visage sur les pseudos. En effet, depuis quelques semaines, les échanges sur le forum Courir39 nous ont permis d’engager la discussion entre « runners » et organisateurs, mais maintenant il nous faut du concret. Le virtuel est derrière nous. Et les deux jours qui s’annoncent n’ont rien de virtuel : « Mont Bayard, Gorges de l’Abîme, Crêt Pourri, Mont Chabot, Rocheblanche, mais aussi, Colomby de Gex, Crêt de la Neige, Crêt de Chalam, Croix des Couloirs… » Bref, le parcours concocté par Sam et son équipe a tout d’un Atlas du Jura version sportive !

La remise des dossards est déjà source d’une première émotion : une délicate attention de l’organisation qui nous attribue, à Marie le dossard 25 pour ses origines « Doubistes » et à moi le dossard 13 pour mes origines « Ch’tis ». Eh non, peuchère, « Marseillaises, les origines ! ». Comble du raffinement, chaque coureur a son prénom inscrit sur le dossard, preuve que l’UTTJ n’a rien à envier aux plus grandes. Et là, deuxième émotion : ce n’est pas mon prénom, mais mon pseudo « Skyrunner » qui est inscrit sur le dossard. Le petit « rien » qui dénote déjà l’attention de l’organisation envers les participants. D’entrée de jeu, une sympathie mutuelle s’instaure avec Sam, le chef d’orchestre de ce prodigieux week-end à venir.

La pasta Party nous donne l’occasion de nous rapprocher de nos futurs compagnons de route. Retrouvailles avec Lolo Sitbon, mon ami d’adolescence qui a démarré la course à pied quelques années après moi, sur les pentes de La Gatasso entre Martigues et Carro ! Marie retrouve un copain de collège, Damien, dont le père était son prof’ de sport. Quand on dit que le monde est petit ! Puis Didier, un nantais qui a déjà vécu une première étape de l’UTTJ fort mouvementée, puisqu’il a tout oublié à l’aéroport : portable, CB, papiers… La galère !

La soirée ne s’éternise pas. Nous avons tous conscience de l’ampleur de la tâche qui nous attend et les « bonne nuit » ne tardent pas à s’échanger sur la place de St Claude.

Il est 5h00, St Claude s’éveille. Le ciel est toujours d’un bleu limpide. Les sensations sont au rendez-vous, le stock de glycogène est à bloc, et la récup’ d’avant course semble avoir été profitable. Notre dernier entraînement à Cottier en compagnie de Mimi nous donnera la force d’y croire et l’envie d’avoir envie !

Avec Marie, nous prenons un copieux p’tit déj’ fait de miel et de pain complet afin d’aborder la course dans les meilleures conditions. Ultimes préparatifs et vérifications d’usage : gels, barres, boisson, sel, protection pour les ampoules, cardio, bâtons,… La check-list est passée en revue intégralement, mais cela fait bien dix fois depuis une semaine. Peu de chances qu’il n’y manque quelque chose !

Nous prenons Didier au passage, puisqu’il loge dans la chambre d’à côté, direction la place de l’Abbaye de St Claude où sera donné le départ à 7h00 précises. Il y a des trailers dans tous les coins. Et des CV à faire pâlir le plus aguerri des Scoubidous ! Trans-Martinique, Diagonale des Fous, Iron Man, UTMB en veux-tu en voilà, CCC et autres Marathons des Sables. Ce matin, c’est sûr, nous sommes dans la cour des grands. Pourtant, nous abordons cette première étape, relativement sereins. En effet, depuis des mois, nous suivons consciencieusement notre plan d’entraînement, ponctué de-ci de-là par des trails de préparation techniques, roulants, vallonnés sur les hauteurs de nos montagnes de Provence : Sainte Baume, Garlaban, Sainte-Victoire, Lubéron…

5, 4, 3, 2, 1, Départ… Dans la rue derrière l’abbaye, l’heure est encore à la rigolade et la décontraction, nous ne sommes pas encore dans la course. Les efforts modérés laissent présager d’une longue journée. Les « Warriors » se ménagent dans la montée de Chaumont. Mon rythme semble légèrement supérieur à celui de Marie et nous choisissons de ne pas nous imposer un « faux rythme ». Chacun gèrera son effort comme il l’entend. Nous sommes encore sur le bitume. Courir, marcher, personne ne sait exactement sur « quel pied danser » ! Mais rapidement, c’est le terrain qui va nous indiquer le rythme à tenir. « Marcher » : il n’y a plus d’alternative : le mont Bayard dicte sa loi. Serait-ce la loi du plus fort ? 500m de dénivelée positive sur les 4 premiers kilomètres. Ca y est. La course est lancée. Nous sommes dans l’effort. Sur le Garmin, je contrôle méthodiquement mon rythme cardiaque avec pour objectif : toujours rester en endurance. Retour sur Chaumont avant de se diriger sur Très Bayard où un petit ravito nous attend puis les Gorges de l’Abîme commencent à nous apporter leur lot d’émotions. Marie n’est pas loin de moi. La sublime Cascade des Combes attire toute notre attention. Puis, passerelles et autres escaliers donnent une connotation « sauvage et aventurière » à ce passage dans les gorges.

Maintenant, c’est l’ascension du Rocher du Frênois : 500m de dénivelée positive en 1 km à peine ! « Du lourd » comme on dit dans le jargon. On l’aura bien compris, dans une telle configuration, la gestion de l’effort est primordiale. Passage au Crêt Pourri : « La Bonne Mère » de St Claude. La descente vers le stade de Serger au milieu de la forêt est super agréable. Le sol souple et le parcours ombragé nous offrent un moment de répit relatif. La descente, longue de près de 6 à 8km est usante pour les organismes. Je me rapproche de Patrick, un concurrent de St Claude qui change de sport au fil des saisons : Ski, Vélo, Trail, Rando… La recette semble fonctionner puisque nous bouclons la première partie du parcours ensemble et la côte de l’hôpital ne sera qu’une simple formalité avant de se retrouver sur la place de l’Abbaye, au 23° km avec l’heureuse surprise d’entendre Marie dans ma foulée. Nous prenons soin de remplir les bidons et de nous alimenter correctement, Comté, Tucs, Pain d’épice, etc.., il y en a pour tous les goûts. La sortie de St Claude est envoûtante. En effet, la foule est massée sur les escaliers et sur le Pont en direction de la Combe du Marais et le Mont Chabot.

Nous n’avons pas encore parcouru la moitié du parcours mais déjà plus de 1500 m de dénivelée cumulée s’inscrivent sur l’altimètre. Le premier plat de résistance de cette étape est désormais à deux enjambées : le Mont Chabot. La montée est technique, il fait chaud, nous en sommes à prés de 4h de course. Les « Montagnes Russes » ne sont pas terminées. C’est ainsi que Sam a surnommé les « 35 premiers kilomètres » de ce parcours. On imagine aisément ce que cela sous-entend !!! Mais ne nous laissons pas déconcentrer. La gestion de l’effort doit être permanente, le ravitaillement soigné : boire, manger, prendre des pastilles de sel…

Après une nouvelle longue descente dans laquelle il ne faut surtout pas se laisser gagner par la vitesse pour ne pas « casser de la fibre » en vue de l’étape du lendemain, nous arrivons à Villard St Sauveur pour un nouveau petit ravitaillement. Mais auparavant, un riverain de la course a eu la gentillesse de nous mettre à disposition un tuyau d’eau, source de fraicheur et parfait pour un remplissage de bidon intermédiaire.

La sortie de Villard St Sauveur annonce « Rocheblanche », « Le » spot du coin, véritable défi des trailers et autres skieurs de fond à l’entrainement. Nous ne sommes certainement pas dans les conditions optimales pour battre le record de l’ascension qui culmine actuellement à 27 minutes. L’organisation ainsi que les coureurs « locaux » nous annoncent quelque chose comme 1 heure de montée pour 2 km et 700 mètres de dénivelée. Nous sommes à environ 32 km et plus de 2000 mètres de dénivelée positive. « Tranquillement, à notre rythme » nous attaquons l’ascension de Rocheblanche. Nous sommes toujours avec Marie et désormais nous avons choisi de finir cette étape ensemble. Finalement, quoique difficile, cette ascension est nettement moins technique que celle du Mont Chabot. Et nous atteignons le sommet en 50 minutes à peine avec une relative fraîcheur dans les jambes. De nouveau, nous allons pouvoir dérouler vers Septmoncel et le hameau de l’Etain pour le 4° ravito. L’ambiance dans tous les hameaux traversés est toujours aussi conviviale et enjouée. C’est un long faux plat qui nous attend à la sortie du ravito, avant la montée vers le belvédère de la Luette. Les panoramas sont toujours aussi dégagés ; les paysages champêtres, les échanges amicaux entre coureurs et la parfaite maîtrise de soi donnent tout son sens à notre passion.

Nous ne sommes maintenant pas très loin de la Chapelle de Cariche, point culminant de cette première étape. Déjà plus de 45 kilomètres au compteur. Nous avons dépassé les 3000 mètres de dénivelée cumulée. Le chrono indique environ 7h30 et nous pouvons espérer boucler cette première journée en 9h00 ou un peu moins. Mais pour cela, il nous faut rester dans la course, rester dans l’effort et dérouler autant que possible, sans oublier pour autant, que nous ne sommes qu’à la moitié du chemin. Demain sera un autre jour….

Les panneaux indiquent Lajoux 1 km. Mais où est donc Mijoux ? En effet, nous avons dépassé les 52 km au compteur pour une étape qui aurait dû en compter 54. Toujours aucun signe de l’arrivée. Une large piste blanche vallonnée nous conduit au sommet d’une nouvelle piste en forêt. Et plus les kilomètres défilent plus nous semblons enfin nous rapprocher de la ligne d’arrivée. Marie aurait souhaité réduire le rythme en pensant à demain, mais je la motive pour passer sous la barre symbolique des 9h00. Une ultime longue montée bitumée nous conduit sur la ligne droite d’arrivée que nous franchissons main dans la main en 9h00’58’’ ! Contrat rempli. Nous sommes classés 64° et 65° au classement général sur 170 rentrants environ et Marie se paie le luxe de monter sur la 2° marche du podium Scratch Féminin.

C’est que maintenant, il va falloir gérer la soirée, la récup’ et la régénération pour être en mesure de prendre un nouveau départ demain matin, dès 7h00. En effet, avec 56,3km au compteur, 3300 mètres de dénivelée positive et plus de 9h00 d’effort,  les organismes ont déjà beaucoup donné !

Nous prenons rapidement possession de notre chambre, une chambre de couple située à proximité des douches, et après la douche salvatrice, nous passons aux soins : bombe de froid pour Marie, Compex et auto-massage pour moi, quelques étirements légers et sieste pour les deux. Il est déjà temps de se rendre au centre du village pour le protocole. L’ambiance rurale et familiale qui règne sur la course donne la bonne humeur à tous les participants et spectateurs présents (locaux ou vacanciers). Cette épreuve respire le bonheur et la fraternité.

De retour vers la chambre, Marie fait profiter une habitante de son bouquet, et c’est avec une joie non dissimulée que celle-ci la remercie chaleureusement.

Le repas du soir est à la hauteur de la prestation d’ensemble : excellent. Chacun refait sa journée, qui avait les jambes, qui a eu trop chaud, qui est parti trop vite… Un grand classique ! Au sortir de la salle de restauration, la nouvelle tombe : Sam, sur les conseils avertis d’un météorologue local prend l’option du parcours de repli pour la deuxième étape. En effet, le passage sur la Haute Chaîne du Jura semble risqué et sans grand intérêt touristique compte tenu de la météo « bouchée » qui est annoncée. En « bons soldats », nous considérons que la décision du Directeur de Course est la meilleure.

Pourtant, au petit matin, les esprits sont interrogatifs. En effet, le ciel est toujours aussi bleu et dégagé. Rien ne laisse présager d’une journée pluvieuse et d’intempéries alarmistes. Mais après le p’tit déj’, au moment du départ, sur la place du centre d’hébergement, après avoir remis nos sacs au camion vestiaire, la pluie est au rendez-vous. Le choix du coupe-vent pour entamer la journée s’impose pour certains. Pour ma part, je préfère rester en tee-shirt car après une descente au cœur du village, c’est la longue montée à travers la forêt qui va ouvrir le bal. Tel un troupeau de pingouins, les foulées raidies par les efforts de la veille, les 170 rescapés de la première étape, moins les quelques forfaits du petit matin, s’élancent dans une joyeuse rigolade.

Au bout d’une petite demi-heure de course, la pluie s’intensifie puis se transforme en orage intense alors que nous sommes en pleine forêt. Tellement le ciel est noir, la frontale s’imposerait presque. Mais il en faut plus pour arrêter le trailer en course. Et sous chaque arbre, un trailer enfile sa veste de pluie. On se croirait au cours d’une séance d’essayage, au salon du vêtement de sport ! Rien ne va plus sur les hauteurs de Lélex. Sam, dans une parfaite maîtrise de la situation « réquisitionne » le garage d’un habitant et décide l’interruption momentanée de la course. Ainsi, à l’exception des 4 premiers qui sont arrêtés à peine plus loin, tous les coureurs sont arrêtés chez cet hôte improvisé qui fera preuve d’une générosité hors du commun : ce ne sont pas moins de 150 coureurs qui envahissent son garage en moins d’un quart d’heure. Et gentiment, ce sont des litres de thé et de café qui nous sont offerts à l’improviste. Une pause qui dure. En effet, non seulement l’orage cogne toujours au dessus de Lélex, mais un second orage non moins violent est annoncé dans un peu moins d’une heure, depuis la vallée de Bellegarde. Sam annonce alors la reprise de la course possible après ce second orage. « La survie au fond du garage » s’organise. Détrempés, nous commençons à grelotter de haut en bas. Des couvertures de survie s’ouvrent, et tel des filets de loup dans le four d’un grand restaurant, les trailers en papillote sont reclus au fond de cet abri de fortune !

Cela fait un peu moins de deux heures que nous sommes arrêtés lorsque Sam annonce le départ dans 5 minutes. Chacun s’interroge sur sa capacité à repartir. Le menu du jour est encore relativement copieux : 32 kilomètres nous attendent. Rapidement, nous sommes « dans le bain ». Tiens-tiens ! Et déjà le ravito du Niaizet nous permet de nous restaurer. Car l’horloge a tourné et il nous faudra de l’énergie pour boucler la boucle. Pour ma part, après un départ quelque peu trop rapide au petit matin, j’avais réussi à reprendre mon rythme avant l’interruption. Il va falloir s’y remettre. Marie n’est pas très loin de moi, mais compte tenu du profil majoritairement descendant, je choisis de la laisser gérer totalement sa course en fonction de son genou et par conséquent, nous courons chacun à notre rythme. Le passage à la Borne au Lion annonce le pied du Crêt de Chalam que nous ne pourrons pas arpenter aujourd’hui, toujours pour des questions de sécurité. Mais le profil accidenté du parcours de repli nous rappelle à chaque foulée que nous ne sommes absolument pas sur un parcours « au rabais », loin de là. Des prairies, des vaches, des fleurs, l’environnement est quelque peu différent de la veille mais tout aussi magique et envoûtant. La journée avance, nous aussi (!), et quelques timides éclaircies viennent nous accompagner sur cette fin de parcours. Au village de La Pesse, Marie surgit alors que je suis en train de m’alimenter. Comme quoi nos rythmes, bien que différents selon le profil, sont globalement proches, voire identiques.

Il nous reste toutefois encore près de 20 kilomètres à parcourir. La Croix des Couloirs est la prochaine difficulté, surtout que la redescente en direction des Bouchoux s’annonce très technique. Mais c’est bien connu, avant de descendre, il faut…. Monter ! Alors nous voilà en direction de la Croix. La pente est régulière, mais depuis hier, ce sont près de 5000 mètres de dénivelée qui ont été avalés. Alors nous nous accrochons à notre rêve et nous enchainons humblement les difficultés. Pour ma part, je suis toujours en parfait état et la météo de nouveau ensoleillée me donne ce petit brin de folie qui me pousse à en vouloir toujours et encore. Peu avant Coyrière, c’est encore une jolie bosse qui nous propulse sur le Crêt Joli. Je viens de rattraper Patrick, le local de l’épreuve, avec qui nous partageons quelques foulées. Puis je rejoins Franck Nicolle avec qui nous faisons quelques centaines de mètres. Mon rythme et mon état me permettent d’enrouler à peine plus vite que lui en direction de Villard Saint Sauveur. Là, des GB (Gentils Bénévoles) annoncent l’ultime difficulté du parcours : la remontée vers le Hameau du Marais avant la descente finale sur Saint Claude. Alors, plus rien ne peut m’ arrêter. Je touche mon rêve du bout des doigts. La descente est longue et roulante. Puis quelques centaines de mètres de bitume à peine, avant de tourner à droite pour se retrouver sur le pont, en direction de l’abbaye. 4 à 500 mètres courus à près de 15 à l’heure, dans l’ivresse de la victoire. En effet, comme pour toute épreuve d’ultra-distance, ultra-distance dans toute sa relativité, je m’entends : « depuis le Tour de piste des Ecoles d’Athlétisme jusqu’aux épreuves Multi-jours des coureurs aguerris, la victoire est à la portée de chacun. Il suffit de le vouloir et de se donner les moyens à la hauteur de ses objectifs ».

Quelques minutes après moi, Marie boucle son premier Ultra. Et avec la manière, s’il vous plaît ! En effet, elle termine 2° femme de la course. Au terme d’une deuxième journée riche en rebondissements et plus ou moins 5h30 de course, nous sommes respectivement 56° et 58° au classement scratch sur environ 200 partants. Comble de tout, nous finissons 2° couple sur 12 au départ. Depuis des mois, notre engagement a été total, le sérieux a payé, la passion l’a accompagné.

Lundi matin, Emeline et Clara nous rejoignent en compagnie de Mamy et Papy. C’est avec un pincement au cœur et une pensée émue pour le staff d’organisation, les bénévoles, tous nos compagnons d’aventure, les partenaires et les populations des villages traversés que nous prenons la route des vacances, direction Morillon et la Haute-Savoie. La première partie de notre saison 2011 s’achève sur les contreforts du Jura.

En définitive, nos véritables limites ne sont-elles pas cachées derrière celles que l’on croit connaître ??…

Skyrunner13

Morillon, le 17 Juillet 2011

2 commentaires

Commentaire de Bacchus posté le 22-09-2011 à 22:16:40

Bravo, très belle course et beau CR
Il faudra que je fasse un jour un tour dans ce Jura qui m'est totalement inconnu
Merci pour ton CR

Commentaire de OlivierC posté le 20-11-2011 à 21:12:46

C'est avec plaisir que je lis ton récis alors je me prépare à référencer l'édition 2012 de l'UTTJ. Encore bravo. C'est pour des retours comme celui là qu'on se défonce pour cette course.
Ps: nouveauté 2012, les 2 jours en relai...
A+

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